RIE
• TYPOGRAPHIQUE adj. des deux genres.
Quia rapport à la typographie : caractères typographiques. — v* Se dit de la première épreuve d'une feuille sur laquelle on indique les fautes faites par le compositeur ; ou dit aussi épreuve en première.
TYPOGRAPHIQUEMENT adv. D'après les procèdes de kl typoui aphie.
TYPOLITHOGRAPHIE s. f. {gc. tupos. type ; lithûs, pierre; gia.hein, écrire). Techii. Âlanière d'imprimer sur pierre, qui laisse la facilité d intercaler dans le texte toute espèce de dessins, etc.
TYPOMANIE s. f. Manie de se faire imprimer.
TYPOTEs. f. Compositrice d'imprimerie.
TYR ilat. Tyrus; hébr. Tzor , rocher), la plus puissante cité de la Pheiiicie, l'ondée parles Sidoiiiens. dans une forte position sur la Méditerranée, à 40 kil. S. de Sidon. Dans les derniers temps, elle s'étendit sur une petite île voisine ; celte partie nouvelle devint la plus importanie: et l'autre reçutle nom de Palœlyrus ou ancienne Tyr; elle est aujourd hui a|qielée Ras el-Ain. Tyr était entourée de fossés el d'enceintes fortifiées. Uiram bâtit un palais dans la ville insulaire. Les deux parties soutinrent un long siège contre les .\ssyriens (sous Sargon probablement); mais on croit que l'ile seule résista avec succès à iSabuchodonosor. Alexandre le Grand, en construisant un môle de la terre ferme à l'ile, parvint à s'emparer de Tyr dans son entier. Ce môle, graduellement agrandi et augmenté par les ruines et les dépôts d'alluvion, a fait de l'ile un promontoire. Des cimetières témoignenl encore aujourd'hui de l'existence de lantique cité. La plupart des tombes sont souterraines el taillées dans le roc. Dans les paroisse trouvent des réduits contenant des corps embaumés dans des cercueils. 11 y a aussi les ruines d'une cathédrale chrétienne, consacrée par I tisèbe. La ville, qui avait été rebâtie, fui détruite par un tremblement de terre au cummenceinent du xiii"' siècle. Le pauvre village de Sur en m.'irque aujourd'hui l'eiuplacnnent. ^Voy. PuÉNiClE.)
' TYRAN s. m. (lat. tyrannus,. Celui qui a usurpe, envahi la puissance souveraine dans
TYRI
un Etat : Denys le Tz/rau. — Se dit siirloul dos princes qui gouvernent avec crunulê, avec injuslicc, el sans aucun respect des lois divines et humaines : cruel tyran. — Se dit encore de tous ceux qui abusent de leur autorité contre le droit et la raison : les seigneurs féodaux du moyen âge étaient autant de petits tyrans. — Fi;:. L'usage est le tykan des langues, l'u^ajje prévaut sur les rètrles de la granirn.iire. — Ornith. Genre de o^obe-mou-
rlic-, ron^prenanl plusieurs espèces d'oiseaux balailleurs et courag-eux qui babitent l'Amérique, on les tyrans représentent notre senve pie-p-iièclie. l,o tyran de la Caroline [tyrannus Caruli]icnsis. Baii'd:/(/r(i)îiî!(SÙi?)'(,';)i(/i(S,Vieill.) se trouve aux lOlats-Unis.
■ TYRANNEAU s. m. [ti-ra-no]. Tyran subalt''i Ile. jFain. i
* TYRANNICIDE s. m. [ti-rann-ni-|. Aleurtre d'un lyran. — Meurtrier d'un tyran. (Voy. RÉ-
CICIQE.
" TYRANNIE s. f. [ti-rann-nî]. Domination usurpée et illég-ale : il veut opprimer ta répuhtijue, il aspire à la tyrannie. — Gouvernenieul léf.'ilime, mais injuste et cruel : user de tyrannie. — Toute sorte d'oppressions el de violences : la province se plaignit des tyrannies de son gouvernetir, et on ledatitua.— Pouvoir que certaines choses ont ordinairement sur les hommes: l'éloquence exerce une espèce de tyrannie, une douce tyrannie.
' TYRANNIQUE adj. [ti-rann-ni]. Qui tient de la lyiaiinie, qui est Injuste, violent, contre droit et laisun : gouvernement tyranniquc.
* TYRANNIQUEMENT adv. D'une manière fyrannique ; gouverner, régner tyranniquemcnt.
' TYRANNISER v. a.[ty-rann-ni-zé]. Tiailer tyranniquement : ce prince, ce gouverneur, ce magistrat tyrannise les peuples. — Se dii auïsi des choses morales : les passions tyrannisent l'âme
TYRIEN, lENNE s, et adj. De Tyr; qui appartient à cette ville ou à ses habitants.
TYRO
TYROÏDE adj. {gr. iuros, fromage; eidos, as|ci-l). (Jui a l'apparence du fromage.
