‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 633 sur 639 · YORK · texte numérisé non relu

YORK

.lux me.mres arbitraires du gouvernement, lui retira sa charte-

YORK, ville dePennsvIvanie, surleCodonus Cieek, à ."iO kil. S.-S.-E. de Harrishuri; ; 12,000 hab.

YORK (duc d'), titre porté autrefois par le plus leune des fils du roi d'.^nglelerre. Il fut (xiur la première fois conléré à Edouard Planlagenet, cinquième fils d'Edouard III, en 13îs5, et ce fut lui qui fonda la fameuse maison d'York (voy. Angleterre) ; il mourut en 1402. H eut "pour successeur son fils Edouard, qui périt à Azincourt en 1415, et laissa son titre à son neveu Richard, fils d'Anne Morlimer. Ce titre fut ensuite porté par Edouard Planlagenet. plus tard Edouard IV; par Richard Planlagenet, qu'on suppose avoir été assassiné par son oncle Richard III, en 1483; par HenriTudor. plus tard Henri VIII ; par Charles Stiiart, plus tard Jacques I", et par Jacques Stuart, plus tard Jacques 11. Le prétendant, Jacques III, le conféra à son second fils, Henri-Benedict, connu dans l'histoire sous le nom de cardinal d York, le dernier représentant delà famille royale des Stuarls. (Voy. Stuart, Henbi-Bk.nkdict-Maria- C.LÉMENT.)— Après l'avènement de la maison de Hanovre au trône de lafirande-Bretagne, George 1^'', le 5 juillet 1716, créa son frère, Ernest-Auguste, le prince évêque d'Osnabiûck, duc d'York et d'Albany. Celui-ci mourut en 1728, et Edouard-.\uguste, second fils de Frédéric prince de Galles, reçut le titre en 1700. et mourut sans enfants en 1767. Le dernier duc d'York et Albany a clé Frederick, second fils de George 111,. né à Windsor en 1S63, mort en 1827. D'abord pourvu de l'évêché luthérien d'Osnabi uck, il préféra suivre la carrière des armes. D'une extrcine ignorance, il brigua les premiers grades et fut nommé d'emblée colonel. On lui confia en 171)3 le commandant de l'armée anglaise dans les Flandres. Il mit le siège devant Diinkerque qu'il savait dépourvu de garnison ; mais l'héroïsme des habitants le tint en échec et l'arrivée du général Hoiichard le força de plier bagaee (7 sept.). H fut vaincu le lendemain à Hondschoote, subit encore un échec à Bois-le-Duc (14 sept. 17941 et à Baxtel (17 sept.), rentra en Angleterre, y lut élevé au grade de feld-maréchal et reçut le commandement suprême de l'armée de terre. On lui confia en 1799 une armée destinée à opérer en Hollande, conjointement avec les Russes. Battu par Brune â Alkm.iar, il signa une honteuse capitulation. (Voy. Alk- MAAR.) A son retour en Angleterre, il fut accusé et convaincu d'avoir trafiqué des commissions d'officier. Il donna sa démission dégénérai en chef, mais on le lui rendit en 1811. Les catholiques n'eurent pas d'adversaire plu^ acharne.

YORKSHIRE, le plus grand comté de l'Angleterie, sur la mer du Nord cl lesluaire de Humbell; 15,713 kil. carr. ; 2,500,000 hab. Il se divise en trois circonseiiptions {riding:i), du Nord, de l'Esletde l'Ouest, chacune ayant une administration particulière. La côte est élevée et abrupte. Presque toutes les eaux du pays sont amenées au Hiimber par rOuse. Le "val d'York, les districts de Holderness et de Cleveland, et plusieurs autres régions étendues sont d'une extrême fertilité. Cap., York.

YORKTO'WN [iork'-laounn], ville de la Virginie sur la rivière York, a H) kil. de son embouchure, cl à 9.t kil. E.-S.-E. de Richmond; 1,000 hab. Ce village est surtout célèbre pour avoir soutenu deux sièges, en 17si et en 186-2. La première lois, lord Cornwalis s'y défendit avec 8,000 hommes derrière de puissantes fortifications, et avec l'appui d'une Hotte à l'ancre dans la rivière, contre les forces américaines et françaises

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combinées sons les ordres de Washinjrton. Une Hotte française de 37 vaisseaux commandée par de Grasse, était dans la baie de Chesapeake, pour l'empêcher de fuirou dâtre secouru par mer. I/Investissemenl eut lieu le 30 sept.; le 17 cet., Cornwallis, après une sortie qui fut un échec, proposa de capituler. Il se rendit le 19 avec toutes ses troupes. Ce coup termina réellement la guerre de l'indépendance. Le second siège de Yorktown fut commencé par .Me Clellati le 3 avril 1862 et dura jusqu'au 4 mai.

YORK VON WARTENBURG ( Hans-David- Ludovig comik) [ lorin \ ai'-ten-bourca: ] , homme de guerre prussien, jic en 'I7.'i9, mort en 1830. En 1812, il commandait les troupes prussiennes auxiliaires dans l'armée de Napoléon qui envahissait la Russie. En déc. il conclut avec les Russes une convention par laquelle il devait rester neutre, et que le roi désavoua. Lorsque la guerre éclata entre la Russie et Napoléon, il reçut le commanmandement du l'^'' corps, et le 5 avril 1813, vainquit Eugène de Beauhai'nais à Danuigkow; le 19 mai, il remporta un autre succès à Weissig. Il prit une part décisive k la bataille de Katzbach, le '26 août, et battit Bertrand à Wartenburg le 3 oct.; c'est à cette victoire qu'il dut son titre. Pendant la bataille de Leipzig, le 16 oct., il défit Marmont à .Mœckern. Le 11 fév. 1814, à .Montmirail, il sauva le corps du général Sacken,qui s'était témérairement engagé coutre Napoléon, et le 9 mars il se distingua à Laon. 11 fut fait maréchal de France en 1821.

YOROUBA ou Yarriba, contrée d'Afrique, au iN. (le 1 un^,e de Bénin et à 10. du Niger, entre 1" et 9" 30' lat. .M. et G» et 3° 20' Ions. E ; 130.000 kil. carr. ; 2,000. OuO dhab. au moins. La capitale, qui étiit lutrelois Kalounga, est aujourd'hui Oyo Aucune paitie de l'Afrique ne contient tant de villes [lopi leuses que l'Yorouba. Les piinci| Ilorin,Iladau, Ogboiimoshoel IjaM qui ont de 40 à 70,000 hab. Les naturels ont le teint d'un brun clan avec des traits qui rappellent I euio péen plutôt que le nègre. Ce sont peut-être les plus industrieux et h s plus intelligents des indigènes dt, l'Afrique. Le grand article d expor tation du pays est l'huile de palme

YOSEMITE [io-sé-mi-té] (indien ours grts\. vallée de Californie ou serpente le Merced, à 240 kil S 1 de San-Francisco. Rien ne l'égal pour la majesté de son paysage et la magnificence de ses catatacte dont la chute totale est d'une han teur de 866 m.

