‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 578 sur 639 · VIE · texte numérisé non relu

VIE

avec un jardin, près de la ville : cette maison n'est prii)ir' ment qu'un vide-bouteille. — pi. Des vide-bout' illes.

VIDE-GOUSSET s. m. Filou, voleur : des

vide-goiissrls.

* VIDE POCHES s. m. Petit meuble propre à recevoir l'c qu'on a dans les poches.

VIDE POMME s. m. Instrument qui sert à enlever les pépins des pommes : des videpommes.

* VIDER v. a. Rendre vide, ôter d'un sac, d'un vaisseau, ou de quelque lieu que ce soit, ce qui le remplissait, ce qui était contenu : vider un tonneau. — Se dit, fig., en parlant des allaires, et signifie, les terminer, les finir par jugement, par accommodemenl. ou d'une autre manière : ce rapporteur vide bien des procès.

VIDIEN. lENNE adj. (de Vidius, médecin florentin). Anut. Se dit de quelques vaisseaux.

* VIDIMER v. a. (de vidimus). Prat. Collationner la copie d'un acte sur l'original, et certilier quelle y est conforme : il faut faire vidimer cet acte.

* VIDIMUS s. m. [-muss] (mot lat. qui signilie . Nous avons vu}. Servait autrefois en style de chancellerie ou de pratique, pour dire qu'un acte avait été collationné surl'original : le juge a mis Ze vidimus à cet acte.

VIDIUS (Vidus) [vi-di-uss], nom latinisé de GciBO GuiDi. médecin italien, né vers l.'iOO, mort en 1.^69. li fut successivement médecin de François l"^ de France, et de Cosme de Médicis, puis professeur de médecine à Pise. 11 a donné son nom au nerf vidien. Son neveu et son homonyme, médecin de la reine de France, a publié la collection de ses œuvres médicales (I(il4. 3 vol.).

VIDOCQ (Eugène-François), policier français, né a Al ra< en l77o, mort en 18o7. C'était un boulanger d'Arras, de taille athlétique, qui se renditcéièbre par ses vols et ses violences; il fut quelque temps soldat, et subit à Lille une condamnation à 8 ans de travaux forcés pour faux, mais il se sauva à plusieurs reprises. En I80S, il se fit agent de police à Paris, et s'éleva plus tard au poste de chef de la brigade de -ûreté, composée en majorité de galériens graciés ou autres personnages de cette trempe. Il rendit d'importants services, reçut en 1818 sagrâce complète et resta attaché à la police jusqu'en ■iSïS environ. 11 a paru sous son nom beaucoup de livres qu'il n'a pas écrits, et l'authenticité de ses Mémoires même est contestée (1828, 4 vol.)

* VIDRECOME s. m. (mot ail.) Grand verre à boire. ^Peu us.)

* VIDUITÉ s. f. (lat. viduitas). Veuvage. Etat du mari dont la femme est morte et qui n'est pas remarié; et état de la .femme dont le mari est mort, et qui n'est pas remariée. Se dil plus ordinairement en parlant des fenimes que des hommes : l'état de viduité. — Législ. « Le droit de viduité que la coutume de .Nmmandie (art 382ets.) accordait au mari, après le décès de sa femme, lorsqu'il en avait eu un enfant né vif, consistait dans lusulruil de tous les biens que la femme possédait. Le mari ne jouissait de cet usufruit qu'.i la charge d'entretenir les enfants de sa icmnie, lorsqu'ils n'avaient pas de biens suffisants; il était, en outre, obligé à doter les lillus; mais il pouvait se liiierer de ceîchaiges en abandonnant le tiers des revenus. S'il venait à se remarier, il perdait les deux tiers du droit de viduité. t (Ch. Y.)

