ZENO
ZEPH
rnaslre. Tancienne reli-ion nalionale de la j compense deses services, associa au poiivern
Pei-se,qiii n'eslplu> piof.'sséeaiijouidhui que par de rares communaulés de Parsif. l.e nom propre de ces livres esl spulfinrnt Aveflu; Zend si;riii(ie la traduclinn qui e" a élo fiiile en Hiizvaresli (aujourd'hui appflé cimimunémenl Zendi. forme littéraire du pelilpvi. probablement quelquessiècles après l'ère chrétienne. (Voy. Ira.mennes iJî.ices et Larigni'f.) 1,'Avesla se compose de plusieurs parties distincti-s. Les plus importantes sont le Vendidad et le Ynnm. Le premier est. pourrait-on diie, le Pentateuque de la Bible de Zoroastre, le livre des origines et de la loi. ïl se donne comme une révélation faite à Zoroastie, et par lui au genre humain. Le Yaçna se corn pose de prières et de loiiangesa la divinité et à des êtres inlérieurs, mais reconnus comme des objets dignes de culte et, de vénération. Il se divise en deux parties dont l'une, écrite dans un dialecte particulier e,t presque entièrement en vers, est sans doute la l'Ius ancienne et la plus originale portion de l'Avesta. Le Vispered se rapproche de la partie la plus récente du Yaçna. Ces trois livres se mêlent dans la liturgie des Parsis. Les autres éléments constitulils de l'Avesta reçoivent parfois le nom de Khorded Avesta, ou Avesta abrégé: ce sont les 2i 'ye>hts, louanges de personnes et d'ob|ets sacrés, les cinq NyiVjish, et quelques autres pièces de moindre impoitance. La littéraluie zeiide. auxiliaire et explicatrice de l'Avesta, consiste suitout en textes de l'Avesta liaduils et acc-oiii[iagné5 de gloses, et aussi de qu'-lqiiesouvi-ages independantsdans la même langue, le Huzvaresh ou Pt-h evi littéraire, tels que le Buiidenesh et le biii-hait. d une date Iteaucoiip plus récente C'est unseciu s inipoiiaiil pour l'intelligence de l'Avesta; mais il ne faudrait pas accepter implicitement toutes les explications qu'on y trouve. 11 y a une partie encore plus récente dans la littérature zoi oastrienne, c'est celle du dialecte appelé Parsis, qui comprend des interprétations des textes de l'Avesta, connues sous le nom de P.A-Zend, etc. Spiegei a traduit tout l'Avesta eu allemand.
* ZÉNITH s. m. [zé-nilt] (mot arabe). Astron. Point du ciel qui, pour chaque lieu, esl silué au-dessus de la surface terrestre, sur le prolongement de la ligne verticale. 11 est opposé a^^iadir : ie zénilli et le nadir.
ZÉNITHAL, ALE adj. Qui a rapport au zénith.
ZtiKO (Apostoloi fdzé-no], poète ilalien. né en it.bi, mui l en I7.)U. Il a écrit beaucoup de ilrames qui ont eu du succe-, et le.< iibie.li de plu>ii ur» opéras. En l7lli, il (unda à Venise le titornale ae' Lf llerali d'ilaliu, qui se publie encore aujourd hiii, et en 'l71o, il fut nommé puele et liisloriographe de la cour à Vienne. Il se retira avec une pension en 17iy. On a publié la collection de ses œuvres dramaiiqucs en Hii (Venise, 10 vol.) et en 179b (Turin, 12 vol.). 11 a aussi écrit des œuvres biographiques et historiques et oes lelties(£/ (Sto/f; édit. augmentée, 17»3,6 vol.). Huit de ses pièces ont ete traduites ea français pal Bouchaud {l7oS, 1 vol. in-lj!:.
ZENO ( Nicolo et Antonio), navigateurs italcns, lies vers le milieu du xiv"' siècle. Ils appartenaient à une des plus nobles familles de Venise, et avaient pour frère Carlo Zeno, grand amiral de Venise. Ils lirenl des voyages dans les mers du iSurd, et, d'après un lecit rédigé sur leur correspondance et publié par ÎSicoio Zeno, un du leurs descendants, en loo8, on suppose qu'ils visitèrent le nouveau monde un siecie avant Colomb.
