‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 517 sur 639 · UNIS · texte numérisé non relu

UNIS

unissaient une chai'i.'e à une autre, une terre à une autre, etc. Bulles d'unio.n, bulles du pape qui unissent un bénéfice à un autre, ou à une communauté. — Absol. Con fédération dps Elats-Unis de l'Amérique : les provinas df l'Uuion. — Man. Ensemlile d'un cheval. — Législ. U.NioM DE CRÉANCIERS. « Lorsquc, dans une faillite, il n'est point intervenu de concordat, les créanciers sont en état d'union. Cette union est représentée par les syndics de la faillite, lesquels sont chargés de procédera la liquidation, et peuvent aussi recevoir mandat de conlinuer l'exploitation de l'actif. Les créanciers en état d'union sont convoqués par le juge commissaire, au moins une fois dans la première année, et. lorsqu'il y a lieu, dans les années suivantes (C. comm. 329 et s.}. » (Ch. y.)

UNIONISTE s. m. Membre d'une uuion.

UNION-JACK s. m. (union avec Jacques).

Drapeau an°-iais après l'incorporation de l'Ecosse à l'Aiiirleterre, par suite de l'accession de Jacques I". Ce drapeau, adopté le 1 2 avril 1606, se composait du drapeau anglais de saint Georges (blanc à croix rouge) et de la bannière écossaise (bleue à croix diagonale blanche). Cet arrangement fut modifié le l'^janv. 1801, lorsque la bannière irlandaise de saint Patrick (blanche à la croix rouge diagonale) fut ajoutée à l'union-Jack pour former l'union flay encore en usage.

UNIPARE adj. (lat. iinus, un; pario, j'enfante,. Qui ne donne naissance qu'à un seul ,.elit,

UNIPARITÉ s. f. Ai-tion de mettre bas un

.-eiil petit.

* UNIPERSONNEL, ELLE adj. Gramm. Qui

n'a qu'une persoiim'.

UNIPERSONNELLEMENT adv. A la manière

des verbes uuipersonnels.

• UNIQUE adj. (lat. unicus). Seul : fils unique. — Qui est infiniment au-dessus des autres, et auquel les autres ne peuvent être comparés : c'était l'unique capitaine., l'unique oi-aicur qu'il y eut en ce temps-là. — Fam. Voila qui est unique, c'est unique, se dit d'une chose a laquelle on ne s'allendail pas : il se prend souvent en mauvaise part. — Ecrit, sainte. L'unique nécessaire, l'atiaire du salut.

* UNIQUEMENT adv. Exclusivement à toute autre chose : il s'applique uniquement à l'astronomie, à la poésie, etc. — Au-dessus de tout, prélérablement à tout : il l'aime uniquement.

' UNIR V. a. (lat. unire). Joindre deux ou plusieurs choses ensemble : unir deux tuyaux par leurs extrémités. — Man. Unir un cheval, le rassembler. — Se dit, fig., en parlant des personnes qui ont des liens entre elles ; c'est un intérêt commun, c'est l'amitié qui les unit. — Rendre égal, ôter les inégalités, aplanir une superficie raboteuse. — S'unir v. pr. Ils se sont unis pour repousser l'ennemi.

UNISÉRIÉ, ÉE adj. [u-ni-sé-ri-é]. Qui ne

forme qu une série.

UNISEXÉ, ÉE adj. Syn. de L'NiSExtiÈL.

UNISEXUALITÉ s. f. Etat d'une tleur qui

n'a qu'un sexe.

UNISEXOÉ, ÉE adj. Qui n'a qU'tin sexe.

• ONISEXUEL, ELLE adj. [u-ni-sèk-su-èl].

Bot. Se dit des fleurs qui ne réunissent point les deuï sexes, qui n'ont que des étamines ou des pistils -.fleurs unitevueiles .

'UNISSON s. m. (lat. unisonus). Mus. Accord de plusieurs voix, de plusieurs cordes, de plusieurs instruments, qui ne l'ont entendre qu'un même ton : l'unisson est la plus simple de toutes les consonnames. — Fig. Il se met à l'unisson de tout le monde.

