REB.V
• RÉALISATION s. f. Action de réaliser : la Se reassurer v. pr. Signer une nouvelle poréalisation de ses offres. I lice d'assurance.
•REATTELER v. a. Atteler de nouveau :
à peine venait-on de dételer les chevaux qu'il fallut les réaltelcr.
RÉATTRACTION s. f. Phys. Action d'un corps éleclrisé par laquelle il attire de nouveau un corps qu'il avait déjà attiré, mais qu'il avait ensuite repoussé.
* REATU (IN) [inn-ré-a-tu], expression latine qui s'employait dans cette phrase de Palais, Etre in reatu, être accusé et prévenu d'un crime.
RÉAUMUR (René-Antoine Ferchault de), physicien, né à la Rochelle le 16 fév. 1683, mort à la Bermondière (Maine) le 17 ocl. 1737. Il étudia le droit à Bourges, se lixa à Paris en 1703, et se fit connaître pour la première fois en 1722 par son ouvrage sur les procédés de fabrication de l'acier; il reçut alors une pension de 12,000 livres, qu'il appliqua à l'encouraperaent des arts industriels. 11 inventa un procédé pour étamer le fer, fabriqua un verre blanc opaque connu sous le nom de porcelaine de Réaumur, et inventa en 1731 le thermomètre (jui porte son nom. Il fit des recherches curieuses sur de nombreux points d'histoire naturelle, surtout en entomologie, et publia des Mémoires pour servir à l'histoire naturelle des insectes (1734-'42, 6 vol. in-4°)et plusieurs études dans les recueils des sociétés savantes.
REBAIS, ch.-l. de cant., arr. et à 12 kil. N.-E. de Coulommiers (Seine-et-Marne); 1,320 h. Ruines d'une ancienne abbaye de bénédictins.
• REBAISSER v. a. Baisser de nouveau :
il ne fait plus de vent, il ne pleut plus, rebaissez la glace de la voiture.
RÉBALADE s. f. Chasse aux oiseaux aquatiques qui se fait ordinairement pendant la nuit.
RÉBALER v. n. Chasser àla rébalade.
• REBANDER v. n. Bander de nouveau :
après avoir levé l'appareil, il rebanda la plaie.
• REBAPTISANTS s. m. pi. Nom decerlains hérétiques des premiers siècles, qui rebaptisaient ceux qui avaient déjà été baptisés : la secte des rebaptisants a été 7-enouvelée au douzième et au treizième siècle.
REBAPTISATION s. f. Action de donner une
seconde fuis le baptême.
• REBAPTISER v. a. Baptiser une seconde fois : les Grecs rebaptisent ceux qui passent de la communion latine à la communion grecque.
■ RÉBARBATIF, IVE adj. (du lat. barba, barbe). Rude et rebutant : un visage, un air rébarbatif. (Fam.)
' REBÂTIR V. a. Bâtir de nouveau : cette
maison a été rebâtie sur les anciens fondements. REBATTEMENT s. m. Blas. Toute combinaison de pièces qui couvrent entièrement l'écu et qui sont de deux émaux alternants, de façon qu'elles semblent rabattues les unes sur les autres.
• REBATTRE v. a. (Il se conjugue comme Battre.) Battre de nouveau ; il a été battu et rebattu. — Rebattre un matelas, le refaire, et battre avec des baguettes la laine qu'il contient. — Rebattrk un tonneau, en resserrer les douves, en frappant sur les cerceaux pour les faire avancer du côté de la bonde. — Chasse. Ce chien rebat ses voies, se dit d'un chien courant lorsqu'il revient à plusieurs reprises sur les mêmes voies. — Fig. el fam. Répéter inutilement et d'une manière ennuyeuse : vous rebattez trop souvent iu même chose.
