‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 67 sur 639 · NE FAUT PAS Y REGARDER APRÈS LUI, IL NE FAUT · texte numérisé non relu

NE FAUT PAS Y REGARDER APRÈS LUI, IL NE FAUT

PAS REGARDER APRÈS LUI, SB dit en parlant d'un homme fidèle, exact, d'une probité reconnue, ou d'un jugement exquis. — Regarder DE PRÈS, de TROP PRÈS A TOJTES CHOSES,

être exact, trop exact, prendre garde aux moindres choses ; on ne me trompœj pas, j'y regarderai de près. — *Vest un homme avec

I,EQUEL IL n'y FAUT PAS REGARDER DE SI PRÈS. SÇ

dit d'un homme sujet à faire des fautes, qui a souvent besoin d'indulgence, et dont il ne faul pas examiner la conduite trop sévè'-ement. — Se regarder v. pr. : cette femme passe les jours entiers à se regarder dans son miroir, ou simpl., à se regarder. — Les deux

a mère. — Tenlps que la régence dure : au ommencemeiit de la régence. — GoUverrifemenl de certaines villes, de certains petits Klats : la régence d'Alger, de Tiinis, de Tripoli. Par ext. Terriloire qu'administre, que gouverne une régence : on l'emploie surtout en parlant des régences d'Afrique : les villes de la régenre. — Exercice des fondions de régent, dans un collège : pendant le temps dé sa régence. (Vieux.)

-RÉGÉNÉRATEUR, TRIEE s. Celui, celle

qui régene;! ; Lgcnrijuc [ut le régénérateur des mœurs a Laccdcinone. — Adjectiv. Principe régénérateur.

RÉGÉNÉRATIF, IVE adj. Qiii a la propriété

de régénérer.

•RÉGÉNÉRATION s. f. Reproduction : la régénération dcs chairs. — La régénér-ATIon d'un métal, la reproduction d'uh mêlai sous sa première forme. — Fig. Réfurmation, amélioration, renouvellement : la régénération des mœurs. — Se dil aussi, fig., en parlant (lu baplèm'e, et signifie, renaissance : la régénération en Jésus-Christ.

' RÉGÉNÉRER v. a. (lat. regenerare). Engendrer de nouveau, donner une nouvelle naissance. N'est guère d'usage qu'au figuré. On dit en matière de relii:ion : le baptême nous régéAèi-e en Jésus-Christ. — Réformer; améliorer, renouveler : régénérer les moturs.

— Se régénérer v. pr. Les mœurs s'étaient régénérées. — Se reproduire : ce caustique empêche les chairs de se régénérer.

' RÉGENT, ENTE adj. (lat. regens). Qui régit, qui gouverne 1 Etat pendant la minorité ou l'absence du souverain : la reine régente.

— s. Le régent du royaume. — Titre donné à ceux qui enseignaient dans un collège : régent de philosophie, de rhétorique. — Docteur RÉGENT, titre qu'on donnait autrefois aux ducteuis professeurs eu théologie, en droit, en niédecine : docteur régent de la faculté de médecine de Paris. — KéGent de la banque de France, titre de chàcnn des membres qui composent le conseil géhéral de la Banque.

— Le RÉGENT, diamant de la couronne de France qui tut acheté par le régent Philippe d'Orléans. (Voy. Diamant.)

RÉGENTATION s. f. Action de régenter.

* REGENTER v. n. (fr. régent). Enseigner en qualié de régent, professer: il s'est -retiré parce qu'il était las de régenter. — v. a. Régenter ta sixième; quelle clast^e a-t-il régentée?

ARMÉES ONT ÉTÉ LONGTEMPS a SE REGARDER AVANT I ijg^ijs Ces deux acceptions, il a vieiUi, et ne

QUE DE coMBATTftfe, ellCs Ont été longtemps en présence sa'ns attaquer. — Se con^dérer comme : Use regarde eomme'appelé à de hautes destinées.

RÉGARi^ilR V. a. Garnir de nouveau : regarnir un bois.

' RÉGATE s. f. (ital. regatta). Joule nautique, course d'embarcations qui se disputent le prix de la vitesse.

• REGAZONNEMENT s. W. Action de regazonner : on a proposé comme remède aux inondaliuns le rcbûi^ement et te regazonuemcnt des mont'igncs.

' REGAZONNÉR v, a. ftevêtir de gazon un terrain qui en avait été couvert précédemment et qui s'était dénudé : marcjuer sur un pian les terrains à regazonner.