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•UNITAIRE ou Unitarien s. et adj. Nom dune siTle ([ui, en admettant la révélation, ne reconnaît qu'une seule personne en Dieu.

UNITAIREMENT adj. D'une manière unitaire.

UNITAIRIANISME s. m. Doctrine religieuse

des unitaires. — Appellation générale des opinions qui rejettent la doctrine de la Trinité et affirment lunité absolue de Dieu. Ce terme implique qu'on me que le Christ soit Dieu, mais n'implique pas qu'on nie qu'il soit divin. Il s'ensuit qu'on rejette, en même temps, plus ou moins, suivant les vues particulières des individus, la doctrine de la séparation del'homme etde la nécessité delà rédemption. L'unilairianisme dérive du socinianisme, né lui-même de l'arianisme. Lœlius Sociiius(Socin)el Servelus (Servet) furent des propagateurs efficaces de cette doctrine. En 1577, Faustus, neveu de Socin, proclamait à Bàlequela Trinité est une doctrine païenne. Il se réfugia en Pologne, et y trouva beaucoup d'adhéients. Ceux-ci lurent dispersés par la persécution au xvi" siècle, et on ne connaît plus d'Eglise unitarienne qu'en Transylvanie. En Angleterre, ces doctrines se font jour dés les premiers temps de la réforniation. John Biddle, « le père des unitariens ang-iais « (16lo-'62), Millon, dont l'arianisme a été amplement prouvé après sa mort, et Locke favorisèrent plus ou moins directement ceé vues. En 1823, il se fonda une associatioû unitaiienne anglaise et étrangère. La même année une association uuitarienneaméricaine s'organisait à Boston. Les unitariens firent une des Eglises secondaires dissidentes les plus nombreuses eu Angleterre, en Irlande et en Amérique. En Transylvanie, ils ont un grand collège a Klausenburg, et sunlau nombre de plus de tiO,Ot)Ll, faisant chaque jour de nouveaux prosélytes.

UNITAIRIEN, lENNE s. Partisan de l'unité. ; UNITARISMS s. m. Doctrine des unitaires. Voy. IJNlTAiaiARISME.

'UNITÉ s. f. (lat. imitas). Principe du nombre ; plusieurs unités font un nombre. — Qualité de ce qui estun, par opposition à pluralité : l'unité de Dieu. — En panant des poèmes dramatiques ; Les trois unités, l'unité d'action, l'unité de LIEU ET LUNITÉ DE TEMPS, les règles qui veulent qu'il n'y ait qu'une action dans une pièce, que cette action se passe dans le même lieu, et qu'elle ne dure pas plus de vingt-quatre heures. — Anat. Unité de com position, principe d'après lequel les animaux et les végétaux les plus dilférents par leurs formes, leur volume et leur couleur peuvent se ramener à un type commun.

UNITED STATES OF AMERICA [iou-naî'fdsté'-t's-ov-a-me-n'-ka], nom angl. des Etats- Unis de l'Amérique du Nord. Abréviation U. S. Am.

UNITÉISME s. m. Nom donné par Fouriet à la passion de l'unité, pivot des douze autres passions.

' UNITIF, IVEadj. Dévotion mystique. N'est guère usité que dans cette loc. Vie unitive, état de l'âme dans Texercice du puf amour.

•UNIVAL'VEadj. (lat. unus, uii; fr. valve). Hist. nat. Se dit des mollusques dont la coquille n'estcomposée que d'une pièce -.coquillages univalves. — Bot. Se dit d'un péricarpe qui ne s'ouvre que d'un seul côté. — s. m. pi.

* UNIVERS s. m. (lat. uniuersus). Le monde entier : Us parties de ce grand univers.

Le ciel, tout l'univers est plein de mes aïeux.

RiCI^E, Phèdre, acte IV, se. ti.

— La terre, et quelquefois même grande partie de la terre : au bout de l'univers.

En flatteurs caressés cet univers abonde.