ZÉNOBIE (Septimia Zinobia), reine de Paliiiyn:, au.iii'= siècle; liUt: u'un chef arabe. Kl.e eut i>our second mari Septimius Odenathus, prince de Paimyre, que Gallien, en ré-
ment de l'empire avec le litre d'.^uguste, et qui fui assassiné en 2(56 par son neveu Ma^onius. Zéiiobie mit l'assassin à mort, monta sur le trône vacant, et prit le titre de reine d'Orient. Elle maintint son pouvoir sous les règnes de Gallien et deClaudius, mais Aurélien la vainquit en 272 dans deux batailles rangées, à Antioche et à Emca, l'assiégea dans Palmvre et la fit prisonnière pendant qu'elle fuyait. Elle orna le triomphe de l'empereur, i|ui lui donna ensuite une élégante villa à Tibur, où elle passa le reste de sa vie. Zenobie elail d'une beauté merveilleuse, brune de teint, avec de grands yeux noirs [leins de feu. Elle parlait latin, grec, syriaque et égyptien, et elle avait rédigé à son usage un abrégé de l'hi-toire de l'Orient. L'i mpereur donna à Vaballalhus, fils qu'elle avait eu de son premier mari, une petite prinl'ipauté en Arménie.
ZENON, philosophe grec, né à Eléo, dans l'Italie méridionale, vers 490 av. J.-C. 11 fut mis à mort pour avoir pris part à un complot contre un tyran d'Elée. 11 esl le premier de son école qui ail écrit eu prose, et Aristote l'appelle l'Inventeur de la dialectique. (Voy. Eléatique [Ecole).
ZENON, philosophe grec, fondateur de l'école stoïque, né àChypre vers 3o8av. J.-C, mort vers 260. 11 était marchand; mais, après avoir perdu une riche cargaison, il se consaciaà la philoso[ihie. VersSlu, il ouvrit à Athènes une école qui prit le nom destoïque, parce que les leçon* se donnaient sous un portique peint, le Stoa Pnikilé. (Voy. Philosophie MORALE et Stoïciens.) Il resta à sa tête pendant un demi-siècle, respecté pour l'austérité de sa vie et la hardiesse .le son langage.
ZEUG
amours de Plot:e &t de Zi'phire. — Toute sorte de vents doux et agréables: dans ce sens, on l'écrit presque toujours Zéphvr : les doux zéphyrs.
Tout 70US est aquilon, tout nio scml>te zéphyr.
— »v Pop. Soldat des compagnies d'Afrique.
ZÉPHYRIEN, lENNE adj. Doux comme le zéphir.
ZÉPHYRIN (Saint), pape de 202 à 218.
Fêle le 2f) juillet.
ZÉRAM. Voy. Ceham.
ZERBST[tserpps'=i,t], ville duduché d'Anhalt (Allemagne), à 3.ï kil. S.-E. de Ma^dehourg ; 13,000 hab. Orfèvrerie et argenterie; soieries, bière fameuse. Elle fut pendant des siècles la capitale du duché d'Anhalt-Zerbst, éteint en 1793. Le beau palais où résidaient les princes de cette maison se trouve à côté de laville. — Z^réne. (V. S.)
'ZERO (s. m. (ar. çafrun, rien)..Arithm. Signe ou chiffre en forme d'O qui de luimême ne marque aucun nombre, mais qui, étant mis après les autres chiffres, sert à. multiplier par dix, à rendre dix foix plus grands les nombres qu'ils expriment : 1 et zéro font dix; 2 et zéro font vingt. — Prov. et fig. C'est un zÉao, un vrai zéro, un zéro en CHIFFRE, se dit d'un homme qui n'est d'aucune considération. Sa fortune est réduite a ZÉRO, plie est réduite à rien, elle est entièrement dissipée. — Sert aussi à marquer, au thermomètre de Réaumur, la température de la g'Iace fondante : l' thermomètre est descendu à zéro, est à tant de degrés au-dessus, au-dessous de zéro.
