‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 433 sur 639 · TIRA · texte numérisé non relu

TIRA

réfugiiT dans Seriiigapalam ; cette ville fui prisp^ d'a-saiit. et Tippou tué dans l'action.

TIPULAIRE adj. Entoni. Qui rensiMvble à la lipiilc. — s. f. pi. Tribu d'insectes diptères némocères, divisée <'n culiciformes, gallicoles. terricoles, fongivores Pt tlorieoles.

TIPULE s. f. fiai, tipula). Entom. Genre de lipulaires terricoles, comprenant une trentaine d'espèces d'insectes caracléi iséspar des antennes non plunieuses, filiformes, phis longues que la tête; pas d'yeux lisses; une trompe à lèvres rondes. La tipule des prés {tipula oleraceii:, trèscommuni! dans nos prairies, mesure de 18 à 20 millim. de long ; son corps e.-t lirun cendré avec les ailes transparentes bordée? de brun et les pattes très longues. La tipule gigantesque [tipula rivosa) atteint 2^ millim. cbez le mâle et .31 millim. chez la femelle : ses ailes sont panachées de bnin sur fond blanc. La tipuleà croissant (tipula /uiiaia), longue de I s millim., d'un jaune rouille, porte une ta'-he blanche au bord de l'aile. La tipule safranée (tipula crucata), la plus belle du génie, est longue de 16 millim.; elle est variée de brun, de jaune et de noir. • TIQUE s. f. (bas ail. leke). Insecte parasite à huit pattes et sans ailes, qui s'attache aux orei les des chiens, des bœufs, etc. : la tique crève après s'être gorgée de sang. — Les tiques ou ixodes sont des arachnides de la famille des acariens, caractérisées par une sorte de bec saillant, court, tronqué, armé d'un suçoir relativement puissant. Ces animaux ont une marche lente, mais ils s'accrochent solidement aux objets qu'ils rencontrent et se posent sur les végétaux dans une situation verticale. Dès qu'un animal s'ariête dans leur voisinage, ils s'accrochent à lui ; ils s'attaquent à l'homme lui-même. Leur piqûre cause une vive douleur accompai;née d'une rougeur assez intense. Ils enfoncent leur bec dans la peau et y enj-'agent leur suçoir d'une manière tellement solide qu'il est difficile de l'en arracher. Ce^ arachnides, d'une voracité extraordinaire, absorbent, en grande quantité, le sang de leurs victimes; leur corps se gonfle et prend l'apparence d'une excroissance livide. Les tiques pondent une quantité prodigieuse d'oeufs. On trouve en France deux espèces principales de tiques : la tique des chiens (ixodes ricinus), vulgairementappelée louvelte et longue de b millim.; la tique réticulée [ixodes reticulatus), longue de lîimillinj., cendrée et d'un brun rougeâtre, elle s'accroche surtout aux bœufs. La meilleure manière de faire périr ces animaux est de les enduire d'onguent mercuriel ou de les toucher avec un pinceau imbibé d'essence de térébenthine ou siraplemeut de pétrole.

■ TIQUER V. n. Avoir un tic. Se dit proprement des chevaux : ce cheval tique.

' TIQUETÉ, ÉE adj. Tacheté, marqué de petites taches : un œillet tiqueté.

' TIQUEUR, EUSE adj. Art vétér. Se dit d'un cheval, d'une jument qui tique.

■ TIR s. m. Action ou art de tirer une arme à feu dans une direction déterminée : ta chasse au tir et la chasse au courre. — Ligne suivant laquelle on tire; s'emploie surtout en parlant du canon : tir perpendiculaire, oblique, à ricochet. — Ce fusil n'a pas LK rm JUSTE, on n'est pas assuré de l'etiet de la direction. — Lieu où l'on s'exerce à tirer des armes à feu : k tir de Vincennes.

TIRABOSCHI (Girolamo) [li-ra-boss'-ki], écrivain italien, né en l'iâl, mort en 1794. 11 élait jésuite, et fut successivement professeur de rhétoriiiue à Milan, et bibliothécaire du duc de Modône (IT'iO). Parmi ses nombreux ouvrages, on a Sloria délia Letteratura îta/tana (18ii-'26, 46 vol.]. Elle va depuis les premiers temps jusqu'au xvii' siècle.

