S60.f00.000 ISO.tOl.cO
loi.ojo.Qja
Asie
Afrique
Amérique
Océ.inie.. . .
Tolaui
Ce qui donne près de 12 habitants par kil. carr. Les raers et les glaces couvrent une étendue de 3T:{.b.ï8, l8o kil. carr. La superficie totale de la terre est donc de o09,9il .820 kil. carr. — La Terre, Description des phénomènes de la vie du globe, magnifique ouvrai.'e qui eût suffi, à lui seul, pour rendre célèbre le nom de son auteur, Elisée Reclus. 2 vol. illustrés. Paris, Hachette, 1870, in-8°.
' TERREAU s. m. Terre mêlée de fumier pourri dont les jardiniers font des couches dans les jaidins pota^-ers : il faut mettre du terreau au pied de ces arbres.
TERREADTAGE s. m. Action de terreauter.
TERREAUTERv. a. Entourer de terreau.
TERRE-DE FEU ;esp. Tierra del Puego], groupe d'iies à reitrémité méridionale de l'Amérique du Sud, entre o2» 40' eto6o lat. S. et 66° et 77° long. 0., séparé de la terre ferme par le détroit deiMagellan. Il comprend un grand nombre de petites îles, parmi lesquelles celle du cap Horn. la plus méridionale, est la plus remarquable ; la Terre-de- Feu proprement dite, d'une forme très irré- .liulière, longue presque de 480 kil. de l'E. à l'O. ; Navarin et Hoste au S., et Dawson, Clarence et l'île de la Désolation à I '0. Toutes sont profondément découpées. Elles sont montagneuses; beaucoup de pics ont plus de 3,000 pieds, et le mont Sarmieuto en a environ 6,900. La limite des neiges éternelles est à 4,000 pieds. Le sol est généralement tourbeux et marécageux, et jusqu'à une hauteur de l,;JOO pieds, il est couvert de forêts de hêtres. Les orages, les bourra-ques, la pluie, la neige et le brouillard s'y succèdent sans interruption. On y trouve des daims, des guanacos, des renards, des loutres de mer; les oiseaux aquatiques sont nombreux. Les naturels sont de la même race que les Patagons, mais plus petits. — La Terre-de- Feu futdécouverte par .Magalhaens (.Magellan) en 1520, et fut ainsi nommée à causedes nombreux feux qu'on y vit la nuit sur le rivage. Voy. Magelun {Détroit de.)
TERRE-DE-HAUT.- îlot qui fait partie du groupe des Saintes iGuadeloupe).
TERRE DE LABOUR l'ital. Terra li Lavoro).
(\"oy. Caserte '
TERR
TERRÉE s. f. Pièce de terre entourée de fossés et e.\haussée des déblais qu'on a retirés de ces fossés.
TERRE-HAUTE, ville de l'Indiana, sur le bord oriental du Wabash, à 110 kil. O.-S.-O. d'indianapolis; 30, '^17 hab. Nombreuses et importantes usines, hauts fourneaux, verreries,forges, clouterie; établissemeutspour la salaison des porcs.
* TERREIN s. m. Voy. Terbain.