CoLLiN d'Uablevillb. Mùusieur de Crac, se. iv.

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-;- Se dit aussi des habitants de laterfè : tout l'univerfi était à ses qenouai.

UNIVERSALISATION s. f. Action d'universaliser.

UNIVERSALISER v. a. Répandre partout.

UNIVERSALISME s. m. Opinion de ceux qui ne regardent comme unique autorité que le consentemenluniversel. — Q.inion d'après laquelle Dieu a voulu la rédemption de tous les hommes, sans distinction. — Secte religieuse croyant à la destruction finale du mal et au rachat de toutes les âmes par Jésus- Clhrist. Pohr eux, personne n'accomplit son salut dans cette vie; mais tous sont sauvés à un degré plus ou moins complet, après la rnort. L'homme se fait à lui-même son propre ciel par sa sainteté, sa piété, son amour de Dieu danscemondeelen l'autre; iln'y apoint d'autre récompense possible, d'après la nature des choses; lé châtiment n'est que la conséquence nécessaire dii péché, et tout châtiment, en raison de la bonté infinie de Dieu, doit être temporaire et aboutir au bien.

— Les universalistes croient que l'on peut trouver des traces de leur doctrine dans les écrits des premiers chrétiens, tels que Clément d'Alexandrie, Oriiiène, Grégoire de Nysse, Théodore de Mopsueste, etc. L'Eglise anglicane, qui avait d'abord condamné leurs doctrihes. neles condamne [)lus, et elles sont sanctionnées parles membres les pliis éminents de cette église, tels que l'archevêque Tillotson, le D' Burnet, l'é^êque Newton, ivilliam Whiston, David Hartiey et autres. Eu Amérique, l'universalisme s'est propagé avec une grande rapidité ; il compte plus de «89 ministres, avec 0 collèges, 2 écoles de théologie, 0 écoles secondaires ou académies et 13 publications périodiques.

UNIVERSALISTE s. Partisan de l'universalisme.

' UNIVERSALITÉ s. f. (lat universalitas).

Généralité, ce qui renferme les dill'érenles espèces ; l'universalité des êtres, des sciences, des arts. — Jurispr. Totalité : l'universalité des biens.— Log. Qualité dune proposition Universelle : l'universalité de cette proposition .

— Caractère de ce qui est universel : l'unib&rsalité de la langue latine.

* UNIVERSAUXs. m. pi. Philos. Scolast. Se disait de certaines idées générales.

•UNIVERSEL. ELLE adj. lai. îmjwrsafo). Général, qui s'étend à tout, qui s étend partout : un bien universel. — Qui embrasse, qui renferm'e, quicomprend loal-.science universelle, esprit universel. — Cet homme est univi.rsel, il a une gr.inde étendue de connaissances. — Suffrage universel, droit de voter attribué à tous les citoyens. (Voy. Suffrage.) — Universel s. m. Log. Se dit de ce quil y a de comniun dans les individus d'un même genre, d'une même espèce. En ce sens, sort pluriel est universaux -.l'universel à parle rei. et l'universel à parte mentis. On distinguait cnq universaux : le genre, la différence, l'espéa, le propre <:t l'accijrnt.

• UNIVERSELLEMENT adv. Généralement:

cela estuinrcr^elleiiitnt reçu, universellement approuvé, condamné.

• UNIVERSITAIRE adj. Qui appartient à l'Université ; réijime universitaire.

* UNIVERSITÉ s. f. (lat. universitas). Corps de professeurs établi par autorité publique, pour enseigner les langues, les belles-lettres, la philosophie et les sciences : l'itniversilé de Paris, de Toulouse, de Poitiers, de Caen, de Louvain. — S'est dit, avant 1789, des divers corpsenseignants, eiablis dans quelques villes principales de la France et qui, à certaines conditions, étaient autorisés à prendre le titre d'université et à confêrei' des grades. — S'estditégalement de quelques grandes écoles

