TR.W
s:neuse du royaume. Le Douro coule sur la frontière S.-E. et S. Cap., Bragance (Bra-
gança).
TRASS s. m. [trâs=] (holl. tiras, ciment). Sorte de tuf volcanique. (Voy. Poczzolane.)
• TRAUMATIQUE adj. (du gr. trauma, blessure), Chim. Qui a rapport, qui appartient aux plaies, aux blessures : fièvre traumalique.
TRAUMATISME s. m. Etal pathologique résultant d'une blessure grave.
TRAUMATOLOGIE s. f. Science qui traite
des blessures.
TRAVADE s. f. (portug. travados). Bourrasque dans laquelle le vent souffle successivement de tous les points de l'horizon.
• TRAVAIL, AUX s. m. [Il mil.]. Labeur, fatigue, peine qu'on prend pour faire quelque chose. Se dit de l'esprit comme du corps : s'endurcir au travail.
Souvenez-ïous que, dans la vie.
Sans un peu de travail on n"a point de plaisir. FLORiiir.
— Ouvrage de quelque nature qu'il soit, et manière dont il est fait : un beau travail. — Manière dont on travaille habituellement : il a le travail facile, difficile, lent, etc. — Ouvrage qui est à faire, ou quel'on faitactuellement : distribuer le travail aux ouvriers. — Se dit. part icuL, des remuements de terre que font des troupes, soit pour attaquer, soit pour se défendre, et principalement de la tranchée que font les assiégeants pour attaquer une place : cet officier était à la tète du travail. — pi. Se dit plus ordin., en parlant des ouvrages que l'on fait pour l'attaque ou pour ladéfensedesplaces, pour la fortification d'un camp, d'un poste : des travaux avancés. — Ouvrages que l'on fait pour l'embellissement ou l'assainissement des villes, pour l'utilité f;énerale : lestravauxpubticsdeParis. — Travaux FORCÉS, une des peines aftlictives et infamantes prononcées parle Code pénal, el qui remplace les galères: il fut cowlamné àvingt uns de travaux forcés. — Certaines entreprises remarquables : )/ est au terme de ses travaux. — Les travaux d'Hercule, les douze entreprises que la Fable lui altribue. — Travail, travails, machine à quatre piliersentre lesquels les maréchaux attachent les chevaux vicieux pour les ferrer ou les panser. — Législ. i Nous avons résumé ailleurs la législation concernant la limitation des heures de travail pour les ouvriers employés dans les manufactures et usines (voy. .Manufacture). et celle relative au travail d^s enfants employés dans l'industrie. (Voy. Enfant.) Nous avons aussi parlé du travail des détenus dans les établissements pénitentiaires (voy. Prison) et nous avons, en outre, touché en quelques points les questions économiques relatives au travail. (Voy. Salaire, elc.)Les travauxpublics sont soumis à diverses conditions déterminées par les lois ou par les règlements sur la comptabilité, et dont le délail est trop étendu pour qu'on puisse en donner un aperçu. (Voy. -Marché.) — La pjeine des travaux publics est infligée par les conseils de guerre et elle ^t subie dans des établissements spéciaux en Algérie. — La peine des travaux forcés est une peine à la fois afflictive el infamante qui est prononcée soit à perpétuité, soit à temps, pour une durée de cinq ans au moins el de vingt ans au plus. Cette peine entraine, comme peines accessoires, la dégradation civique et l'interdiction légale. (Voy. Uégra- DATioN et Interdiction). (C. pén.7, 19, etc.) En vertu du Code pénal (art. la) les condamnés aux travaux forcés devaient être employés aux travaux les plus pénibles, traîner un boulet ou être enchaînés deux à deux; mais ils sont aujourd'hui transportés dans une colonie pénale, en vertudelaloi du 30 mai 1854. (Voy. Thansportation) Les femmes condamnées a ij même peine peuvent être aussi
TRAV
Ir.insporlées dans une colonie pénale; mais elles sont encore actuel leitiPiit enfermées dans des maisons de force où elles sont contraintes au travail. La peine des travaux forcés à perpétuité et celle des travaux forcés à temps ne peuvent êlre prononcées conire aucun individu âgé de fiO ans accomplis au moment du jugement; et elles sont alors remplacées par la léclusion, soit à perpétuité, soit à temps. Mais, lorsque le condammé atteint l'âge de 60 ans, après la condamnation, la peine n'est pas commuée de plein droit, ainsi que cela avait lieu avant que l'article 72 du Code pénal n'eût été abrogé par la loi du 30 mai 1854. (V. S.)