' VIE s. f. (lat. vita). Etat des êtres animés tant qu'ils ont en eux le principe des sensations et du mouvement : les jirincipes de la vie. — Faihk vie commune, vivre à frais communs. — La vie couiiUNE, religieux et rcli-

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pieuses qui vivent en communauté :on appela cénobites ceux qui avaient adopté la vie commune. — La vie commune, se dit encore, surtout en littérature, des mœurs générales, des événements ordinaires de la vie; par opposition à la condition des princes, dos héros, et aux grandes vicissitudesqu'ils peuvent éprouver : retracer les événements de la vie commune.

— Tout l'espace de tempsqui s'écoule depuis la naissance jusqu'à la mort : la vie la plus longue, la plus courte. — Une partie considérable de cet espace : il a pas^é sa vie à la cour, ù voyager. — Existence de l'âme après la mort; et on l'appelle La vie future, l'autre VIE, par opposition à La vie présente : les biens de la vie future. — Ce qui regarde la nourriture, et la subsistance : il a très peu de bien, il n'a que la vie et le vêtement. — Manière dont on se nourrit, dont on se traite, dont on se divertit : faire bonne vie. ■ — Ce qui rei-'arde l'usage, lescoinmodités ou incommodités de la vie : mener une vie douce, aisée. — Ce qui regarde la conduite et les mœurs : mener une vie sans reproche, irréprochable, une vie réglée. — Se dil encore par rapport aux occupations, aux professions différentes de la vie : choisir un genre de vie. — Fam. C'est sa VIE, se dit d'une chose où un homme se plaît extrêmement, et dont il fait sa principale occupation : il aitne la chasse, c'est sa vie.

— Par ext. Histoire, récit des choses remarquables de la vie d'un homme : les vies des saints. — Se ditaussi en parlaut desplantes, des arbres, pendant qu'ils ont un principe de végolation : cet arbreest encore en vie. — Pop. Crierie qui se fait en querellant quelqu'un, eu lui reprochant quelque chose, en le réprimandant : quand votre femme sera venue, elle vous fera une belle vie, une terrible vie. — Pour la vie, à la vie et à la mort, loc. adv. Pour toujours : je suis son ami pour la vie. — Pour longtemps : cette étoffe est excellente, on en apourla vie. — A vie loc. adv. Pendant tout le temps qu'on a à vivre : une pension à vie.

— lie la vie, de ma vie, de sa vie, etc. loc. adv. Jamais : je ne lui pardonnerai de In vie. ~- lj.\uiiE DE vied'Hofkman.n, dissolution alcoolique de 2 gr. de chacune des huiles volatiles suivantes : lavande, marjolaine, girofle, macis, cannelle, citron, de 2 gr. de baume du Pérou, de 1 gr. d'ambre gris, 1 d huile volatile de rue et 1 de succin, dans 400 gr. d'alcool à 37". \o gouttes dans un verre d'eau sucrée, contre les coliques venteuses. (V. S.)

' VIÉDASE s. m. [-da-ze | (lat. visus, aspect ; asinus, âne). Terme injurieux, qui dans son origine signifiait, visage d'âne : c'est un viédase. (Fam. et pop.)

* VIEIL ou Vieux. Vieille adj. [l mil.] (lat. vêtus). Qui est fort avancé en âge. Quand cet adjectif, employé au masculin, est placé après le substantif, on dit toujours Vieox. Quand il précède le substantif, et que ce substantif commence par une voyelle ou par une H non aspirée, on dit plus ordinairement Vieil : il est fort vieux, elle est bien vieille. — Apparence de la vétusté, dehors de la vieillesse : il a un air vieux. — S'emploie souvent avec les adverbes Plus et Moins, et autres semblables, [>our marquer la diU'érence d'âge entre deux personnes ; il n'a que vingt ans, et vous en avez vingt-cinq, vous êtes plus vieux que lui.

— Se dit encore d'une personne qui exerce une profession, un métier, qui mène un certain genre de vie depuis longtemps : vieux magistrat. — Sertaussi à niarquerlesancienues habitudes et surtout les habitudes vicieuses : ïieMxdéôauc/ie. — S'emploiequelquefois dans des phrases de dénigrement :ui<,'uxi/W//e.

