VATO
la tenue et les délibérations du concile. La première séance publique s'ouvrit avec pompe le 8 dée, et on y fixa la date du G janv. 1870 pour la seconde séance publique. Il y avait présents : 49 cardinauï, 9 patriarehe.s 4 primats, U'3 archevêques, 481 évèqiies. 6 abbés privilégiés, 22 abbés généraux, et 2!) supérieurs généraux d'ordres religieux, en tout 723 membres de droit ou invités spécialement. Jusqu'au 29 mars, on discuta, dan~ les congrégations particulières ou générales les srhemata ou programmes partiels des questions proposées aux délibérations du concile. Le 12 avril, le schéma en son entier fut soumis au vole; chaque membre du concile se levait pour dire ou placet, ou non )itacet, ou placet juxta modum (cette dernière formule impliquait qu'on n'acceptait pas une partie des matières décrétées, ou qu'on désapprouvait la manière dont on les avait formulées); 59;) prélats votèrent, dont 51') placet et 80 placet juxta modum. De plus de cent amendements proposés, deux seulement furent adoptés et votés dans la congrégation générale du 19 avril. La troisième séance solennelle, le 24 avril, fut rendue aussi publique que possible. La constitution sur La Foi catholique. Dei Fitius, fut présentée au pape par l'évêquc Kessler, et lue solennellement. Au vote, 667 membres répondirent a l'appel de leur nom et votèrent la constitution. Elle afOrraa l'existence d'un ordre de vérités surnaturelles et révélées, en opposition au rationalisme et au naturalisme. Une autre constitution. Sur l'E<jlise, où il était traité du chef de l'Eglise et des prérogatives et devoirs attachés à son office, était depuis longtemps à l'état de schéma adopté par la « députation sur la Foi ». Mais sur cette dernière question, qui n'était autre que celle de l'infaillibilité, le concile se divisait en trois partis : le premier en faveur d'une discussion et d'une définition immédiates; le second énergiqueraent opposé à ce que la question fût posée, et le troisième cherchant un moyen terme qui aurait consisté à obtenir une délînilion implicite et indirecte par la condamnation de toutes les erreurs louchant les prérogatives pontificales. Un poatulatum en faveur de ce compromis avait été redise avant l'ouverture du concile par l'archevêque de Baltimore, Spalding, et avait l'appui de beaucoup de prélats américains ; mais ils se rallièrent bientôt au premier parti; cependant l'archevêque de Paris, Darboy, défendit jusqu'à la fin cette manière de procéder. Le second parti, ou l'oppOMtion proprement dite, avait pour chefs l'évêque d'Orléans, Dupantoup, et l'évêque de Bosnie et Sirmia, Slrossinayer. La discussion générale commença le 14 mai et se terminale 3 juin ; elle tut suivie de la discussion détaillée des articles. Le 13 juillet, la constitution, avec les amendements adoptés dans le cours de la discussion, fut soumise au vote en soi
VAUC
coini.le au'iourd hui lUo.OOO vol. et 2o,0f)0 entier. Sur 601 membres votants, 4-51 votèrent
' ■ •-■ " ■■ • " placet,(i^ placet juxia modum ei sa non placet.
Dans la quatrième séance solennelle, le 8 juilL, sur o36p"rélats présents, deux seulement votèrent non placet; 65 membres étaient absents; mais tous linirent par accepter la doctrine ainsi décrétée. Les bruits de guerre entre la France et l'Allemagne faisaient désirer aux prélats de retourner près de leurs troupeaux. Le pape les y autorisa avec l'injonction de revenir à Rome le fl nov. Mais les événements qui suivirent la capitulation de Sedan, le retrait des troupes françaises de Rome, et loccupalion de cette ville par le gouvernement italien, engagèrent le pape à publier, le 2U oct., une bulle suspendant indéliuiment les séances du concile.
manuscrits. Cette dernière collection, si elle n'est pas la plus considérable, est ia plus précieuse du monde. — Concile du Vatican. On donne ce nom au 20^ concile œcuménique, d'après l'Eglise catholique romaine. La bulle d'iiidiction fut publiée par le pape Pie IX le 29 juin 1868, convoquant le concile dans la basilique du Vatican pour le 8 déc. 1S69. On nomma , immédiatement après l'indiction, une congrégation de cardinaux assistés par des théologiens, représentant les principaux pays catholiques, pour les travaux préparatoires. On leuradjuignit six commissions: une pour les cérémonies, une pour la discipline ecclésiastique, une pour les églises et les ini.ssions d'Orient, une pour les ordres religieux, une pour la théologie dogmatique, et la sixième pour la discipline de lEglise. Le 27 nov. 1869, le pape publia la lettre qui él-iMis^.-iil olficielleinenl l'ordre à suivre dans
'VATICINATION s. f. (lat. valicinatio). Pré diction de luvenir.
