‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 541 sur 639 · VARI · texte numérisé non relu

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* VARICOCÈLE s. f. Chir. Tumeur formée par la liilatalion variqueuse des veines du scroluni et du cordon spcrmatique.

'VARIER v. a. (lut. variare; de rnriuf, varié). Diversifier : dans la jieinture, il faut varier les airs de tète et l'attitude des figures.

— Fam. Varier la pbrase, dire la même chose en d'autres termes. — Mus. Varier un AIR, le changer en y ajoutant des notes et des ornements qui en laissent subsister le motif, la mélodie et le mouvement : il a varié les aii's les plus à la mode. ■ — Varier v. n. Changer : le temps varie continuellement. — Se dit aussi de plusieurs personnes qui sont d'un avis difl'érent, qui rapportent diversement le même fait : les historiens varient sur ce fait.

— Se dit encore d'une chose qui diU'èrc d'ellemême, ou de plusieurs choses qui ont des formes, des qualités différentes, suivant les diverses circonstances : les mœurs varicjit selon les pays, les époques. — Se dit également de l'aiguille aimantée, lorsqu'elle s'écarte du N., soit du côté de l'E.. soit du côté de 10. : à telle hauteur, l'aiguille varie de tant de degrés.

' VARIÉTÉ s. f. Diversité : la variété d'un paysage. — pi. Titre de certains recueils qui contiennent des morceaux sur dilférents sujets ; variétés morales. — Hist. nat. Ditlérenees qui, dans une même espèce d'animaux on de plantes, distinguent les individus les uns des autres : les tulipes ont beaucoup de variétés.

' VARIETUR (Ne). Voy. Ne varietur.

VARILHES, ch.-l. de cant., arr. et à 9 kil. S. de Pamieis (Ariège); 1,70,0 hab.

VARILLAS (Antoine), historien français, né à Guéret en 1624, mort à Paris en 16!)6. 11 a laissé : Hzs(o(ï't' rfes héi'ésies; Politique de la maison d'Autriche (Paris, 16oS); Histoire du règne de saint Louis (la Haye, 1682); elc. Quoique dans un état voisin de la pauvreté, Varillas refusa une pension des Etats de Hollande, ne voulaut pas, disait-il, mettra sa plume au service des ennemis de la France

VARINAS. Vov.Bauinas.

VARIOLAIRE adj. Qui offre des aspérités analogUL^ aux pustules de la variole.

'VARIOLE s. f. Fièvre contagieuse, aussi appelée petite vérole et caractérisée par une éruptiondepustulesàceiitro déprimé. Le Icrme vanola se trouve pour la première fois dans la chronique Bertinienne de 961. Variole ou véro/e dérive du la.linvarus, pustule, boulon; onyaajouléle qualilicatif pc'£i(eauxv' sièi'ie. On assigne communément à la première a[iparition de la petite vérole la date de oG'J; il semble qu'elle ait commencé en Arabie, et l'on attribue la levée du siège de la .Mecque par une armée abyssinienne a;ix ravages laits par cette maladie dans les troupes assiégeantes. Le nouveau rôle que Mahomet et ses sectateurs firent jouer à l'Arabie dans l'histoire contribua à la propagation rapide de la contagion. Rhazes, médecin arabe de Bagdad, au commencement du x" siècle, est le premier spécialiste dont il nous soit parvenu des écrits traitant expressément de la petite vérole. 11 cite cependant plusieurs de ses prédécesseurs, dont l'un flori>sait. croiton, vers l'an 622 ou l'année même de l'hegiie. On confondit d'abord la rougeole et la lièvre scarlatine avec la petite vérole, doùl on croyait qu'elles n'étaient que des variétés. Celte erreur prévalut plus ou moins jusqu'à ce que Sydenham eût montré les dill'érences essentielles qu'elles présentent. Boeihaave fut le premier qui affirma avec insi>tiiiice que la contagion est essentielle à la propagation de la maladie. — La période d'inoiuilalion, c'est-à-dire l'intervalle de temps depuis le moment où le malade reçoit la contagion et celui où elle se manifeste par la (ievre initiatrice, est ordinairement de 14 jours. Durant ce temps, il n'y a généralement aucun