* TRAVAILLER v. n. Faire un ouvrage, faire de l'ouvrage; se donner de la peine pour faire, pour exécuter quelque chose : travailler sans nldche. — Avoir de l'occupation, de l'ouvrage, et se dit de ceux qui exercent quelque profession mécanique ou indu=trif'lle : ce cordonnier travaille beaucoup, il doit être dans l'aisance. — Ce bois travaille, il se (iéjette. — Son estomac travaille, il a de la peine à digérer. — Se dit aussi du vin, de la bière et des autres liqueurs qui fermentent : du vin qui Iramille. — Travailler v. a. Soigner, exécuter avec soin : vous n'avez pas assez travaillé ce mémoire. — Tourmenter, causer de la peine : cette fièvre le travaille cruellement.— TRkvMhhEn un cheval, l'exercer, le manier, ou le fatiguer ; ce cheval a été tmp travaillé. — Façonner, se dit en parlant de certaines choses, comme le fer, le marbre, etc. : ces gens-là travaillent bien le fer. — Travailler à, s'occuper, s'efforcer de : il travaille à les réconcilier. — Se travailler v. pr. Se tourmenter, s'inquiéter s'ell'orcer ; c'est un homme qui se travaille pour rien. On dit dans la même acception, avec le pronom personnel régime indirect. Se travailler l'esprit, l'imagination.
* TRAVAILLEUR, EDSE s. Personne adonnée au travail : ce n'est pas un fort habile ouvrier, mais il est grand travailleur. — Se dit, touiours absol. et au pluriel, des soldats qu'on emploie à remuer laterre, soit pourl'attaque d'une place, soit pour le retranchement d'un poste, etc. : on employa dix mille travailleurs pour faire la circonvalhUion du camp.
TRAVAISON s. f. (du lat. traps, poutre). Ensemble des travées d'un plancher.
TRAVAKCORE, état indigène secondaire de l'Inde britannique, occupanti'extiémité S.-O. do, la presqu'île de l'Inde: 17,430 kil. carr. ; 1,500,000 hab. Elle est gouvernée par un rajah indou, dont la capitale est Tiivandrum. Le sol descend vers la mer des Ghauts occidentales, et le pays est généralement accidenté et bien boisé, excepté sur la côte. De nombreux cours d'eau se dirigent à 10. et le traversent. Le climat est humide et chaud, mais non malsain, et la fertilité est grande presque parioul. On récolte surtout du café, des noix de coco, des noix d'areca et du poivre, tous produits qu'on exporte par grandes quantités. L'industrie est peu développée. Les Hindous forment la grande majorité de la population; l'élément aborigène a été, dans une grande proportion, converti au christianisme. Travancore est des mieux gouvernés et des plus prospères parmi les Etats indigènes de l'Inde.
• TRAVÉE s. f. (du lat. traps, poutre), (^harpent. et Archit. Espace qui est entre deux poutres, et qui est rempli par un certain nombre de solives : il y a tant de travées à ce plancher. — Se dit aussi des galeries supérieures d'une église, qui régnent au-dessus des arcades de la nef, parce que, dans les anciennes constructions, ces galeries étaient de bids : se placer dans une travée, — Travée m; COMBLE, distance d'une ferme à l'autre. TiiAVÉB DE BALusTnES, rang de balustres enti !•
TRAV
deux colonnes ou piédestaux. — TnAvÉi; nF j GRiLLF, rang de barreaux entre deux pilastres.
* TRAVERS s. m.[tra-ver](lat. transversus). L'étendue d'un corps considéré dans sa largeur : il s'en faut deux travers de doigt que ces planches ne se joignent. — Le biais, l'irrégularité d'un lieu, d'une place, d'un jardin, d'un bâtiment, d'une chambre, elc. : il y a bien du travers dans ce bâtiment. — ^harreTie, caprice, irrégularité d'esprit et d'humeur : il a du travers dans l'esprit.
Et puis, par uq travers bien digne d'un cnfanl... FLonu».