* VA-TÛUTs. m. Jeux. La vade ou le renv
de tout l'argent qu'on a devant soi : faire va-tont . des va-tout.
VATOUT (Jean), hilorioL-raphe, né à Ville- Iraiiche (Rhône), en I79'J, nmrt à Claremont (Angleterre! en 1848. En 1831, il fut nommé député de Seniur et membre de l'Académie française en 1848. 11 a laissé quelques ouvrages de peu de valeur.
VAUBAN I Sébastien LEpnESTRE , marquis df), célèbre ingénieur militaire, et maréchal de France, né à Saint-Léger-deFouchcrct (Bourgogne), le 15 mai 1033, mort à Paris le 30 mars 1707. Elevé parmi les paysans, il reçut du prieur de Saumur une instruction primaire assez complète, qu'il perfectionna ensuite lui-même. A l'âge de 17 ans, il suivit le prince de Condé dans sa rébellion (1651), mais il fit sa soumission au roi, et devint ingénieur royal en 1633. Après la paix de 1639, il montra un talent original dans l'amélioration et la construction des forteresses. En 1667, il fut blessé au siège de Douai. Pendant l'invasion de la Hollande, il prit Maestricht et d'autres places fortes (!673-'75), au moyen de son nouveau système d'attaque. En 1677, il s'empara de Valenciennes et de Cambrai, et fut nommé commissaire i.'énéral des fortifications. Dans la guerrecontre la ligue d'Augsbourg, il prit Philippsbonrg, Mannheim, Mous, iNaniur, et d'autres villes (1688-'93). et fut créé maréchal en 1703. Il fit le plan de la puissante ligne de forteresses qui protègent les frontières et les côtes de France. Il construisit des aqueducs et des môles, et creusa ou améliora un grand nombre de ports de mer. C'est encore son système d'attaque des places fortes par des approches régulières qui est en vigueur aujourd'hui. Dans ses principaux écrïts militaires (1796, 3 vol. I, on remarque son célèbre Traité de l'attaque et de la défense des places et son Traité des mines. Une nouvelle édition de son Traité des sièges a paru en 1829. — Vauban n'a pas fortifié moins de 300 citadelles anciennes; il a érigé 33 forteresses nouvelles, dirigé 53 sièges et assisté à 140 batailles. Il mourut dans la plus complète disgrâce, à cause des vues avancées qu'il avait émises dans son ouvrage intitulé Dime royale et Edit de Nantes, qui fut condamné au pilori.
VAUBÉCOURT, ch.-l. de cant., arr. et à •22 kil. N. de Bar-le-Duc (Meuse), sur l'Aisne; 950 hab.
VAUGANSON (Jacques de), célèbre mécanicien, né a Grenoble le 21 fév. 1709, mort à Paris le 21 nov. 1782. La statue du joueur de tlûte, dans le jardin des Tuileries, lui suggéra l'idée de son musicien automate, et il construisit beaucoup d autres ouvrages analogues très délicats, dont les plus remarquables sont aujourd'hui en Allemagne.il devint inspecteur des manufactures de soie; attaqué par les ouvriers de Lyon à cause des amélioralions qu'il introduisit dans les machines, il construisit un âne automate qui tissait des soieries a (leurs.
VAUCELLES, village de la commune de Crèvccœiir, cant., de Marcoing, arr. et a 8 kil. S. de Cambrai (Nord); 100 hab. Trêve du 5 fév. 1556 entre Henri II et Charles- Quint.
VAUCHÉRIE s. f. [vô-ché-ri] {de Vaucher, nom d un botaniste genevois, né en 1763, mort en 1841). But. Genre d'algues d'eau douce, type du groupe des vauchériées, et dont l'espèce principale, la vauetiéric dicholome [vaueheria dichotoma), se rencontre dans les fossés, les mares et les endroits humides. C'est une plante à filaments simples ou rameux, lubuleux, plus ou moins transparents, rudes au toucher et remplis d'une matière verte granuleuse.
VAUGLUSE [Vallis Clusa), village de l'arr. ela 2U kil. E. d'Avignon (Vaucluse), dans uu