VICT
Celui qui faisait les apprêts du sacrifice, et qui frappait les victimes d'après l'ordre du sacrificateur.
• VICTIME s. f. (lat. victima). On appelait ainsi, dans l'ancienne loi, les animaux qu'on immolait et que l'on offrait en sacrifice : victime propitiatoire. — Se dit aussi des animaux et des hommes que les païens étiraient en sacrifice à leurs dieux : le consitl immola plusieurs victimes. — Celui qui est sacrifié aux intérêts, aux passions d'autrui, ou k qui ses propres passions sont funestes, ou même à qui sa vertu devient fatale : ses partisans l'ayant abandonné, il a été la victime de l'accommodnnimt.
VICTIMER V. a. Néol. Rendre victime.
VICTIS HONOR! loc. lat. qui signifie : Honneur ai(.c I ainciis !
; VICTOIRE s. f. (lat. Victoria). Avantage qu'on remporte à la guerre sur les ennemis, dans une bataille, un combat : victoire sanglante.— Tout avanta?:e qu'on remporte sur un rival, sur un concurrent, etc. : après une longue discussion, il a remporté la victoire.
— Fam. Chanter victoike, se glorifier du succès : il s'est trop fuite de chanter victoire
— Nom d'une divinité des anciens païens, qui la représentaient sous la figure d'une femme ayant des ailes, et tenant une couronne d'une main, une palme de l'autre : le temple de la Victoire.
VICTOIRE (Sainte), Romaine et martyre, morte en ii.ïu. Fête le 23 déc.
VICTOIRE DE FRANCE iLouise-Marie-Tlié-
rèse), fille de Louis XV et de Marie Lesczvnska, née a Versailles le 11 mai 1733, morte à Trieste le 7 juin 1799. Elle montra un courage héroïque en soignant le roi son père de la maladie honteuse dont il mourut.
arr. et à ( abandonna en 1696. et cette nouvelle défection contribua à mettre fin à la guerre on 1|>9/. Pendant la guerre de la success;iûn d tspagne. il baltit les Français qui avaient envahi la Savoie et le Piémont; avec l'aide du prince Eugène, il recouvra toutes ses possessions, ei, en 1713, il reçut une partie du duché de Milan et le royaume de Sicile. En 1/20 il échangea ce dernier royaume pour 1 île de Sardaigne alors possédée par l'Âutnche, et prit le titre de roi de Sardaigne. Le 3 sept. 1730, il abdiqua en faveur de son fils Charles-Emmanuel 111. L'année suivante, il fit des tentatives répétées pour remonter sur le trône; mais, en sept., ilfutmisen prison e; V mourut.
VICTOR-EMMANUEL II (Marie-Albert-Eugene-Ferdinand-Thomas), roi de Sardaigne.
puisd Italie, ne Ir 14 mars 18120, mort à Rome le 9 janv. lb7,S. 1| était fils aine de Charles- Albert et de Thérèse, fille de Ferdinand de Toscane. En lai-i il épousa l'archiduchesse Adélaïde d'Autriche Eu 1848, à la bataille de Gioto, il reçut une balle dans la cuisse. 11 déploya une grande valeur à la désastreuse bataille de iNovare, le 23 mars 1849, après laquelle Charles-Albert abdiqua en sa faveur. Il lit la paix avec l'Autriche, et sous l'influence de Cavour, qui resta jusqu'à sa mort son principal conseiller. Il sécularisa les biens du clergé, enleva aux associations religieuses le monopole de l'enseignement, et fut excommunié par le pape. En lS.5b, il perdit en peu de temps sa mère, sa femme, son frère et son plus jeune enfant, et tomba lui-même dangereusement malade. Il entra dans l'aUiance anglo-lrançaisedans la guerre de Crimée, et la Sardaigne prit une place bien plus élevée au milieu des nationseuropéennes. surtout grâce à l'influence de Cavour. Le mariage de sa fille Clotilde avec le prince iNapoléôn (janv. ■18.Ï9) fut suivi presque immédiatement de la guerre de l'indépendance italienne, dans | laquelle la France et la Sardaiene entré
ent VICTOR (Saint), martyr marseillais, déca- 1 ®" campagne contre l'Autriche. Victor-Em
pité en 303. Fête le 21 juillet
VICTOR, nom de trois papes et d'un antipape. I. (Saint), pape de 185 a 197. Fêle le vi8 juillet. — 11. (Gebhardj. Il était Allemand et fut élu pape eu \i);o. - 111. (Didier), il tut élu pape après Grégoiie Vll(io8i)). 11 excom- .iiunia l'empereur Henri IV et mourut en 1087. — IV. Antipape; il fut proclamé après la mort d'Adrien IV en llo9, chassa de Rome Alexandre 111 et mourut en 1 164.
VICTOR ^Claude) (Victor-Perrin dit), duc de Bellune, maréchal de France, né à Lamarche (Vosges), le 7 déc. 1704, mort a Pans le U' mars Ifiil. lise distingua devant Toulon et en Italie, et devint généi al de division en 1797. En 180'J, il contribua largement aux victoires de Montebello et de Marengo. En 1807, il fut fait prisonnier par les Prussiens, mais échangé par Bliieher, et futfait maréchal et duc après la bataille de Fiieiliand. Il commanda ensuite en Espagne, en Russie et en Allemagne. Pendant les Genl-Jours il resta fidèle à Louis XVlll, fut créé pair, et eut le portefeuille de la guerre de 1821 à 1823. 11 accompagna, en qualité de major général, le duc d Angoulême en Espagne, mais il fut rappelé à la suiie de malversations dont il fut tenu pour responsable en partie.
