Geliracr
VANDALIA, ville de l'Illinois, sur le Kaska^bia, à 110 kil. E.-N. -E.de Saint-Louis; 1.771 bab. Elle a été la capitale de l'état, de 1818 à 1836
* VANDALISME s. m. Conduite, opinion de ceux qui sont ennemis des lumières et des arts.
VANDAMME (Dominique-Joseph), comte d'Unebourg, général, né à Cassel (Nord) le 5 nov. 1770, mort dans la même ville le 15 juillet 1830. Commandant des cbasseurs du mont Cassel ou chasseurs de Vandamme en 1T92, il se distingua dans plusieurs campagnes, fut crée comte en 18l)8, et sous Davout, s'illustra à Eckmuhl (1809). En 1815, après la victoire des Français à Dresde, il essaya d'arrèier Schwarzemberg venant de Bohême; mais après une lutte sanglante, il fut obligé do se rendre (30 août) à Kulra, et fut détenu prisonnier en Russie jusqu'en sept, lsl4. En 1813, à la tète d'un corps, il contribua à la défaite de Bliicher à Liguy, remporta un avantage à \Vavre, et couvrit la retraite de l'aile droite de l'armée, de Waterloo à Paris. Louis XVIIl le bannit, et ii vécut aux Etats-Unis iusqu'à la fin de 1S19.
VANDE s. f. Genre d'orchidées, comprenant une douzaine d'espèces qui croissent dans l'Inde. Plusieurs espèces sont recherchées dans nos serres, à cause de la beauté de leurs fleurs.
VANDÉ, ÉEadj. Bot. Qui se rapporte à la vande. — s. f. pi. Tribu d'orchidées ayant our type le genre vande.
VAN DER GOES. Voy. Goes.
VAN DER HEYDEN Jan) [bai-'dennj, peintre hollandais, ne en 1637, mort en 4712. Il excellait dans le pay.-age et la représentation des églises et édilices publics; mais il ignorait la flgurc humaine. Les personnages de ses tableaux y ontete ajoutés par d'autres artistes, surtout par Adrien Vandervelde.
VAN DER HOEVEN. Voy. Hoeven.
VAN DER ME£R [nièr] L (Jan), le vieux, peintre hollandais d'Aiiislerdam, né vers 162o, inoit vers 1685. 11 excellait dans le
VANI
paysage, les marines, les batailles, et se distinguait par l'éclat de sa couleur.— II (Jan), le jeune, son fils, né vers 1660, mort vers 1704. Il fut un brillant élève de Berghem. On ne rencontre guère de ses œuvres qu'en Hollande.
VAN DER MEULEN Antoine-François), article franc. lis, ne à Bruxelles en 1634, mort à Paris le 15 oct. 1690. Il se fit estimer a Paris comme peintre de batailles, de scènes de chasse, et de chevaux. Colbert, qui l'appela en Fiance, lui donna un logement aux Gobelins et une pension de i.OOO livres. Le Louvre possède '23 de ses tableaux, dont 15 représeii tan Ides incidents dos guerres de Louis XIV.
VANDERVELDE ou Vandevelde (Adrien), peintre hollandais, né en 1639, mort en 1674. Il excellait dans la ligure humaine, et il compléta par des personnases certains tableaux de Ruysdael et d'autres artistes. — II. (Willem), le vieux, peintre hollandais, né en 1610, mort en 1693. Les états de Hollande lui fournirent un navire pour accom|iagner la flotte hollandaise et en illustrer les manœuvres. A partir de 1675, il fut le peintre de batailles navales de Charles II et de Jacques II d'Angleterre.— III. (Willem), le jeune, lils du précédent, né en 1633, mort en 1707; il succéda à son père comme peintre du roi ; il n'avait pas de rival dans les scènes de tempêtes. (Voy. Velde.)
VAN DIEMEN [di'-menn]. Voy. Tasmanie.
♦ VANDOISE s. f. Hist. nat. Poisson deau douce du genre des carpes, et de forme allongée. On lui a aussi donné le nom de dard, parce qu'il s'élance avec beaucoup ae vitesse.
