VEST
qui fut découvert le 29 mars 1807, par Olbcrs. de Brème.
VESTA, nom romain de la déesse de l'intérieur ou du foyer, que les Grecs appelaient Heslia. Dans son temple, elle n'était pas représentée par des statues, mais par le feu symbolique quiy était perpétuellemenlentretenu sur le foyerou autel. En Grèce, les prêtresses de Vesta étaient des veuves; à Rome, c'étaientdesjeunesfiUe? que l'on nom mail vuT- ;es vestales. Lesvestales romaines veillaient à 'entretien du feu sacré sur l'aulel, et aus<i au Palladium. On confiait à leur garde les testaments et les traités solennels, et on leur rendait les plus grands honneurs. Une importance extrême s'attachait à leur chasteté. Si l'une d'elles la perdait, elle était, dans les premiers temps lapidée, etplus tard enterrée vivante.
' VESTALE s. f. Nom que les Romains donnaient à des vierges consacrées à la déesse Vesta : une vestale qui manquait à la chasteté, était punie de mort. — Fig. Femme, fille qui est d'une chasteté exemplaire : c'est une vestale. — Vestale (La). I, opéra en 3 actes, représenté à Paris (Académie de musique), le \\ déc. 1807; musique de Spontini, sur un livret de Jouy ; grand succès, malgré les pronostics du jury de l'Opéra qui n'avait accepté la pièce que sur l'ordre de Napoléon. — H, opéra en 3 actes, représenté aux Italiens en 1841 ; musique de Mercadanle.
* VESTE s. f. (lat. vestis. vêtement). Vêlement qui se porte sous l'habit, et qui est à quatre pans, dont les deux de devant ont des poches : veste de satin. — Habillement long que les Orientaux portent sous leur robe : longue veste. — Sorte de vêlement qui tient lieu de l'habit, et dont les basques sont beaucoup plus courtes : une veste d'ouvrier.— %.% Pop. Insuccès : remporter une veste.
* VESTIAIRE s. m. Lieu où l'on serre les habits destinés aux religieux et aux religieuses, ou les costumes des membres d'un tribunal, d'une assemblée politique, etc. : le vestiaire d'un couvent. — Endroit où l'on dépose momentanément des vêtements. — Dépense que l'on fait pour les habits des religieux et des religieuses, ou argent qu'on leur donne pour s'habiller. — Réunion de charité où des dames s'occupent a faire des vêtements pour les pauvres; endroit où se tiennent ces réunions : le vestiaire de Saint- Sulpice.
VESTIBULAIRE adj. Qui appartient au ves tibuie de l'oreille.
" VESTIBULE s. m. (lat. vestibulum). Pièce d'un édifice qui s'oll're la première à ceu.\ qui entrent, et qui sert de passage pour aller aux autres pièces : un grand vestibule. — Anat. Cavité de forme irré.:.'ulière qui t'ait partie du labyrinthe ou de l'oreille interne.
* VESTIGE s. m. (lat. vestigium). Emprciiiie du pied d'un homme ou d'un animal, niiiiquée dans l'endroit où il a marche : d n'y parait aucun vestige. Est plus usité au pluiiel : je vois des vestiges d'homme. — Certaines marques qui restent sur la terre, et qui montrent qu'il y a eu dans le lieu où elles se trouvent des maisons, des fortifications, des remparts, des retranchements, etc. : il y acait là autrefois un château, une ville, on en voit encore les vestiges. — Fig. On ne trouoe aucun vestige de ee fait dans l'histoire.
VÉSU
émiL'ièrent de F'nrence à Paris vers 1740. 1. (Angiolo Maria Gasparo), né en 1730, mort en IMi'J. Il fil sa preniière ap|iarition ii Paris en 1769. au théâtre Italien, m'i il dan>a jusqu'en 1780. — II. iGaetano-Apollino Baldassare), son frère, né en l7'-".i, mort en 18'is. On l'appe'ait populairement le dieu de la danse. Il prit sa retraite en 17^1. Ses compositions les plus célèbres sont : le Ballet d'Enrhiminn et celui du Nid d'Oiseaux. — III. 1 Marie- Auguste), appelé Vestris-.\llard ou Ve.-tn.- 11. lils naturel du précèdent, né en 1760. mort en 1842. De ,1780 a 1816, il lut premier danseur à l'Opéra de Paris; il prit sa retraite en 1819, et fut professeur au Conservatoire jusqu'en 1828. — IV. (Auguste- Armand), fils du précédent, parut d abord avec son père et son grand-père en ISOO, et acquit une grande réputation dans toute l'Europe. — V. (Madame) iBartolozzi), femme du précédent, née à Londres en 1797. morte en 18b6. Elle était petite-fille de Bartolozzj, le graveur ; elle se maria en 1813, et, en 1815, fit ses débuts sur la scène italienne. Plus lard, elle devint, en Angleterre, une actrice très populaire, surtoutdansles rôles d'homme, où elle pouvait faire valoir sa taille. Elle avait une voix de contralto douce et puissante, et chantait admirablement les ballades anglaises. Déjà avancée en âge, elle épousa Charles Mathews le jeune, tout en gardant son ancien nom; elle administra successivement plusieurs théâtres de Londres.