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trouble apparent dans la santé. L'invasion de la maladie s'annonce par des frissons suivis de fièvre, quelquefois accompagnée de douleurs dans le dos, particulièrement dans les reins, de nausées et de vomissements. Si la fièvre est violente, avec de vives douleurs dans le dos et beaucoup de délire, la maladie est le plus souvent dangereuse. Chez les enfants, l'invasion s'annonce fréquemment par des convulsions. L'éruption se montre le troisième jour de la lièvre. En règle générale, elle parait d'abord sur la face, puis sur le cou et les poignets, puis sur le buste et enfin sur les extrémités. Le cinquième jour l'éruption est complète, et il n'apparaît plus que peu ou point de taches nouvelles. Cette éruption consiste d'abord en petites papules arrondies ou boutons d'une consistance dure, caractéristique, faisant au toucher l'effet de petit plomb sous la peau. C'est par ce caractère que l'on distinirue dès le début la variole des autres éruptions. Le quatrième jour, les papules se convertissent en vésicules remplies d'une lymphe claire et ayant une dépression au centre, ce qui fait dire qu'elles sont ombiliquées. Les vésicules s'entourent alors d'une auréole ou anneau rouge sur la peau, qui devient bientôt d'une couleur très foncée; la lymphe, d'abord incolore et transparente, se chan^'e graduellement en pus, dont la quantité augmente et qui distend les vésicules jusqu'à les rendre hémisphériques. Il est très rare qu'on soit attaqué deux fois de la petite vérole, même quand on s'expose sans précaution à la contagion. On en a pourtant eu quelques exemples. A la suite de la variole, les malades restent quelquefois aveugles par inflammation de la conjonctive; c était un accident commun avant l'introduction de la vaccination. On estime la mortalité dans cette maladie au quart ou au cinquième de ceux qui en sont atteints. Lorsque les malades sont inoculés, la mortalité dépasse rarement 1 sur 600 ou 700. L'inoculation directe avait été introduite dans l'Europe civilisée par lady Mary Wortley Moiitagu, qui l'avait rappurtéede Constantinople; mais depuis la découverte de la vaccination par le D' Jenner, on en a discontinué l'usage. (Voy. Vaccination.) .Au début, le malade doit observer la diète et se tenir dans une atmospbère chaude, en attendant le médecin.

VARIOLE, ÉE adj. Qui est marqué de la variole.

• VARIOLEUX, EUSE adj. Qui a la variole. — Substanliv. Suigncr lesvarioleux.

' VARIOLIQUE adj. Qui appartient à la variol''.

VARIOLOÏDE s. f. (franc, variole; gr. eidos, aspect). Variole bénigne, que l'on observe chez les sujets ayant été vaccinés.

• VARIORUM s. etadj. [-romm]. Bibliogr.

Mot latin qui est une abréviation de cette phrase : Cwn notis variorum seriptorum (A\rc les notes de divers écrivains), et qui s'emploie en parlant d auteurslatins imprimés avec des notes de plusieurs commentateurs : une édition variorum.

■VARIQUEUX, EUSE adj. Chir. Qui est afl'ecté de varices, qui appartient à la varice : vaisseau variqueux. — Coiu-hyl. Coquille variqueuse, coquille qui a extérieurement des renflements assez semblables aux varices.

' VARLET s. m. Hist. Nom synonyme de celui de page, dans les temps de l'ancienne chevalerie.

• VARLOPE s. f. Grand rabot qui sert aux menuisiers

VARNA, ville de Bulgarie, dans une baie du golfe de Varna, sur la côte occidentale de la mer Noire, à 250 kil. N.-N.-O. de Constantinople ; 2:'i,000 hab., dont la moitié sont chrétiens. Des batteries et des ouvrages exlé-

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