‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 611 sur 639 · VOLT · texte numérisé non relu

VOLT

de cornue maintenue à une petite distance lune de l'aulre. Celte lumière se manifestant

Pile voUnïqne simple.

dans le vide et dans les gaz non comburants, n'est pas le résultat d'une combustion.

VOLTAIRE (François-Marie Arooet de), célèbre philosophe, poêle et écrivain, né à Châtenay, près de Sceaux, le ^0 fév. 1694, mort à Paris, le 30 mai 1778. Son vrai nom était A rouet: et l'on suppose que celui de Voltaire, qu'il devait iliuslrt-r, était l'anaeramme à'Aronet l. j. (le Jeune). Son père, trésorier à la chambre des comptes, le destinait au barreau, mais il abandonna bientôt l'étude du droit pour ne s'occuper que de littérature et de poésie. Kn 1712, il accompagna son panain et son maître en scepticisme, le marquis de Châteauneuf, à la Huj-e, mais le scandale de ses relations avec une personne de cette ville le força de revenir à Paris, où il fut mis en prison comme soupçonné d'être l'auteur de vers satiriques sur Louis XIV, qui venait de mourir. A la Bastille, il écrivit une partie de son poème épique La Henriade (sur Henri IV) et il y termina sa tragédie à'Œdipe, après la lecture de laquelle le régent le relâcha. La trasédie fut représentée avec un éclatant succès en 1718. et fut suivie de pièces moins appréciées. La Henriade, volée à son auteur, altérée et publiée sous le titre de La Liijut:. devint si populaire, même sous cette forme corrompue, que Voltaire se hâta d'en publier une édition exacte. A la suite d'une altercation avec un chevalier Rohan-Chabot il fut banni en 1720 et vécut en Angleterre, oii il se lia avec lord Bolingbroke et les libres penseurs. De retour à Paris, il y fut l'idole du public. 11 exprima son admiration pour les institutions anglaises dans ses Lettres sur les Anglais. 11 écrivit ensuite Brutus et peu après Zaïre (1730), qui, bien que composé en 22 jours, est son drame le meilleur et le plus pathétique. Il ne réussissait pas toujours à réprimer ses opinions déistes et libérales dans ses pièces de théâtre, et sesLeiO'es furent brûlées par la main du bourreau. Il n'échappa à une arrestation qu'en se retirant à Cirey, dans le château de la savante marquise du Châtelet, chez laquelle il résida presque constamment jusqu'à la mort de celle protectrice en 1749. Eu 17oti, il dut chercher refuge à Bruxelles à cause du scandale soulevé par le Mondain. 11 se rendit près de Frédéric le Grand en 1740, et une autre fois eu !74i avec une mission politique. Dans le même temps, il écrivit les Iracédies Alzire, Mahomet eiMérope. En 17-16, il passa quelque temps à Pans, où il écrivit et lit représenter de nouvelles tragédies, donna à Le Kain des leçons d'art dramatique, et fut nommé académicien et historiographe royal. En 1730, il alla à Berlin où Frédéric le gratifia d'une pension de 20,000 fr. ; il étudiait avec lui deux heures par jour. C'est là que Voltaire termina son Siècle de Louis HT; Frédéric, de son côté, lui soumettait ses vers et ses essais. Mais leur intimité se changea en rivalité et en rupture violente; à la Un, Voltaire résolut de briser sa chaîne. Il emporta quelques poésies du roi. et il eut à souffrir à Francfort l'ennui d'une arrestation dans les circonstances les plus désagréables (I7S.3).

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Plus tard cependant, il reprit sa correspondance avec Frédéric. En Mon, Vullaire acheta une terre près de Genève {Les Dtliees); mais il eut des querelles avec les Suisses, ses voisins. La publication de La Pucelle, caricature épique de Jeanne d'.\rc et de son histoire, lui ciéa beaucoup d'ennemis. A propos de vers satiriques qu'on lui attribuait sur Louis XV et M™" de Pompadour, il fut menace de lettres de cachet. En 1762, il se transporta à la terre de Ferney, sur le territoire français, mais près de la frontière suisse, de façon à pouvoir facilement se réfugier d'un pays dans l'autre. Ses livres et ses spéculations sur les fonds publics lui avaient acquis une fortune très considérable, et il dépensait beaucoup d'argent en munificences charitables. Il était dWenu eu quelque sorte le fondateur d'une nouvelle secte de penseurs et d'écrivains, qui, sous la direction de Diderot et de d'Alembert, donnèrent un corps à leurs idées dans la grande Encyclopédie. Cependant Voltaire était personnellement un déiste décidé et il répudiait la philosophie de son siècle, qui tentait de bannir Dieu de 1 univers. Dans sa 84* année, il vint à Paris, apportant une tragédie nouvelle, Irène, et il fut reçu par toutes les classes avec des démonstrations et des honneurs sans exemple. Voltaire fut le roi des écrivains de son temps. Le secret de ses succès est dans ses satires, ses contes, ses vers de société, ses madrigaux, ses lettres et ses épigiaïuines, où tout l'esprit du siècle se trouve exprimé avec une grâce, une vivacité, un piquant, un agrément inimitables. Ses œuvres comprennent en outre : Histoire de Charles Xl[, roi de Suéde; Histoire de la Bussie sous Pierre le Grand; Essai sur les mMirs et sur l'esprit des nations; Le Dictionnaire philosophique, etc. Les meilleures éditions de ses œuvres sont celles de Beuehot (182y-'34, 10 vol.) et de Louis Barré (l».56-'o9, 20 vol.] — Voy'. Voltaire, par David-Friedrich Strauss iS^'édit., 1872); Voltaire, par John -Morley (1871), et Voltaire et la Société du xviii= siècle, par 1 .-G. besnoireterres (I8do-'76, 8 vol.).

VOLTAIRIANISME s. m. Se dit de l'esprit d'incrédulité railleuse et de scepticisme qui anima Voltaire et ses partisans.

• VOLTAIRIEN , lENNE s. Partisan des idées, de la philosophie de Voltaire. — Adjectiv. L'esprit voltairien.

VOLTAÏSME s. m. Electricité développée par la mI'- de Volta.

VOLTAMETRE s. m. Instrument qui sert à mesurer l'intensité d'un courant voltaîque.

• VOLTE s. f. (lat. volutus). Man. Certain mouvement que le cavalier fait exécuter au cheval en le menant en rond; et cercle tracé par le cheval dansée mouvement : mettre un cheval sur les voltes. — Demi-volte, la moitié de la volte, le demi-rond que fait le cheval : serrer la demi-volte. — Escr. Mouvement pour éviter les coups de l'adversaire.

• VOLTE FACE s. f. Est principalement usité dans cette phrase. Faire volte-f.\ce, se retourner pour résister a l'ennemi qui poursuit : les ennemis s'enfuirent jusqu'àun certain endroit où ils firent volte-face; des volte-face.

' VOLTER v. n. Escr. Changer de place pour éviter les coups de son adversaire.

VOLTERRA (anc. Volaterrx); ville de Toscane (Italie), a 30 kil. S.-O. de Florence; d,796 nab. C'est la ville d'Italie qui a gardé le plus de vestiges de son origine étrusque. La sacristie de sa remarquable cathédrale est riche eu reliques. Dans le voisinage, il y a des sources d'eaux chargées de sel et de borax, des salines, des houillères, des carrières ûe marbre, de gypse et d'albâtre ; cette dernière substance sert à ùhriquer beaucoup duujets.

VOLTERRA (Daniele da), peintre italien,

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