TERRE-NEUVE (angl. Newfoundland). colonie anglaise de l'Amérique du Nord, comprenant l'île de ce nom et la côte du Labrador, depuis la baie du Blanc-Sablon (.ïl° 2.ï' lat. N., .i9° 29' lone. 0.) jusqu'au cap Chudleigh (60° 37' lat. S'.. 67° long. 0 ). L'île se trouve à l'embouchure du golfe de Saint- Laurent, entre 46° 37' et ol° 40' lat. N. et entre 5o° et 61» 1.")' long. 0. Elle est séparée du Labrador par le détroit de Belle-lsle, large de 18 kil. Sa longueur du N. au S. est de ooO kil.; et sa plus grande largeur est de .lOO kil. U0,67O kil. carr.: 202,UiO hab. Cette colonie est divisée en 10 districts. Capitale et centre commercial. Saint-John's; v. pr. : Harbor-Graco et Carhonear. On y compte 66.000 catholiques romains, 60,000 épiscopaliens et 36.000 méthodistes ; les habitants sont presque tous d'origine anglaise ou irlandaise. — L'île est en général infertile. L'intérieur, qui n'a jamais été complètement exploré, forme un plateau ondulé, entrecoupé de quelques basses collines, de marais et de lacs. La côte est généralement élevée et abrupte, brisée par de nombreux caps, des péninsules et des baies profondes qui forment d'innombrables petits golles. Les rivières sont sans importance. Gisements de marbre, de gypse, de charbon bitumineux et de minerai de fer. Plusieurs mines de cuivre. Climat très froid en hiver et très chaud en été. Le thermomètre s'élève jusqu'à 32° C. et s'abaisse jusqu'à — 10° ou 12» sur les côtes; mai s dans l'intérieur la neige couvre la ter.e pendant une grande partie de l'année. Bois de construction ; le sol est en grande partie couvert de lichens. Orge, avoine, pommes de terre, etc. La rv!"cipale richesse de la colonie consiste dans les pêcheries qui emploient les neuf dixièmes des habitants ; on y trouve surtout la morue, le phoque, le hareng et le saumon. Le produit annuel de la morue seule est d'environ 1 ,500,000 quintaux. Importations de provisions etd'objets manufacturés. Exportation, produits des pêcheries. Aucun chemin de fer. Les Français possèdent, en vertu des traités d'Utrecht et de Versailles, le droit d'établir des sécheries sur une partie des grèves de Terre-.Neuve. (Voy. Morue.) — Le pouvoir exécutif appartient à un gouverneur nommé par la couronne et à un conseil exécutif de 7 membres nommés par le gouverneur et responsables devant l'assemblée. Le pouvoir législatif est confié à un conseil de la membres nommés par le gouverneur ou par la couronne et à une assemblée de 31 membres élus pour 4 ans. Tous les juges sont nommés parle gouverneur. — Revenu, 4.600,000 fr. Dépenses, b millions. Dette publique, 6 millions. — Terre-Neuve fut découverte par Jean et Sébastien Cabot en 1497 ou I49s. Peu d'années après, elle fut fréquentée par les Espagnols, les Portugais et les Français, pour leurs pêcheries et par les Anglais beaucoup plus tard. Les Français s'établirent à Plaisance, en 1620; les .\ng.ais a Avallon vers \&ia. Presque aussitôt, les deux races entrèrent en lutte et se firent la guerre .jusqu'à la paix d'Utrecht (1713). Cette paix abandonna à la Grande-Bretagne la souveraineté absolue sur Terre-Neuve, mais permit aux Français de prendre et de faire sécher le poisson sur une partie des rivages. Les limites actuelles de ce rivage réservé ont éié tracées par le traité de I7S3. Le droit des Fiançais, plusieurs
TERR
fois contesté et violé parles résidents anglais, a été de nouveau reconnu par le gouvernement britannique en 1876.
; TERRE-NEUVE s. m. Chien d'une race originaire de Terre-Neuve : des terre-neuc^.
• TERRE NEUVIER s. m. Pêcheur qui va à la pèche des morues sur les bancs de Terre- Neuve. — Navire qui sert à cette pêche : équiper un terre-neuvier, ou adjectiv. : un navire, un bâtiment terre-neuvier. — Plur. Des
TERRE-.NEL'VIERS.
" TERRE-NOIX s. f. Bot. Plante ombellifèrs. qui croit dans les bois et les lieux humides, et qui produit une racine tuberculeuse dont le goût approche de celui de la châtaigne :
des terre-noix.
TERRE D'OTRANTE ilal . Terra d'Otranto).
(Voy. Lecce.)
* TERRE-PLEIN s. m. Fortifie. Surface plate et unie d'un amas de terre élevé : le terreplein d'un rempart, d'un bastion. — Terrain élevé que soutiennent des murailles : le terreplein du Pont-Neuf. — Plur. Des terre-pleins.
