‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 497 sur 639 · TROT · texte numérisé non relu

TROT

celles dont les fleurs s'ouvrent le matin et se ferment le soir. Celte locution est peu usitée.

TROPLONG (Raymond -Théodore) [trolon], jurisconsulte, né a Saint-Gaudens (Haute-Garonne), le 8 oct. 1795, mort à Paris le l«r mars 1869. Pair de France, il devint, en 1 848, premier président.de la cour de Paris, et de la cour de cassation en 1 So'2 ; il fut nommé président du Sénat en 1 8.54. Son ouvrage principal, Le Code civil expliqué (1833-'.ï8, 28 vol.), est une collection de traités continuant le Commentaire du Code civil de TouUier.

TROPOLOGIE s. f. (gr. tropos, trope; logos, discouis .Rhét. Science ou traité des tropes.

* TROPOLOGIQUE adj. Rhét. Figuré : le sens tropoloiiiquc d'un emblème. (Peu us.)

TROPPAU [tropp'-paô], cap. de la Silésie autrichienne, sur l'Oppa, à 60 kil. N.-E. dOlmiitz: 24,000 hab. Manufatures de sucre de betterave ; filatures de lin; fabrique de draps. La plus grande partie de 1 ancien duché de Troppau est comprise dans .le S.-O. de la Silésie prussienne. Le territoire qui resta à l'Autriche après la paix de 1763 constitue la plus grande part du N. de la Silésie autrichienne.

* TROP-PLEIN s. m. Ce qui excède la capacité d'un vase, d'un étang, d'un canal, etc., ce qui en déborde : le trop-plein du tonneau s'est répandu de tous cotés. — pi. des Troppleins.

TROQUE s. f. (rad. troc;. Commerce d'échange.

* TROQUER v. a. Echanger, donner en troc: il a troqué son cheval contre un tableau. — Prov. et fig. Troquer son cheval borgne contre UN aveugle, faire par erreur l'échange d'une mauvai--e cho^e contre une pire.

* TROQUEUR, EUSE s. Celui, celle qui aime à troquer : les amateurs de choses curieuses sont grands troqueurs.

*TROT s. m. [tro]. Allure des bêtes de voilure, de somme ou de charge, entre le pas et le galop : elle consiste en un mouvement en diagonale des quatre extrémités, qui se lèvent et se baissent simultanément : grand trot. — Fie. et fam. Mener une affaire au trot, au GRAJ)D TROT, la couduire d'une manière expéditive. On dit plus ordinairement, Grand

TRAIN

TROTTABLE adj. Où l'on peut aller au trot: chemin trottable.

* TROTTE s. f. Espace de chemin : il y a une bonne trotte d'ici là. (Pop.)

TROTTE-MENU adj. Qui fait de petits pas en trottant :

perte.

Le geai trolte-menu s en

ient chCicher sa La Fo.TrilNB.

• TROTTER v. n. Aller le Irol : ce cheval trotte mal. — Se dit, fam. et par ext., d'uae personne qui inarche beaucoup à pied : nous avons bien a trotter pour nous rendre à tel endroit. — Fig. Faire bien des courses, bien des démarches pour quelque allaire : il y a longtemps que je trotte pour cette affaire-là. — Prov. On entendrait une souris trotter, se dit poui'l exprimer qu'on n'entend pas le plus léger bruit. — Fig. et fam. Cette idée lui trotte dans la tète, par la tèie, celle idée l'occupe, il y pense souvent. — Trotter v.a. Man. Faire" trotter : trotter un cheval à la longe.

•TROTTEUR s. m. Equit. Cheval qu'on a dresse a n'.iller que le trot dans le manège : Une monte encore quele trotteur. — Ck cheval est bon trotteur, itAUVAis THOTTEua, il trotle bien ou mal.

" TROTTIN s. m. Terme populaire et bas, qui se dit par mépris d'un petit laquais : elle n'a qu'un trottin, qu'un petit trottin. (Vieux.)

TROU

* TROTTINER V. n. Équil. Trotter en raccourci ; le qui est une mauvaise allure: ce cheval trottine, ne fait que trottiner.