• REBATTU, UE part, passé de REBATT:t2. Battre de nouveau. — Fig. et farn. Etrb re-
BATTU de quelque chose, en AVOIR LES OIIEILLES
rebattues, être las d'en entendre parler-
REBE
' REBADDIR v. a. Cliasse. Caresser les chiens : »"/ faut rebaudir les chiens qui ont bien fait.
' REBEG s. m. [re-bèk] (ital. rebeca). Espèce de violon à trois cordes.
REBEG. village du Milanais, à )8kil. N.-O. de Manloue. célèbre par la défaite de Bonnivet suivie de la mort de Bavard.
REBECCÂ. Voy. Isaac et Jacob.
* REBELLE adj. [re-bè-le] (lat. reie/Jis). Qui désobéit a une autorité légitime, qui se révolte, se soulève contre elle : tm filstcbelli^ aux volontés de son père. — La chair est rebelle A l'esprit, les sens se révoltent contre l'âme. — Les esprits rebelles, les anges déchus, les démons. — Une fièvre, cne hlmedr, un clcÊRE. etc., REBELLE AUX REMÈDES, Une fièvre, une humeur, un ulcère, etc., qui ne cède point auï remèdes. — Ux sujet, une matière rebelle, a la POÉSIE, Un sujet, une matière qui ne peut pas se traiter ou ne peut se traiter que fort difficilement en vers.— .Métall. Se dit des substances qui ont de la peine à entrer en fusion : un métal rebel. — Substantiv. : On finit par dompter les plus rebelles.
La hoote suit toujours le parti des rebelles,
J. Ricii». La Thébaîde, acte 1", se t.
* REBELLER Se) v. pr. Devenir rebelle, se rendre rebelle, se révolter, se soulever contre l'autorité légitime : il s'est rebellé contre son prince. — Les passions, les sens se rebellent contre la baison, ils ne se soumettent pas à la raison, ils ne la suivent pas.
* RÉSELLION s. f. [ré-bé-li-on]. Révolte, soulèvement, résistance ouverte auxordresde l'autorité légitime : punir la rébellion. — La
liÉBELLION DES SENS CONTRE LA RAISON, la révolte,
le soulèvement des sens conlre la raison. — Palais. Action d'empêcher par violence et par voie de fait lexéculion des ordres de la justice : faire rébellion à la justice. — LégisL ■ La loi qualifie rébellion toute attaque, « toute résislance avec violence et voies de «fait envers lesofficiers ministériels, les gardes « champêtres ou forestiers, la force publique, « les préposés à la perception des taxes et des « conttibutions, les porteurs de contraintes, « les préposés des douanes, les séquestres, les « ofOciers ou agents de la police administra- « tive ou judiciaire, agissant pour l'exécution « des lois, des ordres ou ordonnances de l'au- « torité publique, des mandats de justice ou «jugements. » La rébellion est un crime ou un délit, selon les circonslances qui déterminent la peine à appliquer. Si elle a été commise par plus de vingt personnes armées, les coupables sont punis des travaux forcés à temps; si plus de deux de ces personnes portaient des armes ostensibles, la peine est la réclusion. Si la rébellion a été commise par une bande de trois à vingt personne; armées, la peine est la réclusion; et s'il u'y a pas eu port d'armes, la peine est un emprisonnement de six mois à deux ans. Si la rébellion n'a été commise que par une ou deux personnes, elle est punie d'un emprisonnement de six mois à deux ans; et si elle a eu lieu sans armes, d'un emprisonnement de six jours à six mois. Les coupables condamués a l'emprisounemenl peuvent être aussi frappés d'une amende de 16 à 200 fr. k^n cas de rébellion avec bande ou attroupement, ceux qui se sont retirés au premier avertissement de l'autorité publique ne sont pas punissables, à moins qu'ils n'aient occupé un emploi ou fonction dans la bande (C. pén. 20'J et s.j. Lorsque la rébellion est faite, non par qucl-
2ues individus ou par une bande, mais par es attroupements armés ou non armés, il y a lieu à l'application de lois spéciales. (Voy. Attroupement.) Tout prévenu et toute personne présente à une cour d'assises ou à l'audience d'une autre juridiction qui y cause du tumulte pour oui] ■joher le .cours de
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la juslicc. peut élie, séance tenante, déclaré coupable de rébellion et puni pour ce fait d'un emprisonnement n'excédant pas deux ans(L. 9 sppt. IS33, art. Il, 12). —La rébellion commise soit par un militaire, soit par un marin ou par un individu embarqué sur lin bâtiment de l'Etat, envers la force armée ou le? agents de l'autorité.est punie de l'emprisonnement (deux à six mois] ou de peines plus sévères, selon les circonstances (L. 9 juin <857, art. 225; L. 4 juin 1858, art. 304). — Tout acte de rébellion commis à bord d'un navire de commerce français par plus du tiers de l'équipige est puni de la réclusion. Si les rebelles étaient armés, la peine est celle des travaux forcés à temps sans préjudice des peines applicables aux faits qui ont accompa?né la rébellion (Décr.-loi 24 mars 18:j2, art". 9:;). .• (Ch. Y.)