VESDNNA, ville de la Gaule romaine dans la 1"^ .\quitaine (auj. Périgueux).
VÉSUVE, volcan de l'Italie méridionale, sur la côte orientale de la baie de Naples, à 13 kil. E.-S.-E. de la ville, haut d'environ 1,100 m. La première éruption du Vésuve, dont on ait gardé le souvenir, est celle de 79. Les lianes de la montagne étaient couver'.s de champs cultivés, et au pied, sur la baie, s'élevaient Pompéi et Herculanum, que l'éruption ensevelit en quelques heures. Sur l'emplacement de cette dernière, se trouve aujourd'hui le village de liL-sina. Dans cette
éruption, il n'y eut de lancé que des scories et des cendres, et il n'y a [loint de docniicnl authentique qui parle de deboidemcnt de
VESTIMENTAL, ALE adj. Qui concerne les j^^g ^^.^.ji 1030. D'autres éruptions -e pr.
vêtemeiils.
VESTITURE s. f. Ensemble des caractères quollre la .->urtace d'un corps vivant.
♦ VESTON s. m. Sorte de veste.
VESTRIS [vèss-trissj (à l'origine Vestri), famille de danseurs d'origine italienne, qui
duisirent en 1049, en I H8 ou en 1 139 et en 1306; pendant celte dernière, de terribles Iromblemenls de terre secouèrent les contrées voisines, détruisirent Isernia el Brindes, et firent des milliers de victimes. A part une lei:èic éruption en loOO. le Vésuve lut calme jusqu'en 1631. Depuis un siècle, les paroi»
VÉTÉ
du cratère s'étaient recouvertes d'arbres et d'arbustes, au-dessous desquels se trouvait une prairie où paissaient les troupeaux. L'éruption, qui commt-nça en déc. )631 et dura jusqu'en fév. I63â. fut aeconipaenée de torrents de lave et d'eau bouillante qui inondèrent les villes à la base du volcan, et firent périr un grand nombre de personnes. Dans le dernier siècle, la fréquence des éruptions auirmenta. Celle de juin I79if détruisit la ville de Torre-del-Greco sous un fleuve de lave qui se jeta à la mer en une masse lari'e de 400 m. et haute de o m. En nov. 1855, des flots de lave descendaient jusqu'au village de Cercolo, causant de grands ravages dans les champs cultivés. En mai 1858, un débordement de lave enveloppa presque la colline où se dresse l'Hermilage. L'éruption de déc. 1861 fut très violente. Onze cônes s'ouvrirent à environ 1 kil. de Torre-del- Greco, et de l'un d'eux sortit une couiée de lave qui menaça la ville. Des crevasses s'ouvrirent dans les rues, et un grand nombre de maisons s'écroulèrent. La montagne fut encore en éruption en mars ISSo, et en déc. 1867 jusqu'à l'été de ISS'!. Le '24 avril 1872, un :;rai)d écoulement de lave succéda à une décharge de fumée et de flammes qui durait depuis plusieurs mois. Une grande étendue de terres cultivées fut dévastée, les villages de San Sebasliano et de Massa furent détruits, et beaucoup de personnes y périrent. Les rues de Napies furent recouvertes dune couche d'un fin sable noir, de plusieurs centim. de profondeur. Il y eut encore une éruption dans la dernière partie de mars. — Le Vésuve se dresse isolé dans la plaine de la Campanie, sur une base d'environ oa kil. ue tour. On y monte de la baie sur le flanc occidental, par une pente douce, jusqu'à environ 5 kil. de la base du cône. Le cône s'élève encore à un angle de io" à 40°, car sa hauteur varie beaucoup après les éruptions. Son sommet est tronqué et a un diamètre de 600 m. environ. L'intérieur du craière forme une pente douce jusqu'à une profondeur d'environ 130 m. qui, du reste, varie aussi beaucoup après les éruptions. Les pentes du Vésuve sont cultivées. En 1880, on a terminé la construction d'un chemin de fer funiculaire allant de Naples au sommet de la montagne. (Voy. Funiculaire.)
VÉSUVIEN, lENNE adj. Qui a rapport au Vésuve.
' 'VÊTEMENT s. m. (lat. vestimentum). Habiiieiiient, ce qui sert à couvrir le corps : i/)i vêtement léger, chaud, commode.
