‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 587 sur 639 · VINO · texte numérisé non relu

VINO

au sommet duquel sont allachées des cordes qui entraiuent un pivot mobile. Ces cordes sont munies, à leur extrémité inférieure, d'une poignée appelée étrier, ou d'une barre de bois.

VINDÉLICIE (lat. Vindelicia), province de l'empire romain qui comprenait des portions du duché de Bade, du Wurtemberg, de la Bavière, du Tyrol et de la Suisse. Elle fut conquise par Tibère sous le règne d'Auguste.

VINDÉMIAL, ALE adj. (lat. vindemia, vendange). Qui concerne les vendanges.

VINDEX (Caius-Julius), général gaulois, mort devant Besançon en 68. Propréteur de la Gaule celtique, il fut le premier à repousser l'autorité de Néron, et oii'rit ia couronne à Galba. Virginius Rufus, gouverneur de la Germanie supérieure, l'attira à une entrevue et le fit assassiner.

• VINDICATIF. IVE alj. (rad. lat. vindicare,

yenger). Qui aime à se venger, qui est porté à la vengeance : homme vindicatif. Se prend toujours en mauvaise part.

VINDICATIVEMENT adv. D'une manière

vindicati\o.

* VINDICTE s. f. (lat. vindictn). Jurispr. Ne s'emploie que dans celte loc, La vindicte PUBLIQUE, la poursuite d'un crime au nom de la société : en France, la vindicte publique n'appartenait qu'aux gens du roi.

VINÉAL, ALE adj. Qui vit dans les vignes.

* VINEE s. f. Récolte du vin : nous avons pleine vinée.

' VINER v. a. Ajouter de l'alcool à des vins pour les conserver, pour pouvoir les transporter sans qu'ils s'altèrent

VINEIS iPetrus de) [vi-né-iss] ou Pietro DELLE Vigne [vi -nié], jurisconsulte italien, né a Capoue, mort en 1249. Il fut cliancelier de Frédéric II qu'il défendit contre les papes. Il reste de lui De Poteslate Imperiali et d'importantes lettres <ur les acte^ de Frédéric II.

VINET ( Alexandre- Rodolphe ), ministre

protestant et écrivain suis?e, né à Lausanne en 1797, mort en 1847. 11 fut professeur à Bâle et à Lausanne. Ses ouvrages comprennent Théolor/ie pastorale, ou Théologie du ministère évangélique, et Histoire de la littératiire au xviu» siècle (2 vol.).

VINET (Elie), littérateur, né près de Barbezieux en 1509, mort à Bordeaux en 1587. Il a édité les œuvres de Sidoine .\pollinaire, d'Eutrope, de Perse, d'Ausone, etc.

VINETTE s. f. Ornith. Nom vulgaire du

jaseur.

* VINEUX, EUSE adj. Se dit proprement du vin qui a beaucoup de force : ce vin-là est bien vineux. — Qui a un goût, une odeur de vin : pêche vineuse. — Qui est de couleur rouge, comme le vin rosé : couleur vineuse. — Fertile en vin : paysvineux.

' VINGT adj. [vain] (lat. viginti). Deux fois dix : vingt hommes.

VINGTAINs. m. [vain -tain]. Féod. Droit de la vingtième partie des fruits.

* VINGTAINE s. f. Coll. Nombre de vingt ou environ : tme vingtaine de personnes, de soldats.

' VINGTIÈME adj. [vain-tiè-]. Nombre ordinal de Vingt : danssav'mgtième année. — s. m. La vingtième partie ; il est pour un vinijticme dans cette affaire. — Impôt établi sur les biens-fonds, et qui était la vingtième partie de leur revenu : payer le vingtième.

VINGTUPLE adj. Vingt fois autant.

VINGTUPLER v. a. Rendre vingt lois plus grand.

* VINICOLE adj. (lat. vinum. vin; colo, je cultive). Qui a rapport à la culture de la vigne. Un dit aussi Viticole.

VINICULTURE s. m. Culture de la vigne.

VINIFÉRE adj. (lat. vinum, vin; fera, je porte). Qui produit du vin.

* VINIFICATION s. f. Art de Faire le vin. — Fermentation qui produit le vin.

VINIQUE adj. Qui provient du vin.

VINOSITÉ s. f. Etat de ce qui est vineux.

VINOYi Joseph), général, né dans l'Isère en 1803, mort le 29 avril 1880. Il se destina à l'état ecclésiastique, et prit ensuite du service dans la garde royale. 11 fil les campagnes d'Afrique et l'Italie; en 1863, il était sénateur; en 1870, il commandait le 13° corps à Mézières; il prit ensuite le commandement du 3° corps; commandant en chef de Paris, il signa la capitulation. 11 essaya en vain d'enlever les canons de Muntmar'.re (Voy.

