‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 64 sur 639 · SE REFUSE A UNE SI GRANDE DEPENSE · texte numérisé non relu

SE REFUSE A UNE SI GRANDE DEPENSE

RÉFUSION S. f. (lat. refusio]. Ane. prat. Ne s'employait que dans cette phrase. Réfusion DE DÉPENS, action de rembourser les frais d'un défaut faute de comparoir, afin d'y être reçu opposant.

' RÉFUTABLE adj. Qui peut être réfuté : il n'avança qur des opinions fort réfutables. RÉFUTATEUR, TRICE s. Qui réfute.

•RÉFUTATIONS, f. Discours ou écrit par lequel on réfute : la réfutation d'un livre, d'un argument, d'un raisonnement, d'une proposition, d'une maxime, etc. — Fig. Saco.nduite

EST LA meilleure REFUTATION DE CETTE CALOMNIE.

sa conduite suffit pour montrer la fa;isseté de cette calomnie. — Rhét. Partie du discours par laquelle on répond aux objections : la confirmation précède la réfutation,

RÉFUTATOIRE adj. Qui a le caractère d'une

réfutation.

* RÉFUTER V. a. Combattre, détruire par des raisons solides ce qu'un autre a avancé, prouver que ce qu'un adversaire a dit est mal fondé ou n'est pas vrai : réfuter un argument, une proposition, une opinion. — Réfuter UN LIVRE, RÉFUTER UN AUTEUR, Combattre Ce qui a été avancé dans un livre, ce qu'un auteur a proposé, soutenu.

' REGAGNER v. a. Gagner ce qu'on avait perdu : regagner son argent. — Fig. Regagner l'amitié, l'affection, l'estime, la confiance, les bonnes grâces de quelqu'un. — Regagner quelqu'un, se remettre bien avec quelqu'un, ouïe ramènera des intérêts qu'il avait abandonnés, au parti qu'il avait quitté. — Guerre.

RlGAGNtR UN OUVRAGE DE FORTIFICATION, le

reprendre sur l'ennemi après l'avoir perdu : les assiégés regagnèrent le chemin couvert. — Regagner du terrain, regagner son terrain, repousser l'ennemi, après avoir été forcé par lui de reculer. On dit dans le même sens. Regagner le dessus, reprendre le dessus; et Regagner l'avantage, recouvrer l'avantage qu'on avait perdu. — Mar. Regagner le dessus DU VENT, ou Regagner le VENT SUR UN VAISSEAU, SUR l'ennemi, reprendre l'avantage du vent. — Regagner le dessus du vent, rétablir ses affaires, sa fortune, son crédit. — Re;oindre, ratteindre; retourner, rentrer dans un lieu ; la tempête nous a forcés de regagner le port.

' REGAILLARDIR. Voy. Ragaillardir.

* REGAIN s. m. Herbe qui revient dans les prés après qu'ils ont été fauchés : ce n'est pas

REGA

du premier foin, ce n'est que du regain. —Fig. et fani. Fraicheuret embonpoint qui viennent quelquefois aux femmes, après qu'elles ont passe leur temps critique : cette femme, quoique sur le retour, a re^.ris de la fnticheur et de l'embonpoint ; c'est son rejam. On dit à peu près dans le même sens. Un re3ain de jeunesse.

* REGAL, ALS s. m. Festin, grand repas : on leur fit un régal magnifique. - C'est un régal POUR MOI, se dit d'un metsque l'on aime beaucoup. — C'est un régal pour moi, je me fais un RÉGAL DE LE VOIR, c'est uu grand plaisir pour moi.

* REGALADE s. f. Manière déboire en portant la tète en arrière, et en versant la boisson dans la bouche, sans que le vase touche les lèvres : boire à la régalade. — Se dit aussi d'un feu vif et clair qu'on allume pour réchauffer promptement des personnes qui arrivent ; faire une bonne régalade. (Fam. dans les deux acceptions.)

REGALAGE s. m. Action de donner auT terres d un remblai la saillie ou la pente qu'elles doivent avoir.

* RÉGALANT, ANTE adj. Amusant, réjouissant, divertissant. Il est familier et ne s'emploie guère qu'avec la négation ou dans un sens ironique : j'invite dix personnes à dîner, il ne m'en vient que six; cela n'est pas régalant, cela n'est-il pas bien régalant?

REGALE s. m. Mus. Un des ieux de l'orgue, dont les tuyaux ont des anches.

" REGALE s. f. (lat. regalis, royal). Droit que le roi avait de percevoir les" fruits des évêchés vacants, des abbayes vacantes, et de pourvoir pendant ce temps-là aux bénéfices qui étaient à la collation de l'évêque : la régale donna lieu à de grands débats entre Louis XIV et le pape Innocent XI. — Bénéfice VACANT en régale, celui qui se trouvait vacant pendant la vacance de l'évêché, de l'abbaye dont il dépendait. Etre pourvu en régale, obtenir des provisions pour un bénéfice vacant en régale. — Hist. « La régale était le droit réservé aux rois de France de percevoir les revenus des évêchés valants. Ce droit s'exerçait depuis la mort, la démission ou la translation des titulaires, jusqu'à ce que les promus eussent prêté le serment de fidélité qu'ils devaient au roi, et qu'après avoir fait enregistrer l'acte de prestation de serment à la chambre des comptes, ils eussent fait signifier cet enregistrement aux commissaires chargés de la gérance temporaire des revenus de l'évêché. Le droit de régale fut reconnu pour la première fois par les évêques réunis au concile d Orléans, sous Clovis, en 311. Il était appliqué non seulement pendant la vacance effective des évêchés ou archevêchés, mais aussi lorsque les évêques étaient convaincus de félonie, et lorsqu'ils étaient promus au cardinalat. On pensait qu'un évêque devenu cardinal cessait d'être évêque français et qu'après avoir fait un nouveau serment au pape, il devait faire un nouveau serment de iidélité au roi, après sa promotion et avant de jouir de nouveau des bénéfices de son évêché. La régale donnait aussi au roi la faculté de conférer les bénéfices qui devenaient vacants et qui eussent été à la disposition de l'évêque, à l'exception des cures qui étaient conférées par le chapiire. Aujourd'hui, le droit de régale s'exerce au profit de l'Etat sur les revenus des menses épiscopales, pendant la vacance des évêchés. » (Ch. Y.)

* RÉGALE adj. f. N'est usité que dans cette locution. Eau régale, liqueur produite par la combinaison de l'acide nitrique et de l'acide muriatique, et dont les chimistes se servent pour dissoudre l'or et le platine.

* RÉGALEMENT s. m. Travail qui se fait pour dresser et aplanir la surface d'un terrain : le régalement du terrain.

RÈGA

Page 1