' REBÉNIR v. a. Bénir une seconde fois : on rebtnit une église lorsqu'elle a été profanée.
REBÉQUER v. a. Répondre avec hauteur :
rebéqner quelqu'un. — 'Se rebéquer v. pr. Répondre avec quelque fierté à une personne à qui on doit du respect : il s'est rebéqué contre son précepteur. (Fam.)
REBER (Napoléon-Henri), compositeur de musique, né à Mulhouse le 7 janv. 1829, mort le ii nov. 1880. 11 a laissé la partition du Père Gaillard, donnée à l'Opéra-Comique en {8'ii elceWe desPapiltùttes de M. Benoist {\Sô3). Il était membre du Conservatoire de musique et de l'Institut.
REBIFFER v. a. Relever, retrousser : il lui rebiffa le nez d'un coup de poing. — ' Se rebiffer V. pr. Se refu-er brusquement à quelque chose ; il se rebiffa conii-e cette proposition. — Se REBIFFER CONTRE QUELQU'UN, regimber contre lui. refuser de lui obéir.
REBINAGE s. m. Troisième labour que l'on donne à la vigne.
REBINER V. a. Donner un troisième labour à une vigue.
• REBLANCHIR v. a. Blanchir de nouveau : on a reblaniii Its murs de ce corridor.
* REBOISEMENT s. m. Action de reboiser ; le reboisement de^ forêts. — Législ. « Les lois du "28 juillet 1860 et du 8 juin isei avaient autorisé le gouvernement à faire exécuter, d'office et par la voie de l'expropriation pour cause d'utilité publique, le reboisement ou le gazonnement des terrains en montagne, là où ces travaux pouvaient sembler nécessaires, dans le but de consolider les terres, d'empêcher la dénudation des pentes par Ips torrents, el d'éviter ainsi les crues subites des cours d'eau et les inondations qui causent de si grands désastres. La loi du 4 avril 1882, abrogeant les deux lois précitées, a restreint les pouvoirs de l'administration, en décidant que l'utilité publique des travaux dont il s'agit ne pourrait, en cas d'expropriation, être déclarée que par une loi, et elle prescrit de nouvelles rèjiles à suivre. Aux termes de cette loi, la restauration et la conservation des terrains en montagne peuvent être assurées par les moyens suivants : 1° travaux exécutés au compte de l'Etat ; 2° travaux exécutés par les propriétaires avec subvention de l'Etat; 3" mise en défens par décret et sur la réquisition de l'administration des forêts, des terrains et pâturages en montagne, sauf indemnités allouées aux propriétaires; 4° réglementation de l'exercice du pâturage sur les terrains communaux. Un règlement u'administiation publique, du 1 1 juillet 1882, remplace celui du 10 uov. 1864, et contient diverses prescriptions relatives à l'application dolaloi en vigueur. On évaluait en 18G0, à 4.1uo,000 hectares la superficie des terrains à reboiser. Le reboisement des montagnes coûte annuellement plusde 4 millions a ri^tut ; et connue l'on reboise en
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moyenne 6,300 hectares par an, la dépense pour un hectare est de 6^)0 fr. environ, ce qui est excessif et dépasse de moitié le chiffre généralement admis pour les travaux decelte nature exécutés au compte des particuliers. Les dépenses de reboisement et de repeuplement dans les forêts domaniales absorbent en outre un crédit annuel de 500,000 fr. noii compris l'évaluation des travaux mis à la charge des adjudicataires des coupes vendues. » (Ch. y.)