VIOL

CoMMiNE.) TI venait d'être révoqué du poste de irrand chancelier de la Légion d'honneur lorsqu'il mourut subitement.

* VIOL s. m. (rad. lat. violare, violer). Violence qu'on fait à une fille, à une femme que l'on prpiid de force : le rapt et le vinl fiint pwns des travaux fiweés par In loi. — Législ. « Le viol est le crime que commit un homme qui abuse d'une femme sans son conseiitemeiil, soil par violence physique ou morale, soit par surprise. Le coupable est condamné aux travaux forcés à temps, et si le crime a été commis sur un enfant de moins de Lïans accomplis, la coui' d'assises inflige le maximum de ladite peine |20 ans). Si le coupable est, soit uu ascendant de la victime, soit une peisonne ayant autorité sur elle, soit son instiluteur, soit son servileur à gages ou celui des personnes ci-dessus désignées, soit un fonctionnaire, soit le ministre d'un culte, ou enfin, s'il a été aidé dans son crime par une ou plusieurs personnes, la peine est cellp des travaux forcés à perpétuité 'C. pén. .3;t2, 333).

(Ch. Y.)

* VIOLACÉ, JSE adj. Dune couleur tirant sur le violet. ÎSe se dit guère qu'en botanique et en médecine.

VIOLAEIÉ, ÉE adj. Bot. Qui ressemble ou qui se r.pporte au irenre violette. — s. f. pi. l'amille de planles dicotylédones dialypélales bypogvnes ayant pour type le genre violette.

" VIOLAT adj. m. N'est usité que dans ces dénominations : Sirop violât, sirop fait avec des violettes ; et Miel violât, miel où l'on a mis infuser des violettes.

* VIOLATEUR, TRICE s. Celui, celle qui viole les droits, les lois, les traités, etc. : les violateurs des lois.

' VIOLATION s. f. (lat. violatlo). Action de violer un ciif^agenient, de porter atteinte à un droit, de profaner une chose sacrée, d'enfreindre des règles : la violation du serment.

' VIOLATRE adj. D'une couleur tirant sur le viuii.'t.

* VIOLE s. f. (lat. viola). Instrument de musique à sept cordes de boyau, dont on joue avec un archet ; joueur de viole. Cet instrument n'est presque plus en usage, et souvint on donne son nom à la partie d'alto ou quinte.

* VIOLEMENT s. m. Infraction, contravention a ce qu'on doit observer : le violement des traités, des promes!<es, des lois, etc. — — Violence qu'on fait à une fille, à une femme que l'on prend de force : les lois punissent de mort le rai4 et le violement. En ce sens, on dit plus ordinairement, Viol.

* VIOLEMMENT adv. [vi-o-la-man]. Avec violence, avec force, avec impétuosité, avec ardeur : le vent souffle violemment.

VIOLENCE s. f. (lat. violentia). Qualité de ce qui e.-t violent : ta violence des vents, de la tempête. — Force dont on use contre le droit commun, contre les lois, contre la liberté publique : user de violence. — Fig. Faibe VIOLENCE A LA LOI, y donner un sens forcé et contraire à son véritable esprit. — Se faire VIOLENCE, faire des ellorts sur soi-même pour se vaincre. — Fam. Faike une douce violence a quelqu'un, le presser d'accepter une chose qui lui est agréable, mais qu'il refuse par façon. — Législ. « La violence est une cause de nullité des contrats qui ont été faits sous son influence; car elle vicie le consentement, non seulement lorsqu'elle a été commise par celui au profit duquel l'o- Llit'ation a été contractée, mais encore lorsqu'elle a été exercée par un tiers, et même lorsqu'elle a été commise sur le conjoint, les descendants ou les assceridants de la partie contractante (C. civ. 1109, HH, -1113). Les partages elles transactions sont spécialement

VIOL

rescindables pour cause de violence (id. 8S7. 20.Ï3). Dans tous les cas, l'action en rescision est limitée à 10 ans, à compter du jour où la violence a cessé (id. 2233). — Les violences exercées envers les personnes et sans motif légitime, par un officier public, un fonctionnaire ou un coinniandaiit de la force publique, sont une circonstance aggravante des faits commis (C. pén. 18fi). Il en est de même, à l'inver.^e, des violences exercées par toute personne envers un magistrat, un officier ministériel ou un agent de la force publique, dans l'exercice de ses fonctions (id. 228 et s.:, et aussi qui des actes de violence ont été commis par un mendiant ou un vagabond (id. 279). Tout individu coupable de vol commis à l'aide de violence est condamné aux travaux forcés à temps: et, si la violence a laissé des traces de blessures ou de contusions, la peine des travaux forcés à perpétuité peut être prononcée. »(V.S.)(Ch. Y.)