YOUNG (Arthur) [ieunng], etii vain anglais, ne en 1741, moit n 1820. 11 s'est surtout occupe dati culture. Ou a de lui : A Six Wt I Tour throuyh the Southern tuuntt (1768); Course of Expérimental A /i i culture (1770, 2 vol. in-4'') ^( Months' Tour throw/h the Noith / Eiigland (17 70, 4 vol. in-S"), Ih Farmer's Calendar (177!) Rui il Economy (1772); PolÙical AnthmetK (1774) ; et Travels in France, Spain, and Italy (1791, 2 vol. iu-4°) Il i fondé la revue intitulée Annals uf Agriculture (l'iSi) et l'a dirigée pei>dant 4o vol.

YOUNG (Brigham), chef des Mormons de I Ulah, né à Whitingham (Vermont) en 1801, mort le iî9'août 1877. 11 débula par être peintre vilrier dans l'Etat de New-York. En 1832, il s'affilia aux .Mormons à Kirliand (Ohio), devint un des douze apôires en I83.T, et fut envoyé dans les états de l'E. pour faire des prosélytes. Il vint

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en Grande-Bretagne en I840-'4I , et établit, à Liverpool, une mission permanente qui prospéra. Après la mort de Joseph Smith, en juin 1844, Young fut choisi pour président. La charle de Nauvoo ayant été révoquée, Young partit avec ses sectateurs en 1846, et, après unepfniblem.ircheàtraverslesplaines, arriva dans la vallée du grand Lac-Salé oiiil fonda la ville du Lac-Salé [Sait Lake City) en 1 847 ; il fut dès lors le chef absolu de la colonie. En 1849, il organisa l'état du Désert; mais, en 18,ï0, le congrès en fit le territoire de l'Utah, dont Young fut no.mmé gouverneur pour (juatre ans. Le 29 août 18o"2, Young proclama la « loi céleste du mariage », sanctionnant la polygamie, qui, disail-il, avait été révélée à Joseph Smith en juillet 1843. Un nouveau gouverneur fut nommé en 1854, mais Young le poussa à donner sa démission, et il en garda les fonctions, défiant l'autorité fédérale jusqu'en 1857, où il céda à la force armée. Son pouvoir absolu avait pour principal appui la société secrète militaire des danites. dont il était le chef. En organisant et en dirigeant le commerce et l'industrie de son peuple à son avantage, il accumula de grandes richesses. Il a laissé un grand nombre de veuves.

YOUNG (Edward), poète anglais, né en 1684, mort en 1765. Il fit jouer, en 1719, à Drury Lane, sa tragédie de Busiris, et, eu 1721, The Revenge. En 1725-'28, parurent ses satires sous le titre général de The Love of Fume, the Universal Passion. En 17i7, il devint un des chapelains du roi. La mort de sa femme, en 1741, et d'autres épreuves lui inspirèrent les « Nuits » (Night Thoughts; 1742-46), son œuvre la plus célèbre. On a publié des éditions collectives de ses œuvres en 1741 et en 1757; Isaac Reed y ajouta deux volumes en 1767.

YOUNG (Thomas'!, phy-icien aiielais ne en 1 pre-

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IfoMniite Fall.

coce, après avoir étudié la médecine à Londres, à Edimbourg et à Gœttingue, ii fut, en iSOI, nommé professeur de physique à l'institution royale, et donna sa démission en 1803. L'annce préccdeiile. ii avait publié un

Syllabus of Course of Lectures on Nalural and Expérimental Philosophy, conlenanll'iinnonce de sa découverte de la loi d'interférence de la lumière, laquelle contribua grandement à l'établissement de la théorie des ondulations. A partir de 1802 jusqu'à sa mort, il fut secrétaire de la société royale pour la correspondance étrangère. Il se livra aussi à l'étude des hiéroglyphes égvptiens et soutint des controverses contre Cliampollion. On a de lui : A Course of Lectures on Natural Philosophy and the Mechanical Art!! (1807, 2 vol. in-4»); ASystem uf Pratical Nosology (1813); Elcmentary Illustrations of theCelestial Meehanirs of Laplace (1821), et Rudiments of an Egyptian Diitinnâry (1830).

YOUNGSTOWN, ville de l'Ohio (Etats-Unis), sur le Mahoning, à 65 kil. N.-N.-O. de Pittsburgh (Pennsylvanie); 15,000 hab. La région environnante contient beaucoup de houille et de fer.

YOUTE s. Juif. (Pop.)— Youyou. (V. S.) YPORT, commune du cant. de Fécamp, arr. et à 3.5 kil. N.-E. du Havre (Seine-Iulëneure); 1,789 hab. Petit port d'échouage. Bains de mer; casino.

* YPREAU s. m. Espèce d'orme à larges feuilles, qui nous est venu des environs de la ville d'Ypres : une allée d'ypréaux; une avnnuc d'ypréaux.

YPRES (flam. et allem. Ypern), ville de la Flandre occidentale (Belgique), sur l'Yperte, à 47 kil. S.-O. de Bruges; 18,000 hab. On a desséché les marais qui renvironnaient, et sa forteresse a été rasée. Elle possède une belle cathédrale gothique, ainsi que l'école nationale de cavalerie. On y fabrique des lainages, des fils de lin {diapré d'Ypres) et des dentelles. Au xiV siècle, Ypres avait 200.000 hab.