VICTOR-AMÉDEE II, duc de Savoie et plus tard roi de Sardaigne, né en 1666, mort le 31 oct. 173i. En \ti'io, il succéda a son père Charles-Emmanuel II, sous la régence de sa mère, contre la volonté de laquelle il épousa une nièce de Louis XIV. 11 persécuta les Vaudoiset envoya des troupes auxiliaires à l'armée française dans lesF;andres; mais iroissé de la prétention du roi d avoir le coaimandement absolu de toutes les troupes, il se rallia a la ligue d'.\ugsbourg contre la France. 11
manuel investi de pouvoirs dictatoriaux, conduisit ses troupes en personne, accompagné du prince héritier, Hutnbert, et gagna le surnom de ré gallantuomo par son intrépidité, particulièrement à la bataille de Palestro. Après la bataille de Magenta, il entra dans Milan avec .Napoléon lll et, à Sollériuo, il baitit le général autrichien Benedek après une lutte meuitrière. Le traité de paix, négocié àViUafranca le 11 juillet et signé a Zurich le 10 nov., donna la Lombardie à Victor-Emmanuel, à l'exception de .\Iantoue et de Peschiera. En mars 1860, la Savoie et Nice furent cédées à la France La même année, il annexa Parme, Modene et la Toscane, une grande partie des Etats du pape et les Ueu\-Siciles : cette dernière conquête due surtout a l'aide de Garibaldi 1 17 mars 1861, il prit le titre de roi dit I que lui avait conféré le parlement itali (2t) fév.). En 1866, après une courte gueiie contre l'Autriche, avec la Prusse pour alliée, il gagna la Vénétie, et en 1870 le reste des Etats pontificaux. Sa capitale, translérée de Turin à Florence en 186.3, fut alors établie à Kume (1871).
VICTORIA (Alexandrina), reine d'Angleterre
VICTORIA, colonie anglaisé du S.-E. de l'Australie, entre 34» et 3U» 9' lat. S. et 139° et 148" long. £., bornée au N.-E. et au N. parla Nouvelle-Galles du Sud, à l'O. parl'Australie méridionale, et au S., par locian Paciiique et le détroit de Dass; J27,6IOkil. carr.; 1,100,000 h. La côte a un développement de plus de 'JaO kil. Principau.'; porls : Portland- Bay, Port-Fairy, Wariianibuol ou Lady-Bay, Poït-Phillip-Bay el Westen.-Port. Une cnaine de montagnes qui prend les noms d'Alpes el
de Pyrénées et de Grampians d'Australie, court de l'Ë. à l'O. et partage la colonie en deux parties inéf:ales. Il n'v a de cours d'eau navigables que le Murray et le Yarra-Yarra. Le plus grand lac est le "lac Corangamite. Il faut aussi mentionner sur la côte les lagunes Victoria et Wellington. Les richesses minérales de Victoria sont presque sans rivales. On estime qu'un tiers de sa sur lace est occupé par des roches aurifères. Le climat est doux. Les trois quarts du pays environ sont propres à l'agriculture, et presque toutes les plantes des climats tempérés y prospèrent. Le froment, l'orge et l'avoine sont les principales récoltes. Le gouvernement y protège toutes les industries ; mais la principale est celle de l'extraction de l'or qui occupe près de o3,000 hommes, dont 13 à 14,000 sont Chinois. L'enseignement v est gratuit, laïque et obligatoire. La bibliothèque publique de Melbourne possède environ 9o,000 volumes. — La province de Victoria est divisée en 38 comtés. La cap. est Melbourne, et les villes princ. Ballarat. Sandhurst, Geelong et Fitzroy. Le gouvernement est composé d'un gouverneur nommé par la couronne pour sept ans, d'un conseil exécutif, et d'un parlement de deux chambres : un conseil législatif et une assemblée législative. — Pour l'histoire des premiers temps de Victoria, voy. Australie. Le premier établissement v fut fondé en 1833 sur la baie de Port-Phi'llipp. Elle est devenue colonie séparée en 1851, où elle fut détachée de la Nouvelle-Galles du Sud.
VICTORIA, ville capitale de la Colombie britannique, sur le détroit de Fuca, à l'extrémité S.-E. de rile de Vancouver; par 48" 27' lat. .\. et 125» 4o' long. 0.; 3,270 habitants.
VICTORIA NYANZA, giand lac, situé à lE. de l'Afrique centrale, sur l'Equateur. 11 donne naissance, au N., au grand fleuve nommé le Nil; 99,000 kil. carr. ; long. 350 kil.; largeur 300 kil. Il est à plus do 1 ,000 m. au-dessus de la mer. Il a été découvert par Speke en 1858; et Stanley en fit le tour en bateau (1875).
VICTORIA REGIA, le plus splendide de tous les nénuphars qui croissent dans les rivières tropicales de l'Amérique du Sud. En culture, c'est une plante annuelle, à racine charnue, d'oui sortent des feuilles de 6 a 12 pieds de diamètre, capables de supporter un
gros oiseau aquatique. La fleur ne dure que deux jours et présente, chacun de ces deux jours, un aspect entièrement dillérent. Celte culture est difficile et coûteuse, et on ne voit cette plante que dans un petit nombre de jardins publics.
* VICTORIEUSEMENT adv. D'une manière victorieuse. Ne s'emploie guère qu'au figuré : il l'a réfuté victorieusement.
' VICTORIEUX, EUSE adj. Qui a remporté la victoire : il revint victorieux. — Fig. La raison n'est pas toujours victorieuse des passions.
VICTORIN s. m. Chanoine régulier de l'abbaye de Saint-Victor Vi'-torium. (V. S.)