* VIOLENT, ENTE adj. Impétueux, qui agit avec impétuosité, avec force ; vent violent. — Se dit aussi d'une douleur grande et aiguë : fièvre violente. — Se dit également des personnes, des sentiments et des actions : un homme violent. — Mort violente, mort causée par force ou par quelque accident, et non par une cause naturelle et ordinaire : il est mort de mort violente.

' VIOLENTER v. a. Contraindre, faire faire par force : on ne veut point le violenter.

' VIOLER V. a (lat. violare). Enfreindre, agir contre : rîo/t;7' les lois. — Faire violence à une fille, à une femme, la prendre de force : violer une fille, une femme. — Alisol. Les soldats entrèrent dans la ville, pillèrent et violèrent.

* VIOLET, ETTEadj. De couleur de la fleur qu'on nomme violette : drap, toffetas, satin, ruban violet ; couleur violette. — s. m. Couleur violette : le violet est une couleur modeste.

* VIOLETTE s. f. Nom vulgaire de plantes du genre viola que l'on trouve dans la plupart des pays tempérés. On les a assez communément subdivisées en violettes sans tiges et violettes à tiges feuillues; on les classe ensuite d'après la couleur de leurs fleurs. La violette à capuchon ou violette bleue (viola cucullatu), sans tige, est très abondante dans les terrains bas, où elle forme de gros bou-

Violctlc patl

u (Viûla pudata).

quets, avec ses grandes fleurs qui vont du violet foncé au violet pâle, et qui, quelquefois, sont blanches ou tachetées de blanc. La violette patte d'oiseau {viola pedata) vient surtout dans les lieux sablonneux; ses feuilles sont joliment découpées en lobes étroits; Ses fleurs sont d'ordinaire d'un pâle lilas pourpré, mais souvent blanches. Parmi les violettes à tige feuillue, la plu5 commune est la violette inodoi'e (viola cnnina, var. ."sylvr^trif, autrefois viola muhlenbenjii) . C'est une plante basse à branches rampantes et à pe-

VIOL

tites fleurs d'un violet clair, dont l'éperon est long comme la moitié des pétales. L'espèce la plus populaire est la violette des bois (viola odorata), à fleurs violettes ou blanches, d'une odeur suave. Elle est le symbole de l'humilité. — Bois de violette, sorte de bois, ainsi appelé parce que sa couleur a du rapport avec celle de la violette.

VIOLEUR, EUSE s. Personne qui viole.

* VIOLIER s. m. Plante qui vient sur les murs sans être cultivée, et qui porte des fleurs jaunes d'une odeur douce et agréable : il y a différentes sortes de violiers. On l'appelle au-si Giroflée.

VIOLLET-LE-DUC (Eugène-Emmanuel) architecte et archéologue, né a Palis le 27 janv. 1814, mort à Lausanne, où il voulut être enterré, le 18 sept. 1879. Sa profonde connaissance de l'architecture du moyen âge le mit à même de restaurer nos principaux monuments historiques : église abbatiale de Vézclay, Notre-Dame de Paris, Sainte-Chapelle (avec MM. Lassus et Duban), abbaye de Saint> Denis, cathédrales d'Amiens, de Sens, de Laon, de Sainl-Nazaire, de Carcassonne, Notre-Dame de Chalons-sur-Marne, églises de Sauiiuir et de Poissy; enceinte de Carcassonne, château de Pierrefonds, etc. En ISii.i, il fut nommé professeur d'histoire artistique et d'esthétique à l'Ecole des Beaux-Arts. 11 a publié des œuvres capitales, qui ont mérité d'être traduites ou imitées dans toutes les langues : Dictionnaire de l'architecture française du XI' au xvi= siècle (10 vol. 18b3-'o8); Dictionnaire raisonné du mobilier français (l8:i,S-'7o); Entretiens sur l'architecture (2 vol. f8ti3-'72); Histoire d'une maison (1873); Histoire d'une forteresse; Histoire de l'habitation humaine (1875); Habitations modernes (h^lo, 2 vol.|; Mémoire sur la défeme de ParisCiSli). 11 lut conseiller municipal de Paris depuis 1874 jusqu'à sa mort.