' TIRADE s. f. Morceau d'une certaine

étendue qui fait partie d'un ouvrage en prose ou en vers, et qui roule ordinairement .'-ur une même idée, sur un même fait : il y ■' de belles tirades dans ce panégyrique. — Théâtre. Suite de phrases, de vers, qu'un des personnages débite sans être interrompu : les longues tirades nuisent souvent à la vérité du dialogue. — Se dit quelquefois, en mauvaise part, des lieux communs qu'on emploie avec quelque développement, et qui n'ont qu'un rapport éloigné au sujet de l'ouvrage : l'orateur aurait bien dû nous faire grâce de ces inutiles tirades. — Fam. Une tirade d'injukes. beaucoup d'injures dites de suite : il ne lui répotidit que par une tirade d'injures. — Mus. Passage que lait la voix ou l'instrument dans l'intervalle d'une note à une autre, par les notes diatoniques de cet intervalle distinctement articulées : une tirade brillante. — Tout d'une tirade Ioc. adv. et fam. Tout de suite, sans s'arrêter : il nous a dit une centaine de vers Imtt d'une tirade.

' TIRAGE s. m. Action de tirer : on a payé tant pour la toise du moellon, et tant pour le tirage. — Le tirage des métaux, l'action de les faire passer par la filliéi-e : le tirage de l'or, de l'argent. — Le tirage de la soie, l'action ue faire passer le lil du cocon sur le dévidoir. — Le tirage d'une loterie, l'action de faire tirer les billets, les numéros : le tirage de la loterie de Paris, de Lyon, etc. — Tirage au sort, action de tirer au sort : le tiraije au sort pour le recrutement de l'armée. On a dit de même, Le tirage de la milice. — Espace qu'on laisse libre pour le passage des chevaux qui tirent les bateaux : il faut laisser tant de pieds de tirage sur le bord de cette rivière. — Chevaux de tirage, chevaux employés à lirer les bateaux. On dit mieux, Chevaux de halage. — Typogr. Action de mettre le^ feuilles sous les presses et de les imprimer : premier, second, troisième tirage. — Tirages concurrents. U est d'usage, quand on imprime un ouvrage d'une certaine valeur, de tirer des exemplaires de luxe sur papier de Chine, sur papier de Hollande ou même sur papier-peau, c'est ce que l'on appelle des tirages concurrents. La valeur des exemplaires ainsi obtenus augmente en raison de leur petit nombre. On tire quelquefois des exemplaires uniques qui sont turt recherchés des bibliophiles. — *» Pop. Difliculté : il y a du tirage dajis celte affaire.

' TIRAILLEMENT s. m. \ll mil.]. Action de tirailler, eltel de celte action. — Particul. Sorte de malaise ou de sensation importune, qui est excitée dans certaines parties intérieures du corps, et qui les fait sentir coinm» tiraillées : tiraillement d'estomac. — Uiflicullés qui surviennent entre des administrations, entre des pouvoirs faits pour aller ensemble ou entre les membres d'une même administration.

■ TIRAILLER v. a. Tirer une personne à diverses reprises, avec importunité ou avec violence : il y a une heure qu'ils ne font que me tirailler. — Importuner, harceler : il s'est bien fuit tirailler pour consentir à ce qu'on voulait de lui. — Tirailler v. u. Tirer d une arme à feu mal et souvent : il y a longtemps qu'ils ne font que tirailler. — Guerre. Se dit de l'action des soldats qui, disperses en avant d'une colonne, commencent l'attaque par un feu irrégulier et à volonté : dés la pointe du jour, on commença à tirailler.

* TIRAILLERIE s. f. Action de tirailler. Se dit, à U guerre, dans le sens de tirer sans ordre etsansbui : cette tiraillerie m'importune. ' TIRAILLEUR s. m. Celui qui tiraille. Se dit des chasseurs qui tirent mal; et des soldats qui tiraillent en avant d'une colonne, pour commencer l'attaque : les tirailleurs ont surpris l'avant-garde de l'ennemi.

' TIRANT s. m. Cordon servant à ouvrir et

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à fermer une bourse: les tirants d'une bourse. — Se dit aussi des morceaux de cuir placés des deux côtés du soulier, qui servent, à l'aide de boucle-, d'aprafes ou de cordons, à l'attacher sur le cou-de-pied, de manière que le pied suit ferme et le talon bien emboîté. — Se dit encore des anses faites d'un tissu de fil ou de soie, qui sont cousues aux deux côtés de la partie supérieure et intérieure d'une botte, et dans lesquelles on passe des crochets, pour tirer la botte plus facilement lorsqu'on veut la chausser : des tirants de botte. — Sorte de nœud fait de cuir, qui sert a tendre la peau d'un tambour, en bandant les ficelles qui y sont attachées. — Archil. Pièce de bois ou barre de fer, arrêtée aux deux extrémités par des ancres, pour empêcher l'écartemenl ou d'une charpente, ou de deux murs, ou d'une voûte, etc. — Se dit encore de certaines portions de nerfs de couleur jaunâtre, qui se trouvent dans la viande de boucherie. — Mar. Quantité d'eau que tire un navire, le nombre de pieds dont un navire enfonce dans l'eau : te tirant d'eau de ces deux navires n'est pas égal.