* REBOISER V. a. Planter et semer des arbres sur des terrains où il existait des bois qui ont été détruits.
REBOND s. m. Rejaillissement d'un corps par l'i ti'et du choc qu'il éprouve en tombant sur un autre corps dur.
• REBONDI, lE adj. Se dit de certaines parties charnues que la graisse fait paraître plus arrondies : des joues rebondies. On dit de même, Cette femme est gbassb et rebondie. (Fam.)
' REBONDIR V. n. Faire un ou plusieurs bonds : eai vit tomber le boulet de canon, et, un moment iiprés. on le vit rebondir.
' REBONDISSEMENT s. m. Action d'un corps qui rebondit, qui fait plusieurs bonds.
' REBORD s. m. Bord élevé et ordinairement ajouté, rapporté : le rebord de cette table empêche l'argent de tomber. — Le rebord d'une chemi.née, le bord en saillie d'une cheminée : il a mis sa pendule sur le rebord de la cheminée. — Bord replié, renversé : rebord d'un manteau de velours.
' REBORDÉ, ÉE part, passé de Rebohdeb.— Oreilles bebordées, oreilles dont le rebord est très marqué.
' REBORDER v. a. Mettre un nouveau bord : reborder une jupe, une robe, des souliers, ftc.
REBOTTAGE s. m. Arboric. Action de rebotler un arbre.
• REBOTTER v. a. Botter de nouveau. — »»■ Rabattre ou refaire une gr^U'e qui n'a pas. réussi. — ■ Se rebotter v. pr. Remettre ses buttes.
REBODCHAGE s. m. Action de reboucher.
• REBOUCHER v. a. Boucher de nouveau : reboucher une bouteille. — Se reboucher v. pr. Un avait débouché l'ouverture de ce tuyau, elle s'est rebouchée. — Fausser, se replier : iépée se reboucha contre sa cuirasse.
• REBOUILLIR v. n. Bouillir de nouveau : ce sirop e^f trop clair, il faut le faire rebouillir.
REBODISAGE s. m. [-za-]. Action de rebouisi-r.
REBODISER v. a. Chapell. Nettoyer et lustrer un chapeau à l'eau simple : rebouiser un
chap' au.
REBOUL (Jean), poète, né à Nimes, le 23 janvier 1796, mort dans la mêrpe ville le ï9 mai 1864. Mis en apprentissage chez un boulanger, il trouva du temps pour compléter son instruction et se livrer à la poésie. Il fit paraître en 1828 une touchante élégie intitulée l'Ange et l'Enfant, qui lui valut la dédicace d'une des Harmonies de Lamartine, le Génie dans iobseurité; Heboul a laissé en outre : Poésies (1836-'42, in-18) ; Le dernier Jour (1839), poème en \0 chants; les Traditionnelles (itioG, in-18), etc. En 1848, il fut élu représentant a l'Assemblée constituante, où il vota constamment avec les légitimistes et le; catholiques.
REBODLET (Simon), historien, né et mort à Avif^iioii (i6S7-i7o2). 11 a laissé : Mémoires du chevalier de Forbin (vov. Forbin); Histoire du règne de Louis XIV JAviguon, 1742-'44,
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3 Yol. in-i") ; Histoire de Clément XI (2 vol in-4o) . etc.