' REGEL s. m. Gelée nouvelle qui survient après un dé;.'eL

• REGELER v. a. Geler de nouveau : le froid de cetir nuit a règelé l'eau du bassin.— V. n. Le pu I s deux joiirs Ure(jëe.

" RÉGENCE s. f. Dignité qui donne pouvoir et au;ui-ité de gouverner un Etat peu '^'i' la minorité ou l'absence du souverain : saint Louis, à so;> premier voy tge d'outrc-mei-, îatsiu,

se dit plus j;uère que l'am. ou par plaisanterie. — Se dit. fig., de ceux qui aiment à doininer, et qui veulent toujours que leurs avis prévalent. Dans cette acce|ition. il s'emploie également comme neutre cl comme actif: c'est un hoWime qui veut régenter partout; il régeAle tous s'es confrères.

RÉGENTEUR s. m. Celui qui régente, qui se mêlé de régenter.

REGENT'S PARK [ri-djênl-spârk], lé plus grand paie de Londres, au iN. de Hyde-Park.

REGGIO (Reggio nell' Emiiia) [redJ-'jio]. 1, piMU'ince.lu .N. de l'Italie; :2,272kil. earr. ; 300.000 hab. Les principaux cours d'eau sont le Pô, sur la limite N.-'Ù., et son allluent, i'Enza. 11 y a, au S., des montagnes stériles, mais les parties basses el les vallées sohl très fertiles. La pliis gran.ie partie de la province forihall alitvefois un duché, longtemps possédé i>àv là maison d'Esté. — 11. capitale de celle jiiovince (ànC. Rcginm Lepidi), à 2o kil. O.-N.-O. de iModène; 53,108 hab. C'est le siège d'un évêché, elelle possède une belle cathédrale. Les principaux articles de commerce sont : le vin, la soie, le fromage et le lin. La ville a été délruile par les Gûths en 409 el reb&U» PIC Gliggawgne.

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REGGIO m CAIiABRI*. I, appelée ^ii^si Calabria Ulteriore 1; piovince qui forpie i'exliéinité méridionale de l'Italie ; o,92i |ii|. luirr. ; 40p, 000 liab. Elle est traversée par i|n grand nbintire de pionlairnes et de petits cours d'eau, abonde en bois deconslniclion, et produit de l'huile, de la soie et des minéraux. —' jl, ville capitale dp cette province (anc. B/fesîum), sur le détroit de Messine et à (4'kil.S.-E. delavjlle de cenoni; i^.S.i'J hah.

t'est je sj'èse d'un areheyêc'(iè ; elle a une . elle calbèfiralo et des fabriques de soie, d^ toile et dé poterjes. Sa baie présepte |e phéhoniène de mjrage connu sous le noni de F«ta }io7'ga7ia- — t-'ancienne Ubei/ium était ïine cité importante de la Grande firèce. Pn38's'^v. J.-Ç., Dt^pys l'Anciep l'assiégea, et i'oblieea à se rendre au bout de onze niois. S on héroïque défenseur Phyton et sa familie furent mis à liicjrC et les hajiltants vendus comme esclaves. En 271 les Ropiains s'emparèrent de la ville api'és nn long siège. Elle l'ut prise ensuite par Tolila en o49, parles Sarrasins en 918, par Robert Giiiscard en JfliCO et par Pierre 111 d'Aragon ep \i&i; pendant le svr: siècle, les Turcs la saccagèrent trois' fois. Elle fut presque entièrement détruite par |e tremblement de terre de 1783 : rebâtie sur un plan plus élégant et plus étendu, elle a été encore fort encjoninnagée par un antre tremblement de terre en 1841. * RÉGICIDE s. m. (lat. rex, régis, roi ; csedea, meurtre). .Assassinat d'un roi; se dit apssi de celui qui conimél cet assassinat. — Mise à inort d'un roi : l'exécution dt dharks I" e^ celle de Louis XYI sont des régicides. Se dit également dans ce sens (}es auteurs de cette condamnation : C/iarto' Il et Loiiif XVUl se vengèrent des régicides. — Adjectiv. Doctrine régicide. — En'cycl. Régicide, tyrannicide sont deux mots que l'on trouve employés d'uiie manière synonyme dans les auteurs dé l'antiquité et d^us ceux des temps modernes; et en eflVt, tous les régicides se crurent des tyrannicides ; les deux Brutus, Henri de Transtaniarre (meurtrier de Pierre le Cruel), Elisabeth (qui lit décapiter Marie Stuart), ne se consi(|éraient pas comme des assassins, non plus qu'Armodius et Aristogiton. iNqus pourrions en citer des centaines d'autres, qui furent glorifiésou condamnés par l'histoire, suivant les circonsiances. Le jésuite espagnol Pierre Ri badeneira' /ut le premier écrivain qi^i osa exaller ce genre de meuriré (à la suite du criirie' commis par Jacques i;.lément sur la' persoiine dé Henri 111'. Presque en même temps, le pape Sixte prononçait, en plein consistoire, le II sept. l.')89,' une harangue dans laquelle il comparait l'acte de Jacques Clénienl aux exploits ifè Judith. Le jésuite Guignai'd f'ul pendu, pour avoii' soutenu des doctrines identiques, ^àrnii les nortibreux jésuites qui se tirent, à la même époque, les apologistes du régiçidé, nous ne citerons que' Manana. (Vqy. ce mot.) ïl est bien certain que Ràvaillac,' le plus exécré des régicides, ne fil!' que mettre en action les théories dont il avaitélé impu dans les écoles religieuses, où l'on représentait Jacques Clément et Jean Chate| comme des martyrs de la foi. Damiens paraît avoir obéi à des motifs du même genre. — On donne aussi le nom de régicides aux conventionnels 'qui votèrent! la mort de |^ouis XVI, comme on l'avait donné en Angleterre, après là Résiaûrat'ion, au.x membres du parleihent qui' avaient poussé Charles !'=■' à lechalaud. Il serait difiicile d'établir le moindie rapport entre ces deux exécutions ; nous remaïquerons seuleipenl que, dans lés deux pays, le parti des jésuites s'acharna contre les prétendus régicides ou contre leur mériioire. — Il sérail diificlle de donner la liste complète des fanatiques qui ont attenté à la vie des souverains ou des chefs ' d'Etat, considères |iar eux comme des tjTaiié : nous donnerons seulement les noms