• TERRER V. a. Agric. et Jirdin. Mettre de la nouvelle terre au pied d'une plante : terrer un arbre, une vigne, un pied d'œillet, etc. — Terrer une étoffe, la glaiser ou l'enduire de terre à foulon. — Terrer un artifice, en garnir la gorge de poussière de terre.
— Terrer dd sucre, le blanchir en couvrant d'une terre grasse le fond des formes où on le fait purger.
* TERRER V. n. Se dit de la manière dent se loge lit certains animaux en creusant la terre: le lapin terre et le lièvre ne terre pas. — Se terrer V. pr. Se dit, au propre, de certains animaux, et signifie se cacher sous terre : ce lapin, ce renard s'est terré quand il s'est vu poursuivi.
— Guerre. Se mettre à couvert du feu de l'ennemi par des travaux de terre : nous nous terrâmes promptement contre la batterie de la place.
' TERRESTRE adj. (lat. teirestris). Qui .nppartient à la terre, qui vient de la terre, qui tient de la nature de la terre : tes animaux terresCre. — Paradis terrestre, lieu où Dieu plaça Adam et Eve lorsqu'il les eut créés. — Se dit par opposition à spirituel et à éternel : c'e.<( un homme qui n'agit que par des vues terrestres et rharneltes.
TERRESTRÉITÉ s. f. Etat, qualité de ce
qui est terrestre.
TERRESTREMENT adv. D'une manière terrestre.
' TERREUR s. f. [tèr-reur ; quelques-uns prononcent tè-reur] (lat. teiror). Emotion profonde causée dans l'âme par la présence, l'annonce ou la peinture d'un grand mal ou d'un grand péril ; épouvante, crainte violente : jeter la terreur parmi les ennemis. — Ir remplit tout de la terreur de son nom, se dit d'un conquérant dont le nom imprime la terreur partout. — Il est la terreur des ennemis, se dit d'un grand capitaine. — La Terreur, époque la plus violente d'une révolution ou d'une réaction ; se dit particulièrement en partant de la période révolutionnaire qui va du 31 mai 1793 (proscription des Girondins) au 9 thermidor i27 juillet 1794 ; chute de Robespierre). Voy. Hist. de la Terreur, par Mortimer-Ternaux (Paris, 1862-'69, 7 vol. in-S°.) — La Terreur blanche, période de l'histoire de la Restauration, qui commence au 2.^ juin 1815 (second retour des Bourbons) etse termine vers la fin de 1816, et pendant laquelle les révolutionnaires furent pourchassés et exilés. — Encycl. Si les drames sanglants qui ont eu lieu en France à l'époque de la Terreur et qui ont épouvanté le monde ne peuvent être excusés par toutes les causes antérieures ou contemporaines qui les oui uiiLués, du moins la répulsion qu'ils ins-
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firent doit être considérablement atténuée par la connaissance vraie de la situation au milieu de laquelle ces drames se sont produits. « La Terreur, a dit Lamartine (Hi.st. des Girondins, liv. 45), ne fut pas, comme on le pense, un libre et cruel calcul de quelques hommes délibérant de sang-lroid un système de gouvernement. Elle naquit peu à peu des circonstances, de la tension des choses et aussi des hommes qui étaient placés les uns vis à-vis des autres, dans des impossibilités de situation auxquelles, leur pénie insuftisant ne trouvant pas d'issue, ils ne pouvaient échapper, pensaient-ils, que. par le glaive et par la mort... La Convention pouvait-elle écarter d'elle la nécessité d'un gouvernement arbitraire, dictatorial, armé dune intimidation puissante, dans les circonstances où se trouvaient la Republique et la France, et où elle se trouvait elle-même? Sans un gouvernement concentré et exceptionnel, la Révolution périssait inévitablement sous l'anarchie au-dedans et sous la contre-révolu tion au dehors. La coalition des rois cernait la France et létouliait dans l'étreinte de sept «eut mille hommes Les émigrés marchaient " à la lètc des étrangers et fraternisaient déjà, dans Valenciennes et dans Condé conquis, avec le royalisme. La