' REBOURS s. m. fre-hour] (rad. lat. rursus de nouveau}. Sens contraire de ce qui est, ou de ce qui doit être. Se dit principalement du contre-poil des étoUes : prendre le rebours d'une étoffe pour la mieux nettoyer. — S'emploie plus ordinairement au figuré, et sifrnilie, le contre-pied, le contre-sens, tout le contraire de ce qu'il faut : vous n'expliquez pas bien cela, c'est tout le reiours de ce que vous dites. (Fam.) — A rebours, au rebours, loc. adv. et préposit. E:i sens contraire, à contre-poil : lire à rebours. Ces deux locutions signifient aussi, figurément, à contrepied, à contre-sens, tout au contraire de ce qu'il faut : i7 prend tout à rebours.
•REBODRS, OURSE adj. Revêche. peu traitable : il est si rebours. Est familier, etmoins usité au féminin qu'au masculin.
REBOUTAGE ou Reboutement s. m. Action de rebouter : résultat de cetie action.
REBOUTERIE s. f. Action, métier de rebouteur.
•REBOUTEUR, EUSE.s. Celui, celle qui
fait le métier de remettre les membres disloqués. On dit aussi RENOL'ELRet Rhabillelr.
* REBOUTONNER v. a. Boutonner de nouveau : reboutonner son habit, sa soutane. — Se reboutonner v. pr. Reboutonner son vêtement.
' REBRASSER v. a. Retrousser : rebrasser ses maivlies, son chapeau. (Vieux.)
* REBRIDER v. a. Brider de nouveau : !7 faut rt brider ce cheval.
' REBROCHER v. a. Brocber de nouveau : faites reiru'/h:r ':e volume.
' REBRODER v. a. Broder sur ce qui est déjà brode: rebroder du point de Venise.— Refaire une broderie : il faudra rebroder le collet de cet habit.
REBROUSSEMENT s. m. Action de rebrousser: résultat lie cette action.
* REBROUSSE-POIL ;À) loc. adv. A contrepoil : nettoyer un chapeau à rebrousse-poil. — Fig. elfam. A contre-sens: prendre une a;5raire o rebrousse-pûil.
' REBROUSSER v. a. (rad. rebours). Ne se dit guère au propre qu'en parlant des cheveux et du poil, lorsqu'on les relève du sens contraire à celui dont ils sont naturellement couchés : rebrousser les cheveux. — Rebrol;sEa CHEMIN, et absol., Rebrousser, retourner subitement en arrière : quand il apprit cette nouvelle, il rebroussa chemin. — Les rivièrks
REBROUSSERONT CONTRE LECR SOURCE, VERS LEUR
SOURCE, AV.^NT QUE... èlles remonteront vers leur source, avant que...
' REBUFFADE s. f. Mauvais accueil, refus accompagné de paroles dures et d'actions ae mépris : on lui fit une fâcheuse- rebuffade. (Fam.)
REBUFFER v. a. Repousser durement.
RÉBUS s. m. [ré-bussj (ablat. plur. du substantif lat. res, chose ; tiré de la phrase : non verbis, sed rébus, non dans les mots, mais dans les chosesj. Jeu d'esprit qui consiste à exprimer des mots ou des phrases, par des ligures d'objets dont les noms offrent à l'oreille une ressemblance avec les mots ou les phrases qu'on veut exprimer: deviner des rébus. — Par ext. Allusion, équivoque, mol pris en un autre sens que celui qui lui est naturel : les rébus sont de mauvais goût. — Fig. Toute sorte de mauvaises plaisanteries et de mauvais jeux de mots : cet homme ne dit que d-iS rébus. — Ecriture in rebus [inn-rébuss], celle dans laquelle on exprime par des figures leschoses qu'on veut dire : les anciens jteuples qui ne connaissaient poirit l'alphabet,
RECA
se sont servis de l'écriture in rebus. Dans cette locution, In seprononce iNNE.etREBUs s'écrit sans accent. — Enc\t. Des lettres mises en ligne et prononc es pn;- leur nom alphabétique font quelquefois un rébus:
(J'.ii asfci obéi à elle.)