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iHrangères : iwùversité d'Oxford, de Louvain. — S'est dit aussi, en France, d'établissemenls d'enseignement non fondés par l'Etat et qui pouvaient prendre le nom d'universilé. quand elles rpuni^saient trois facultés. — En- CYCL. On donne le nom d'uruver-^ilè à une corporation composée de? professeurs el des étudiants, ou de certains [irofcssc-iirs et de certains étudiants, à une institution enseignante ayant pouvoir de conférer des grades dans une ou plusieurs facultés. Les Universités de notre époque ont leur origine dans les écoles qui grandirent autour des monastères et des cathédrales de lEurope. Elles apparaissent vers le vi" siècle, remplaçant les écoles romaines impériales. La plus ancienne des universités, celle de Paris, se composait à l'origine d'un grand nombre d'écoles différentes, qui, dans le douzième siècle, furent toutes fondues en un corps officiel par Philippe-Aupuste. Vers la tin du xv= siècle, il y avait en France 18 grands collèges, appartenante la faculté des arts, el 80 collèges moin* importants, plus petits. L'Université de Paris possédait de- privilèges extraordinaires ; elle était si puissante qu'elle ré^ista quelquefois même à l'autorité royale. Pendant les guerres de la Ligue, elle perdit son influence politique: et, en 1793, elle fut sui'piimée ainsi que toutes les uuiver-ités françaises. Napoléon I"' établit une organisation nationale embrassant tout l'enseignement puldic sous le nom d'Université de France. L'Université se divisait en sections appelées académies, dont chacune comprenait plusieurs départements, et était dirigée par un recteur assisté d'un conseil académique. Celte institution monopolisa lout le haut cnseignemeiu jusqu'en IS7o, époque où une loi, modiliée depuis, autorisa l'établissement d universités indépeudanles de l'Etat. L'Université de France n'en existe pas moins encore, divisée en académies, dont les plus complètes ont des facultés de droit, de médecine, de sciences et de lettres. — L université de Bologne est presque aussi ancienne que celle de Paris ; son école de droit était renommée dès le commencement du xii* siècle. Les étudiants y étaient divisés en deux universités, celle des citvairiontani ou llaliens de naissance, et celle des ullr-imontani , ou étrangers. Les premiers se subdivisaient ou 17 naiions et les autres en 18. Bologne conféra des grades de très bonne heure. L'université de Salerne était aussi célèbre pour la médecine que celle de Paris pour la lhéolof;ie et les sciences, el que celle de Bologne pour le droit. Elle atteignil l'apogée de sa célébrité au xii' siècle, bien qu'elle eût déjà, eu tant qu'école, plusieurs siècles d'existence. Comme à Bologne, les lemmes étaient admises à ses privilèges. Parmi les universités rnyales italiennes d'aujourd hui, les plus importantes sont ; Bologne, fondée en Uo8; Naples, 1 224 ; Padoue, 1 22i ; Pavie . Pise, 1 339 ; Rome, 1245. L'université de Rome porte le nom de CoUeyio délia SaïAmza. — immédiatement après Paris et Bologne, les universités d'Oxford (1149) et de Cambridge (1231), en Angleterre, devinienl fameuses. An milieu du xiii' siècle, Oxford ne le cédait qu'à Paris pour le nombre de ses étudiants et la valeur de son enseignement. (Voy. C.\ubridge, Universilé de; et Oxford, Univenilé de.) Les deux autres universités anglaises, Durbam el Londres, datent respectivement de 1833 et de l»i6. L'université de Londres est suitout une institution qui confère des grades après examens, bien plus qu un corps enseignant. En Ecosse, l'université de Saint-Andrews, fondée en 1411 avec des facultés des arts, de théologie et de droit canon, a aujourd'hui deux collèges, l'un pour les arts, et l'autre pour la théologie. L université de Glasgow, datede14ol el contient les quatre facultés ordinaires. Celle d'Aberdeeu a ét« fondée