— En travers loc. adv.D'un côté à l'autre, suivant la largeur : cette table n'est pas solide, il faut y mettre des barres en travers pour quelle puisse servir. — Mar. Se mettre en travers, se mettre en panne. On dit de même. Etre, se tenir en travers. — De travers loc. adv. Obliquement : si vous mettez cela de travers, vous ne le ferez pas passer. — De mauvais sens, à contre-sens, tout autrement qu'il ne faudrait, et alors il est souvent précédé de l'adv. Tout : cela est mis tout de traoo's, est fait tout de travers. — Fig, Cet homme },rend tout de travers. — A travers, au travers loc. prépos. dont la première est toujours suivie d'un régime simple, et l'autre de la préposition df, etqui signitient, au milieu, par le milieu. A travers, se dit principal, pour désigner un passage vide, libre. Au travers, se dit, au contraire, pour désigner un passage qu'on se procure entre des obstacles, ou en traversant, en pénétrant un obstacle. Mais cette distinction n'est pas toujours rigoureusement observée : passer sa main à travers les barreaux ; il se fit jour au travers des ennemis.
Au travers des périls un grand cœur se fait jour.
— De part en part : un coup d'épée au travers du corps, à travers le poumon. — S'emploient, fig., avec les verbes Voir, découvrir, REMARQUER, et autrcs semblables : je vois clair au travers de toutes ces finesses. — A tort et à travers loc. adv. et fig. Sans discernement, inconsidérément : il frappe à tort et à travers. — Par le travers loc. préposit., qui s'emploie en termes de marine. A la hauteur, vis-à-vis, à Topposite : la flotte était par le travers de tel cap.
TRAVERS (Val), étroite vallée pittoresque du cant. de INeulchàtel (Suisse), sur les rives de la Reuss, entre 2 branches du Jura; longueur. 14 kil.
TRAVERSAELE adj. Que l'on peut traverser.
TRAVERSAL, ALE, AUX adj. Qui est de traverse, d'embranchement.
* TRAVERSE s. f. Pièce de bois qu'on met en travers à certains ouvrages de menuiserie et de charpente, pour les assembler ou pour les atlermir : les traverses d'une porte, d'une fenêtre.— ?>enuv. Les traverses d'une grille, les barres transversales qui servent à maintenir et à fortifier les barreaux. Fortifie. Tranchée qui se fait dans un fossé sec d'une place assiégée, ou pour le passer ou pour empêcher qu'on ne le passe. — Se dit aussi des retranchements que l'on fait pour se défendre plus longtemps, et pour n'être pas enfilé. — Route particulière qui conduit à un lieu où ne mène pas le grand chemin, ou qui est plus courte : vous trouverezun chemin de traverse qui va de tel lieu à tel autre. — Jeu. Uks paris de traverse, des paris qui ne sont pas du courant du .jeu. — Fig. Obstacle, empêchement, opposition, aflliciion, revers : il a eu bien des traverses. — A la traverse lue. adv. qui se dit de ce qui survient inojiiiiémcnt et apporte quelque obstacle : notre marché eût élé conclu, si un tel ne fut venu à la traverse.
TREB
•TRAVERSÉ, ÉE part, passé de TRAVEnsrn.
— Un homme tout traversé de la pluie, tout trempé, tout mouillé par la pluie. — Un CHEVAL bien TRAVERSÉ, Un cheval fort du dessous, et large du poitrail.
* TRAVERSÉE s. f. Mar. Se dit du trajet qui se fait par mer, d'une terre à une autre terre opposée i^la traversée de B'irdeaux à Saint-Domingue.' — Toute sorte de voyages par mer, excepté des voyapes de long cours, et de ceux où l'on ne fait que suivre une côte : la traversée de Bordeaux à Lisbonne.
' TRAVERSER v. a. Passer à travers, d'un côté à l'autre : traverser une province. — Etre au travers de quelque chose : l'allée qui traverse le jardin. — Percer de part en part : la pluie a traversé son manteau. — Susciter des obstacles pour empêcher le succès de quelque entreprise : traverser quelqu'un dans ses desseins. — Traversette (La). (V. S.)
* TRAVERSIER, 1ÈRE adj. Qui traverse.
N'est guère usité que dans les dénominations suivantes : — Mar. Vent traversier, vent qui permet aux bâtimenls de se l'eudre alternativement d'un lieu à un autre, dans les deux sens opposés. — Barque traversière, barque qui sert habituellement à traverser d'un endroit à un autre peu éloigné. —Mus. Flûte traversière, flûte dont on joue en la mettant presque horizontalement sur les lèvres. On l'appelle aussi Flûte allemande, et simpl. Flûte.
* TRAVERSIN s. m. Chevet, oreiller long qui séleudsur toute la largeur du lit, et sur lequel on repo^e la tête : ce traversin n'est pas assez haut. — Faux traversin, oreiller long que l'on met au pied du lit, pour faire symétrie avec celui qui est placé à la tête. — Mar. Se dLt des pièces de bois posées en travers d'une charpente de bâtiment : traversin d'écrtutille.