La disposition de certaines syllabes, mises les unes sur les autres, ou les "unes sous les autres, ou les unes entre les autres, fait tout le mystère de certains rébus :
Pir vent venir
un vient d'un.
(Un soupir vient soinent d'un souvenir.)
Deus gratiam denegat
nus nam bis.
(Deus supernus, gratiam suptrnam dcntgat supcrbis.)
'REBUT S. m. .action de rebuter : il a essuyé beaucoup de rebuts. — Ce qu'on a rebuté, ce dont on n'a point voulu, ce qu'il v a de plus mauvais en chaque espèce : il a vendu tout ce qu'il avait de meilleur, il n'a plus que du rebut. — Marchandises de hebut, CHOSES de hebut, marchandises, choses qui ont été rebutées, ou qui méritent de l'être : vous ne nous montrez la que des marchandises de rebut. On dit de même, Etre, mettre au rebut : ces meubles sont au rebut. — C'est le rebut du genre humain, le L-\ n.ivture, se dit d'un homme vil et méprisable.— Adm. Mettre UNE lettre au rebut, mettre à l'écart une lettre, quand on a renoncé a trouver la personne a qui elle est adressée.
* REBUTANT, ANTE adj. Qui rebute, qui décourage : travail rebutant. — Choqiiant, déplaisant : air rebutant.
' REBUTER V. a. Rejeter avec dureté, avec rudesse : il voulait entrer, mais on te rebuta à la porte — Reluser : de cinquante pièces de monnaie, il en rebuta dix qui étaient de mauvais aloi. — Décourager, dégoûter par des obstacles, par des difficultés, etc. : prenez garde de ne pas trop gourmander ce cheval, vous le rebuterez. — Choquer, déplaire : c'est un air, une mine qui rebute. — Se rebuter V. pr. Il ne faut pas se rebuter.
* RECACHETER v. a. (préf. re; fr. cacheter). Cacheter ûe nouveau : après avoir lu cette lettre, il la recachela avec soin pour qu'on ne s'aperçût pas qu'il l'avait ouverte.
* RÉCALCITRANT, ANTE adj. Qui résiste avec humeur, avec opiniâtreté : uncaractère, un esprit récalcitrant. — Substantiv. Il y avait parmi eux quelques récalcitrants.
■ RÉCALCITRER v. n. Regimber : ce cheval ne fait '^U' l'tjr.ileitrer.— Fig. et fam. Résister avec opiniâtreté. Dans cette acception, il est peu usité. (V'oy. Récalcitrant.)
RÉCAMIER Jeanne- Françoise -Julie-Adélaïde [re-ka-miéj, une des lemmes qui duanereut le ton à la société française au commencement du iix" siècle; née à Lyon le 4 déc. 1777, morte à Paris le M mai fS49. Elle était fllle du banquier Bernard, et épousa en l';93 le banquier Kécamier, déjà d'un certain âge. En 1798, son mari acheta l'hôtel Necker, ce qui amena entre elle et M°" de Staël une intimité qui ne fut rompue que parla mort. C'est avec M°' de Staël qu elle demeura, à Coppet, après la banqueroute de M. Récamier. en 1804. Elle y rencontra' le prince Auguste, de Prusse, le "seul, parmi tant d'admirateurs de son extraordinairebeauté etdesescharmes de société, dont elle ait paru partager les sentiments. En I SU,. Napoléon s'étant opposé à ce quelle habitâtPans, e Je resta à l'étranger jusqu'en ISId. a cette époque, de nouveaux revers de fortune J'obligèrent à vivre modestement à l'Abbaye-au-Bois, ancien couvent situé dans le faubourg Saint-Germain. En 1817, à |a mort de .M"" de Staël,
RECE
elle vit pour la première fois Chateaubriand qui, en 1846, lui demanda de l'épouser Sa nièce et fille adoptive. M"" Lenormand a publie Souvenirs et correspondances tirés des papiers de il""' Récamier (i" édit., 4860, => vol • f édit. 187.3), el^"" Récamier, les amis de sa jeunesse (1872).