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en 1494, et celle d'Edimbourg en l'iSÎ. En Irlande, l'université de Dublin (1.591). outre les facultés régulières, possède des chaires de langues orientales, de langues modernes, de génie civil, et de génie appliqué aux mines. Il y a aussi à Dublin une université catholique à laquelle se raltaclient plusieurs collèges. — La première université espagnole fut fondée à Palencia, dans le xii= siècle. Vers 1200, Alphonse I.\, de Léon, établit l'université de Salamanque, dans laquelle se fondit celle de Palencia en 1239. Vers la fin du xiv° siècle, Salamanque ccTiplait plus de 10,000 étudiants. L'Espagne a aujoiird hui six universités : Barcelone (I86S); Madrid (1836) ; Salamanque (vers 1200';-, SéviUe (1.tii2) : Valence (1410) et Valladolid (1346). Le Portugal n'a qu'une université, celle de Coïmbie, fondée à Lisbonne en 1291 et transférée à Coimbre en 1308. L'Autriche a les universités de Cracovie (1364). de Czernowitz M87d), de Gralz ' 1.i86), d'Inspruck (1672), de Klausenburj; (1872), de Lemberg (1784). de Peslh (1784), de Prague (1348) el de Vienne (136a). Toutes sont des nnivcrsilés complètes, avec les quatre facultés. Dans l'empire allemand, les universités sont sous le contrôle supérieur des gouvernements. En voici la liste, avec la date de fondation : Berlin, 1810 ; Bonn, 1786 ; Bieslau, 1702: Erlangen, 1743; Fieibourg, 1437; Giessen. 1607; Goettingue, 1734; Greilswald, 1436: Halle, 1694: Heidelberg, 1386; léna, loo8; Kiel, 1663 ; Kœnigsberg, 1344; Leipzig 1409; Marburg, 132:; i^lunich, 1826 (autrefois à Ingoisladl et à Landshut) ; Rustock, 1419; Strasbourg, 1621; Tubingue, 1477; Wûrzbourg, 1403. Dans chacune, le gouvernement est représenté par un curateur chargé de faire exécuter les lois, par les professeurs el par un questeur qui perçoit les sommes dues par les étudiants. Les prolesseurs choisissent chaque année les autres fonciionnaires, y compris le recteur, chef réel de l'université. Les universités suisses sont organisées presque exactement comme les universités allemandes, mais elles sont plutôt localesque nationales. L'enseignement sy donne entièrement en langue allemande. La plus ancienne, celle de Bàle, a été londee en 1400: celle de Berne en 18o4, et Celle de Zurich en 1832. — Les universités de Hollande sont ; Groningue (1614), Leyde (lo7o) el Utreehl (1636). L enseignement s'y donne en grande partie en latin. Parmi les universités belges, celle de Louvain, fondée vers 1423, et devenue depuis 1835, une institution catholique libre, est la plus célèbre. Celles de Gand (1816) et de Liège (1817), sont des insLitutions de l'Etat. L'université de Bruxelles a été fondée en 1834, par le parti libéral en rivalité avec celle de Louvain. — La plus ancienne des universités Scandinaves est celle d'Upsal. en Suède, qui date de 1477; comme enseignement elle ressemble aux universités allemandes, mais elle a gardé son organisation du moyen âge. L'université de Lund a été fondée en 1668, el celle de Christiania en 1811. L'université de Copenhague, fondée en 1478. est la seule que possède aujourd'hui le Danemark. En Russie, il y a Dorpat (1632); Helsingfors (1827); Kazan (1814); Kharkof (18041; Kiev (1834); Moscou (1733); Odessa (1865); Saint-Pétersbourg (1819) et Varsovie (1S16). Elles sont établies sur le modèle des universités d'Allemagne et beaucoup de professeurs sont allemands.