VAN DYCK ou Vandyke (Anthony), peintre flamand, ne à Anvers en 1599, mort en 1641. En 1627, il exécuta pour l'église des augustins d'Anvers, un tableau célèbre représentant saint Augustin en extase, soutenu par des anges. Pendant les cinq années suivantes, il fut activement employé par les maisons ecclésiastiques et par les particuliers dans les Pays-Bas. C'est a cette période qu'on peut attribuer de nombreux Crucifiements et Descentes de croix, marqués de ce caractère de profonde douleur qui est le trait dislinctif de son talent. Mais sa grande réputation estdue à ses portraits, qui lui valuientsans doute d'être appelé en Angleterre par Charles I (1632). Beaucoup de ses chefsd'œuvre dans ce genre sont restés dans ce pays. Le nombre d ouvrages qu'on lui attribue est d'ailleurs énorme.
VANESSE s. f. Enlom. Genre de papillons diurnes, dont l'espèce principale est le paondu-jour ijj(i;.i'/i'o-Io), commun en France.
VAN EYCK. Voy. Eyck.
VANGA s. m. Hortic. Bêche à fer pointu qu'on emploie dans certains terrains rocailleux.
VAN HELMONT. Voy. Helmont.
VANIKORO, Mallicolo ou La Pérouse, l'une des principales iles de l'archipel des Nouvelles-Uébriaes (Océan Pacilique), longue de 80 kil., sur 35 kil. (Voy. La Perouse.)
" VANILLE s. f. [Il mil.] (esp. vainilla; dimin. de vaina, gousse). Bot. Genre d'orchidées aréthusees, dont toutes les espèces sont grimpantes, avec des tiges souples projetant des racines aériennes au moyen desquelles elles montent et courent au milieu des branches des arbres. L'espèce la plus importante est la «(i;ii//(i ///i((»(/'y(î(i, originaire des régions les plus chaudes du Mexique. On la propage en attachant un scion à la base d un arb:e;dans une atmosphère chaude et humide, un plant produira pendant 30 ou 40 ans. Comme dans la plupart des orchidées, les fleurs de la vanille ont besoin des insectes pour leur leçon jatioii. La vanille pos-
VANL
sède une odeur et une saveur particulière^ qu on s'accorde généralement à Irouv.rtrès agréables. Celle odeur est de la même classe que celle du mélilot et de la fève de tonka, bien qu'elle s'en distingue nettement. C'est la Vera-Cruz et Tampico qui fournissent le plus de vanille. On se sert de la vanille comme d'un cuuc'imcnt ou d'un parfum. Son
pliimifoiia).
fruit, qu'on nomme aussi vanille, a Ja forme d'un cornichon long de quatre à cinqpouces. et gros comme le petit doigt : il est d'une saveur aromatique, d'une odeur très agréable, et contient une multitude de petites semence^ noires : tes fruits de la vanille ou du vanillier sont excitants et stimulants. — Plante qu'on nomme plus ordinairement héliotrope , et dont les fleurs ont une odeur agréable, très ressemblante à celle du fruit de la vanille américaine.
* VANILLIERS, m. iNom de la plante qu'un appelle aussi vanille. (Voy. ce mot.)
VANINI (Lucilio), philosophe italien, né vers 1585, mort le 19fév. 1619. Il entra dans les ordres, enseigna à Genève, à Paris et a Lyon, dut se réfugier eu Angleterre où il défendit le catholicisme romani et fut mis en prison. En 1615, élant à Lyon.il publia .\mphitheatrum xternx Providentise, livre qui le rendit suspect d'être athée, bien qu'il y combattit l'athéisme. La Sorbonne fit brûler son volume de dialogues (1616). Plus tard, il se rendit fameux à Toulouse par son érudition et son éloquence ; mais malgré sa soumission à l'Eglise, il fut condamné à mort comme libre penseur et mourut sur le bûcher. (Voy. Œuvres philosophiques de Vanini;, par Rousselot tl841).
VANITAS VANITATUM loc. lat. qui signifie. Vanité des vanités ; premiers mots de l'Ecclésiaste.
* VANITÉ s.f. (lat. vunitas). Inutilité, peu de solidité : tout n'est que vanité dans le monde. — .\mour-propre qui a pour objet des choses frivoles ou étrangères à la personne qui s'en prévaut : il abi.aucoup de vanité. — Sans vanité loc. adv. dont on se sert quelquefois dans le langage familier, quand on dit de soi quelque chose d'avantageux, et pour le faire passer : s(i«st)(Uii'<e, /eîi suis plus que lui sur ce sujet.
VANITEUSEMENT adv. Avec vanité.
* VANITEUX, EUSE adj. Qui a une vanité puérile et ridicule, soit en actions, soit en paroles : c'est l'homme le plus sot et le plus vaniteux. — Substantiv. C est un vaniteux, une vaniteuse insupportable.