— S'emploie pour exprimer la vénéiation qu'inspire le nom d'un homme célèbie mort depuis longtemps, en laissant une grande renommée : le vieux Corneille ; le vieil Homère.

— Ancien, antique, qui existe depuis longtemps : le monde est bien vieux. — Se dit, en

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outre de certaines choses par comparaison et par opposition à nouveau : la vieille ville. — Vieux Testament, l'Ancien Testament, par opposition au Nouveau Testament, l'usage préfère Ancien. — Vieux style, manière dont on comptait dans le calendrier avant sa réformation par Grégoire XIII, et qui est encore suivie en Grèce et en Russie. S'est dit aussi de l'ère chrétienne, par opposition à l'ère républicaine des Français, commencée le îï septembre 179J. —Se dit encore des choses qui sont usées, principalement des habits, bardes et meubles, par opposition à neuf : vieux ch'ipeau ; vieilles bottes. — 'Vieux, Vieille s. Elle a épousé un vieux ; une bonne vieille. — Ce qui est vieux, usé : coudre du vieux avec du neuf.

•VIEILLARD s. m. [Il mil.]. Homme qui

est dans le dernier âge de la vie : bon vieilliird. — Se dit quelquefois, au plur., des hommes et des femmes, en parlant d'une manière générale : on doit respecter les vieillards.

' VIEILLEMENT adv. A la manière des

vieillaids.

• VIEILLERIE s. f. Vieilles hardes, vieux nienbles ; on ne vend là que d-: la vieillerie.

— Se dit, fig. et fam., des idées rebattues et des phrases usées : il ne dit que des vieilleries.

•VIEILLESSE s. f. [vié-iè-se; « mil.]. Le dernier âge de la vie : grande vieillei^se. — Vétusté, ancienneté : cette maison, ce bâtiment tombe de vieillesse. — Vieilles gens en général : In vieillesse est chagrine, est avare, est soupçonneuse, etc.

' VIEILLIR V. n. Devenir vieux : cet homme commew'' à vieillir. — Se dit aussi de certaines choses qui, avec le temps, perdent de leur force, de leur vigueur : ietprit vieillit comme le corps ; son talent commence à vieillir.

— Se dit encore de ce qui commence à n'être plus d'usage, à passer, à perdre de sa vogue, de son importance, de sou utilité : ce mot, ce terme a beawoup vieilli. — Paraître vieux : il a bien vieilli depuis detix ans. — Vieillir v. a. Rendre vieux, faire paraître vitux avant le temps : les chagrins l'ont bien vieilli.

• VIEILLISS.4NT. ANTE adj. Qui devient

vieux.

• VIELLISSEMENT s. m. Etat de ce ip : vieillit, acheminement à la vieillesse : il ...-i dans l'dge oii le vieillisiement se fait:>ent(r.

' VIEILLOT. OTTEadj. et s. Qui commence à avoir l'air vieux ; il a l'air vieillot.

VIEL-CASTEL (Horace, coûte de), écrivain français, né vers 1797, mort en 1864. On a de lui, entre autre? œuvres. Collection de costumes, armes et meubles (1826, 3 vol.), beaucoup de romans de la vie mondaine, et plusieurs volumes se rapportant à Marie-Antoinette (lS5S-'a9). (V. S.)

• VIELLE s. f. [viè-le] (esp. vihuela). Instrument de musique à cordes de boyau, dont on joue par le moven de quelques touches et d une petite roue qu'on tourne avec une manivelle : vielle commune.

VIELLE-ADRE, ch.-l. de cant., arr. et à 3;i kil. S.-E. de Bagnères-de-Bigorre (Hautes- Pyrenéês) ; 350 hab.