' TIRASSE s. f. Chasse. Sorte de filet ou de rets dont on se sert pour prendre des cailles, des alouettes, des perdrix, etc. : prendre des cailles, des perdrix à la tirasse.

' TIRASSER V. a. Chasser à la tirasse, prendre à la tirasse : ils sont allés tirasser des cailles, de.'i alouettes . — Absol. Us s'amusent à tirasser. — v. n. Tirasser aux cailles.

TIRA-TUTTOs. m. (mot ital.). Mus. Registre au moyen duquel on ouvre tous les jeux de l'orgue.

* TIRE s. f. N'est usité que dans l'expression Tire-d'aile (voy. plus bas), et dans cette Ioc. adverb. et fam.. Tout d'u.ne tire, sans discontinuation, tout de suite : il a fait cet ouvrage tout d'une tire. — Voleur a la tire, voleur dont l'habileté consiste à tirer des poches des objets qu'il dérobe.

* TIRÉ, ÉE part, passé de Tirer. — Un VISAGE TIRÉ, un visagc abattu, maigri. — Prov. Ils en sont aux couteaux tirés, a couteaux TIRÉS, ils sont ennemis déclarés. — Substantiv. Une chasse au fusil : le roi fit hier un beau tiré. On dit, dans le même sens, Chasse au tiré.

* TIRE-BALLE s. m. Instrument dont les chirurgiens se servent pour retirer la balle restée dans une blessure faite par une arme à feu : ily a plusieurs sortes de tire-balles. — Instrument dont on se sert pour tirer d'un fusil ou d'une carabine la balle qui y est entrée de force.

* TIRE-BOTTE s. m. Petite planche élevée d'un côte, qui a une entaille où peut s'emboîter le pied d'une botte, et dont on se sert pour se déboîter seul. — Se dit également des crochets de fer qu'on passe dans les tirants d'une botte, lorsqu'on veut la chausser. — Se dit aussi des tirants de la butte ; mais, dans cette acception, il vieillit: Tirant est plus usité. — Se dit, paT ext., de gros galons de fil dont les tapissiers se servent pour border les étoiles qu'ils emploient en iii(;ubles. Dans ce sens, il a vieilli : on dit maintenant. Anglaise. — pi. Des tire-botte.s.

* TIRE-BOUCHON s. m. Sorte de vis de fer ou d'acier qui lient ordinairement à un pelil manche ou à un anneau, et dont on se sert pour liicr les bouchons des bouteilles : acheter un lire-bouchon. — Des cheveux frisés en tirk-

UOUCHON, DES CHEVEUX EN TIRE-BOUCHON, de<

cheveux dont les moches sont, naturellement ou par art, frisées en .-pirale, à peu près dans la forme d un tire-bouchon. — pi. Des tire- BuucaoNS.

' TIRE-BOURRE s. m. Instrument composé de deux mèches de fer tordues en spirale,

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dont les extrémitfts forment deux crochels pointus, et qui, étant mis au bout de la baguette d'une arme à feu, sert à en tirer la bourre, afin qu'on puisse ensuite ôter la charge. — pi. Dks iinE-BoURRE.

"TIRE BOUTON s. m. Instrument çn forme de crochet, dont on se sert pour faire entrer les boutons dans les boutonnières. — pi. Des tihe-bûuton's.

' TIRE-D'AILE (À) loc. adv. Se dit du battement d aile prompt et vigoureu.x que fait un oi>eau, quand il vole vile : la corneille vole à tirc-rnile.

* TIRE-FOND s. m. Anneau de fer qui se termine en vis, et qui sert aux tonneliers pour clever la dernière douve du fond d'un tonneau, afin de la faire entrer dans la rainure. Sert aussi à diversautres usages, comme à suspendre un lustre ou un ciel de lit au plafond d'une chambre. — Instrument de chirurgie dont on se servait autrefois poui enlever les pièces d'os séparés par le trépan.

— pi. Des TIRE-FO.NDS.

TIRE-LAINE s. m . Argot. Rôdeur de nuit qui volait les manteaux. — pi. Dks tire-laine.

•TIRE-LAISSE s. m. Terme familier emprunté d'un ancien jeu, et qui s'emploie lorsqu'un homme vient à être frustré tout d'un coup d'une chose qu'il croyait ne pouvoir lui manquer : on a donné à un autre l'emploi qu'on lui avait fait espérer; voilà un fâuchex tire-laisxe. — pi. Des tire-l.\isse.