Vendée soulevait le sol entier de l'Ouest et nouait d'une main son insurrection religieuse avec l'insurrection de la iNormandit;, de l'autre avec l'iusurreclion du Midi. Marseille arborait le drapeau du fédéralisme à peine abattu à Paris. Toulon et la flotte tramaient leur défection et ouvraient leur rade et leurs arsenaux aux Anglais. Lyon, se déclarant municipalité souveraine, emprisonnait les représentants du peuple et dressait la guillotine contre les partisans de la Convention. La Commune de Paris atiéctait vis-à-vis de la représentation nationale la modération de la force, mais conservait une attitude qui tenait plus de la menace que du respect... Le peuple ne parlait que de se faire justice à lui-même et de renouveler, en les surpassant, les assassinats de Septembre. Gomment un corps politique jeté au milieu de cette tempête, ne pouvant ni négocier avec l'Europe, ni pacifier les insurrections de l'intérieur, ni se défendre lui-même dans Paris par la force des lu;s brisées dans sa main, pouvait-il se mainlen.r et sauver avec lui la République et la Patrie par la seule force abstraite d'une constitution qui n'existait plus, et sans s'environner du prestige de l'omnipotence et d'un appareil intimidant de force et de répression contie ses amis et contre ses ennemis? La dictature de la Convention n'était point toute une usurpation, car la Convention c'était la Révolution même concentrée à Paris, et la Révolution celait la France. La Convention avait donc, selon elle, tous les droits de la Révolution et de la France. Le premier de ses droits, c'était de se sauver et de survivre. La seule loi, dans un tel moment, c'était un hors la loi universel qui intimidât tous les complots, qui abattit toutes les résistances, qui écrasât toutes les factions, et qui saisit, a force de promptitude et de slupeur, un pouvoir qui manquait à tout et à tous, et sans lequel tout périssait à la lois... » Michelel, dans son Histoire de la RévotiUion française (Introduction), s'exprime ainsi : u Que la Terreur révululionnaire se garde bien de se comparer a l'Inquisition. Qu'elle ne se vante jamais d'avoir, dans ses deux ou trois ans, rendu au vieux système ce qu'il nous lit six cents ans I Qu'est-ce que les 46,tiOO fiuillotinés de l'une devant ces millions d'hommes égorgés, pendus, rompus, ce pyramidal bûcher, ces masses de chair brûlées / La seule inquisition d'une des provinces d'iispugne établit, dans un monument aulheniiq"ic, qu'en 16 années, elle brûla 2u,0U0 hommes. Mais pourquoi parler de l'Espagne
plutôt que des Albigeois, plutôt que des qu'il en peut tenir dans une terrine : manger
Vaudois, des Alpes, plutôt que des beggards de Flandre, que des protestants de France, plutôt que de l'épouvantable croisade des Hussites, et de tant de peuples que le pape livrait à l'épée? L'histoire dira que. dans son moment féroce, implacable, la Révolution craignit d'aggraver la mort, qu'elle adoucit les supplices, éloigna la main de l'homme, inventa une machine pour abréger la douleur. Et elle dira aussi que l'Eglise du moyen âge s'épuisa en inventions pour augmenter la souli'rance, pour la rendre poignante, pénétrante, qu'elle trouva des arts exquis de torture, des moyens ingénieux pour faire que, sans mourir, on savourât longtemps la mort... )>
* TERREUX, EDSE adj. (rad. fr. terre). Mêlé de terre : sable terreux. — Goût terreux, ODECR TERREUSE, goût de terre, odeur de terre. — Qui est sali de terre, qui est plein de crasse et de poussière : il est revenu de son travail avec les mains toutes terreuses. — Avoir LE VISAGE TERREUX, avoir le visage malsain, le visage d'un mort. — Ce peintre a une couleur TERREUSE. Sa couleur est terne, n'a pas de transparence. — Joaill. Qui est couleur de terre.
TERRIBILITÉ s. f. Caractère de ce qui est
terrible.