• VIELLER V. n. Jouer de la vielle ; ilvavieller de porte en porte. — User de longueurs inutiles dans une affaire, dans un ouvrage : vous n'avancez tien, voui ne faites que vieller.

• ■VIELLEUR, EDSE s. Celui, celle qui joue de la vielle : fades venir ce vielleur, cette II- ileuse.

VIEN Joseph-Marie , peintre français, né à Montpellier en 17 lo, mort ea IsOS. En I77.Ï, il devint directeur de l'Ecole française des

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beaux-arts H Rome, et en 1781 de l'Académie de Paris. Napoléon I" le fit sénateur. Il passait pour le premier peintre historique de son époque et le régénérateur de la peinture en Fraii re.

VIENNE lall. Wien), capitale de la monarchie ausiro-hongroise, et de la province de la basse Autriche, sur le Danube, à 500 kil. S.-S.-E. de Berlin; par 48» i3' lai. N. et 14» 3' long. E. ; 1,635,647 hab. dont 43,000 Juifs, et -2.5,000 protestants. C'est une des plus agréables villes de l'Europe, et elle s'est beaucoup embellie depuis 1858. Jusque-là de hautes murailles et de profonds fossés entouraient la vieille « cité » et la séparaient de 36 faubourgs. Le nivellement des fortifications confondit la cité elles faubourgs, et Vienne fut divisée en neufs districts, tous sur la rive droite du Danube, à l'exception de Léoooldstadt. La ville in;éiieure(JnnêreS<arfi), encore ai'pelée « la cité », comprend la plus vieille partie de Vienne, les plus u'rands squares et les plus beaux édifices, avec un beau quartier neuf sur l'emplacement des fortifications et du large glacis qui les entourait. Le Ringstrasse, ligne de boulevards bordés d'édifices

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Tienne. — Cathédrale Saint-£tienne.

princiers, et plantés d'arbres, forme une ceinture autour de cette ceinture de Vienne, longue de i kil. et large de 60 m. Le nouvel opéra est d'une grande magnificence dans ses arrangements intérieurs. Le beau quai François-Joseph est la continuation du Rinsslrasse le Ion? du canal du Danube {Donankanal), bras méridional du Danube. Le Jaecerzeile, dans Leopoldstadt, qui conduit au Prater, est une large voie comme on en trouve au moins une dans chacun des autres quartiers. 11 faut citer encore le palais du Belvédère, bâti parle prince Eugène, le grand arsenal et la station du chemin de fer du Nord, une des plus belles du monde. Le pnncipalsquareesl la Stephansplatz, où s'élèvent la cathédrale et le palais épiscopal, et qui marque le centre de Vienne. Sur la Burgplatz extérieure (place du Palais) se trouvent les statues équestres du prince Eugène et de l'archiduc Charles. La Burgplatz intérieure est formée par les quatre ailes principales du palais impérial, fouchant au palais, il y a le théâtre impérial [Burytlteater]. l'école d'equi talion, regardée comme la pius belle d'Europe, la bibliothèque impériale, les muséums d'histoire natuieile, et les cabinets de médailles et d'antiquités. La cathédrale de