VANLOO [van-lô] (Jean-Baptiste), célèbre peinlie iiançais, né etmortu Aix (Provence) (1684-1745). Il eut beaucoup de vogue coiiimo portraitiste a Paris et à Londres. .Mais son talent ne se bornait pas à cette branche de la peinture; il fut nominé professeur àl'acadeniie de Paris. — II. (Charles André) plus connu suus le nom de Carie Vanloo, son frère, né <i .Nice en 1705, mort à Paris en 1765. En 1761, il l'ut noniiné directeur de l'Académie Irançaise des lieaux-aris, et, en 1762, peintre du roi. 11 excellait dans la peinture
VANN
d'histoire et dan? Ips portraits. Son fils Cpsar lui suciv''da aux heaiix-aits, et deux de so? neveux devinrent premiers peintres des rois d'Espapne et de Prusse.
* VANNAGE s. m. Agric. Nettoyage des grains au moyen du van.
•VANNAGE s. m.Hydraul. Ensemble de vannes.
* VANNE s. f. [va-ne] (lat. vamius). Espèce de porte de liois dont on se sert aux moulins, aux peiluis des rivièi es, etc., el qui se hausse ou se baisse pour laisser aller l'eau ou la retenir, quand on veut : 77 faut lever la vanne pour faire aller le moulin. — Eaux vannes, eaux chargées de matières en dissolution qu'on tait couler hors des fosses d'aisances, hors des féculeries, des sucreries et autres élablissements mdustriels. — Bateau-vanne, appareil composé d'un bateau muni, à son ava t. d'une vanne mobile, et que l'on a euployéau neitoyage du grand égout collecteur de Paris à Asnières
VANNE, rivière qui prend sa source à Fontvannes (Aube), baigne Estissac, Villeneuvel'Archevêque, Malay et se jette dans l'Yonne un peu en amunt lïe Sens après un cours de fi.) lui. Eu 1860, la ville de Paiis a acheté dans la vallée de la Vanne plusieurs sources très abondantes destinées à lalimentation de Pari-, Les eaux arrivent par le moyen d'un aqueduc et sont contimue- près du parc Mmisouris. dans un va-te réservoir qui peut renfermer XOO.OOO m. tubes d'eau. L'aqueduc, long de 175 kiL, fournit 90,000 m, cubes par jour.
* VANNEAU s. m. Ornith. Genre d'échassiers prissirostres, voisin des pluviers, dont il ne ^e distingue que par la présence d'un pouce. ordiuairHuienl très petil. On en décrit deux sous-i-'enres: ^oles vanneaux-pluviers,
Vanneau suisse (tringa Uelvetica).
à pouce presque imperceptible. C'est à ce' gi'oupe qu'appartient le vanneau gris (trinya iquutaiula), appelé aussi vaunuau va-
VANN
PBF.MENT DITS, à pouce plus apparent. On en a décrit une demi-douzaine d'espèces; ci;s oiseaux vivent par paires dans les pays marécageux et se réunissent nar troupes en hiver, sur les dunes el sur les rivages de la mer. Ils se nourrissent de vers, de limaces et d'insectes. Le vanneau d'Europe [irini/a cri::tntus),io]i oiseau de la grosseur d'un pigeon, et d'un vert bronzé, avec une huppe longue el déliée, le bec noirâtre et les pieds d'un rou^e brun. 11 arrive chez nous au printemps, vit dans les champs et les prés, vole avec rapidité, quelquefois en faisant des culbutes.
Vanneau d'Europe (tringa crlstatus).
rié {tringa varia) et vanneau suisse {tringa Helveti.se , -uivanlson âge el ses variations de plumage. 11 vil avec les pluviers et, comme eux, n'a pas d'aigrellc ; f les van.neaux pro-
(tringa Cayenensis).
niche en avril et part en automne. Sa chair, quoique maigre et sèche, est assez estimée, Ses œufs passent pour délicieux Très défiant il ne se laisse que bien difficilemeul approcher; mais il s'habitue assez volontiers à la caplivité. Le vanwau urmé(tringa Cayenensis), haut sur pattes, a l'aile armée d'un ergot, le dos elle dessus des ailes d'un vert doré.
"VANNER v a. [va-né]. Nettoyer les grains par le moyen d'un van : vanner du blé, de l'avoine, de l'orge.
' VANNERIE s. f. Métier de vannier; marchandise du vannier.