REGI

des pciiipjpaux : Il|CfH^ieHs (^'oy. ff nif)t, vqy. aussi Louvel) ;' Stdpps (voy .'.N!apo)pon V'', 1 3 pet. '1809); Bergenm et Beiîo/f, ' accusés d'avoir attenté à la vie de'Lduis-Philippé'i acquittés le 18 mars 1833; Piekhi, dont la machine infernale éclata le 28 juillet ihia. (Voy. FiEscHi). Quelques mois après son exécution, Lopis Ali,ljnud (ira s^)r je roj. qui venajt de sortir des Tuileries (voy. Àliba'ud); Loujs- Philippe, se rendant à l'ouverture des Chambres, faillit être' victime de Meunier, le 27 déc. 1836.'L'insuccès de tant de conspirateurs n'arrêta pas la main àeViirmès (l;'i oct. ■IS4t!), ni celle de Lecomlc, à FpiUaipebleau (16 avril 18-16). Le septième attentat à la vie de Louis-Philippe fut cejui de .jpjepb H,airi ("29 juillet 1846): — Les millions de sulfrages obtenns par Napoléon ne pouvaient qu'exaspérer ja haine'de ses ennemis; il n'est peutêtre pas de souverain qui se soit entouré d'autant de précautions, soit par les gardes armés qui 1 accompagnaient dains "les occasions sbiénnelles, soit par lés nombreux agents secrets qui lé suivaient dans' ses moindres promenades. Dès le 1^' juillet 18.';2, la police découvrit un complot confi'e sa vie; le 23 sept, de la même année, elle saîsit à Marseille une machine infernale cjestinée ii le faire sauter pendant son passage dans cette ville. En nov. ISï3, on arrêta un certain nombre de conspirateurs, dont 10 iurenf condamnés à la transporlation perpétuelle. La' tentative de fjunorj (SS^vril t8'io) fut presque aussitôt suivie de celle dè'Bellemarre [3 së|)l.). Le M juiljet 1837, là police d'éjoua une nouvelle conspiration, et Grilli, Bartolotti et Tibaldi. convaincus d'avoir voulu attenter à la vie de renipereiir, furent condamnés à la transporlation (6-7 ao'ût). C'était le commencement de la série italienne, qui se continua par l'attentat à'Or.fini, le 14janv. 18.Ï3 (Voy. Orsini), suivi de T'ôdièuse loi de sûreté générale appliquée aux Français (18 fév.) ' et dé la ' conspiration de Grégo et autres (3 janv. 1864). Au rnomenl du plébiscite de 1870.1a police défcbuviil,, avec une admirable opportunité, la'coiispirat'ion régicide de Baurie (mai IS70); 'elle en découvrit une autre le o juillet, à la' veille de la guerre d'Allemagne; et, le joui- où se répandit la nouvel fe (le nbs premiers désastres, on apprit que la cour de Blois, insensible aux bruits extérieurs, avait condaipiié les conspirateurs à un long eràprispnnemept (i^ août). — On peu), aqssi considérer cpniqi^ régicides l'assassin de Lincoln et celui de Garlield (voy. ces mots), aussi l)iqn que ceux dp l'empereur de Russie, Alexandre IL * ''