' ZEST s. m. [zèfsl]. N'est usité que dans
11 ne reste que quelques fragments de ses | cette loc. prov. et fam.. Etre entre le zist
écrits. ET LK ZEST, qui se dit d'une personne fort in-
ZÉNON surnommé VIsaurien. empereur certaine sur le parti qu'elle doit prendre, ou
d'Oiienl, qui régna de 471 a 491. Il avait | d'une chose qm n'est ni bonne m mauvaise.
épousé la fille de Léon 1°', et était commandant de ses gardes. A la mort de Léon, en 474, le fils de Zenon, âgé de trois ans, fut proclamé empereur sous le nom de Léon 11. avec son père pour co-régent. Ce fils mourut la même année, et Zenon devint empereur. Chassé de Constantinople par Basiliscus. qui se fil proclamer empereur en 47.5, il y rentra en 477. Dèslors, lise livra au plaisir, et laissa le gouvernementaux mains d'illus, seul consul et ministre. Il détourna à prix d'or trois invasions des Guths. A la fin lllus se révolta; mais il fut vaincu et mis à mort en 4sS. C'est sous ce règne que commencèrent les disputes entre les moiiophysites et les orthodoxes. On dit que la l'emine de Zenon le lit ente; roi vif pendant qu'il étail ivre.
* ZÉNONIQUE adj. Conforme à la doctrine de Zenon. — Points zénoniquE's. points indivisibles que Zenon d'Elée admettait dans sa philosophie.
• ZÉNONISME s. m. Philosophie de Zenon le stoïcien.
' ZÉOLITHE s. m. (gr. dseô, je bouillonne; lilhos, pierre). Hist. nal. Se dit de certaines substances [uerreiises qui, dissoutes dans les acides, prennent une consistance gélatineuse. — iSom donné à une lamille de minéraux, comprenant le lapjs-lazuli et la launionile. qui, bien, que dissemblables à quelques égards, onl le caractèie commun de fondre et de se gontler à la Uamiin; du chalumeau, lisse composent surtout de.-ilice. d alumine, d'un peu d'alcali, et de plus ou moins d'eau
' ZÉPHIRE ou Zéphyr s. m. [zé-fi-re] (UL zephijius; 'rV. zèphuri.s). iNom que les anciens donnaient an vent d occideul : le .svuflle du zé/diire. — Se dit aussi du vent d'occident personnifié et qualifié de dieu par la Fable. Dans ce sens, il ne prend jamais l'article : les
Espèce d'interjection dont on se sert dans langage fam., quand on veut rejeter ce qu'une personne dit, qu'on s'en veut moquer: il se vante de faire telle chose, zest! — Indique aussi la promptitude, la légèreté : à ces mots, zcit il s'échappa.
' ZESTE s. m. (du lat. schistus, séparé). Espèce de cloison, de séparation membraneuse qui divise en quatre l'intérieur d'une noix : le zeste d'une noix. — Partie mince qu'on coupe sur le dessus de l'écorce d'une orange, d'un citron, d'un cédrat, etc.: couper un zeste.
' ZÉTÉTIQUE adj. (gr. zététikos). Se dit de la méthode de recherches qu'on emploie pour découvrir et pénétrer la raison et la nature des choses : la méthode zélélique. — Substantiv. Lu zéiéti'iue. (Peu us.)
ZEUGITANE, Zeiigitana, Zeugitnna Regio, district septentrional de l'Afrique propre, aujourd'hui compris dans la Tunisie. Ses villes princ. étaient Carthage et Ulique.
ZEDGLODON s. m. (gr. dzeuglé, joug ; odous, (lent). Gigantesque célacé fossile, trouvé dans les couches de l'éocéne et du miocène tertiaires des Etats-Unis du Sud et de l'Europe; ainsi nommé par Owen a cause de la ressemblance qu'a la section de la dent molaire de cet animal avec un joug. On découvrit pour la première fois ses restes en 1S32 dans le terrain tertiaire de la Louitiane, et on supposa qu'ils appartenaient a quelque immense saurien, auquel le U' Harlan donna le nom de basilosuurus; il en emporta les os à Londres en 1839, et Owen prouva, par
I examen microscopique des dents, que ce
II était pas un reptile, mais un mammifère et un cétacé, proche parent du inanatee et du dugong. Milgré les éludes attentives dont cet animal a été l'objet, sa position exacte