VANNES, 'Veneti, Civitas 'Venetorum, ch.-I. du dcp. du Morbihan surlaManche, à l'extrérailé N. du golfe du Morbihan; par 47" 39" lat. N. et parb»5' 4"2" long. 0; 20,000 hab. Rues étroites et vieilles maisons. Massive cathédrale Saint-Pierre commencée au xni' siècle el terminée au xvii" siècle. Ancien palais ducal, aujourd'hui occupé par la piéfeclure. Portes du moyen âge; curieuse tour du connétable. Musée riche en antiquités celtiques. Lainages, colons, etc.; cabotage. Les petits navires peuvent seuls entrer dans le porl. — C'est à Vannes que furent jugés les émigrés pris à Qui héron. (Voy. ce niot.J
VANNETAIS, AISE s. et adj. De Vannes; qui appai Lienl a celle ville ou à ses hab.
* VANNETTE s. f. Grand panier rond, plat, et à petit bord, dont on se sert ordinairement pour vanner l'avoine, avant de la donner aux ihevaux.
* VANNEUR s. m. Celui qui vanne.
VANNI(Francesco), peintre italien, né vers
l.'iOS, 11101 1 en I0u9. Sun Saint Pierre repoussant Simon le Magicien le rendit célèbre. Ses iiH-illeurs ouvrages sont à Sienne, sa ville natale.
* VANNIER s. m. Ouvrier qui travaille en osier, et qui fait des vans, des corbeilles, des hottes, des claies, etc. : ce vannier Iravadle Lien.
VANNUCCI (Pietro) [vann-noutt'-chi]. Voy.
PÉliUGIN.
VANNURE s. f. Ce qu'entraîne le courant d'air dans le vaiiiiai;e.
YAPE
VAN OOST[ôstt] 1. (Jacob) le vieux, peintre flamand, né vers 1600, morl en 1671. Il étudia en Italie, imita Annihal Carache et exécuta pour les églises de Bruges de nombreux tableaux, parmi lesquels sa Descente de croie.
— II. (Jacob), le jeune, sou lils né en 1637, mort en 1713. II s'établit à Lille, el excella dans le portrait et la peinture historique.
VANS OS (Pieter Gérard) [oss], peintre hollandais, de La Haye, né en 1776, mort en 18i9. Il excellait dans les paysages animés de bestiaux, dans les scènes militaires et dans la gravure à l'eau-forte de ses dessins.
VANS (Les) ch.-l. de cant., art. à 2-ï kil. S.-O. de Largentière (Ardeche), dans la vallée du Chassezac; 2,100 hab.
* VANTAIL s. m. [/ mil.]. Battant d'une porte, d'une fenêtre qui s'ouvre des deux côtes: les vantaux d'une porte, d'une fenêtre.
* VANTARD, ARDE adj. Qui a l'habitude
de se vanter : tin liomme vantard. — s. Ce n'est qu'un vantard, une vantarde.
' VANTARDISE s. f. Habitude de se vanter,
* VANTER v, a. (lat vanitaré). Louer, priser extrêmement : vousvant'z bien cet hommelà.— ^e vanter v. pr. Vous vous vantez beaucoup. — Se glorifier, se faire honneur de : il m'a rendu service, mais il s'en vante trot).
— Se faire fort de ; il s'était vanté de le faire consentir.
* VANTERIE s. f. Vaine louange qu'on se donne à soi-même, et qui marque de la présomption : il y a bien de la vanterie dans ce qu'il dit.
* VA-NU PIEDS s. m. Vagabond, homme très misérable : des va-nu-pieds. (Fam.)
VAN VEEN [vènn] ou Vénius (Otho), peintre Uaniand né vers 1o lO, mort vers 1630. Ses principaux ouvrages sont dans les églises d'Anverset de Bruxelles. lia publié une histoire de la guerre des Balaves d'après Tacite, iliuslrée de ses propres dessins.
VANVES ou Vanvres comm. du cant. et à 6 kil.N. de Sceaux, à 7 kil. S.-O. de Paris; 6,000 hab. Ancien château des Coudés, construit en 1608 par Mansard et aujoiud'hui occupé par le petil lycée Louis-le-(jrand.
VANVITELLI (Luigi), architecte italien, né en f;0U, morl en 17,3. Il était lils de Caspar van VVitel, peintre hollandais qui s'était établi en Italie. Il a bâti des églises à Urbin et le grand couventdes Augustins à Rome et il a dessiné le nouveau port d'Ancône. 11 devint architecte de Saint-Pierre en 1723, et ensuite de Charles 111 a Maples, pour qui il construisit un fialais, un aqueduc à Caserte el autres beaux ouvrages.