* TERRIBLE adj. (lat. terribilis). Qui cause de la terreur, qui est propre à donner de la terreur : son aspect est terrible. — Etonnant, étrange, extraordinaire dans son genre : c'est un homme qui a une terrible humeur. — Se dit quelquefois par dérision : c'est un terrible fuiseïir de vers.
TERRIBLE (Mont), montagne du cant.
de Berne (Suisse), hauteur, 793 m. Sous la première Republique, il a donné son nom à un dép. français ayant pour ch.-l. Poreutruy.
" TERRIBLEMENT adv. De manière à inspirer de la terreur : un frénétique qui roule terriblement les yeux, qui se démène Urritlement. — Extrêmement, excessivement : il pleut, il neige terriblement.
• TERRIEN, lENNE s. Celui, celle qui possède beaucoup de terres, qui est seigneur de plusieurs terres. N'est guère usité qu..; dans celte locution , Grand terrien , qui se dit tant d'un seigneur qui possède plusieurs terres, que d'un grand prince dont la domination s'étend sur beaucoup de pays : l'homme dont vous parlez est wi grand terrien.
'TERRIER adj. m. Féod. N'est usité que dans cette locution. Papier terrier, registre contenant le dénombrement, les déclarations des particuliers qui relèvent d'une seigneurie, et le détail des droits, cens et rentes, qui y sont dus : le papier terrier de la baromue de... — s. m. faire un nouveau terrier.
une terrinée de lait. (Fam.)
* TERRIR v. n. Se dit proprement des tortues qui, sortant de la mer en certains temps, viennent sur le rivage, et, après y avoir fait un trou dans le sable, y pondent leurs œufs, puis les recouvrent : la saison oii les tortues terrissent. — Mar. Arriver à la vue d'une terre : nous teirimes à tel endroit.
TERRITÈLE adj. (lat. terra, terre; tela, toile I. Qui file sa toile sur la terre.
' TERRITOIRE s. m. (lat. territorium). Espace, étendue de terre qui dépend d'un empire, d'une principauté, d'une seigneurie, d'une province, d'uneville, d'une juridiction, etc. : le territoire français.
Ouï, doDDons notre sang ; mais qu'il coule avec gloire Pour notre indépendance et notre territoire.
Po:«siiui. Charlotte Corday, acte I", sc.i**.
— Donner territoire, prêter territoire, se dit d'un évêque qui, dans son diocèse. ]ierpiet à un autre évêque de faire certaines fonctions épiscopales : il a donné territoire à tel évêque.
TERRITOIRES DU NORD-ODEST ( angl.
J^orthwest Territories), division du Canada, comprenant la plus grande partie de l'ancien territoire de la baie d'Hudson, ayant pour limites l'océan Atlantique, la partie du Labrador qui appartient à Terre-Neuve, les provinces de Québec et d'Ontario, les Etats-Unis, la Colombie britannique et Alaska. Sa frontière occidentale, au S. du 60= parallèle, est formée par les montagnes Rocheuses. La baie d'Hudson l'échancre considérablement à l'E. Sa superficie approximative, y compris les iles de l'océan Arctique, est de 4 millions dekil. carr. La partie S.-O. est généralement unie ou mouvementée d'ondulations ; plus à l'E., le pays est extrêmement inégal avec des montagnes dont quelques-unes ont 300 m. de haut, et coupé de marais d'une grande étendue. Des lacs nombreux et considérables se succèdent dans les directionsN.-N.-O. et S.-S.-E. Les plus grands sont les lacs Winnipeg , Deer, Wollaston, Athabasca, Great Slave et Great Bear. 11 y a deux grands systèmes hydrographiques. Le premier se décharge directement dans l'océan Arctique , l'autre , dans la baie d'Hudson. Le grand fleuve arctique est le .Mackensie, avec son cours supérieur, le Slave et l'Athabasca,et ses affluents, lePeace et le Mountain. Le Nelson apporte dans la baie d'Hudson les eaux ; du lac Winnipeg, qui reçoit le Saskatchewan; du Dauphin, débouché des lacs Maniloba et Winnepegosis; du Winnipeg, débouché des lacs qui sont sur la frontière des Etals-Unis. Le climat est rigoureux, et dans la plus grande partie du pavs, il est impossible de se livrer a l'agricuilure. Dans le nord, la terre est conslam-
___nt yelée à un pied de prolondeur. La partie occidentale a une température plus ' TERRIER s. m. Trou, cavité dans la terre, I élevée que la partie opposée. Toute la réoù certains animaux se retirent: terrier de
lapin. — Fig. et fam. Cet homme s'est retiré DANS son terrier, il ne parait plus dans le monde, il vil dans une retraite profonde ; et, Il est allé mourir dans son terrier, il est allé Unir sa vie dans sa maison, dans son pays natal. — Adjectiv. Chien terrier, chien propre à la chasse des lapins, du renard, etc. — Substantiv. Un terrier.