* TRAVERTIN s. m. Pierre calcaire des environs de Tivoli, en Italie : les édifices de Rome sont construits en travertin.
* TRAVESTI, lE part, passé de Travestir
— Défiguré : lEnéide travestie.
Non. Je ferais injure aux différents p;irtis Si je ne leur offrais que des faits travestis.
FoNsinn. Charlotte Corday, Prologue.
— Bal travesti, bal où l'on porte des travestissements.—Théâtre. Rôle travesti, rôle où l'acteur est travesti.
■ TRAVESTIR v. a. Déguiser, changer. — Se travestir v. pr. Se déguiser; changer sa manière habituelle.
•TRAVESTISSEMENT s. m. Déguisement:
son travestif-semenl ne lui a pas réussi.
TRAVESTISSEUR s. m. Celui iiui travestit un auteur.
TRAYEDR, EDSE s. [tré-ieur]. Personne chargée de traire les vaches.
* TRAYON s. m. [trè-ion]. Bout du pis d'une vache, d'une chèvre, etc., que l'on prend dans les doigts pour traire le lait.
* TRÉBELLIANIQUE ou TrébeUienne adj. f.
[tré-bèl-li-](de TrtteiimHMS, jurisconsulte romain). Droit romain. Ne s'emploie que dans cette loc, Quarte trébellianiuue ou tbébellienne, lequart que l héritier institué adroit de retenir sur la succession grevée de lidéicommis, en remettant l'hérédité.
TREBELLIEN on Trebellianus (Caius-An- NKJs), l'aiueu.\ pirate qui se lit proclamer empereur en Isaurie sous le règne de Gallien (264 apr. J.-C). Il périt deux ans après dans un combat que lui livra Causisolus, lieutenant de Gallieu.
TRÉBIE (ital. Trebbia ; a.nc. Trebia], rivière d'Italie, qui prend sa source dans les Alpes Liguriennes, à 24 kil. N.-E. de Gênes, et se jette dans le Pô à o kil. au-dessus de Plai-
TREB
sance. Annibal battit les Romains sur ses bords en 218 av. J.-C.,et Souwaroff y défit
Macdonald en 1799 ii:-l9 juin).
TRÉBIGNE ou Trebinje [ tré-binn'-yé ], ville de l'Herzé.çovine, dont elle était autrefois la capitale, dans la Turquie d'Europe, à 13 kil. environ de la frontière du Monténégro, et à 23 kil. N.-E. de Wsg-use; moins de 5,000 hab. Trébigne et ses environs furent le théâtre de la guerre avec les Turcs en ISTo-TG.
TRÉBIZONDE. I, vilayetdela Turquie d'Asie, s'étendaut sur 340 kil. le long de la côte méridionale de la mer Noire, avec une largeur de 33 à 130 kil.; 37,5,55 kil. carr.; 990.000 bab. Il est traversé par des montagnes, dont quelques pics s'élèvent à plus de 8,000 pieds. Les principaux cours d'eau sont le Tehoruk, l'Yeshil Irmak et le Kizil Irraak. Les vallées sont nombreuses et fertiles. Le vilayet comprend les parties principales de l'ancien royaume de Pont. — II, capitale de ce vilayet "(anc. Trapezus; turc, Tarabazùn , le plus grand port turc sur la mer Noire, à 900 kil. E. de Constantinople; 4o,000 hab. Le port est divisé eu deux par une presqu'île, et dans la partie E. les plus grands navires peuvent s'abriter. On importe surtout des céréales; les exportations portent sur le lin, la graine de lin, les fruits, le tabac, le riz, le vin, l'huile d'olive, l'huile de poisson, la cire, le bois de construction. Le commerce par terre se fait surtout avec la Perse. La ville se compose d'une partie vieille et d'une partie neuve; la première est entourée par des murailles et des tours et contient la citadelle qui s'élève au sommet d'un rocher escarpé. La ville moderne se trouve en dehors de ces murailles et s'étend surtout à TE. — Trapezus fut fondée par une colonie de Sinope, et passa sous la domination de Rome qui l'enleva à Mithridate. Trajan en fit la capitale du Pont oriental ou cappadocien. Pendant lerèene de Gallien,elle fut presque détruite par les Goths ; mais sous Justinien, elle avait recouvré son éclat, et elle devint la capitale d'une province qui comprenait le Pont et une certaine partie de l'Arménie. En 1204, une branche de la famille Comnène forma l'empire de Trébizonde, qui fut conquis par les Turcs en 1461. (Voyez Alexis et Orient, etc.)