VANVOLE (A la) loc. adv. A la légère.
* VAPEUR s. f. (lat. vapor). Phys. Tout fluide aériforme, très coercible, généralement produit par l'action de la chaleur suides corps liquides ou solides à la température ordinaire, el qui sont ramenés à leur premier état par le refroidissement ou par un excès de pression : vapeur atmosphérique ; la vapeur de l'iode est viohtte ; vapeurs incolores. — Bain de vapeurs. (Voy. Bai«.) —Chiin. Bain DE vapeur, distillation dans laquelle le vaisseau où sont renfermées les maiières à distiller, est échaùlfé par l'eau bouillante. — Pop. Espèce de fumée qui s'élève des choses humides par l'etlel de la chaleur : vapeur grossière, subtile, légère. — Les vapeurs du vin, les fumées du vin, l'effet que le vin, bu en trop grande quantité, produit sur le cerveau : les vapeurs du vin ont troublé sa rai.'<on. — Vapeurs, au plur., se dil vulgairement des alfeclions hypocondriaques et hystériques, parce que, autre lois, on les croyait dues a des vapeurs élevées de l'estomac ou du Kas-ventre vers le cerveau : il est sujet aux vapeurs. Elle
VAPE
a des vapeurs. — Encyci,. L'eau, et même la glace, à loules les lemfiéralures, lorsquolles ne -ont pas renfermi-es dans des parois imperméables, émettent continuellement de la vapeur; lesparticulesde leursuriace passent à l'étal gazeux avec une rapidité déterminée par la température do la masse et par la nature et la densité de l'atmosphère ambiante. Lorsque l'eau est renfermée, cette vaporisation se produit sans rapport avec le caractère ou avec la densité de l'atmosphère jusqu'au jnaximum de densité et de pression que l'on puisse atteindre à cette température. C'est cette température qu'on appelle température de saturation à une pression donnée. Lorsque le phénomène qu'on vient de décrire se produit dans un vaisseau exposé à l'air, la vapeur se mêle aux molécules de l'atmosphère aussi vile qu'elle se forme, et ne s'en sépare qu à la surface jusqu'à ce que le point d'ébullitiun soit atteint. (Vov. Ebi'llition.) Chaque fois qu'on ajoute à de l'eau- du sel dans la proportion de t p. 100, son point d'ébullition est élevé d'environ 0°, Oî C. L'eau de mer, contenant .ji- de son poids de sel, bout à 100°, .16 sous la pression atmosphéiique. Re^nault a fait, aux frais du gouvernement et sous les auspices de l'.icadémie des sciences, la détermination la plus rainutieuseet la plus exacte des coïncidences de températures, de pressions et de volumes de la vapeur à l'état de saturation; ses recherches ont été publiées dans \ef Mémoires de l' Académie pour iHl. — Chaudièi'e à vapeur. Héron, qui vivait au 111'= siècie avant l'ère chrétienne, a décrit plusieurs formes de chaudières qu'on employait à engenilrer de la vapeur. Les formes actuelles de chaudières peuvent se classer en chaudières simples, chaudières à cheminée et chaudières tubulaires. La chaudière cylindrique ordinaire est la seule delà première classe dont on se serve généialement. Les chaudières à cheminée sont souvent cylindriques : elles conliennent nne ou plusieurs cheminée,- cylindriques qui les traversent de bout en bout, au-dessous du niveau de l'eau, conduisant legazdu fourneau, et otf ant une surlace de chaulfe plus grande que celle qui peut s'obtenir dans la chaudière simple. Oa appelle chaudière de Cornouailles, une chaudière cylindrique, traversée longiludinalement par une cheminée; on croit que ce système a été pour la première fois employé dans les Cornouailles. Quand les cheminées sont petites et nombreuses, la chaudière prend le nom de « lubulaire ». La fig. 1 est une forme commune de chaud. ère
VAPR .
usage aux Ktuts-Uuis, et dans laquelle les compartiments ou sections se composent de globes creux de fer fondu comniunnpiant entre eux par des cônes de fer également
VAPE
Fig. I.