L'université d'Athènes a été créée en 1837. Il s'en est fondé une à Constanlinople en 1870. La Roumanie en a deux, une à Bucharest el l'autre à Jassy. En Serbie, l'académie de Belgrade a été érigée en université en 1869. — L'université du Caire (El-Ashar) est le principal centre mahométan d'enseignement dans l'Orient. L'universilé de Valetla, à Malle, fondée en 1838, a les quatre facultés. lly aune université impériale à 'l'okio, au Japon, avec un certain nombre de

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professeurs étrangers. L'Inde a les universités de Calcutta, "de Bombay el de .Madras ; l'Australie, colles de Svdnev (1852), de Melbourne (1834) el d'Adélaïde" (1874); la Nouvelle-Zélande, celle de Dunedin (187r. — Les universités sont nombreuses aux Etalsl'iiis. Celle de Juhns-Hofikins, inaugurée à Baltimore, le 22 février 1876, est organisée sur le modèle allemand. Au Canala, les principales universités sont celles de Me Gill à .Montréal, fondée en 1811, et de Torenlo (1827). L'université de Laval, est une institution catholique fondée à Québec en 1832. La plupart des états de l'Amérique du Sud ont aussi leurs universités; mais la seule qui ait acquis de la notoriété est celle de Lima, créée en 1351. — Hist. et Législ. « Les universités étaient autrelois en France el elles sont encore, dans plusieurs autres pays, des corporations autonomes, régies far leurs propres statut?, plutôt que par la législation, celle-ci se bornant à établir leurs droits el à assurer leurs privilégies. Avant 1789, il y avait en France vingt universités, mi-partie laïques el mi-partie ecclésiastiques. L'Université de Paris prétendait avoir été fondée par Charleniagne en 790: mais c'est seulement en 1213 que les grandes écoles de la capitale furent réunies et constituées en corporation, sous le nom d'université. La Sorbonne, qui en faisait partie el qui n'était, à son origine, qu'une annexe de la faculté de théologie de l'université de Paris, acquit plus tard une très i:rande célébrité par les disputes Ihéolopiques auxquelles elle prit part el par les luttes qu'elle soutint, d'un côté contre le protestantisme et la liberté de conscience, et, d'autre côté, contre l'Institut des jéjuites. L'université de Paris jouissait de privilèges nombreux qui furent constamment confirmés el renouvelés par les rois, tels qu'exemption des tailles, des aides, de l'impôt sur le papier, etc. Les dix-neuf autres universités de France avaient été fondées aux dates suivantes : Toulouse, 1223: Montpellier, 1284; Lyon, vers 130U;Orléans, 1303 ;Grenoble, 1339(lransi'érée à Valence sous Louis XI): Ansers, 1364; Orange I3''3: Poitiers, l431;Caen, 1436; .Nantes, 1460; Bourges, 1469; Bordeaux. 1472; Reims, 1348; Douai, 1361; Besançon, 1364; Pont-à-Mousson 1372; Strasbourg, 1621; Pau 1722 et Nancy 1769. L'université de Cahors avait été réunie à celle de Toulouse en 1731, el l'université d'.Avignon n'était pas française en 178 >. Chacune de ces universités exerçait des droits de juridiction assez étendus sur ses écoliers. Elle était gouvernée par un recteur, assisté d'un conseil. Les facultés, d'abord réduites à deux, furent plus tard au nombre de quatre. La faculté des arts enseignait les sept arts Ubéraux{gva.mmaiie, dialectique, rétborique, arithmétique, géométrie, asiruiiomie et musique). A Pans, cette faculté se divisait en quatre collèges ou nations (France, Picardie, Normandie et Allemagne) ; et chaque nation était subdivisée en tribus ou provinces. Il tallail avoir été reçu mailre-ès-arts pour suivre les cours des autres lacullés, lesquelles conféraient les grades de bachelier, de licencié el de docteur. Les élèves de toutes les (acuités devaient professer la religion catholique et assister à la messe chaque jour (Statuts de l'Université de Paris, du 18 sept. 1600). Dans la faculté de médecine, l'enseignement pratique était à peu près exclus; et dans la faculté de droit (ou de décret), le droit canon laissait peu de place au droit civil. La faculté de théologie était encombrée par les nio nés des quatre ordres mendiants (carmes, dominicains, auguslins, franciscains) qui avaient obtenu d'être incorporés àrUniversito. Celleci disposait de bénéfices ecclésiastiques, très recherchés à cause de leurs-grands revenus. « Les anciennes universilés étaient c'ans la main du pnuvoir royal. doul,elles dépendaient San? réserve. Elles avaient cepenaa; l une