TYROL, domaine de la couronne, dans l'Autriche cisleithane, conlinanti la Bavière, à la Suisse et à l'Italie; 29,S"i7 kil. carr., y compris le Vorariberg; 900,000 hab. dont les deux tiers allemands, el le reste italiens; ils sont tous catholiques. Le pays est au^si montagneux et aussi pittoresque quelaSuisse. Après le Rhin, qui coule sur la frontière du Vorariberg et de la Suigse, les plus grands cours d'eau sont l'Inn e{ l'Adige. Les lacs de Garde et de Constance sont en partie dans cette province. Les neiges perpétuelles, les glaciers et les rocs dénudés occupent environ un tiers de la superficie, el un autre tiers est recouvert de forêts. Le reste produit des céréales, des fruits, du vin et de la soie. Les chèvres et les moutons y sont abondants. Les minéraux comprennent l'or, le fer, le cui\Te, le plomb et la houille. On y fait de la dentelle, de la broderie, des ganls, de la quincaillerie, desjouels. 30,000 Tyroliens enviion émigrent annuellement en été et reviennent à l'automne. Le pays est riche en écoles, y compris son université à Innspruck, la capitale. Trente est au centre du Tyrol delangue italienne {Wxlschtyrol}. Les Tyroliens sont bien faits, ils portent des costumes pitloresques; ils sont renommés pour leurs chants populaires, leur piété, leur patriotisme et leur industrie. — Dans les temps primitifs, le Tyrol était habité par des tribus rhétiennes et celtiques. Sous le règne d'Auguste, il lit •partie de la Rhétie. Après avoir été occupé par diverses races, il l'ut divisé en petits étals dont le principal était le duché de Méran, tributaire des ducs de Bavière. L'union se fit plus tard el ces états lurent tous annexés (1^04) au duché d'Autriche par le duc Rodolphe IV, à qui Marguerite, surnommée iVlaullasch, héritière du Tyrol, avait cédé ses droits. En 1499, le Tyrol passa àMaximilien, futur empereur d'Allemagne, et, après d'autres changenients, il échut à labranche principale de la maison d'Autriche (1665). Par le traité de Presbourg (26 déc. 1805), le Tyrol p.issa à la Bavière. Ce fut la cause de l'insurrection d'Andréas Hofer, en 1809, pendant laquelle les femmes combattaient à côlé des hommes, et où des centaines d'entre elles trouvèrent la mort. L'Autriche reprit le Tyrol en 181 4. La constitution locale date de 1861. La diète, dont le président e.-t nommé par l'empei'eur, se con-puse de 68 membres élus pour 6 ans. (Voy.. Vokarlberg )
TYROLIEN, lENNE s. et adj. Du Tyrol; qui apparlienl a ce pays ou à ses habitants.
• TYROLIENNE s. f. Sorte de chanson montagnarde. — Uaiise ou valse du Tyrol.
TYRONE [taï-iô-ne], comté du i\. de l'Irlande, dans rUIster; 3,264 kil. carr.; 215,000 hab. Les villes piincipales sont SUabane, Dungannon et Omagh, la capilalc. Les seuls
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cours d'eau importants sont le Foyle el \e ulachwatcr .
TYRRHÉNIEN, lENNE s et adj. De la Tvrrhenie ou Etrurie; qui appartient à ce pàvs ou à ses hahilants.
TYRTEE, poète grec du vu» siècle. Sparlialo de naissance ou d'adoption. 11 composait des airs de marche en rhvtme anapestique pour être chauté.< sur la flûte, et des exhortations élégiaques à la constance el au courage. C'est, dit-on, grâce à ces poésies et à leur élan que les Spartiates restèrent vainqueurs dans la seconde guerre de Messénie. On a conservé des fragments de ces poésies. Les principales éditions de Tyrtée sont celles d'Up-al (1800) et de Leipzig (18311. Trad. franc, on prose par Hautome (1826) et en vers, par F. Didot (I82S).
TZANA ou Dembea, lac d'Abyssinic. par 12.> lat. N. et 34° o-^' long. E., dans une région fertile en céréales, à 2,000 m. au-dessus du niveau de la mer. Il niesure80kil.de long, 35 kil. de large, el par endroits 200 m. de profondeur. L'Abai je traverse dans sa partie méridionale.
• TZAR s. m. Voy. Czar.
TZARSKOYESELO[tsar-sko-yésé-loJfrHssc,
(1 le village du czar »). ou Sofia, ville de Russie, a :5 kil. S. de Saint-Pélecsbourg, 1 4, 4(i.-i hab. Elle contient un palais magnifique bâti en 1744 par l'impéralriceElisabelli, et embelli par Catherine II. La façade principale, sans compter les ailes latérales, a 2:î0 m. de long. La salle de banquet et loi salles de bal sont paiticulièreinent riches, et la galerie do marbre quiconimiinique avec le palais est un vaste et brillant morceau d'architecture. Les terrains dépendant du palais ont 30 kil. do circoplérence et contiennent des curiosités naturelles el artificielles, parmi lesquelles un châleau gothique avec le Christ , de Dannecker. Un palais moins splendide, bâti par Alexandre I, est habile en été par la famille impériale.
TZERZÉS (Jean), poêle et grammairiei grec. 11' il Constantinople verslli'6, inor veisMSO.
TZIGANE adj. Qui a rapport aux tziganes ou Bohémiens. — s. m. Langue des tziganes.
TZINGARI s. et adj.Synon. de tzigane.
TZSCHIRNER(Heinrich-Gottli Eb) ftchir'neur), théologien allemand, né en 1778, mort en 18i8. Professeur de théologie à Wittenberg en i805el à Leipzig en 1809, il devint prébendaire de Meissen en 1818.11 fut un adversaire influent de la réaction catholique en Allemagne. Ses œuvres comprennent une suite à l'histoire de l'église de ScArœiA (1810, 2 vol.)f< Protcstantismus und Kalliolicisnvis ans dem Standpunkte dcr poiUik betrachtett 0822J.
ÏIFA
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