YPSILANTI, ou Ypsilantis, nom d'une pui.ssante et riche famille grecque fanariote, originaire de Trébizonde et établie à Conslanlinople; elle préleiidait descendre des Comiiènes. — I. (Athanasius), fut, au commencement du xviii<: siècle, un favori du sultan.— II. (Alexandre), son fils(l725-lS0oi, fut interprète |)rès de la Sublime-Porle, et hospodar de Valachie (1774). En 1780, il accorda le libre exercice du culte aux lulhériens, et donna, peu après, sa démission; il fut renommé en 1790, fait prisonnier par les Russes, qui le gardèrent jusqu'en 1792, et encore une fois hospodar de 1796 à 1798; mais, soupçonné de relations coupables avec la Russie, il fut exéculé. — III. (Constantin), fils du précédent, né vers 1760, mort eu 1816. Il conspira pour la délivrance de la Grèce, mais fut découvert et prit la fuite. Il devint ensuite drogmau près de la Porte ottomane; puis, en 1799, hospodar de Moldavie, et, bientôt après, de Valachie. Privé de son gouvernement en 180.5, il enira au service de la Russie. — IV. (Alexandre), fils du précédent, né en 1783, mort en 18:'8. Il entra dans l'armée russe en 1809, perdit la main droite à la bataille de Dresde, et devint, en 1817, major général. En 1820, il prit la tête du mouvement projeté par la Hélœrie, société secrète, qui avait pour but d'assurer l'indépendance grecque. Le mouvement éclata d'abord dans les principautés danubiennes (fev. 1S21); mais il ne se montra [las à la hauteur des circonstances, et, après la ra:ale issue de la bataille de Dragashan, le lii juin, il s'enfuit et se livra aux Autrichiens qui le tinrent six ans prisonnier. — V. (Demetrius), frère du précédent, né en 1793, mort en 1832. Il se distinj;ua dans l'armée russe en 1814, prit part a I insurrection de la Moiée en juin 1821, commanda au siège de Tripolitza, et prit la ville d'assaut en octobre ; mais il fut, en décembre, repoussé à Nauplie. Kn juillet 1S22, il tint dans la cita-

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délie d'Argos, et rendit possible la deslruc- 1 tion complète de l'ennemi dans les défilés qui sont entre cette place et Corinlhe. Eu juin 18-2o, il arrêta Ibrahim Pacha aux moulins de Lerna. Sous Capo d'Istria, il eut un commandement militaire de 1828 à 1830. En avril 1832, il fut un des sept membres de la commission militaire.

TRIARTE (Ignacio), peintre espagnol, né en 1620, mort en 1683. C'est un des plus célèbres paysagistes espasnoU. Murillo a peint les figures de certains de ses tableaux.

YRIARTE.I. (Juan de), érudit espagnol, né en 1702, mort en 177). Traducteur officiel près du principal secrétaire d'Etat en 1740, il inventa un système perfectionné d'orthographe, de ponctuation et d'accentuation pour la langue espagnole, recueillit 24,000 proverbes espagnols, et publia Grammntica/atina, en verso castellano (8' édit. 1820), et d'autres ouvrages en prose et en vers. — II. (Thomas de), neveu du précédent, né en 1750, mort en t7il1. Employé dans les bureaux du secrétaire d'Etal, il a publié des écrits de controverse, des drames et des poésies, originaux ou traduits, et dont le morceau le meilleui est lajV/usicu.Il doitsurtout la célébrité à ses Fabulas literarlas, où, sur 80 pièces environ, il essaie 40 mètres différents.

YRIEIX (Saint), Aridius,né à Limoges en .ïll, mort en u9l. Il fut chancelier de Théodeberl, roi d'Austrasie,el fonda le monastère d'Alane, autour du(juel se forma la ville de Saint-Yrieix. — Fête le 25 août.

YRIEIX(Saint-)[i-rié], ch.-I.d'arr.,à45kil.

S. de Limoges (Haute-Vienne), sur la Loue; par 4.5"'30'57 " lat. N.et par {" S' 1" long.O.; 8,000 hab. Riches carrières de kaolin et de petunsé découvertes en 1770; fabriques de porcelaine, de cuir, de papier. Vieille église appelée Le Moulier, extrêmement intéressante comme appartenante l'époque de transition entre le roman et le gothique. — La ville se forma autour d'un monastère fondé par saint Vrieix.

YSABEAU (Alexandre-Clément), conventionnel, mort à Pans en 1823. Il entra chez les oialoriens, devint, en 1790, vicaire général de l'évêque constitutionnel de Tours, et député à la Convention. Il vota la mort du roi sans appel ni sursis, il entra aux Anciens, d'où il sortit en 1798 et devint simple employé des postes.

YSSEL [aî-sèl] (anc. Sala; flam. Ijssel), rivière de Hollande, formée du vieux et du nouvel Yssel, qui se réunissent près de Doesbourg. Le premier (67 kil.) vient de la Westphalie (Allemagne); le second (27 kil.) est une branche du Rhin. La réunion de ces deux cours d'eau porte ordinairement le nom i'Overyssel (voy. ce mot), bai^rne Zuphlen et Devenler et se jette dans le Zuyderzée après un cours, 90 kil.— Sous le premier Empire, on appelait Yssel-Supérieur un département dont lech.-l. ilait Arnheim.

YSSIN(iEAUX ou Yssengeaux, Icidmacus, eli.l. d'arr. a 26 kil. N.-E. du Puy (Haute- Loire), sur une colline rocailleuse,'dans un territoire dénudé, par 45» 8' 37" lat. N. et par 1°47' 13" long. E.; 9,000 bab. Rubans, dentelles et blondes; bois, toiles, graines et bestiaux. Belle église moderne; ancienne chapelle des pénitents, surmontée d'une flèche élancée; restes du château féodal couronné de créneaux.

YTTRinM s. m. [il-tri-oram](de Ytterby,ea Suède, où l'on trouva pour la première fois les minerais qui le contiennent). Métal rare, que Woehler obtint pur pour la première lois en 1828. L'oxyde, découvert par Gadoiin en 1794, se présente en pelitesquantités comme

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constituant de plusieurs minéraux, tels que la gadolinite, l'yttro-tanlalite, l'yltro-litanitc, l'ytlro-cerite, etc. Symbole : Y; poids atomique : 01.7.

' YOCATAN, presqu'île du Mexique, s'étendant depuis environ 17° 20' jusqu'à 21° 30' lat. N., et depuis 89° jusqu'à 94° 50' long.O. 143,450 kil. carr.; 502,731 hab., dont beaucoup d'Indiens, surtout des Mayas. Le pays est généralement bas et plat, excepté à l'intérieur de la partie orientale, qu'une chaîne de collines basses traverse du N.-E. au S.-O. Le seul cours d'eau important est l'Usumasinla. 11 y a plusieurs grands fleuves souterrains. Le climat, quoique généralement très chaud, est en somme salubre, excepté sur les rivages du golfe. Une grande partie de l'inlérieurest recouverte d'épaisses forêts, riches 011 bois précieux, tels que l'acajou et le bois de rose. Au S. et à l'E., le sol est d'une très urande fertilité. On récolte en abondance le copal, et les autres gommes et résines. L'agriculture et l'élevaire des bestiaux sont les grandes industries; il faut aussi compter la pêche et la fabrication de grossiers tissus de coton et de divers articles faits avec ia plante appelée heneqtien ou pita (agave sisalana, qui donne une sorte de chanvre). 11 reste de nombreux et intéressants témoignages du haut degré de civilisation atteint par la race qui habitait, à l'origine, le Yucatan. Stephens et d'autres archéologues ont exploré les ruinesd'Uxmal, de Chichen,d'lzamal, et de Muyapan,etc. Celles d'Uxmal,les plus remarquables, à environ 50 kil. E.-S.-O. de Mérida, se composent de nombreux massifs de calcaire bâtis en larges terrasses, et pleins d'ornements. (Voy. CiiiCHiiN Itza.) — Francisco Fernandez de Cordoue visita le premier le Yuoalan. Ce pays appartint à l'Espagne jusqu'en 1821. Après plus de 3 ans d'indépendance, il fut réuni au Mexique en 1824; il eut encore des périodes d'indépendance de 1840 à 1843 et de ISiO a 18,S2. Depuis, il appartient au Ale.xique où il forme aujourd'hui les états de Yucatan et de Campêche.