* TIRE-LARIGOT. iS'est usité que dans la phrase prov. el pop., Boire a tire-larigot, boire excessivement. Queliues-uns prétendent qu'il faudrait écrire. Tire la rigaud.

TIRE-LIARD s. m. Avare, homme qui lésine, qui liin.lrailsurun œuf: des tire-liards.

* TIRE- LIGNE s. m. Petit instrument de métal, terminé par une pincette de 1er en forme de lance, dont on se sert pour tirer des lignes plus ou moins grosses : les deux lames de la pince d'un tire-ligne, qu'im approche ou qu'on éloigne à volonté, donnent le moyen de tirer des lignes de différentes grosseus ; des tirelignes.

'TIRELIRE s. f. Petit vaisseau de terre ou d'autre matière, fait en forme de boite ou de petit tronc, et ayant un fente en haut, par laquelle on fait entrer des pièces de monnaie pour les mettre en réserve, et se former un petit amas d'argent : il met ses épargnes dans une tirelire.

* TIRE-MOELLE s. m. Petit instrument d'argent de la forme d'un manche de cuiller ou de fourchette, mais creusé en gouttière dans sa longueur, et dont on se sert à table pour tirer la moelle d'un os. — Invar, au pluriel.

* TIRE-PIED s. m. Courroie ou grande lanière de cuir, dont les cordonniers se servent pour tenir leur ouvrage plus ferme sur leurs genoux, quand ils travaillent : des tire-pieds.

* TIRE-POINT ou Tire-pointe s. m. Instrument dont on se sert pour piquer : des tire points; des tire-pointes.

'TIRER V. a. (lat. trahere). Mouvoir vers soi, amener vers soi, ou après soi : tirer avec forée. — Tirer le verrou, fermer une porte au verrou. — Fig. et fam. Se faire tirer l'oreille, avoir de la peine à con.-)entir à quelque chose : il s'est fait tirer l'oreille pour consentir à donner cette somme. — Typographie. Syn. d'imprimer. — Man. Tirer a la mai:*, se dit d'un cheval qui résiste à l'action delà bride. — Prov. et fig. Tirer le diable far la queue, avoir beaucoup de peine à subsister. — Tirer un criminel a quatre chevaux, l'attacher parles pieds et par les mains à quatre chevaux, qui le tirent chacun d'un coté, et le démembrent. — Fig. el et fam. Tieer quelqu'un a ouvtre, lui faire les plus

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grandes instances pour le décider à quelque chose : il a fallu le tirera quatre pour t'amener.

— Fam. Etre tiré a quatre épingles, être ajusté avec un extrême soin, et de manière à paraître craindre do déranger sa paruie. — Prov. et fiti. Après lui, il faut tirer l'échelle, se dit d'un homme qui a si bien fait en quelque chose, que personne ne peut faire mieux. — Cecuir tire l'eau comme unk éponge, il s'imbibe, il s'abreuve de beaucoup d'eau.

— Mar. Ce NAvritE tire tant d'eau, tant de PIEDS d'eau, il enfonce dans l'eau de tant de pieds. — Oter, faire sortir une chose d'une autre, d'un Heu : t'irer de l'or de la mine, du marbre de la carrière. — Tirer du vin au clair, le mettre en bouteilles quand il a été bien reposé; et fig.. Tirer au clair, un fait, une difficulté, l'écUiircir. — Tirer du sang, saigner. — Tirer une vache, la traire. — Tirer la langue, avancer la langue hors delà bouche. — Prov., lig. et pop. Faire tirek la langue A quelqu'un d'un pied de long, le taire languir dans Tattenle de quelque assistance dont il a grand besoin. — Prov. et fig. Tirer a quelqu'un les vers du nez, lui faire dire ce qu'on veut savoir, en le questionnant adroitement. — Fig. et fam. Se tiueu UNE épine du pied, Surmonter un obstacle, se délivrer d'un grand embarras. On dit, dans le même sens, Tirer a quelqu'un une épine du pied. — Prov. et fam. Tirer d'un SAC deux moutures, prendre double prolil dans une même atiaire. — Oler, faire sortir une personne de quelque endroit, l'éloigner de quelque chose : on ne l'a tiré de cette prison que pour le conduire dans une autre. — Délivrer, dégager quelqu'un ; tirer quelqu'un de prison, de captivité . — Etendre, allonger : tirer du linge sur la platine. — Tirer l'or, TIRER l'argent, ctc, ios étendre, les allonger en fils déliés, afin de s'en servir ensuite à divers usages. Tirer une corde, la tirer ferme, la bander le plus qu'on peut ; et, neutralement, Cette corde tire, elle est bandée extrêmement ferme. — Recueillir, percevoir, obtenir, recevoir : quel avantage tirez-vous de là? — Extraire par voie de distillation ou autrement : tirer de l'eau de fleur d'oranger, par te moyen du feu. — Prov. et fig. Il tire la QuiNi essence de TOUT, sc dit d'un homme habile, adroit, qui l'ait d'une chose tout ce qu'on en peut faire, qui en tire tout l'avantage qu'elle peut procurer, qui pénètre jusqu'au fond d'une all'aire. — Fig Extraire, puiser, emprunter ; il a tiré une infinité de belles sentences des anciens. — Inférer, conclure : de cela je tire une conséquence. — -Tirer l'horoscope d'une personne, faire l'horoscope d'une personne suivant les règles et les principes ds la fausse science appelée astrologie judiciaire. Tirer les cartes a quelqu'un, lui prédire sa destinée d'après l'arrangement fortuit des cartes que l'on consulte. —Tracer : tirer une ligne sur du papier. — Faire le portrait de quelqu'un, soit en peinture, soit en sculpture : tirer un homme au naturel. — Imprimer : tirer des feuilles. — Escr. Tirer DES armes, ou simpl., Tirer, faire des armes