' Bouilleur à cheminée de la 1
marine à vapeur. Les gaz passent d'abord par de lari;es tuyaus jusqu'au fond de la chaudière, puis reviennent par devant. On appelle chaudière tubulaire A compartiments, une espèce de chaudière tubulaire dans laquelle la chambre à vapeur est divisée en un grand nombre de petits compartiments; ce qui donne plus de garantie, plus de sûreté, car les tubes dont ils sont composés .«ont d'ordinaire capables de supporter au delà de la pression a laquelle ils doivent être soumis. La fig. 2 représente la chaudière à compartiments de Harrison, depuis longtemps en
Fig. 2. — Chaudière à compartimenis de H
adaptés les uns aux autres. De longues chevilles, allant d'un bout à l'autre de chaque ranL'ée relient ensemble les globes ou sphères. Un autre exemple d'un modèle en usage aujourd'hui, est donné dans la fig. 3. Il consiste en une série de tubes en fer :'orgé. reliés pai des têtes en T, et placés de manière qu'un rang se trouve immédiatement au-dessus de
l'intervalle existant entre les deux rangs qui sont au-dessous. Le feu se place au-dessous des extrémités les plus élevées des tubes, el tout est prévu pour empêcher autant que possible la formation des dépôts, oa des incrustations sur les surfaces de chauti'e, — Notre fig. 4 représente une petite chaudière verticale fixe, comme on en emploie dans les cabinets de physique. L'eau est chauffée par une petite lampe, et la cheminée traverse le liquide. — Le terme cheval- vapeur, comme mesure de la force d'une chaudière, est un terme indéfiniel impropre.
On supposait autrefois qu'un pied cube d'eau donnait assez de vapeur pour mettre en raouvemciit une machine de la force d'un cheval pendant une heure.
Au|0urd"hui l'expression cheval - vapeur désigne la puissance d une machine à valseur capable d'élever en une seconde un poids de 75 kilog.
à une hauteur d'un mètre, el l'on dit qu'une machine est de la force de 10. de 100, de \ ,000 ch vaux-vapeur, suivant qu'elle peut éhver en une seconde 7o0, 7,b00 ou 75,000 kilogr. à la hauteur
d'un mètre. Les explosions des chaudières se produisent soit par ignorance ou iiéyligence, soit par défaut de con-truciion. Des j c-=5 expériences ont
prouvé que de basses pressions siiflisent pour produire des explosions trè' viob nies. — Machine à vapeur, macliine mise en jeu par la vapeur de l'eau bouillante : machine à vapeur de la force de d'iuzc chevaux. On dit de même un bateau à vapeur iin paquebot à vapeur, un bateau, un paquebot qui marche au moyen de roues mues nar une machine à vapeur. — Héron d'Alexandrie (vers 'i'60 av. .1 - .) a décrit dans ses Spirita/ia ou Pneumatica, plusieurs appareils insignifiants démontrant la puissance de la vapeur, mais sans u-age pratique. Ces appareils sont représentés dans nos fig. 5 el 6. lis se composent d'un vaisseau -phérique ou cylindrique, soutenu par deux pivots, et portant, de chaque cflte, un tube ouvert recourbé ou coudé, de manière que la courbure d'un lube soit en sens inverse de celle de l'autre.
Dans le vaisseau, on place une certaine quantité d'eau que l'on chaulfe soit au moyen d'un brasier, soit à l'aide d'une lampe. Dès que l'eau se met à bouillir, sa vapeur, en s'échappant par les ouvertures des lubes, imprime un mouvement de lolation à l'appareil nommé aeulipile. Les Espagnols attribuent à Biasco de Garay, l'honneur d'avoir afiplique la vapeur comme moyen propulsif à un navire à Barcelone, en 1343. Giamb.Httista délia Porta, dans ses S, irilalia (1001; décrit son appareil pour élever I eau en remplissant un lube vertical de vapeur condensée et en forçant ensuiie, par la pression, l'eau à sortir par l'extrémité supérieure. Salomon de Caus, ingénieur et architecte de Louis XIII, dans Les Rusons des l-'orces mouvanles. avec diverses machines tant utiles que plaisantes (l6lo],ditqu'<ià l'aide du leu, l'eau monte plus haut que son niveau»;, il décrit, en outre, un globe rempli d'eau et un tuyau vertical y attaché, à travers lequel l'eau était élevée par l'expansion de la vapeur
Fîg. 7, — Soupape de sûreté à ressort.