YDCATAN, état maritime de Mexique, ;iu N.-E. de la presqu'île du Yucatan ; 73,000 kil. carr. ; 300,000 hab., presque tous Indiens Mayas. Cap., Mérida. L'instruction y est très développée et le commerce florissant. On exporte du chanvre de Sisal, des cordages, des cuirs, des peaux de daim, du sel, deschapeaux de Panama, des bestiaux, des peaux crues, de l'indigo.

*' YUCCA s. m. ['hi-u-ka) (mot caraïbe). Bot- Genre deliliacées aloinées, comprenant une trentaine d'espèces de belles plantes américaines, dont plusieurs servent aujourd'hui à l'ornement de nos jardins; les yuccas présentent l'aspect des aloès et portent une hampe centrale que termine une belle touffe de fleurs dont chacune semble être une petite tulipe blanche. Le yucca superbe {yucca gloriosa), atteint, au Mexique, des proportions gigantesques; chez nous, il ne dépasse guère 1 m. de haut; ses feuilles sont longues et piquantes à l'extrémité; on le cultive en pleine terre; maisil craint la neige et le verglas. Le yucca glauque (yucca glaucescens) s. les fleurs presque globuleuses, blanches, marquées de pourpre. — yuAon. CV.S.)

'YDNNAN, province du S.-O. de la Chine, confinant au Thibet, au Burmah. à Siam et àl'Annam; 317,162 kil. carr.; 12 millions d'hab. Les lacs de ce pays sont fameux ; celui de Talifou, au N.-O., a plus de 165 kil. de long sur 35 de large. Les principaux cours d'eau sont le Yangtse et le Lantsan. Pays montagneux, peu cultivé. Il contient des mines très riches, mais inexploitées. La ca-

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pitale, qui porte le même nom. sur le lac Chin, est importante par son commerce et son industrie. (Voy. Tonkin.)

YUST ou Yuste, célèbre monastère de hiéronymiles espagnols, à 40 kil. de Placenlia (Estramadure), dans une délicieuse situation. Chjrles-Quint s'y retira après son

abdication.

YVAN (Antoine), fondateur de l'ordre de la Miséricorde, né à Rians (Provence) en 1576, mort à Paris en 1653. 11 fut ordonné prêtre en 1606, se fit ermite et fonda, en 1633, l'ordre des religieuses de Notre-Dame de la Miséricorde.

YVERDUN (anc. Ebrodunum; ail. Ifferten), ville du canton de Vaud (Suisse), à l'extrémité S.-O. du lac de Neufchâtel, à 29 kil. N. de Lausanne; 6,000 hah. Elle possède un ancien château, où Pestalozzi établit son institut de 1805 à 182.Ï. Au xviii° siècle, Felice y fonda une grande maison d'imprimerie et d''édilion.

YVES (Saint) Yvo, prélat, né en Beauvaisis, vers 1040, évêque de Chartres en 1091, mort en 11 10. Ses fiEîiwres ont été publiées à Paris (1647, in-l'ol.). Fêle le 28 mai.

YVES D'ÉVREUX (Le Père), capucin et missionnaire, né à Evreux vers 1577, mort vers 1630. Ilfutenvoyé avec trois autres capucins, dans l'Amérique du Sud, pour évangéliser les peuplades des bords de l'Aiiiazone. La relation très intéressante qu'il a faite de son voyage dans le nord du Brésil, pendant les années 1613 et 1614, a été réimprimée avec soin en 1864 (Franck, éditeur, Leipzig et Paris).

YVES DE PARIS (Le Père), capucin, né à P.iris vers 1590, mort en 1678; il exerça d'abord la profession d'avocat, et prit l'habit religieux en 1620; il est l'auteur de 2S ouvrages de théologie qui sont aujourd'hui tonihés dans l'uubliavec tant d'autresœuvres du même genre.

YVESHÉLORI (Saint), V Avocat des pauvres, patron des gens de loi, né au manoir de Kaer- Martin (Bretagne) en 1253, mort à Lohauuec en 1303. Il est surtout connu par ce dicton populaire :

Sanctiis Yvus erat Bi-ito, Advrtcatiis et nnn latro, Res miranda populo !

que l'on peut traduire ainsi : « Saint Yvesétait Breton, avocat et pas voleur, chose étonnante aux yeux du peuple».

YVETOT, ch.-l. d'arr. à 36 kil. N.-O. de Rouen (Seine-Inférieure), au sommet d'un plateau aride, par 19° 37' 3 " lat. N. et par 1° 35' 2" long. E.; 8,500 hab. Le nom de cette ville est populaire comme éveillant le souvenir d'une petite royauté, presque microscopique, établie vers le milieu du vr siècle, et qui subsista paisiblement jusqu'au règne de Henri 11. Bien qu'on aime à se représenter les rois d'Yvetot comme des princes fort débonnaires.

Se levant tard, se couchant tôt.

Dormant fort bien sans gloire, Bekiugbii.

plusieurs se distinguèrent dans les guerres du moyen âge.

YVON (Claude), chanoine de Coutances, né à Mamers en t7l4. mort à Paris en 1791.11 collabora à VEii'yclopédie de Uidernl, et a laissé; la Liberté de conscience (Londres, 1754-'55,in-8''); /i/s(Oi'i-t; philosophique de la religion (Uège, 1779, 2 vol. in-8°;, etc.

YZEHRE ou Izeure, village de l'arr. et à 2 kil. E. de Moulins (Allier); 1,600 hab. Curieuse église qui dépendait d'un monastère fondé au xix" siècle.

ZAIN

ZAMO

ZANZ

* 2 s. m [zède-; ou ze^. Consonne. Vingtcinquième et dernière lettre de l'alphabel français, correspondant au Z {Zêta) do?

Grecs. — Fara. Il est fait comme un Z, se dit d'un liomme tortu. Dans cette phrase, on conserve (oujours la dénomination ancienne.

ZAANDAM. Voy. Sa.\rd.\m.