' TERRIFIER v. a. Frapper de terreur, épouvanter.
* TERRINE s. f. 'Vaisseau de terre, de ligure ronde, plat par en bas, et qui va toujours en s'élargissant par en haut : terrine vernissée. — Sorte de ragoût lait dans une espèce de terrine, et qu'on sert froid : terrine de ainde aux truffes.
• TERRINÉE s. f. Plein une terrine, autant
gion au N.-E. de la ligne des lacs et du Mackensie est, sauf de rares exceptions, un désert stérile, d'où l'on ne retire que des fourrures. La région occidentale peut se subdiviser en trois parties : le désert, la prairie et la forêt. Le désert est au S.-O. et occupe environ bO.OOO kil. carr. Il est trop aride pour être mis en culture. Le N. et le N.-E. forment la prairie, d'unesuperUcie d'environ 80, OuO kil. carr., également, couverte en été d'une riche verdure, qui fournit d'excellents pâturages, et entrecoupée de loin en loin de bouquets de peupliers, de trembles et de bouleaux. Le sol e^t généralement fertile; mais le climat, souvent chaud en été. est très froid en hiver. Au N. de la prairie commence la forêt, comprenant environ ■;00,000 kil. carr., et englobant quelques prairies. Elle embrasse des terres susceptibles de cul-
TERR
tiire, particulièrement le loiitt des principaux cours d'eau et des plus grands lacs, qui adoucissent la température. Les meilleures contrées asricoles sont la vallée de la Poace, le district qui s'étend le Ions du cours supérieur de l'Athabasca, et la vallée du Saskatchewan, excepté dai's sa partie inférieure. Ces terrains peuvent produire des racines, du blé, de l'orire. etc. Les principaux arlires des forêts sont : le pin, roupe et blanc, le cèdre, le chêne, l'orme, le frèno, le peuplier, l'épinetle du Canada, le pin gris, le baume et le bouleau. La faune comprend des ours, des blaireaux, des raceouns, des gloutons, des belettes, des hermines d'été, des loutres, des martres, des putois d'Amérique, des chiens esquimaux et autres variétés, des loups, des renards, des lynx, des castors, des rats musqués, des lenimings, des marmottes, des écureuils, des porcs-épics, deslièvres, des élans, des caribous ou rennes, des wapitis ou cerfs, des daims, des antilopes, des bœufs musqués et des bisons. On trouve le phoque et le morse sur les rivages de l'océan Arctique. Différentes espèces d'oiseaux y sont communes; les plus utiles sont : {iigrouse, le plarmigan, le pluvier, le vanneau, la grue et le gibier d'eau, tels que canards, oies, cygnes, mouettes et pélicans, qui vivent en été dans les régions septentrionales. Les principales rivières et les plus grands lacs sont pleins de poissons, parmi lesquels la perche, la carpe, le brochet, le whitefish on poisson blanc, l'esturgeon, etc. — Les blancs, qui habitent le pays, sont dispersés dans les dill'érentes stations de la compagnie delabaied'Hudson, qui les emploie ; on en compte environ 2,300. Les demi-sang, la plupart employés de la même manière, sont au nombre de o.OOO environ. L'archevêque Taché estime la population -indienne (le Labrador non compiis) à 60,000, savoir : 30,000 Algonquins; 4,000 Assiniboins; 6,000 Pieds-iNoirs;.lo,000 Chipeways; .t,000 Esquimaux. Ces Indiens, à l'exception de ceux qui habitent les plaines du S.-O., sont paisibles. Ils vivent de chasse, de l'industrie de trappeur et de pêche. Les fourrures, seul objet d'exportation du pays, sont achetées par la compagnie de la baie d'Hudson. Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest est remis à. un lieutenant gouverneur et à un conseil composé de cinq membres au plus, nommés en conseil par le gouverneur général du Canada. — En 1610, Charles II accorda au prmce Rupertetà14 autres, et à leurs successeurs, sous le titre de« le gouvernement etla compagnie d'aventuriers d'AiigletiTre trafiquant dans la baie d'Hudson » (ce que l'on abrège communément en «Compagnie de la baie d'Hudson»), tout le territoire arrosé par les cours d'eau qui se jettent dans la baie d'Hudson ou de James. La compagnie était investiede la propriété du sol et des pouvoirs gouvernementaux dans les limites de la région. La contrée à l'C, anosée par les cours d'eau se jetant dans les océans Arctique et Pacifique, était distinguée par le nom de territoire Indien, ou du Nord-Ouest; et, plus tard la compagnie reçut le privilège exclusif d'y trafiquer. En conséquence, la terre de Rupert et le territoire Indien furent communément désignés par l'appellaiion commune de Territoire de la baie dHudson. En 1858, on forma de la partie occidentale du territoire Indien la Colombie britannique. En 1869, la compagnie rendit à la couronne tous ses droits territoriaux et gouvernementaux, et en 1870 le pays fut compris dans le Dominion du Canada sous le nom des Territoires du Noid-Ûuest, et l'on créa en même temps la pruvince de Manitoba dans la vallée de la rivière Rouge. La partie qui se trouve entre 92° et loîo de long. 0., limitée au iN.-Ë. et a l'E. par la baie d'Hudson, et au S. par les Etats-Unis et Manitoba, fut détachée en
TERR
1876 « comme district séparé desdits Territoires du Nord-Ouest, sous le nom de district de Keewatin >i ; le lieulenant gouverneur de Manitoba en est i-'oiivorneur ea; officio-
TERRITOIRE INDIEN, portion non organisée des Etats-Unis, entre 33° 35' et.37''lat. N., et entre 96° 20' et lO-';» long. G.; 8i,32ii kil. carr. ; 186.400 h. Il est borné au N. par le Colorado et le Kansas, à l'E. par le Missouri et l'Arkansas, au S. par le Texas, dont il est séparé par la rivière Red, à l'E. du 100° méridien et à l'O. par le Texas et le Nouveau-.Mexique. La population comprend 10,000 blancs, 8,000 noirs et :j9,000 Indiens ; 24,967 Indiens sontsurdes réserves ou sur des agences, et 34,400 sont nomades. En 1876, le territoire contenait 20 réserves indiennes (150,000 kil. carr.). Les plus larges réserves sont celles des Cherokees (25,000 kil. carr.) dans la partie N.-E. du territoire ; des Chactas, des Ghickasas , des Arapahoes, des Cheyennes, des Kiowas, des Comanches, des Creeks, des Osages, des Wichitas, des Sacs, des Foxes; des Pawnees et des Seminoles. Les tribus les plus nombreuses sont celles des Cherokees (18,672); des Chaclas (16,000), des Creeks (14,000), des Chickasas (5,800) , des Osages (2,679), des Seminoles (2,553), des Cheyennes (2,029), des Pawnees (2,026), des Arapahoes (1 ,703), desComanches (1 ,570), et des Kiowas (1 ,090). Les indii:ènes possèdent 115,481 chevaux. 3,776 mules, 778,883 bœufs et 205,043 porcs. — Les seules élévations importantes son., les montagnes VVichita dans le S.-O. et une continuation des montagnes d'Ozark et de Washita de l'Arkansas dans l'E. La portion E. du territoire et celle qui se trouve au S. de la rivière Canadian s'étend dans une plaine ondulée, tandis que la portion N.