• 'VÉTÉRAN s. m. (du lat. vêtus, veteris, vieux^. Se disait chez les Romains, des soldats qui, après avoir servi un certain temps, obtenaient leur congé et les récompenses dues à leurs services ; la république, dans un si preisant besoin, fil reprendre les armes aux tiéterans. — Se dit, parmi nous, des soldats qui, en considération de leurs années de service ou pour quelque autre cause, avaient été aurais dans de certaines compagnies chargées d'un service tranquille et sédentaire : une cûmp'iynie de vèiérans. — Se disait, autrefois des anciens oflicieisde magistrature qui, après avoir servi un certain temps, jouissaient encore, en vertu des lettres du prince, d'une partie des prérogatives de leurs charges, quoiqu'ils ne les possédassent plus : il jouissait des droits de vétéran. — Se disait aussi, dans quelques académies, de ceitains membres qui renonçaient à leur place d'académiciens, et en cuuservaieul les honneurs. — Dans les collèjjes, L.n véiéka.n de rhéiorique, LE SECONDE, etc., uu Biêve qui étudie une seconde année eu rhétorique, eu seconde, etc.
*VÉTÉRANCE s. f. Qualité de vétéran : la ctttrance s acquiert par un certain nombre d années de service.
VÉTI
* VÉTÉRINAIRE adj. (lat. veterinarius. qui appartient à la médecine des animaux,. Il ne se dit qu'en parlant de la médecine des chevaux, des bestiaux, et généralement des animaux domestiques : médecine vétérinuire. — Substantiv. Artiste vétérinaire, celui qui connaît et qui traite les maladies des chevaux et des besiiaux : il faut mener ce cheval, ce bœuf chez le vétérinaire. — Encycl. La médecine vétérinaire était étudiée chez les anciens Egyptiens, les Arabes, les Parsis, les Hindous et les Grecs. Cette science se perdit pour ainsi dire .ians la destruction de l'empire d'Orient, et ne commença à revivre qu'à la On du xvi" siècle, lorsque Carlo Ruini publia son ouvrage sur l'anatomie du cheval. .\lais elle ne fit guère de progrès jusqu'en 1762, époque où la fréquence des épizooties parmi les animaux des fermes amena la fondation d'une école vétérinaire à Lyon, promptemenl suivie d'institutions analogues dans tous les pays de l'Europe. Dans son état actuel, la science vétérinaire embrasse l'anatomie, la physiologie, l'hygiène, l'alimentation et les soins généraux des animaux domestiques, en même temps que leurs maladies, la thérapeutique et la prophylaxie, la théorie de l'élevage, la maréchalerie, les principes de constructions salubres et de ventilation, l'influence des sols et des saisons sur les aliments, l'eau et l'air, les effets du climat sur l'économie animale, les lois qui président aux contagions, etc. — Législ. « La profession de vétérinaire n'est pas, comme celle du médecin, assujettie a des conditions légales qui en resueignent l'exercice ; mais les vétérinaires diplômés ont seuls le droit de prendre le titre de vétérinaires; et ils peuvent, comme les médecins, signer des prescriptions permettant aux pharmaciens de délivrer des substances vénéneuses dont le commerce libreest interdit ,Ord. 29 oct. 1816, art. o). Dans chaque département, le préfet fait publier et allicher tous les ans la liste des vétérinaires diplômes qui y exercent leur profession. L'Etat entretien trois écoles nationales vétérinaires : celle d'Altorl, prés Paris, celle de Lyon et celle de Toulouse. On reçoit dans ces écoles des élèves internes, des élèves externes et des auditeurs libres. Pour être admis comme interne ou externe, il faut être âgé de 17 ans au moins et de 25 ans au plus, être pourvu du diplôme de bachelier es lettres ou es sciences, ou être admis à l'école après examen. Le prix de la pension est de bOU fr. par an pour les internes, et de 200 fr. pour les externes. Des bourses et des demi-boarses sont entretenues, dans les trois écoles, par le ministère de la guerre, par le ministère de l'agriculture et par les départements. Ces bourses sont accordées, au concours, à des jeunes gens âgés de 18 ans au moins et pourvus du certificat de grammaire. La durée des études est de quatre années, et le programme de l'enseignement a été organisé en dernier lieu par UQ arrêté du ministre de l'agriculture en date du 8 avril IS7s. Les élèves qui ont subi avec succès les examens de sortie reçoivent le diplôme de vétérinaire. On admet, dans chaque écols, des animaux en traitement, moyennant une pension payable par quinzaine. — Les vétérinaires militaires sont pris parmi les vétérinaires diplômes. Après avoir passé une année a l'école de cavalerie de Saumur comme élèves vétérinaires, ils sont nommés aides-vélérinaires. Ils peuvent obtenir successivement les grades de vétérinaire en second, de vétérinaire en premier, ae vétérinaire principal de 2« classe et de 1" classe. Le cadre tout spécial des vétérinaires de 1 armée est compris dans les tableaux annexés à la loi au 13 mars '1875.» (Ch. y.) ■ VETILLARD, ARDE s. [Il mil.]. Voy. Vétil-
LSUR.