ZAATCHA, oasis d'Algérie, province de Constauliiie, à 30 kil. S.-O. de Biskra; elle renternie un village qui, s'étant révolté en 1849, fut pris d'assaut par les Français le 26 novembre de la même année.

ZAB s. m. Sing. du mol Ziban. Voy. ce niol.i

ZABOLON, le dixième fils de Jacob, le si.xièrae et dernier de Lia. Le territoire de la tribu de Zabulon s'élendait du lac de Gennézarelh à l'E. jusqu'à Carmel et à la Méditerranée. Celte tribu était à la fois agricole et guerrière.

ZACAPA, ville du Guatemala, sur le Rio Copan, près du Molacua, à 9o kil. E.-iN.-E. environ du Nouveau Guatemala, et à oO kil. S.-O. du port d Izabal sur l'Atlantique; 8,000 hab.

ZACATECAS [sa-ka-lé-'kass]. I, état central du Me.\ique, confinant au Coahuila, San Luis de l'olosi, .^giias Calientes. Jalisco et Durango;65.3fi4 kil. carr, ; 425,000 hab. C'est l'un des états les plus montagneux de la république. L'argent y est extrêmement abondant. — II, capitale de cet étal; dans une gorge profonde, à 300 kil. N.-O. de Mexico ; 3o,0u0 hab. Sile aride et désolé. Ou y a fabriqué de grandes quantités de monnaies d'argent.

ZACHABIE, [za-ka-ri] le onzième des douze petits prophètes. Il revmt de Babyloiie avec Jérobabel, et commença à prophéti-ier dans la seconde année de Darius, roi de Perse, 520 av. J.-C, deux mois après Aggée. Les prophéties de Zacharie sont les plus longues de celles des petits prophètes. Son style est décousu et incohérent. (V. S.)

ZACYNTHDS [za-cin-tuss]. Voy. Zantk.

• ZAGAIE s. f. [za-ghê] (esp. azagaya). Javelot dont se servept les habitants du Sénégal et la plupart des peuples sauvages : lancer la zagaie.

ZÂGAZIG. ville de la basse Egypte, capitale de la province de Sharkieh, à itH kil. N.-O. de Suez; 40,000 hab. Son importance commerciale s'est beaucoup accrue depuis la construction du canal d'eau douce qui l'unit àlsmallia et à Suez. Auprès, se trouvent les ruines de l'ancienne Bubaste (Bubastis).

' ZAÏM s. m. Soldat turc, dont le bénéfice militaire est un peu au-dessus de celui du timariot.

' ZAIN adj. m. Se dit d'un cheval dont la robe ou le poil, simple et uniforme, n'a aucune marque de blanc : on dit que les chevaux zidns sont tout bons ou tout mauvais..

ZAÏRE. VoT. Co.NGO.

ZALEUCUS [za-leuku?s], législateur Looriens occidentaux: colonie grecque (

des

- - ; cque dans

le S. de l'Italie. La tradition le place vers 660 av. J.-C. Ses lois étaient, dit-on, d'ilne extraordinaire sévérité

ZAMA, ancienne ville de Numidie, sur les confins du territoire carthaginois. C'est là queselivra, le 19 oct. 202 av. J.-C, la bataille où Seipion vainquit Annibal et mit ainsi fin à lasecoiide guerre punique.

ZAMACOÏS (Eduardo) [za-ma-ko'-iss].

peintre de genre espagnol, né en 1837, mort en 1871. Parmi sts tableaux, on remarque Diderot et d'Alembert, Cervantes conscrit, Torrcros entrant dans l'arène, et la Favorite du Roi.

ZAMBÈZE ou Couanza, fleuve de l'Afrique méridionale, appelé, dans son cours supérieur, Leambve ou Leeba. Il nait vers le 1 1° lat. S. et 'H" long. E.; il coule au S. pendant environ l,Hb kil. jusqu'à la grande cataracte de Mosialunya ou chutes de Victoria, puis au N'.-E. et au S.-E., et va se jeter par plusieurs bouches dans l'océan Indien, par t8° 4o' lat. S., et 34" 20' long. E. Sa longueur totale est d'enviro 2,900 kil. Des bancs de sable mobiles obstruent son embouchure. C'est Livingstone qui vit le premier les chutes de Victoria, par 17» 53' lat. et 24° 12' long. Le Zambèze a, entre autres alfluenls, le Shiré, par où se déverse le lac Nyas3a.(V.S.)

ZAMIE s. f. Bot. Genre de cycadées, dont

Zamie de la Floride {Z:

tegrifolia) et son fruit.

l'espèce principale, la zamie de la Floride {zamia integrifolia),pTodaH de l'arrow-root.

ZAMOJSKI ou Zamoiski [za-moî-'ski]. I (Jan), homme d'Etat polonais, né en 1541, mort en 1603. En 1.373; \1 poussa à l'éleclion de Henri d'Anjou, plus tard Henri III. comme roi de Pologne; après le départ de Henri, il fit nommer Etienne Bathori (1374). En 1380, pendant la guerre avec la Russie, il fut fait helman,ou commandant en chef, et, en 1582, négocia une paix avantageuse. Il épousa la nièce de Bathori, et, après la mort de celui-ci, en 1586, il appuya la candidature de Sigismond 111, fils du roi de Suède, défit l'armée du candidat opposé, l'archiduc Maximilien, à Cracovie, et le fil prisonnier avec ses troupes. De 1590 jusqu'à sa mort, il défendit presque seul l'intégrité de le Pologne, luttant avec

succès contre les Turcs, les Cosaques, lesmo'daves et les Suédois. Il fonda Zamosc, qui devint une des places les plus for!e.■^ de Pologne, et encouragea libéralement la littérature et la science. Parmi ses écrits, il laut citer le Testameiitum Joannis Zamori (1606). — II. (Andrzej, comte), homme l'Etal, né en 1716^ mort en 1792. Après avoir servi en Saxe, il revint en Pologne en 1735 comme maiorgenéral. En 1860. il émancipa ses serfs. A l'avènement de Stanislas-Auguste, il devint grand chancelier; mais il se démit en 1767. En 1776, il prépara un code de lois, dont les dispositions libérales, surtout en ce qui touchait l'émancipation générale, firent différer l'adoption jusqu'en 1791.

ZAMORA I, province de N.-O. del'Espasne, dans le Léon; 10,710 kil. carr.; 260,000 iiab. Les pnicipaux cours d'eau sont le Douro et et son affluent lEsla. .Mines d'antimoine et de plomb argentifère. — 11, capitale de cette province, sur le Douro, à 200 kil. N.-O. de iMadrid; 14,0UO hab. Cathédrale golhique; quelques usines. Alphonse le Catholique la prit aux Maures en 748; elle fut reprise et détruitepar Almanzor en 983, puis rebâtie sous Ferdinand II et Alphonse Vlll. Elle a a été, à difl'érentes époques, la capitale du Léon et de la Castille.