Saint-Etienne est un des plus magnifiques morceaux de l'architecture gothique. La grande tour du sud, restaurée en 1860-'64, a environ 470 pied?. Au-dessous de la cathédrale sont de vastes catacombes. Dans le palais impérial se trouve la chambre des trésors. Les muséums de zoologie, de botanique et de minéralogie sont presque les plus complets qu'il y ait au monde. La galerie impériale de peinture, avec plus de 2.000 œuvres de presque tous les grands maîtres, fait partie du palais du Belvédère. La bibliothèque impériale, fondée en 1440, compte environ 600,000 volumes, 20,000 manuscrits, et 30,000 gravures. La collection de manuscrits de l'Académie orientale est sans contredit la plus riche du monde. L'université de Vienne, fondée en i.'î65, est particulièrement célèbre pour son école de' médecine. Elle compte près de 4,000 étudiants. A l'université se rattachent des observatoires astronomique et météorologique, un jardin botanique et dilférents musées et institutions. L'institut polytechnique a plus de 1,300 étudiants. L'immense imprimerie impériale possède un matériel unique à certains égards. Vienne consacre un capital de plus de IS millions de florins à des institutions charitables. L'hôpital général peut recevoir 3,000 malades; dans la maison de maternité qui est attachée s'effectue plus de la moitié des naissances illégitimes, non seulement de la ville, mais encore des campagnes '^ environnantes. Le Prater, la pro- ^ menade a la mode, est un beau g^^ parc dans une île du Danube, long de plus de fi milles; mais les avenues qui conduisent à ce qu'on appelle le Wûrslelprater, avec leurs panoramas, leurs escarpolettes, leurs bandes de musiciens et leurs cuisines champêtres, sont plus animées. L'exposition nniverselle, ouverte sur le Prater, le l'f mai 1873, recul environ 5,500,000 visiteurs. On a conservé la rotonde, c'est-à-dire la partie centrale du bâtiment principal.

Vienne tire son eau du Schneeberg, distant de 63 kil. par un aqueduc qui a été terminé en 1873 et qui est le plus considérable ouvrage de ce genre dans l'Europe continentale. Au point de vue commercial. Vienne est un grand entrepôt de trafic avec l'Orient.

On y fabrique des articles de fantaisie en cuir, en nacre de perle, et en écume de mer, de la joaillerie, des gants de chevreau, des horloges, des instruments de musique et d'optique, des châles, des soies et des velours. Les fameux jardins de Schœnbrunn. la résidence d'été de lempereur, se trouvent à 3 kil. S.-O. de la cité. — Vienne, fondée sans doute à l'origine par des Celtes, paraît pour la première fois dans l'histoire sous le nom deVindobona, et comme lieu de station des légions romaines dans la Pannonie supérieure. C'était la principale ville de l'Ostmark, fondée par Charlemagne, et en 1160 elle devint la résidence des ducs de la maison de Babenberg. Sous les premiers princes de Hapsbourg, elle atteignit une grande prospérité, et au xv* siècle sa population était de 50,000 hab. Mathias Corvin la prit en 1485, et elle se défendit héroïquement contre le sultan Solyman le Magnifique en 1329. Sous Ferdinand 1", elle devint la résidence des empereurs d'Allemagne. Au xvi° et au xvii« siècle, elle fut puissamment fortifiée, mais ses progrès furent arrêtés par les troubles religieux pendant la guerre de Trente ans, par les épouvantables ravages de la peste en 1679 et par la seconde inva-

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sion des Turcs en 1683, où la valeur de Stharenberg et les secours amenés à tpm[is par Jean Sobieski de Pologne réussirenl à la sauver. Léopold V' l'enibellil beaucoup, el Marie-Thérèse et Joseph II la dotèrent dinstilutions savantes. Charles VI conclut à Vienne, en 1738, un traité avec Louis XV. Napoléon occupa la ville en 1805 et en 1809, époque où fut négociée la pai.x de Scliœnbiunn. En 1814-15, le congrès de Vienne, la plus grande assemblée de princes et de diplomates qu'il y ait jamais eu, réorganisa le système poliîique du continent. Les discussions préliminaires s'ouvrirent l'n sept. 1814, et les actes généraux furent signés le 9 juin 1815; ceu.\ qui se rapportaient à la confédération germanique, formée alors.

avaient été signés le jour précédent. Ln 1848, des soulèvements révolutionnaires éclatèrent à plusieurs reprises, et Windischgraelz prit possession de la ville après une émeute en octobre. (Voy. Autriche.) Le30 oct. 1864, la paix fut conclue à Vienne entre l'Autriche et la Prusse d'un côté, et le Danemark de l'autre.