eneendrée par le chautl'age du vaisseau. Giovanni Branca publia en 1629, a Rome, un compte rendu d'une application mécanique d'un jet de vapeur pour la mise en mouvement dune roue. Le marquis de Worcester, dans son Cenlury of Inventions ( 6ti3), décrit un appareil consistant en chaudières et eu tuvaux qui engendrent et conduisent la vapeur jusqu'à un vase où sa pression force l'eau à s'éie er, comme l'avait sugiiéré Salomon de Caux. Sir Samuel .Morlaiid comme ça en 1683 a con.-lruiredes appareils semblables pour le commerce. Denis Papin, de Blois, lu-
ÎJTO
VAPE
vniila, vers 1600, une machine ayant ui) pis- Ion qui séparait la vapeur de l'eau ilans le cylindre. Ilinventaaùssi la soupape de sùrelé à levier, que l'on emploie encore, mais que l'on remplace quelquefois par la soupape à ressort (fig. 7). En 1698, Thomas Saverv prit un brevet pour une machine qu'il appliqua sur une grande échelle au drainage des mines et à l'élévation de l'eau pour faire tourner la roue des moulins. Thomas Newcomen, Jt)hn Cawey. et .Saverv prirent un brevet en t'iOo, pour la première machine à vapeur, digne de ce nom. Elle consistait en un cylindre contenant un piston refoulé de bas en haut par la vapeur venant d'une chaudière, et repoussé de haut en bas par la pression atmosphérique lorsque la condensation enlevait la vapeur en dessus. On ne se servait de ce mécanisme que pour faire marcher les pompes. Humphrey Potter, Henry Beighton, lîrindley et Joïin Snieaton, apportèrent successivement des perfectionnements à cet engin primitif. James Walt, constructeur d'instruments à l'université de Glasgow, fit faire, en 1763, un progrés décisif à la machine à vapeur. Il amena un jet d'eau froide sur la surface de condensation, et remplaça, en dessus du piston, la pression atmosphérique par de la vapeur. Avec Boulton, il fonda, en 1773. une maison à Londres, pour l'exploitation de son invention, à laquelle il apporta encore par la suite d'importantes et heureuses modifications. En 1782, il construisit une machuie à double action, représentée dans la fig. S. Jonathan Hornblower(178l) et Woolf
rig. (>. — Machine de Walt, 1784.
(1804), introduisirent encore des combinaisons nouvelles. En 1779, l'Américain Olivier Evans avait inventé la machine à haute pression sans condensation, et l'avait appliquée aux scieries mécaniques, aux moulins à farine, et à la propulsion des bateaux et des locomotives. Sa machine fut introduite en Angleterre en 1S02. Enfin d'autres Américains, le colonel John Stcvens, Joseph Dixon (18Î3), Frederick E. Sickels (1842), Zachariah Allen et George H. Coiliss amenèrent à sa perfection la machine à vapeur américaine à expansion. Depuis, le seul fait digne de remarque est le retour à la machine à double cylindre de Hornblower, avec vapeur à haute pression, expansion considérable, et action rapide du piston, que l'on a reconnue comme d'un emploi économique. On estime que la lorce de la vapeur employée aujourd'hui dans le monde entier est d'environ IG millions de chevaux-vapeur, et que, s'il fallait taire avec de vrais chevaux le travail que ces machines pouriaient accompliren étant constamment en opération, le nombre nécessaire dépasserait 60 millions. — Forme de la machine (ivapi'ur Dans toutes lesmachines, il y acci'taines pailies essentielles qui se retrou-
VAPI-:
vent toujours ; mais les formes, les proportions et r.Ti langement peuvent présenter de très grandes diiférences. En général, le jiiston P, fig. 8, est soigneusement adapté à un cylindre à vapeur G, dans lequel il se miiit d'un bout à lautre avec un frottement doux, sans laisser passer la vapeur. La tige du fiislon est atlachée à son antre extrémité a. une tige guidro (le manière à se mouvoir en ligue verticale. Dans la fig. 8, la tige obéit à un parallélogramme articulé, p m, produit par une combinaison de tiges qui se contrebalancent et la maintiennent dans la ligne verticale. Cette disposition est simplifiée dans les machines modernes. La lige est relice au balancier B par deux anneaux, et le balancier se mouvant autour du centre principal, transmet le mouvement, au moyen dune bielle cr, à la manivelle attachée au grand arbre ou arbre de manivelle qui porte le volant w. Dans la figure, on ne voit pas la manivelle qui, est remplacée par un engrenage. La vapeur arrive au cylindre du piston par un ou plusieurs tuyaux de conduite; munis ordinairement à un endroit convenable d'une soupape ohluratrice. Lorsque la quantité de vapeur est déterminée automatiquement, un régulateur G ferme la soupape, lorsque la vitesse de la machine tend à, dépasser le maximum voulu, et l'ouvre loisque la vitesse diminue. Dans notre figure, le régulateur se compose de deux boules qui, lorsque s'accroît la vitesse, acquièrent une grande rapidité de révolution autour de l'axe qui les supporte ; ces boules s'écartant sous l'action de la force centrifuge, mettent en mouvement le levier / et ferment ainsi la soupape. 