ZAKCLE. Voy. Messine.

ZANESVILLË, ville de l'Ohio, sur les deux rives du Muskingum. à l'embouchure du Licking, à 80 kil. E. de Columbus ; 2 1 .000 hab. La ville a été fondée en 1799, et de 1810 à 1812 elle fut la capitale de l'état.

ZANGUEBAR. Voy. Zanzibar.

ZAMORA (Antonio de), auteur dramatique espagnol, mort après 1730. Il était chambellan du roi Philippe V. On a de \ui Don Juan, \mdé de El Burlador de Sevilla deTirso de .Molin;], et qui a fournit le fond des œuvres modernes sur le même sujet.— ZanarJelli. (V. S.)

* ZANI s. m. Personnage bouffon dans les comédies italiennes : des monuments prouvent que tea zani étaie>,t usités dans les utellancs.

ZANTE ou Zacynthus I, nomarchie du royaume de Grèce, comprenant l'Ile de Zante et plusieurs autres lies plus petites; 738 kil. carr.; 45.000 hab. Lîle de Zante, à 16 kil. S. de Céphalonie, mesure environ 40 kil. de long sur 20 de large (391 kil. carr. ; 40,000 hab.). C'est la troisième des îles lonienes comme grandeur, mais la première comme fertilité. C'est une plaine cou verte de vignes qui donnent les petits raisins qui, une fois secs, prennent le nom de raisins de Corinthe ou de Zaute. On y fait aussi beaucoup d'huile d'olive. Cotonnades blanches et bleues, soieries, etc. — 11, capitale de cette nomarchie, sur la côte S.-E. de l'Ile; 20,000 hab. Elle possède une citadelle, et un port qui ne le cède qu'à celui de Corfou. Auprès sont des puits de pétrole.

ZANZIBAR, pays d'Afrique, sur la côte orientale; il comprend les lies de Zanzibar,

ZAVI

de PemT>a, de Mafia, et d'autres plus petites, plus le litloriil qui leur fait lace (appelé autrefois Zangiiebar), depuis l'île de Warcheikh, par 2° 30" lat. N. jusqu'au village de Kionj-'a, au S. du cap Delgado, par 10° ia' lat. S. Les principaux cours d'eau sont leJuha, le Dana, le Sabaki, le Roufou, le Wami, le Kingani. le Lufiji ou Rufiji et leRovunia. La contrée qu'ils arrosent est très fertile, et donne toutes les productions des tropiques. La plus grande partie du commerce de Zanzibar est aux mains des banians ou traflquanls hindous. On exporte surtout l'ivoire, le copal, les peaux crues, les peaux de chèvre, la praine de surisuri, l'ébène, l'huile de coco, et la myrrhe. L'île de Zanzibar a une superficie de 1,597 lui. carr., et une population de 100,000 à 380,000 hab. Elle est séparée de la terre ferme par un détroit larpe de 25 kil. La ville de Zanzibar, ou Beled-Zunzibar, appelée UMguja par les naturels, se trouve surlacrtIeO.; 80,000 hab. Elle est bàlic dans une presqu'île sablonneuse reliée à la grande île par un pont de pierre. L'eau polable y est amenée des petits cours d'eau de l'intérieur par un aqueduc. C'est le grand marché de l'ivoire, du copal et des clous de girofe. — Zanzibar est devenu indépendant d Oman en 1862. Son second souverain (seyid). Burghash, succéda à son frère Majid en 1870; il lit des traités a\ec l'Angleterre pour la suppression du commerce des esclaves en 1873, 187.Ï et 1876, et vint en Grande-Bretagne en 1873. (V. S.)

ZAOUIA s. f. Etablissement arabe qui sert à la fois de mosquée et de lieu d'asile dans quelques villes.

ZAPOLYA. Voy. Hongrie.

ZARA (anc. Jaderu), ville d'Autriche, capitale de la Dalmatie, sur un promontoire de l'Adriatique, dans le golfe de Zara, à 104 kil. IN. -0. de Spalato; 18,000 h. La ville est très forte; elle possède un port spacieux, un arsenal et une cathédrale. C'est à Zara que se fabriquent les fameuses liqueurs appelées marasquin et rosoglio; on y fait aussi des cuirs, des soies et des toiles. Zara soutint un siège célèbre contre les forces françaises et vénitiennes combinées, au commencement de la quatrième croisade.

ZARSKOË-SELO, ville de Russie à 22 kil. S. de Sainl-Petersbourg. Magnifique palais inipéiial d'été; vaste parc.

ZAUSCHNÉRIEs. f. [zôsi-chné-rl] (de Zuuschncr, botaniste amateur de Bohême). But. Genre d'onagrariée-, comprenant une seule

Z.iU5chnérte de Californii: (Zauschncri.i Ciilifornica).

espèce de sous-arbrisseaux américains. C'est la zauschnérie de Californie (zauschneria Californica).

ZAVISZA le Noir de Garbow et Roznow, héro- polonais auquel sa valeur et ses vertus chevaleresques ont fait donner plus tard le nom àaBinjard delà l'ologne. Lu lojuillel 1410, il conlribuu le plus à la victoire de Tannenberg; il fut ensuite cmba-sadcur de Pologne

ZEBR

auprès de l'empereur Sigismond et, à deux reprises, ambassadeur auprès de Charles Vil de France. 11 représenta la Pologne au concile de Constance. Placé, en 1428, à la lêlc de l'armée impériale, pourariêler l'invasion des Turcs, il rencontra ceux-ci ?i Golubacz, (Galambolz), sur les rives du Danube. La vue des innombrables hordes musulmanes ell'raya tellement les chrétiens, qu'ils lâchèrent pied et entraînèrent l'empereur .Sigismond dans leur fuite. Zavisza resté seul avec deux écuyers, ne voulut point .'ubir la honte de tourner le dos an danger; il se précipita, tête baissée, au milieu des ennemis, dont il fit un horrible carnage, jusqu'à ce que, épuisé par ses blessures, il finit par être terrassé et fait prisonnier. Les chefs turcs, ne pouvant s'entendre sur celui d'entre eux à qui appartiendrait cette glorieuse proie, se niireni d'accord en le faisant massacrer. Les exploits de ce chevalier sans peur et sans reproche ont inspiré à l'hislorien poète Niemcewicz l'un de ses plus beaux chants historiques. Zavisza laissait une veuve, Barbe de Radolin, fille du comte Malhieu Paittin d'inovlodz, qui se retira dans un couvent, et que l'historien Jean Dhigosz qualifie de fœinina rarx virtutis, et deux fils (Stanislas et Martin), qui, héritiers du courage de leur père, périrent comme lui, en héros, à la bataille de "Varna, Voy. Notices sur les Familles illustres et titrées de la Potof/ne (librairie, "Vieweg, à Paris).