■VIENNE, Vie7ma Allobrogum, ch.-l. d'arr., à 82 kil. O.-N.-O. de Grenoble (Isère), sur la rive gauche du Rhône, par 45° 31' 28" lat. N. et 2» 32' 11" long. 0.; 27,000 hab. Cathédrale Saint-Maurice (style gothique). Ancienne capitale des AUobroges, cette ville devint colonie romaine sous Tibère. Elle fut le berceau du christianisme dans les Gaules et elle eut des archevêques jusqu'à la Révolution. Il s'y tint plusieurs conciles, particulièrement celui où fut aboli l'ordre desTempliers (1311 ). Elle fuHa capitale du premier etdu second royaume de Bourgogne. Plomb, fer, draps, papiers, cordages. Patrie de Sainl-Mamert et de Ponsard.

'VIENNE, Vigenna, rivière qui prend sa source à Millevaches (Corrèze), baigne Limoges, Chabannais, Coni'olens. Châtellerault etChinon, et se jette dans la Loire à Candes (Indre-et-Loire), après un cours de 410 kil. Princ. affluents, la Creuse et le Clain.

■VIENNE, dép. de la région occidentale de la Trance, doit son nom au principal cours d'eau qui le traverse; situé entre les dép. de Maine-et-Loire, d'Indre-et-Loire, de l'Indre, de la Haute-Vienne, de la Charente et des Deux-Sèvres; formé de parties delaTouraine etdu Berry; 6,097 kil. carr . ; 343,uuuhab. Pays de plaines, traversé au S. par quelques hauteurs de montagnes, d'Auvergne. Princ. cours d'eau : la Vienne, le Clain, l'Auzance, la Dive, la Creuse, la Charente etlaGarlenipe. Céréales, vins, chanvre. Environ le tiers de la superficie se compose de terre arable; un huitième est couvert de forêts, et le reste est aride. Dentelles, lainages, quincaillerie, armes à feu, coutellerie, etc. — Ch.-l., Poitiers; 0 arr., 31 cant., 300 comm. Evêché à Poitiers, sulfragant de Bordeaux. Cour d'appel et académie a Poitiers. — Gh.-l. d'arr. : Poitiers, Châtellerault, Civray, Louduu et .Montuiorillou.

VIENNE (Haute-), dép. de la région centrale de la l'iaiice, doit sou nom a sa position sur le cours supérieur de la Vienne; situé entre les dép. de llndre, de la Vienne, de la Creuse, de la Coircze. de la Dordogne et de la Charente; foriné du haut Limousin, d'une partie de la basse .Marche et de quelques communes du haut Poilou; 5,al7 kil. carr.; 304,000 hab. Sol sablonneux et peu fertile; il renferme, néanmoins, de bons pâturages; pommes de terre, châtaignes, chanvre, vins, etc. Mines de ier, de [ilomb, d'antimoine, de cuivre, chevaux, bœufs, mulets, porcs, moutons. Fabriques de païucr, de porcelaine, d'acier, etc. Princ. cours d'eau : la Vienne, la Gartempe, le Thoriou, la Briance. Le territoire e^t traversé par les

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montagnes, qui vont rejoindre celles d'.\uvergne et qui séparent le bassin de la Loire de celui de la Garonne. Point culminanl,le Puy- Vieux (980 m.) — Ch.-l., Limoges; 4 arr., 27 cant., 203 comm. Evêché à Limoges, suffraganl de Bourges ; cour d'appel à Limoi-es : ch.-l. académique à Poiliers. — Ch.-l. d'arr. : Limoges, Bellac, Rochechouart et Saint- Vrieix,

VIENNE! (Jean Pons Guillaume), littérateur, né à Bfziers (tlérauit), le 18 nov. 1777, mort à Paris le 10 juillet 1S68. Lieutenant d'artillerie de marine en 1796, il fut capturé par les .\nglais et resta 8 mois sur les pontons. Il fit ensuite la campagne de Saxe. Au retour des Bourbons, il publia quelques couplets satiriques qui le firent mettre hors cadre, devint député et se rallia à Louis- Philippe. Il fut admis à l'Académie le 1 8 nov. 1 830. Ses tragédies ont eu peu de succès ; il a laissé, en oulre, Histoirennlitaire des Français; Histoire des guerres de la Révolution, etc.