■ TROTTOIR s. m. Partie desrues, des quais, des chemins, réservée pour les piétons : les trottoirs du Pont-Neuf. — Se dit aussi, dans les promenades publiques, de la partie réservée pour les cavaliers. — Faire le trottoir, se dit eu parlant des prostituées. — Législ. '< Parmi les rues et places pour lesquelles il existe un plan régulièrement approuvé, le conseil municipal de la commune peut désigner certaines voies dans lesquelles l'établissement de trottoirs sera obligatoire pour les propriétaires riverains. Une enquête de commodoet incommodo est préalablement ouverte sur le projet, lequel indique la nature des divers matériaux entre lesquels les propriétaires pourront faire un choix. La dépense est répartie entre les propriétaires et la commune, de manière à ce que cette dernière en supporte au moins la moitié, à moins qu'il n existe d'anciens usages locaux qui mettent une plus forte part ou même la totalité de cette dépense à la charge des riverains (L. 7 juin 1843). La délibération du conseil municipal ne peut être exécutoire que lorsqu'elle a été approuvée par arrêté du préfet (Décr. 23 mars 1852, tableau A, n" 54). En ce qui concerne l'entretien des trottoirs, cette charge incombe aux riverains lorsque, d après les usages locaux, ils sont tenus des réparations du pavage quibordeleursimmeubles.>>(CH.Y.)

* TROU s. m. Ouverture faite dans un corps, et dont la largeur et la longueur sont à peu près égales; ce qui distingue le trou de la lente, qui est une ouverture étroite et longue : grand trou; petit trou. — Cet homme boit

COMME UN trou, CESGENSONT BU COMME DES TROUS,

cet homme boit, ces gens ont bu beaucoup.

— Il LE FERAIT METTRE DANS UN TROU, DANS LN

TRoui)EsocRis,se dit d'un homme qui en fait trembler un auh'e par sa présence. — Fig. et fam. N'avoir rien vu que par le trou d'une BOUTEILLE, n'avoir aucune connaissance des choses du monde. — Fig. et fam. Boucher UN TROU, payer une dette : si je recevais cet argent-là, il me servirait à boucher un trou. — Souris qui n'a qu'un trou est bientôt prise, celui qui n'a qu'un expédient, qu'une ruse, qu'une finesse, a souvent bien ne la peine à se tirer d'affaire, à réussir. — Prov. Faire un TROU A LA LUNE, s'eufulr saus payer ses créanciers.— Autant de trous, autant de chevilles ;

AUTANT DE CHEVILLES QUE DE TROUS, se dit 60

parlant d'une personne qui trouve à tout des réponses, des excuses, des défaites, des expédients. — Mettre la pièce a coté du trou, employer, pour remédiera quelquechuse, un autre moyen que celui qu'il faudrait — Jeu du trictrac. Avantage de douze points, que celui qui les gagne marque par un fichet qu'il met dans un trou : il faut douze trous pour ijagner lapartie. Jeux de paume carrés. Ouverture qui est au pied de ta muraille, dans le coin opposé à la grille : il donna de volée dans le trou. — Typogr. Trou de pointure, on nomme ainsi les petits trous que font les pointeurs dans le papier. — Se dit, lig. et fam., de tous les lieux habitables dont on veut indiquer la petitesse, d'une manière exagérée ; ce n'est pas une ville, ce n'est pas une maison, ce n'est qu'un trou.

' TROUBADOUR s. m. (provenç. trobadour, trouveur, de trobar, trouver). Nom donne aux anciens poètes de la langue d'oc : le^ troubadours et les trouvères ou irouveurs couraient de châteaux en châteaux pour y chanter leurs l'Ocmes. (Voy. Provençale (langue et littérature.)

• TROUBLANT, ANTE adj. Qui trouble : un souvenir troublant.

' TROUBLE adj. (fr. troubler). Qui est brouille, qui n'est pas clair. Se dit ordinaire-

TROU

ment de l'eau, du vin et autres liqueurs : vin trouble. — Avoir la vl'etrooble, et, adverbial., Voir trouble, ne voir pas nettement, distinctement, par quelque vice dans l'organe de la vue. — PÉCHER EN K\v TROUBLE, tirer du profit, de l'avantatre des désordres publics ou particuliers.

* TROUBLE s. m. Confusion, désordre, agitalion désordonnée : le trouble des éléments.

— Brouillerie, mésintelligence : c'est lui qui met, qui apporte le trouble. — Se dit plus ordinairement, surtout au pluriel, des soulèvements, des émotions populaires, des guerres civiles : exciter des troubles dans un Etat, dans une province. — Inquiétude, agitation de l'âme, de l'esprit : le trouble de son âme, de son esprit, de son cœur, se remarquait sur son visage. — Jiirispr. Action par laquelle on inquiète un possesseur dans la jouissance de sa propriété : les contrats de vente se font ordinairement à charge de garantie de tout trouble et éviction.