RÉCAPITULATEUR, TRICE s. Personne qui récapitule. ^
' RÉCAPITULATIF, IVE adj. Qui sert à récapituler : ètnf récapitulatif des dépenses.
' RÉCAPITULATION s, f. Répétition sommaire, résumé de ce qui a déjà été dit ou écrit ; 1/ fit une courte récapitulation de tout ce qu'il avait dit.
' RÉC.4PITULER v. a. Résumer, redire sommairement ce qu'on a déjà dit : il récapitula, dans sa péroraison, les principaux points de son discours.
RECARBONISER v. a. Restituer du carbone à.
RECARBURER v. a. Carburer de nouveau.
"RECARDER v. a. Carder de nouveau : il faut faire reearder ces matelas.
RÉCARÉDE 1" le Catholique, 17» roi des Visigûths d Espagne, monta sur le trône en o86 et mourut à Tolède en 601. après avoir remporté quelques succès sur'ies Francs et les Burgondes et avoir définitivement implante le catholicisme en Espagne. (Vov.
Espagne.)
* RECASSER v. a. Casser de nouveau : j'avais fait raccommoder ce vase, on vient de le recasser.
RECA'VER iSe; v. pr. Jeu. Reformer sa cave.
•RECEDER V. a. Rendre à quelqu'un ce qu'il avait cédé auparavant :;'-; lui ai recédé la maison qu'il m'avait vendue. — Céder à quelqu'un a prix d'argent une chose qu'on a achetée : recédez-moice tableau; recédez-nous la moitié de votre marché.
'RECEL s. m. [re-sèl]. Jurispr. Action de celui qui reçoit sciemment des objets enlevés, voles : il fut poursuivi comme coupable de recel. -T- Législ. « Ceux qui sciemment ont recelé des choses enlevées, détournées ou obtenues à l'aide d un crime ou d'un délit, sont punis comme complices de ce crime ou délit. En conséquence, lorsqu'un vol a été commis à l'aide ou par suite d'un meurtre, le receleur des objets volés est considéré comme complice du meurtre, s'il est constaté qu'il en ait eu connaissance. Mais lorsque la peine de mort est applicable aux auteurs du crime, cette pfine est remplacée, a l'égard des receleurs, par celle des travaux forcés à perpétuité. Cette dernière peine et celle de la déportation ne peuvent être prononcées contre les receleurs, qu'autant qu ils ont été convaincus d'avoir eu connaissance, aux temps du recelé, des circonstances auxquelles la loi attache iesdiles peines; sinon, ils ne sont condamnés qu'aux travaux forcés à temps ,C. pén. 6'i, 63; Avis du Cons. d'Etat, 10 déc. 1813). Tout individu qui achète, recèle ou reçoit en gage des armes, munitions, effets d'hat)illement, d'équipement, ou autres objets militaires, dans les cas autres que ceux où les règlements autorisent leur mise en vente, est puni de la même peine que le militaire qui a commis le vol, le détournement ou la mise en gage desdits objets. La durée de cette peine, qui est l'emprisonnement, varie selon le fait, et suivant qu'il s'agit d'effets de petit équipement ou d'autres e.lets (L. 9 juin lSo7, art. 244 et s.). 11 en est de même pour les elfets d'armement, d'équipement, etc., de la marine militaire (L. 4 juin 1S38, art. Sï-'i et s.). Celui qui a acheté ou recelé des objets importés en Francs en fraude des 4''<\its dédouane est puni d'une amende
RECE
RECE
RECE
la mer ri^cè'e de uraiids trésors dans son set»