VIENNOIS, OISE s. et adj. De Vienne ; qui appaii lent à celle ville ou à ses habitants. |

VIENNOIS 'Le), petit pays de l'anc. France (Dauphine); ch.-l.. Vienne.

•VIERGE s. f. (lat. virgo]. Fille qui a vécu dans une continence parfaite : c'est une vierge. — Marie, mère de Dieu : la Vierge; la sainte Vierge — Un des douze signes du zodiaque, le sixième à commencer par le Bélier : (/ est né sous le signe de la Vierge. — ■Vierge adj. Se dit des personnes, filles ou garçons qui ont vécu dans une continence parfaite : ce garçon est encore cierge. — Tekre MERGE, terre qui n'a jamais été soumise à la culture. — MÉT.iUS vierges, ceux qui se trouvent purs et sans mélange dans le sein delà terre. — Fig. Une réput.\tion vikrce, une réputation intacte. — Cire vierge, cire préparée, ordinairement mise en pain, et qui n'a encore été employée à aucun ouvrage. Huile vierge, première huile qui sort des olives, sans qu'on les ait encore pressées. Parcheui.n vierge, parchemin qui est fait de la peau des petits agneaux ou chevreaux mort-ncs. — Bot. Vigne vierge, arbrisseau sarmenteux et grimpant, qui a des feuilles semblables à celles de la vigne et qui porle des fleurs d'un blanc sale, auxquelles succèdent des baies d'un vert noirâtre : on cultive la vigne vierge pour garnir les murs, ou }iOur /'aire des berceaux dans les jardiiif.

VIERSEN [fir'-zènn]. Ville de la Priisje rhénane, à 16 kil. S.-O. de Crefeld ; 20,000 hab. Centre important pour le coton, le lia, la laine, la soie, le ruban et le velours.

VIERZON ou ■Vierzon- ville, ch.-l. de cant., arr. et a 3'; kil. .N.-O. de Bourges (Cher), au confluent de l'Yèvre etdu Cher, sur le canal du Berry ; 10, ùOU hab Parchemineries, verreries, porcelaines, bois, vins, grains.

VIÈTEou Viéta (Fr.\nçois), malhémalicien français, né a Fonleiiay-le-Comte en 1540, mort en 1603. Il était maître des requêtes sous Henri 111 et Henri IV. 11 est le premier qui Combina les symboles d'opération avec les symboles de quantité et qui rendit ainsi l'algèbre une science purement symbolique. Une édition contenant la plupart de ses œuvres a paru en 1646, par les soins de Van Schootou.

VIEUSSENS (Raymond) [vieu-sanss], médecin fiançais de Montpellier, né dans le Rouergue en I6»1, mort à Montpellier vers 1720. Ha Neurografiiiia Universalùi sur l'anatomie du cerveau, de la moelle épinière et des nerfs, parut en 168.Ï. Une des premières structures aiiatomiques qu'il ait décrite- est la «*alve de Vieussens », couche mince ue substance nerveuse blanche dans le quatrième ventricule du cerveau.

• VIEUX. Voy. Vieil.