11 y a beaucoup d'autres espèces de régulateurs; mais celui-ci est le plus communément en usage, bien qu'il ne soit plus parfaitement isochrone. Notre fig. 9 en fera mieux comprendre le principe. — Les soupapes à vapi ur admettent la vapeur alternativement à chaque extrémité du cylindre, suivant que le piston se meut en arrière et en avant, et les soupapes d'épuisement ouvrent et ferment alternativemenl les passages par où la vapeur s'échappe pour entrer dans le condenseur c, ou se rend à l'air libre si c'est une machine sans condenseur.— On appelle machines à haute pression celles qui supportent au moins quatre almosphères, et machines à basse pression, celles qui manœuvrent sous une pression de moins d'une
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parallèle à l'axe de rotation du piston. Les machines sont à action directe lorsque la tige du piston agit direelement sur la bielle ou tige qui la rattache à la manivelle, et par là sur la manivelle même, sans l'intervention d'un levier (fig. 10).
Dans les machines à action rétrograde, l'arhre se trouve entre le cylindre et la tige du piston, et 'a bielle revient de celle tige à la manivelle. Les machines à balancier sont munies du balancier déjà décrit. Les machines à leviers latéraux ont deux balanciers, l'un de chaque cOté du cylindre, l'I au-dessous, au lieu d'être au-dessus de la tige du piston. Lesmachines oscillatoires ont leurs tiges de pistons attachées di rectement au tourillon de la manivelle; et, à mesure que la manivelle évolue, le cylindre oscille sur deux tourillons, placés chacun d'un côté, à travers lesquels la vapeur entre et quitte la boite à vapeur. Los soupapes sont à l'intérieur de la
de Cugiiol, 1770
boite à vapeur, oscillant avec le cylindre. On classe aussi les machines, suivant l'usage auquel elles sont destinées, en machines fixes, à pompe, portatives, locomobiles, ou marines. — Pression de la vupeur et furce de la machine. La vapeur exerce dans la macJiine une pressinn qui varie depuis le commencement jusqu'à la fin du jet; on peut déterminer ces pressions à l'aide de l'indicateur. Le meilleur qui soit en usage aujourd'hui est l'indicateur de Richards (fig. H). L'n cylindre à vapeur en miniature A, a dans son intérieur un piston étroitement adapté, qui, par un détail de construction d'une grande délicatesse, est disposé de manière à manœuvrer sans laisser
Fig. 10. — Machine à action directe.
atmosphère et demie. Ces dernières sont presque toujours des machines à condenseur, tandis que les autres n'en ont généralement pas. Les machines à double effet ont des pisions qui se meuvent en arrière et en avant d;ins le même cylindre, comme dans la machine de Watt. Les machines rotatives ont un piston attaché à un arbre et loui lient avec lui à l'intérieur d'un evlindre dont l'axe est
échapper la moindre quantité de vapeur et en même temps sans l'rotleiuenl. .Sa lige B est attachée au parallélogramme articulée D, B F, lequel porte un crayon au milieu de F. dans une ligne parfaitement verticale. Au côté supérieur de ce piston et à la tête V du cylindre se trouvé vissé un ressort d'acier en hélice, d'une forme telle qu'en résistant à la pression de la vapeur au-dessous du pislon,
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il fait lever et tomber le crayon, suivant que la pression varie, et à des distances proporlionnfllles aux variations Une échelle G, sur la tiiTo H H, indique les pressions par centiinèlre carré, qui correspondent à chaque moiuent avec la position du crayon. La lige
rnrniif:BiIlv.irTreHtc
H H est reliée au moyen du fil J. a une partie de la machine, ayant un mouvement qui coïncide par le temps avec celui du piston à vapeur, mais de manière qu'à chaque poussée de la machine, la tiiie n'exécute que trois quarts de révolution seulement. Un morceau
Fij. 14. —La Rocket de SIeph-