' VIOLON s. m. (ital. vinlone). Instrument de musique à quatre cordes, et dont on joue avec un archet : jouer du violon. — Celui qui joue du violon : une troupe de violons. — Espèce de prison contiguë à un corps de garde : il laisail du train dans la rue, on l'a arrêté et mis au violon. — Encycl. Le violon a pris sa forme actuelle vers le commencement du xvi' siècle. 11 a quatre cordes accordées en quinte : mi, la, ré, sol, la plus basse donnant ce qu'on appelle le sol moyen. Cette corde est entourée d'un fil métailique; les autres sont de boyau nu. Le corps de l'instrument se compose d'une table sonore, qui est toujours laite de sapin a grain serré, et d'un dos d'une forme appropriée, ordinairemet d'érable, mais quelquefois de sycomore, ou, dans les très vieux instruments, de poirier. Du milieu de la partie supérieure s'étend le cou ou manche, qui se termine par une petite boîte se retournant en volute. Sur le manche est la planche à doigté en ébcnc. A l'extrémité inférieure les cordes sont attachées à une queue ou clef mobile, généralement en ivoire; elles sont tendues sur un chevalet de bois de hêtre, dont la base repose sur la table. La tension des cordes est réglée par quatre chevilles au bout du manche. Le bois de la table et du dos, comme celui des côtés, est très mince. Pour rendre cette fragile structure capable de supporter la grande pression produite parla tension des cordes, la table et le dos sont arqués. Ce n'est que vers le milieu du xvn° siècle que le violon établit définitivement sa suprématie; mais la viole, surtout la violda g^imba, ne devint hors d'usage que vers 1723. — Le premier lacteurde violonsproprement ditdont lesinstniments soient bien authentiques est Gaspard diSalo, qui travaillait entre I j60 et 1(j!2. L'école italienne des fabricants de violons prit naissance à Brescia, et fut, autant que

VIPÉ

nous le pouvons ?avoi:\ foiid''e par Gaspard di Salo. Le plus jrrand fadeur de celte époque fut Giovanni Paoio Mag-o-ini (vers 4o;i0-l640). Mais les facteurs de BrescianetardèrenI pasà être éclipsés pareeux de Crémone, petite ville rendue fameuse par une suite de pratids fabricants, à la tête desquels se distingua pendant des ïénéralions, la famille des Amali, (Voy. Amati.) Nicolas, fils de Jérôme Aniati, est l'un des trois grands facteurs de Crémone ; les deux autres sont Guarnerius et Stradivarius. Andréa Guarneri (Guarnerius) vient ensuite. D'autres membres delà même famille, fabriquèrent des violons; mais le plus illustre du nom est Joseph-Antoine, qu'on appelle Joseph del Gisà. Au-dessus d'eux tous se place Antonius Stradivarius. 11 naquit en I04i, l'ut l'élève de Nicolas Amati, dont il porta les principes à la perfection.

* VIOLONCELLE s. m. Instrument de musique, à quatre cordes, de même forme que le violon, mais d'une bien plus grande dimension, dont on joue aussi avec un archet, et qni se place entre les jambes. On le nomme autrement Basse. — Syn. de Violoncelliste.

' VIOLONCELLISTE s. m. [-sè-li-]. Celui qui joue du viulonceile.

VIOLONER V. n. Jouer du violon.

VIOLONEURs. m. Joueur de violon.

* VIOLONISTE s. Celui, celle qui joue du violon. Ne se dit guère que des artistes d'un talent remarquable : c'est un des premiers violonistes de la capitale; cette dame est forte violoniste.

VIONVILLE, comm. de l'Alsace-Lorraine, à 20 kil. de Metz, 440 hab. Bataille du 16 août 1870. (Voy. Metz.)

VIORNE s. f. (lat. vihurnum). Bot. Genre de caprifoliacées sambucées, dont l'espèce principale, la viorne-Un {vibnrnum tinus) ou laurier-lin, du midi de la France, est cultivée dans nos jardins. La viorne mancienne {vibitrnum kmlana), commune dans nos haies, est nn arbrisseau à fleurs blanches et à feuilles velues, dont les rameaux sont très tlexibles, et qui porte des baies noirâtres réunies par bouquets. — 11 y a une espèce de clématite qu'on nomme Clématite-viorne.

VIOTTI vGiovanni-Battista), violoniste italien, ne vers n.S.'>, morl en 1824. Il devint premier violon de la chapelle royale à Turin, et résida ensuite à Paris et à Londres, et prit rang parmi les plus grands virtuoses de son temps. Aujourd'hui, on se souvient de lui surtout grâce à ses Six duos concertans pour deux violons.

* VIPÈRE s. f. (lat. vipera). Espèce de serpent venimeux, et vivipare, à la différence de la plupart des autres, qui sont ovipares :

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