ZÉA ou Tzia (anc. Céos). île de Grèce, l'une des Cyclades. à environ 22 kil. E. de la pointe S.-E. de l'Attique; 87 kil. carr.; 4,000hab. An centre, s'élève le mont Sainl-Elias, au pied duquel se trouve la ville de Zéa, à l'O. Vins, fruits, colon et soie.

* ZÈBRE s. m. Mamra. Espèce de solipède du genre cheval, qui est de la grandeur et à peu près de la forme d'un mulet, et qui a la peau blanche ou jaunâlr.', avec des raies noires parallèles sur le dos, la croupe et les jambes. Les zèbres habitent l'Afrique méridiodale; on en a décrit une variété à l'article CoUAGG.\. La plus connue et, plus belle

est le zèbre commun {asinus zébra, Gray), un peu pluspetitque le cheval sauvage, nom sous lequel le désignent les colons hollandais du cap de Bonne-Espérance. C'est un animal de montagne. Des zébrures ou rayons caractéristiques existent sur toutes les parties de son corps et de ses membres, même sur les sabots. Bien qu'extrêmement farouche, le zèbre a été utilisé comme bête de somme ; il se croise avec le cheval et l'âne. Les naturels et les chasseurs mangent sa chair, qui est, dit-on, fort bonne, quoique dure.

ZEBRER V. a. Marquer de lignes sinueuses comiiie celles qui ornent la robe du zèbre.

' ZÉBRÉ, ÉE adj. Marqué de raies semblables à celles du zèbre.

• ZÉBRURE s. f. Se dit des raies semblables à celles du zèbre.

ZELA

* ZEBU s. m. Manim. Sorle de bœufdninesliijue qui a, sur le garrot, une ou deux bosseà charnues. ~ Le zébu {hos IndieU'i, Linn.l, taureau des brahmes, est une variété du bœuf domestique, caractérisée par une grosse bosse graisseuse sur les épaules. On le trouve dans l'Inde et son archipel, en Chine, en

Arabie, en Perse, et sur la côte orieiilale de l'Afrique. Les Hindous considèrent le zébu comme un animal sacré ; c'est un crime de le tuer, et il jouit de grands privilèges; on le fait travailler néanmoins; et, attelé à un chariot, il peut fournir une course de 50 Uil. par jour. Les Anglais résidant dans l'Inde regardent sa bosse comme un nioi'ccau délicieux.

ZEBU, île. (Voy. Cebu.)

ZÉDÉCHIAS, le dernier roi de Juda. (Voy.

Juifs.)

ZÉDOAIRE s. f. (du malais zaduru). Racine tubéreuse que l'on emploie en pharmacie. La zédoaire ronde provient probablement du curcuma zédoaria; elle est dure, à cassure compacte, d'un blanc grisâtre, amère et fortement camphrée. La zédoaire longue qui a sans doute la même origine est d'un gris blanchâtre; l'une et l'auti'e sont employées comme stimulants énergiques.

ZEILAH [zè'-lâ], ou Zaylah. port de mer anglais, sur le golfe d'Aden, dans le Somauli,à 160 kil. S. du détroit de Bad-el- Mandeb; 5,000 hab. Commerce considérable avec les ports arabes. On exporte surtout de l'ivoire, de la myrrhe, des plumes d'autruche 'et des gommes. Cédé par la Turquie cà l'Egypte (Ih75), il a été occupé pur les Anglais.

ZEITZ [tsaïtss], ville de la Saxe prussienne, sur l'Elster blanc ; à 35 kil. S.-S.-O. de Leipzig; 17,000 hab. De 1663 à 1717, elle .'ut la cap. du duché souverain de Saxe-Zeitz. Fabriques de tissus de coton et de laines, de pianos et de cuirs.

ZEITOUN. Voy. Lamia.

ZÉLANDAIS, AISE s. etadj. De la Zélande ; qui a[ipartieiit a ce pays ou à ses habitants.

ZÉLANDE (holl. Zeeland), province S.-D.

des Pays-Bas; i,785 kil. carr.; 200,000 hab. Elle comprend une partie de terre ferme au S. de l'Escaut occidental, et difl'érentes îles, entre autres celle de Walcheren. Ou a desséché de vastes étendues de terrain sur la côte. On yrécolte delà garance etdu chanvre; on élève des bêles à cornes et des moutons ; fabriques de toiles, raffineries de sel et constructions navales. Les plus grandes villes sont Middelburg, la cap., et Flessingue.

ZÉLANDE (Nouvelle-), colonie anglaise, conifiosec de 3 lies dans l'Océan Pacifique du Sud. et appelées îles du Nord {Norlh Island], ou New-Ulster, île du Sud [South Island] ou New-Munslcr, et île de SIcwart ou New- Leinster, et de ([uelques îlots, entre les 34" 15'