— Prendre au sort, au hasard : le prési dent de ta cour d'appel a tiré au sort les noms de ceux qui doivent former le jury.- - Tirer une loterie, tirer les billets, les nu méros d'une loterie, pour savoir à qui le sort fera échoir leslots. — Tirer v. n. Faire usagi d'une arme de trait ou d'une arme à feu, la faire partir : tirer de l'arc. — Dans le sen qui précède, s'emploie aussi comme verbe actif: tirer des flèches. —Aller, s'acheminer : tirons de ce coté- — Tirer au large, s'enfuir.

— Tirez, tirez, terme dont on se servait autrefois pour chasser un L-hien. — Tirer a sa FIN, être bien prés do finir,, d'être terminé : cet ouvrage, cette affaire tire à sa fin. — Ce malade tire a sa riN, a la fin, il approche de la mort. — S'emploie aussi avec la préposition sur; et alors il signifie, avoir quelque

TIRL

rapport, quelque ressemblance. Se dit principalement du rapport que les couleurs ont ensemble : cette pierre lire sur le vert. — Se dit quelquefois des armes à teu, lorsqu'elles détonnent, lorsqu'elles parlent et font exploion : dèif que le canon eut comrnewè à tirer, les ennemis capitulèrent. Un fusil qui tire juste, qui ne fait point dévier la balle ou le plomb de la direction dans laquelle on a voulu les lancer. — Se dit souvent des choses qu'on remet à la décision du sort; et alors il e-l neutre : on les fit tirer au sort. — Se tirer v. pr. Sortir : il s'ei^t tiré de prison avec beau- /•oup de peine. — Ahsol. S'en tirer, s'en bien tirer, sortir heureusement d'une maladie, d'une difficulté, d un procès, d'une atiaire lâcheuse, etc. : il s'en est bien tiré. On dit de même : Il s'est fort bien tiré de la.

TIRERACINE s, m. Instrument dont les dentistes se servent pour arracher les chicots: des tire-racines.

TIRÉSIAS [ti-ré-ziass], devin grec, né à Thébes ; la fable raconte qu'il vécut au milieu de 9 générations, mais qu'il était aveugle depuis sa septième année. Minerve lui donna un bâton magique 'pour guider ses pas, et 1 aptitude à connaître l'avenir grâce aux vois des oiseaux. Son oracle était à Orchomène.

* TIRE-SOU s. m. Receveur d'impôts, percepteur. — Usurier : des tire-sous.

* TIRET s. m. Petit morceau de parchemin coupé en long et tortillé, servant à enfiler et à attacher des papiers ensemble : attacher des pièces d'écriture avec des tirets. — Petit trait horizontal qu'on fait au bout de la ligne, quand un mot n'est pas fini, ou dont on se sert pour joindre certains mots, qui proprement sont censés n'en faire qu'un, comme Tout-puissant, Belles-lettres, etc.

Dans ce sens, les grammairiens disent plus ordinairement Trait d'union, et les imprimeurs Division. — Le tiret sert aussi à indiquer un nouvel interlocuteur dans le dialogue.

•TIRETAINE s.f. Sorte de droguel. drap tissu grossièrement, moitié laine, moitié fil: un habit de tiretaine.

'TIRE-TÉTE s. m. Instrument de chirurgie qui sert a tirer la tête d'un enfant mort dans la matrice, lorsque des accouchements difficiles l'exigent, ou que la tête séparée du corps est restée dans la matrice : il y a plusieurs sortes de tire- tètes.