VIGA

VIEUXCONDÉ, commune du canton de Condé-sur-Escaut (Nord), arr. et à 14 kil.N. de Valenciennes; o.oOO liab.(Voy. Condé-sur- EscAUT.) Port d'embarquement pour les houilles des riches mines eiiviroiinaiites. * VIF, 'VIVE adj. (lat. viviis) Qui est en vie : l'ordre po)te qu'il sera pris mort ou vif. — Qui a beaucoup de vigueur et d'activité : c'est un enfant fort vif. — Avoir l'esprit vif, l'iua- GiNATiuN vive, avoir un esprit, une imagination qui conçoit et qui produit proniptement et facilement. — Se dit encore de certaines choses, soit physiques, soit morales, pour marquer la force, la violence de l'impression qu'elles font sur nous : un froid vif. — Air VIF, air pur et fiais, tel que celui des hautes montagnes, et qui lait impression sur la poitrine : l'air est très vif sur ces montagnes. — Couleur vive, couleur fort éclatante : celle femme a des couleurs bien vives. — Foi vive, loi qui est accompagnée des œuvres; et quelquefois aussi, foi ardente et que rien n'ébranle. — Se dit également de ce qui est exprimé avec force, avec chaleur, de ce qui est énergique, animé : des représentations vives.

— Expressions vives, expressions où se fait sentir le feu de l'imagination ; et. Traits vifs, traits piquants : il y a dans cet ouvrage des expressions vives, des traits fort vifs. — Haie vive, haie formée d'arbustes, ordinairement épineux, qui ont pris racine et qui sont en pleine végétation; par ofiposition à Haie morte ou sèche, celle qui est formée d'épines ou d autres bois morts entrelacées. — Bois vif, se dit des arbres qui donnent des branches et des feuilles, fiar opposition à Bois MORT. — Chaux vive, chaux qui n'a point été imprégnée d'eau. — Dartre vive, dartre qui parait extrêmement enllaiiimé. — Eau vive, eau qui coule de source, et quelquefois eau qui est trop crue : les eaux trop vives sont malsaines. — Roche vive, roche dont la surface n'a pas été altérée. — Le roc vif se dit quelquefois de ce qui forme le roc même, par oppo.-.ttion à la terre ou au sable dont il est recouvert : on a fouillé jusqu'au roc vif.

— Vive arête, le trancliant des angles du bois, de la pierre, etc., lorsqu'ils ne sont ni écornés, ni emoussés : une poutre avive arête.

— Mécan. Force VIVE, le produit delà masse par le carré de la vitesse. — Vif s. m. Chair vive : il a fallu louper beaucoup de ctiairs mortes avant que de trouver te vif. — Fig. Trancher, couper dans le vif, se priver tout d'un coup et absol. d'une cho^e qui fait beaucoup de plaisir, et à laquelle on e=t très sensible : dans ces occasions-tà, il faut couper dans le vif. — 'I'rancber, couper dans le vif, signifie aussi rompre tout à coup des relations nuisibles, ou prendre des mesures énergiques dans une allaire. — Fig. Piquer au VIF, faire une oUense très sensible. Etre TOUCHÉ au VIF, être sensiblement touché de quelque chose. — Le vif de l'eau, se dit des plus fortes marées, et du temps où elles ont lieu; par opposition à Morte eau. — De vive voix ioc. adv. En parlant, en employant la parole : dons ma lettre, je ne puis que vous annoncer cette nouvelle, je vous donnerai les détails de vive voix. — Ûe vive force Ioc. adv. Avec violence, en surnioiitaiil tous les obstacles : il enleva ce poste de vive force.

VIF, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. S. de Grenoble (Isère), sur la Grège: 2,734 hab.

* VIF-ARGENT s. m. (Voy. Mercure.) - Fig. et fam. Cet homme a du vif-argent dans les

VEINES, DANS LA TÈIEJ c'eST DU VlF-ARGENT, il

esl d'une telle vivacité, d'une telle mobilité d'esprit, qu'il dit, qu'il fait souvent des étourderies.

VIGAN (Le), Vindomagus, ch.-l. d'arr., à 79 kil. U.-iN.-O. de Nîmes (Gard), au pied des Cévennes, au centre d'un riche ba^sin houiller; par 43° 59' 28 " lat. N. et par 1" 16' I 6" long. E.; 5,400 hab. Vieux pont sur l'Arre.

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