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existence à part, et l'Université de Paris, en particulier, était organieée comme une république. » ^J. Simon, Réforme de U ensciçjnemcnt secondaire, l" partie, chapitre m). On sait fjuclle longue guerre (1563-1764) cette cûrporation cul à soutenir contre les jé5uite>, lesquels prétendaient l'aire admettre leurs collèg-es dans son sein, alin de l'absorber et de disposer de la collation des crades. L'Assemblée nationale laissa les anciennes universités subsister suivant les lois qui les régissaient (Décr. t'ô sept. 1791); mais ces corporations ne pouvaient survivre longtemps à l'ancien ordre de choses. La Convention les supprima, et, en même temps, elle fonda l'Ecole polytechnique, l'Ecole normale, les Ecoles centrales, etc. « On doit avoii'de l'admiration pour cette époque qui, de toutes les époques de notre histoire, a été certainement la plus active, la plus féconde pour les conceptions pédagogiques. Ce n'est pas la faute de la Révolution, si elle n'a pu réaliser tout ce qu'elle avait conçu. Le temps lui a été mesuré. Elle a décrété plusieurs fois l'établissement d'une va^te instruction primaire, rayonnant sur toute la surface du pays, et semant ses écoles dans chaque canton, dans chaque village. Mais sa puissance a été moindre que sa volonté. Elle nous a lécué des principes plus que des institutions. Sachonslui gré dn moins de ce qu'elle a voulu, de ce qu'elle a pensé. Rappelons-nous qu'elle a la preraièie proclamé avec énergie le droit et le devoir pour chaque citoyen d'être instruit et éclairé, et songeons combien, après cent ans, nous sommes loin encore de l'idéal qu'elle avait rêvé! » {M. G. Compayré, Hist. des doctrines de iéducationen Franee. liv. VllI, chapitre iii). Par plusieurs décrets rendus en l'an lU, la Convention déclara l'instruction primaire obligatoire et prescrivit l'établissement d'écoles dans tous les lieux ayant depuis 400 jusqu'à l.oOO âmes. Ces écoles devaient aussi servir pour les autres habitations éloignées de moins de 1,000 toises. Il devait y avoir une école primaire par 1,0U0 hab., chaque école étant divisée en deux sections, l'une pour les garçons, avec un instituteur, l'autre pour les tilles, avec une institutrice. Le traitement était de-ljaOOfr. pour les instituteurs et de 1 ,000 Ir. pour les institutrices. Dans les villes où la population dépassait 20.000 hab., ces traitements étaient poi tés à I,b00 fr. et 1,200 fr. Une retraite devait être accordée à ceux qui avaient servi leur pays dans l'enseignement. « On avait songé à tout, dit iM. J. Simon {L'Ouvrière, 4° partie, chap. y) , à la maison d'école, au traitement des instituteurs, à leur avenir, à leur dignité. Ces lois ne furent guère qu'une lettre moi'te. Les anxiétés du piésent absorbèrent les magistratures locales et les empêchèrent de songer à l'organisation de l'avenir. On fit quelques écoles mal surveillées, peu fréquentées. Tout manquait, l'argent, les instituteurs. Il y eut quelques fondations importantes dans les grands centres. Dans les petites communes, les écoless'étublirent dans les presbytères abandonnes et furent chassées à leur tour, quand Bonaparte ramena le clergé. L'Empire ne trouva ni maisous d'école, ni personnel enseignant. Il laissa l'instiuction primaire a la charge des départements et des communes, sous la surveillance exclusive des préfets et des maires )i. La loi du 10 mai ISOb et le décret du 17 mars 1808, organisèrent ['Université de France, qui aujourd'hui n'est autre chose que le ministère de l'instruction publique et qui comprend l'enseignement public national à tousses degrés. Le ministre aie litre de yrand-mailre de l'Université. Il est assiste d'un conseil consullatil de renseignement public, et il est représenté, dans chacune des i'7 circonscriptions académiques, par un recteur qui a sous ses ordres, dan^ chaque dépai tunieut, un