TIRETOIRE s. f, Outil de tonnelier. — Chir. Instrument de dentiste, qui sert à extraire les incisives et les racines des mâchoires inférieures.

'TIREUR, EUSE s. Celui, celle qui tire. S'emploie avec dilferents mots. TIreur d'or, ouvrier dont le métier est de tirer l'or en fils déliés. Tireur d'armes, celui dont la profession est de montrer à faire des armes. Ce dernier est vieux. — Tireur de laine, se disait anciennement d'un filou qui volait les manteaux la nuit. — Tireu-e de cartes, prétendue devineresse qui préditaux personnes ce qui doit leur arriver, d'après les diverses combinaisons des caries à jouer. — Chasseur qu on entretient pour tuer du gibier: il y a lieux tireurs qui le fournissent de gibier. — Tout homme qui chasse au (us'ii: c'est un bon tireur, nu mauvais tireur, un fort tireur, un habile tireur. — Soldai envoyé pour iaire une ou plusieurs décharges d'armes à feu : on disposa des tiiyurs sur plusieur:: points. — Comm. et Banque. Celui qui tire une lettre de change sur quelqu'un : on a condamné le tireur à payer la somme portée par la lettre protestée. — Franc-tireur. (Voy. ce mot.)

TIRKHALA. Voy. Tricala.

TIRLEMONT (flam. Thiemn), ville du Brabanl i Belgique), sur la Orande-Ghelle , à

Tisr,

IS kil. S.-S.-E. oe I.nnvain ; 17,284 hab. Holel de ville ; éf;lise de Notre-Dame-du-Lac (îin' pièclp). Tirman. (V. S.)

TIRNOVA ou Ternova, ville fortifiée deBulparie sur l'Yantra, ,i 8f> kil. S.-S.O. de Rnslchouk ; 12.000 hab. environ. C'est le siège d'un évêque grec. Elle fait un commence considérable. Au nioveii âee. elle fut pendant quelque tempsla capitale du royaume de Bulgarie. En juillet 1877. les Russes y établirent le siège du gouvernemenl bulgare indépendant, .-iège qui fut, au mois d'août, transféré à Sislova sur le Danube, puis à Sofia.

■ TIROIR s. m. Espèce de petite caisse ou layelle emboitée dan? une armoire, dans une table, dans un comptoir, dans une commode, et qui se lire par le moyen d'un bouton, d'un anneau. d"une clef : mi'Ure des papiers dans un tiroir. — Tig. Pièck a tiroir, pièce de théâtre dont les scènes, quoique réunies par un lien commun, souvent très léger, ne tiennent pas l'une à l'autre, et ne forment point une action. — Se dit, fig. et fam., parmi les militaires, du second rang d'une troupe formée sur trois rangs : les hommes de petite taille sont ordinairement pliicés dans le tiroir. — Une de» principales pièces des machines k vapeur, qui sert à distribuer alternativeinent la vapeur en dessus et en dessous du piston.

• TIRONIEN, lENNE adj. Se dit des caractères d'abréviation dont Tiron, alfranchi de Cicéron, fut l'inventeur : abréviation tironienne.

TIRYNS, l'une des plus anciennes villes de la Grèce, en Argolide, à 3 kil. N. de Nauplie. Ses murailles, le plus beau spécimen qui e.xiste aujourd'hui de l'architecture militaire de l'âge héroïque de la Grèce, étaient attribuées aux Cyclopes. En 468 av. J.-C, Tiryns fut entièrement détruite par les Argiens.

* TISANE s. f. [ti-za-ne] (lat. ptisana, décoction d orge ou de gruau). Eau dans laquelle on a l'ait bouillir ou infuser de l'orge, de la réglisse, du chiendent ou autre substance, soit grain, soit racine, Ueurs, feuilles ou bois, pour en composer un breuvage, une boisson médicamenteuse : tiaane rafraîchissante. Tisane purgative, celle où l'on a mêlé quelque purgatif. — Tisane de Champagne, espèce de vin de Champagne plus léger et moins spiritueux que le vin ordinaire du même terroir.

TISARD s. m. [li-zar]. Trou creusé dans les fours de fusion pour l'introduction du combustible.

TISCHBEIN { Johann - Heinrich - Wilhelm ) [tich'-baïnii], peintre allemand, né en I7M, mort en 1S2'.). Il dirigea l'Académie de .Naples de 1791) à 1799, époque où il revint en Allemagne. 11 excellait à dessiner les animaux : mais on le connaît surtout par ses œuvres illustrées, parmi lesquelles Une Col teclion des Vases anciens, etc., qui appartiennent à sir William Uamilton (Naples, 1790-1S04, 4 vol. in-lûl.j.