ZELA

et 47° 30' lat. S. et enhe IGi" 10' et 176° 25' loni-. E.. à environ I,6,ï0 kil. S.-E. de l'Australie; 600,000 hab., sans compter 46.000 indigènes. Superficie totale : 270,:i92 kil. carr. L'ile du Nord est séparée de celle du Sud par le détroit de Cook, large de .■?0 kil. dans sa partie la plus étroite, et lîle du Sud est séparée de l'île Slewart par le détroit de Koveaux, larse de 21 kil. Les principau.x a-olfes et baies de l'ile du Nord sont :1e golfedeHauraki, les baies H.iwke, des lies. Touraiig,<, de l'Abondance, à l'E., et Manukua et Kaipaia, à l'O. Dans l'ile du Sud, Blind bay au N., les baies Pegasus et Molineux, les "ports Litlleton. Akaroa. Chalmers et Blutf, sur la côte orientale. L'ile Stewart contient plusieurs ports. Le centre de l'ile du Nord est occijpé par des montagnes élevées, dont la plus haute est Ruapehu (j,800 m.), dépassant la région des neiges éternelles ; un de ses pics, le Toiipariro, est un volcan en activité, haut de 1,981 m. A l'O. du Tongariro, près de la côte, se trouve le mont Egmont.qui a 2,322 m. de haut, et est aussi un volcan ; au centre de la baie de l'.Abondance {bay of Plenty], au large de la côte .N.-E., est un volcan en activité appelé Wakari ou île Blanche {White island), d'un circuit de 5 kil. L'île du Sud est traversée par une chaîne de montagnes qui court du N. au S.-O.; en quelques endroits, elle atteint une élévation de 4,000 m.; le pic le plus haut est le mont Cooke, qui a 4,02i m. La partie la plus élevée de la chaîne prend le nom d'Alpes méridionales [Soulhem Alps). L'ile Stewart est montagneuse, mais les sommets les plus hauts ne dépassent guère 3,000 pieds. L'ile du Nord a de nombreux cours d'eau et des côtes très découpées. Le fleuve le plus considérable, le Waikato, sort du lac Taupo, coule au N. sur un parcours de 31 U kil. et arrive à la mer sur la côte occidentale. Plusieurs grands cours d'eau descendent des montagnfs centrales de l'île du Sud et traversent la grande plaine de l'E., pour aller se jeter dans la mer. L'intérieur de l'île du Nordabondeen lacs, dontun, lelac Taupo, a .50 kil. de long et 31 kil. de large ; un autie, le Rotomahana. atteint, en certains endroits, la chaleur de l'eau bouillante. Il y a plusieurs grands lacs dans le centre de l'île du Sud. Il semble qu'il y ait, danstout le groupe, un relèvement graduel du sol. Il y a autour des lacs de Rotomahana et deRotorua, de grands et beaux geysers. Leur eau, en se refroidissant, revêt d'incrustations tout objet qu'on met en contact avec elle. La flore est caractérisée par le grand nombre, comparativement, des arbres et des fougères, la rareté des plantes herbacées, et l'absence presque totale de plantes annuelles. U y a 120 espèces d'arbres indigènes et plus de 3,000 espèces de plantes. Presque tous les arbressont à feuillage vert et persistant. On trouve sur les côtes 13 espèces de mammifères marins, à savoir : 8 baleines, 2 dauphins et 3 phoques. Les chiens et le rats étaient les seuls quadrupèdes de ces iles lorsque les Européens les visitèrent pour la première fois. La Nouvelle- Zélande possède 133 espèces d'oiseaux, dont la plupart ont un plumage sombre. Le plus singulier est le kiwi-kiwi ou aptéryx, dont l'espèce est presque éteinte. (Voy. Aptéryx.) Il n'y a pas de serpents. Plus de 100 espèces de poissons se rencontrent sur les côtes. Sur 100 espèces d'insectes, il y en a la moitié qui appartiennent à l'ordre des coléoptères. Les moustiques et les mouches des sables fourmillent. Le climat est un des plus beaux du monde. L'été est long et chaud et les autres saisons sont douces. La neige reste rarement sur le sol au niveau de la mer, et on ne voit presque jamais de glace. Il n'y a ni saison humide, ni saison sèche. Il ne se passe guère une quinzaine sans pluie. Le printemps commence en septembre, l'été en décembre, l'automne en avril, et l'hiver en

ZELA

juin. — La Nouvelle-Zélande est divisée en 8 provinces, dont .Auckland. Taranaki. Wellington et Hawke-Bay sont dans l'île du Nord, etNelson.MarlborouVh. Canterbury. Olagoet Westland, dans l'île du Sud. L'iîe Stewart fait partie de la province d'Otago. .Auckland, la ville principale de la province la plus septentrionale, a été la capitale de toute la .Nouvelle-Zélande jusqu'en 1863, époque ou le siège du gouvernement a été transféré à Wellington. Les capitales des autres provinces soiit, dans l'ordre où on les a nommées : New-Plyaiouth, Wellington, Napier, Nelson. Blanheira, Christchurch, Uunedin et Hokitika. Les provinces ont des gouvernements distincts, se composant d'un surintendant et d'un conseil provincial élu pour quatre ans par un sutfrage presque universel. Le gouvernement de l'ensemble de la colonie est confié à un gouverneur nommé par la couronne, et a une assemblée générale se composant d'un conseil législatif de 45 membres nommés à vie par la couronne, et par une chambre des représentants, de 78 membres élus pour o ans. Revenu, 2,476,193 livres sterling ; dépenses, 2,403,400 livres ; dette publique, 17,671,000 livres. 3,000 kil. de lignes télégraphiques, ,ï00 kil. de chemins de fer. Principales exportations : bois de charpente, or, laine, suif, mâtures, lin, gommes et minerai de cuivre. On y a découvert de l'or en 1842, et les mines se sonttrouvées être parmi les plus riches du monde. 700 écoles reçoivent 30,000 élèves. Parmi les sectes religieuses, l'Eglise anglicane a toujours tenu le premier rang. Il y a 6 évêques de cette église et 172 églises dans les îles ; les presbytériens possèdent 1 23 églises, les catholiques romains 86, les wesleyens 105 et les baptistes 13. — Les Maoris, habitants primitifs de la Nouvelle-Zélande, sont une tribu de la blanche polynésienne de la famille mal ayo- polynésienne. Les hommes se tatouent la face, les hanches et les cuisses; les femmes la lèvre supérieure. Les dessins sont tous les mêmes chez les personnes de la même tribu. Depuis l'introduction du christianisme, le tatouage passe de mode. Les Néo-Zélaiidais sont vains, orgueilleux, arrosants et vindicatifs, mais honnêtes et fidèles à leurs promesses ; ils sont sales et indolents, mais moins adonnés à l'ivrognerie que la plupart des sauvages. Us n'avaient pas d'idoles. Lorsque les Européens les visitèrent pour la première fois, ils demeuraient dans des villages fortifiés ^p<I/w), bâtis dans des presqu'îles et au sommet de collines. Us occupent d'ordinaire aujourd'hui des villages ouverts et des fermes. Les différentes nations étaient presque constamment en guerre; la tribu vaincue était réduite en esclavage, ou égorgée et mangée. Les guerres ont presque cessé depuis que l'esclavage et le cannibalisme ont été chassés par le christianisme et la civilisation. Les Maoris sont aujourd'hui vêtus et instruits presque tous comme des hommes civilisés et possèdent des maisons et des terres en culture. Pour différentes causes, leur nombre diminue rapidement. Le maori est une des langues polynésiennes. (Voy. Races

ET L.iNGUES MALAYO-POLYNÉSIEN.NES.) — Suivant

leurs traditions, les ancêtres des Maoris, au nombre de 800, émigrèrent de Hawaiki (que l'on suppose être Savaii, unedes iles Samoa), dans 20 grandes pirogues, vers 1400 de notre ère, et, après une traversée de 3,000 kil., atteignirent la Nouvelle-Zélande, qu'ils trouvèrent inhabitée. Les français, les Espagnols et les Hollandais se disputent la découverte de la Nouvelle-Zélande. Le navigateur hollandais Tasman, avec deux navires de Batavia, jeta 1 ancre le 18 sept. 1642, dans une baie de l'île du Sud et nomma le pays Nouvelle- Zélande. Le capitaine Cook débarqua à Touranga, dans la province d'.Auckland, en 1769, prit possession du pays pour la couronne

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