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inspecteur d'académie . Des inspecteurs de l'instruction publique et des inspecteurs généraux font des tournées fréquentes dans toute la France, pour s'assurer de l'exécution des lois et règlements. (Voy. Enseignement, Instruction, etc.) L'univer.<ité exerce certains pouvoirs disciplinaires sur les professeurs et les élèves qui en font pailie ; et elle a la surveillance de tous les établissements d'instruction qui sont fondés en drhors d'elle. Nous avons déjà parlé ailleurs de la composition et des attributions des conseils départementaux, des conseils académiques et du conseil supérieur de l'instruction publique. (Voy. Conseil.) — L'enseignement supérieur, qui jusqu'alors avait été réservé à l'Etat, a été rendu libre, en vertu de la loi du 12 juillet 187.'i, sous certaines conditions que le clergé catholique était seul en état de remplir. Cette loi, volée par une assemblée dévouée aux intérêts de l'Eglise romaine, autorisait la fondation d'i(îîîueî'4t/éi/('irMau moyen de la réunionsde trois facultés. Les élèves'des facultés libres avaient le privilège de pouvoir se présenter, pour l'obtention des grades, devant un jury mixte composé en nombre égal de professeurs des facultés libres <ît de prolèsseurs des facultés de l'Etat. On vit alors se constituer exclusivement des universités cathojques, qui purent subsister, grâce à l'intluence du clergé et aux contributions volontaires de ses partisans; et une partie de la jeunesse française, tout en se préparant à remplir des fonctions publiques, s'est ainsi trouvée imbue desdoctrines ultramontaines, si contraires à la paix intérieure du pays. On a cherché à remédier au mal par la loi du 18 mars 1880, laquelle laisse subsister les facultés libres, mais a rendu aux facultés de l'Etat le droit exclusif, qui doit toujours leur être réservé, de conférer les grades universitaires auxquels certains privilèges sont attachés Celte loi porte en outre que, dans aucun cas, les établissements d'enseignement supérieur ne peuvent prendre le nom d'universités; ella sanction pénale de cette défense est une amende de 100 à 1,000 fr. pour la première infraction, et de 1,000 à 3000 fr. en cas de récidive. .\ous croyons que cela est encore très insuffisant pour prévenir le danger qui menace le pays, et pour s'opposer à ce que lEglise romaine continue à recruter en France, grâce à ses écoles de tout rang, un personnel de dévots prêts à servir les intérêts de sa politique en trahissant ceux de la patrie. Victor Cousin avait le pressentiment de ce danger social lorsque, dans la discussion d'un projet de loi sur la liberté de l'instruction secondaire, il s'exprimait ainsi devant la chambre des pairs, en 1844: « Ce qui m'etfraie. disail-il, c'est la division profonde que vous allez semer dans les générations qui feront l'avenir de la Fiance. Nous ne serons pas remplacés par des générations pénétrées d'un esprit commun, formées dans les écoles publiques de 1 Etat ou dans les institutions privées qui donnent à l'Etat de solides et patriotiques garanties. Non ; les établissements individuels auront été dévorés par des établissements collectifs, unis entre eux par les liens les plus étroits, gouvernés par un corps dont l'unité est la plus forte unité connue, sur lequel I Etat ne peut rien, pour lequel la résistance à l'Etat est un principe qui peut s'allier avec l'humilité la plus sincère... De là, à la longue, non plus comme aujourd'hui des éducations diverses et mélangées, entre lesquelles l'esprit du pays et du siècle finit par établir un niveau commun, mais deux éducations essentiellement contraires, l'une cléricale et au fond jésuitique, I autre laïque et séculière. De là deux générations, séparées l'une de l'autre dès l'enfance, imprégnées de bonne heure de principes opposés, et un jour peut-êtreennemies. '1 out est possible eu ce pays ; prenez-y garde I Nos pères

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