TISCHENDORF (Lobegott-Friedrich-Consantin vonj, jialéographe biblique allemand, ne en Saxe en ISI.'i, mort en 1874. 11 étudia à Leipzig, publia un volume de poésies et un roman, et se consacra ensuite a l'étude critique des textes. En 1841, il publia une édition du Testament grec, qu'il revisa ensuite à plusieurs reprises et dont il donna de nombreuses éditions, entre autres le Novum Testamentum Trigloltum (texte grec, vulgate en latin, et version de Luther, critiquement annotés, 18a.i). De 1841 à 1844, il visita les graiiiies biblioihéques de l'Europe; il fil des voyages dans l'Orient sous les auspices du gouvernement saxon en 1844 et en 1853, et du gouvernement russe en 18.H9, et écrivit

TISS

Reise in den Orient (184o-'46) et Aus dem heili y en Lande (1862). Pendant ces voyagi^s, il découvrit beaucoup de manuscrits dont il donna la description, du moins pour ceux des deux premiers voyages, dans ses Anealota Sacra ci i'ro/'ana (18ob). Dans le dernier, il obtint du couvent de Sainte-Catherine, .'^ur le Sina'i. le fameux Codex Sinaitieiis, écrit vers le milieu du iv° siècle, qui contient une partie de l'Ancien et tout le Nouveau Testament. On l'imprima à Saint-Pétersbourg en fac-similé exact (1862, 4 vol. in-fol.). En 1845, Tischendorf fut nommé professeur suppléant, et en I8.ï0 professeur titulaire de théologie à Leipzig, et, en 1859, on créa pour lui la chaire de paléographie biblique. Outre ses éditions de manuscrits, y compris plusieurs apocryphes, il a écrit : De Evangeiioniin Apocryphorum Origine et Usu (18.'>1); Warzirn wurden iinsere Evangelien verfasst ? ()86.'i), etc. Il a préparé avec B.-H. Cowper, comme millième volume de la collection Tauchnitz, la version anglaise autorisée du Nouveau Testament, avec des leçons tirées de manuscrits du Sinaï, du Vatican et d'Alexandrie (1869).

TISIPHONE s. f.[ti-zi-fo-ne](nom mytbol.). Furie, lemme très emportée.

TISIPHONE, celle des trois Furies, qui était chargée de punir les couiiables au moment de leur entrée aux enfers. On la représentait sous les traits d'une femme pâle, le front ceint de serpents, le bras arme d'un fouet dont elle frappe à coups redoublés les criminels qui se présentent à sa vue lorsqu'ils arrivent dans le lieu de douleurs.

* TISON s. m. [ti-zon] (lat. iitio). Reste d'une bûche, d'un morceau de bois, dont une partie a été brûlée : tison allumé. — Fam. Garder les tisons, êthe toujours sur les

TISONS, AVOIR toujours LE NEZ SUR LES TISONS,

se dit d'une personne qui est ordinairement auprès du feu. — Fig. et fam. Cracher sur LES TISONS, se dit des vieilles gens qui sont toujours auprès du feu — - Tison d'enfer, se dit, par exag., d'un méchant homme, d'une méchante femme, qui excite au mal par ses discours, par ses exemples. — Tison de la discorde, tison de discorde, caractère séditieux et funeste au repos de la société. Tison de DISCORDE, se dit aussi d'une chose qui est une matière de discorde, un sujet de longues dis sensions.

' TISONNÉ adj. m. Ne sedit que dans cette loc. Guis tisonné ou charbonné, pour désigner le poil d'un cheval sur lequel on observe des taches irrégulièrement éparses, comme si le poil eût été noirci dans ces endroits avec un tison : ttn cheval gris tisonné.

■ TISONNER v. n. Remuer les tisons sans besoin : il est auprès du feu, il ne fait que tisonner.

■ TISONNEUR, BUSE s. Celui, celle qui aime à ti>unner : c'est un gratid tisonneur.

• TISONNIER s. m. Marech. Instrument de fer, élruit et long, qui sert à attiser le feu de la forge et à en retirer le mâchefer.

■ TISSAGE s. m. Action de tisser, et ouvrage de celui ([111 lisse : le tissage des draps.