-O. consiste enprairies élevées. Ce terriloire est arrosé par d'innombrables cours d'oau, tributaires des rivières Arkansas et Red. Dépôts con>idérables de gypse, charbon, fer, argile pour briques, marlire et grès jaune. Le climat est doux et sain, mais généralement sec. La température moyenne dans le S.-E. est de -f 15°, dans le N.-O. de -f 13°. La chaîne Vichita est traversée par un grand nombre de vallées fertiles, abondantes en bois, en eau et en herbe ; la contrée au S. du Canadian est parsemée de prairies et de forêts, possédant un sol fertile surchargé d'herbes nutritives. La portion N.-E. du territoire est bien boisée, une partie est rocailleuse et propre seulement aux pâturages. Les arbres et les arbustes les plus communs sont le cotonnier, le chêne, le sycomore, l'orme, le noyer, le frêne, le pin jaune, l'orange osage, l'aubépine et la vigne. Le maïs est la récolte principale. Parmi les animaux sauvages on peut mentionner le chien des prairies, le daim et rie nombreux troupeaux de buffles et de chevaux sauvages qui errent dans les plaines de 10. Le dindon sauvage est abondant. — Le territoire Indien forme la plus gi'ande partie de la surintendance indienne centrale; elle contient huit agences. Dans chacune d'elles un agent est nommé par le président pour représenter les Etats-Unis; mais chaque tribu a son propre gouvernement intérieur. La capitale des Cherokees est Tahlequah, celle des Chickasas, Tishemingo; des Chactas, Armstrong-Academy ; des Creeks, Ûkmulkee ; des Seminoles, We-wo-ka. La plupart des écoles sont soutenues parles fonds des tribus, mais quelques-unes sont dirigées par des missionnaires. Les Cherokees ont un asile d'orphelins. Trois journaux hebdomadaires sont publiés dans le territoire, un (anglais et cherokee) à Tahlequah, les deux autres dans le pays des Chactas, un (anglais et chacla) à New-Boggy, et l'autre (anglais) à Caddo. Les méthodisiês, les presbytériens et les baptistes possèdent plusieurs missions dans le territoire Indien.
TERT
* TERRITORIAL, ALE, AUX adj. Qui concerne, qui comprend le terriloire '.impôt territorial.— Armék TERHiToni.\Li:, troupe non soldée, composée des hommes qui ont fait leur temps de service dans l'armée active et dans la réserve, et destinée à la défense intérieure du territoire. L'armée territoriale cnmnrend des troupes de toutes armes. L'infanterie est organisée par subdivision; les autres armes par région. Cette armée est composée de :
uoMans.
145 rég. d'infanterie à 3 bat. de 4 comp-, plus une comp. de dépôt. Les rég. ti°" 1 à 8 appartiennent au 1«' corps; les rég. n®» 9 à 16 au t^ corps, et ainsi de suite. Les n^-IS? à 144 font partie du 18" corps. La subdivision d'Aix
115» corps) fournit, en outre, le 145» rég 435.000
9 bat. territoriaux de zouaves 0.000
145 comp. de dépôt tO.OUH
14S escadrons de caTalerie, 8 par cbuque corps en
France et 4 en .Algérie 20.678
38 batteries d'artillerie, plu? les batiiillons de ca-
nonniers sédentuires a Lille et à Valenoiennes. 55.000 49 comp. du génie et 839 adjoints du génie lO.uOO
Total de l'armée territoriale 550.578
Pour remplir les cadres du train et des troupes d'administration, il faut ajouter, au nombre ci-dessus, .■)S,I50 hommes, ce qui donne urj total général de 617,728 hommes.
TERRITORIALEMENT adv. Au point de vue du terriloire.
TERRITORIALITÉS, f. Condition de ce qui fait partie du territoire d'un Etat.
■* TERROIR s. m. Terre considérée par rapport a l'agriculture : terroir fertile. — Ce