• TROUBLE ou TRUBLE s. f. Pèche. Filet en forme de poclie, monté sur un cercle ou un ovale, et traversé par un bàlon qui sert de manche : on prend avec la trouble du poisson dans les réservoirs.

' TROUBLE-FÉTE s. m. Importun, indiscret qui vient interrompre la joie, les plaisirs d'une réunion publique ou particulière; chose à événement qui produit le même effet.

— Des trouble-fête.

' TROUBLE-MÉNAGE s. Personne qui trou-

lile un ménai.'e : des trouble-ménage.

' TROUBLER v. a. (lat. turbare). Rendre trouble : lus pluies ont troublé la rivière. — Causer une agitation désordonnée : la tempête trouble les airs. — Apporter du trouble, du désordre ; causer de la brouillerie, de la mésintelligence : troubler l'ordre. — Se dit, dans un sens anal., en parlant des sens et des facultés de l'âme : troubler les sens. — Troubler quelqu'un, troubler son attention, sa mémoire, son jugement, etc. ; lui ôter la présence d'esprit nécessaire : ne faites pas tant de bruit, vous me troublez. — Inquiéter une personne dans la jouissance d'un bien

— Interrompre d'une manière désagréable troubler un entri lien. — Se troubler v. pi Le vin se trouble, il devient trouble. 1 e temps commence a se troubler, il commence i se charger de nuages. .Mi vue se trouble, mes VKUX SE troublent, ma vue s'obscurcit. Son esprit se trouble, ses idées se confondent, et il éprouve une sorte d'égarement, etc. — Eprouver une émotion, un trouble qui fait qu'on s'embarrasse, qu'on ne sait plus que dire, que répondre : l'orateur s'est troublé au milieu de S'^n discours, et n'a pu continuer.

TRGUBLEUR.EUSEs. Personne qui trouble.

TROUDE (Aimable -Gilles), marin, né a Cberbour;.' en I76'2. moit en 1 824. Capitaine de vaisseau en 179'i, il lit les campagnes de Cavenne. du Brésil, de la Guadeloupe.

• TROUÉE s. f. Espace vide, ou abatis fait à dessein, qui perce tout au travers d'un bois : les troupes défilèrent par une trouée. — Ouverture faite dans toute l'épaisseur d'une haie : dans cette hiie, il y a une trouée par oii nous pourrons aisément passer. — Se dit de l'effet du canon qui éclaircil les rangs ennemis, ou d'une charge de cavalerie qui les renverse : la cavalerie, venant à charger, fit une trouée épouvantable. — Ouverture que se fait une troupe dans une ligne ennemie, en l'enfonçant et en pénétrant à travers.

* TROUER V. a. Percer, faire un trou : trouer une planche avec le vilebrequin. — Se trouer v. pr. Votre habit commence à se trouer.

TROUFIGNON s. m. [gn. mU.]. Ouverture anale.

TROU

* TROU-MADAME s. m. Espèce de jeu auquel on joue avec de petites boules ordinairement d'ivoire, qu'on tâche de pousser dans des ouvertures en forme d'arcades, marquées de différents chiffres -.jouer au trou-madame.

— Espèce de machine ouverte enferme d'arcades, dans lesquelles on pousse les boules ; placer un trou-madame sur un billard. — Des TROUs-iiAnAME.

* TROUPE s. f. (rad. lat. turba, foule). N'ombre plus ou moins considérable de gens assemblés : une troupe de paysans. — Troupk de comédiens, se dit d'un nombre d'acteurs, associés ou réunis par un directeur, pour jouer la comédie en public : la troupe était passable. — Aller en troupe, marcher en troupe, se dit des gens qui vont ensemble en grand nombre : les pèlerins allaient autrefois en troupe. — Se dit d'un corps de cavalerie ou d'infanterie : cet officier conduit bien sa troupe. — Se dit collectivement, au pluriel, des divers corps de gens de guerre qui compose une armée : ce prince a de bdl< s troupes. — Se dit quelquefois collectivement, au singulier, dessous-offfciers et soldats, par opposition aux officiers : pourvoir au logement des officiers, et au casernement de latroupe.