TISSAPHERNE, général perse, mort en 39o av. .l.-C. En 414, Darius Nothus le nomma satrape de la basse Asie, au S. de la baie Adramytlieiine. Pendant la guerre du Péloponèsei il soutint d'abord Sparte, puis l'abadonna traUreu^ement. En 407, Cyrus le Jeune fut nommé vice-roi de la région maritime de l'Asie Mineure. Tissapherne l'accusa, après la mort de Darius, d'aspirer au trône de son frèii' Ailaxerrèsll, et loi-squc Cyrus essaya de dépuss,-,lcr son frère, il contribua à sa défaite àCunax.i. Il fut fait, pour ses services, gouverneur des provinces jadis gouvernées par Cyrus; mais des plainte>contre lui étaient

TISS

constamment portées à la cour du roi de Perse; il finit par être assassiné et sa tête fut envoyée à Artaxercès.

TISSARD (François!. Franciscus Tissereus.

Ambncseus. professeurde l'Universitéde Paris, né à Amboise en 1460, mort en 1.Ï08; passa trois ans en Italie pour se perfectionner dans l'étude des langues, aida de sa fortune Gilles Gourmont pour faire imprimer des ouvrages élémentaires de la langue grecque, et publia en 1507, un Alphabet grec, la Grammaire grecque de Chrysoloras. et, en I.Ï08, une Grammaire hébraïque (in-4°), qui fil grand bruit.

* TISSER v. a. Faire de la toile ou d'autres étoffes en croisant ou entrelaçant les fils dont elles doivent êlre composées : tisser de la toile, du drap.

' TISSERAND s. m Ouvrier qui fait de la toile ; la navette d'un tisserand. — Se dit aussi des ouvriers qui font des étoffes de laine ou de soie ; et alors on dit, Tisserand

EN DRAP, tisserand EN SOIE.

* TISSERANDERIE s. f. Profession de ceux qui tissent, ou qui vendent les ouvrages faits par les tisserands ; exercer la tisseranderie et la draperie.

TISSERIN s. m. (rad. tisser). Ornith. Genre de fringilles, comprenant des oiseaux exotiques à bec robuste, conique, un peu droit, aigu, ainsi nommés à cause de la manière dont ils tissent leur nid. Les principales espèces sont : le nélicourvi {loxia philippina), le républicain (loxia socia), le bobolink, etc. (Voy. ces mots.)

TISSEUR, EUSE s. Personne qui tisse.

TISSOT. I. (Claude-Joseph), littérateur et philosophe, né aux Fourgs iDoubs), le 26 nov. 1801, mort à Dijon le 7 oct. 18:6. Il fut nommé professeur de philosophie au collège de Dôle en 1826, professeur à Bourges en 1831, à Dijon en 1834. Il a traduit les œuvres de Kant et a laissé plusieurs ouvrages originaux : Du beau, particul'ièrement en littérature (1830. in-8°) ; Cours élémentaire de philosophie (1837-'40-'47-'69, in-8», 4 édit.) ; Histoire abrégée de la philosophie (1 840) ; Ethique (1840, in-8«) ; Divit pénal (1860, 2 vol.); Turgot (1862, in-8°); V Aminime {iS6'6, in-b") : Principes de Morale {i»66, in-8''),etc.— II. (Charles- Joseph), fils du précédent, né à Paris, eu 1828, aiorl le 3 juillet 1884. Il remplit plusieurs missions diplomatiques à Tunis et au Maroc et fut ensuite ambassadeur à Constantinople et à Londres.

TISSOT (Pierre-François), littérateur, né à Versailles en 1768, mort en 1854. En 1800, il donna une remarquable traduction en vers des Bucoliques, de Virgile, devint le suppléant de Deliile au collège de France et entra à l'Académie française en 1833. On a de lui : Trophées des armées françaises depuis 1792 jusqu'en 1815 (Paris, 1819,' 6 vol. in-S») ; Mémoires historiques sur Carnot (1824); Poésies erotiques (1828), etc.

TISSOT (Simon-André), médecin suisse, né en 1728, mort en 1797. Il fut professeur à Lausanne, et, de 1780 à 1783, à Pavie. Ses œuvres complètes (1809-'13, 11 vul.)comprenenlL'Omm(sme(en latin et eu français, 1760, augmenté par M. A. Petit, 1856), et Avis au peuple sur la santé (12° édit. 1799).

■ TISSU, UE part, passé du verbe Tistre. Une étoffe bien tissue. — Fig. Des jours tissus d'or et de soie.

• TISSU s. m. Ouvrage tissu au métier : voilà un beau tissu de soie. — Etoffe tissue : les riches ti.isus de l'Inde. — Tissure : k tissu de cette étoffe est serré. — Aiiat. Se dit des substances de nature diverse qui forment les dillérents organes de l'hoinine et des animaux et qui résultent d'un entrelaceiuenl de libres d'une certaine liaison ou combinaison des

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