* TROUPEAU s. m. Troupe d'animaux domesliques de même espèce, qui sont élevés et nourris dans un même lieu : troupeau de moutons, de brebis, — Par ext. Troupeau de DINDONS, troupeau d'oies, troupe de dindons ou d'oies que l'on mène paître aux champs.

— Absol. Troupeau de moutons ou de brebis: le loup est venu faire du ravage dans son troupeau. — Fig. Le troupeau de Jésus-Christ, l'Eglise. — Fig. Le troupeau de l'évêque, du CUBÉ, le peuple de son diocèse, de sa paroisse : le bon pasteur donne Sd vie pour son troupeau. — Fig. Troupe, multitude d'hommes: zin troupeau d'imbéciles, d'ignorants.

TROUPIALE s. m. (rad. troupe, à cause de l'habitude oii sont ces oiseaux de voler en 1 ande-, nombreu-es) Oinith Genre de slur nides, compienant 6 especCb quihabitent Ic'legions chaudes de I Amérique Le jaune, le

TROU

nw\f>

Troupiale de Baltimore (Yphantes Baltimore) et son nid.

noir et l'orange dominent dans leur plumage. L'espèce la plus connue dans l'Amérique du Nord est Voiseau de Baltimore {yphantes Baltimore, Vieill.), très admiré pour la richesse de son plumage et la douceur de son chant. Il suspend son nid en forme de poche à l'extréniilé d'une branche.

• TROUPIER s. m. Soldat. (Pop.) TROUSSAGE >. m. Action de trousser.

* TROUSSE s. f. (fr. trousser.) Faisceau de plusieurs choses liées ensemble : trousse de linge mouillé qu'on rapporte de l'eau. —Carquois : tirer des fiè:hes d'une trousse. (Vieux.) — Sorte d'étui ou les barbiers mettent toutce

qui est nécessaire pour faire la barbe et les cheveux; el sorte de porlefeuille dans lequel les chirurgiens mettent les instruments dont ils se servent pour les opérations ordinaires.

— pi. Chausses que portaient autrefois les pages : il venait de quitter les trousses. — Aux trousses loc. prép. et fam. A la poursuite : il est aux trousses des ennemis. — Etre aux TROUSSES de quelqu'un, être toujours à sa suite ne pas le quitter : qu'attend de vous cet

homme-là, qui est toujours à vos troussesl

En trousse loc. adv. On le dit en parlant d'une [lersonne qui est sur la croupe d'un cheval, derrière un cavalier qui est en selle: mctti-e une femme en trousse derrière soi. On dit plus ordinairement, En croupe. — Se dit aussi en parlant des ■ valises, des paquets qu'un cavalier porte derrière lui sur son cheval.

TROUSSÉ, ÉE part, passé de Trousser. — C'est un petit homme bien troussé, se dit d'un pelit homniL' bien fait, bien proportionné. C'est un cheval bien troussé, c'est un cheval bien fait, bien pris et un peu ramassé. — Une petite maison bien troussée, une jolie petite maison. Un compliment bien troussé, un compliment bien tourné. On dit de même, Un petit dîner bien troussé. — Cela est troussé A LA diable, cela est fort mal arrangé.

•TROUSSEAU s. m. Petite trousse. N'est guère u^ite, en ce sens, que dans ces locutions, dont la seconde a vieilli : un trousseau de clefs, un trousseau de fiè:hes. — Se dit aussi des bardes, des habits, du linge, el de tout ce qu'on donne à une fille lorsqu'on la marie ou qu'elle se fait religieuse : cette mère fonge de bonne heure à faire le trousseau de sa fille. — Se dit également, dans les collèges, dans les maisons d'éducation, etc., des bardes, habits, et autres effets que doit emporter un élève, ou qu'on lui fournit, lorsqu'il entre : le trousseau se compose de tels et tels objets.

TROUSSEAU (Armand), médecin français, lie à Tours en 1801, mort en 18G7. Il fut professeur de thérapeutique et de matière médicale à la faculté de médecine de Paris; il piopagea la pratique de la trachéotomie dans le croup, et de la paracentèse du thorax ^paracenlesis thoracis) dans des cas graves de pleurésie. Son Truite élémentaire de théra- I uttique et de matière médicale (S» édil. 1867, i \ol.) a été traduit en anglais, en espagnol et en italien.

* TROUSSE-ÉTRIERS s. m. Voy. Porte-

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