' RÉGIE s. f. Administration de biens à la chaf-gé de ["eridre compte; on a niis cette succession, ces biens en régie. — Mettre dks tua- VAUï PUBLICS EN pÉGiE, se d'I quaiid Cpt^Mait exécujer des travaux à son compte sous la surveillance d'un de ses agents. — Mettre un TBÉATBE EN RÉGIE, le faire administrer par l'Etat ou par la liste civile dp spiiyer^jn. — Se dit, partjcul,' des administrations chargées de |a perception des impôts indirects, pu de certains services publics : la régie des tabacs. — Régie ip)teressép, ceije où je régisseur a une part des produits.

RÉGILLE (Lac), petite nappe d'eau du Latium, que l'on croit généràlerWent aujourd hui être identique au lac de Gornufélle, à environ 15 kil. S.-E. de Rome, près de Frascati (l'ancien Tusculum), et qui a été desséché au svir siècle. C'est là que vers 498 av. Jl-C, d'après les légendes romaines, Tarquin le Superbe livra bataille aux Romains éonimandés par le dictateur .\lbiiius Postumiui; il lut blesse, cornplètemenl baltu, et s'entiiit seul du champ de bataille. On attribua la victoire des Romains à l'apparition soudaine de Castor et de Polliix qui vinrent se mettre à la télé de leur cavalerie.

REpi o|

REGjIWBEiyipNT s. |n. Apqqi^ de i-cgji{ij)er.

• REGIMBER v. u. Ne se dit' au "propre qpe des bêtes de monture, coiunip chevaux, mulets, elc, qui ruent au Ijeii d'avancer'. lorsqu'on les louche de l'éperon, de la bous- ^ineou du fouet : quand o?ï donne du l'éperon « ce cheval, il regimbe. — RrofiiiiER contre l'éperon, PP siinpL, Regimbi;r, se dit d'un infériepr qui résiste à son supérieur, et qui refuse de lui obéir.

' RÉGIME s. m. (lat. regimen). Ordre, règle dans la manière de vivre, par rapport à |à saute ; itobsirue un régime bien incommode. '

r.ip est bientôt tJàu'bonlllut du- l-^^/m

Ft.uni.n-.

— .\bsol. Manière de vivre où l'on s'observe beaucoup sur là qualité et la qpaiitilé'iius aliments et des boissons ; se mettreau régime.

Il vivait de régime et mangeait à ses lieures.

L* FONTAmB.

On dit de même. Il vit d'un grand régime. — Manière de' t'ouverner, d'adnllni^tl ér les Etats : ils vivaient sons un régime paternel. — - Lk RÉGIME FÉODAL, l'organisation, la' Constitution féodale. — Le régime représentatif, celui où la nation concouri, par ses représentants, 'à l'exercice de la puissance législative. — Le nouveau régime, la nouvelle forme de gouvernement j et, L'ancien régim'e, l'ancienne forme. - Se dit, dans "le niêrne sens, en parlaiit de certains établissements publics et des maisons religieuses : le re'ginie des prisons, desKôpiiaUx areçu degran'desamé- /('orfl(?'o)U'.—Jiirispr.' Régime dotal, l'ens'émble des dispositibiis législatives qui réaisseiit la sociélé conjugale, Ibrsqùe lai dot reste là propriété de la femme; et, Régime communal ou DE LA communauté, l'ensemble de ces dispositions, lorsque leiî époux vivent en communauté ; se ni'iricr sous le régime 'dotftl, sOus le r'-'/imr rninmnmd. — Gramm. Mot qui dèpnio inininlLilément d'un verbe ou d'une préposition, et qui en forme le complément. Dans Cette phrasé. Servir Dieu avec ferveur, Dieu est régime de serviI^ et FEnvEliR est régjrpe d'AVEC ; le r(gi,me. du vei;be actip est iaccusçitif, dans les langues q'i^i ont des çi'is. — Régime DIRECT, celui sur lequel tombe dii'ectement faction du verbe, qui est l'objet immédiat dé eétfe dctiqh ; et, Régime iNiiiRECT, celui sur lequel cette 'actiÔP ne lomhe pas directement. Daiisces' phi'ases : J'ai donné une bagiié à ma sœur; il à tiré son ami dé peine, les mots une bag'^ue, son ami, sont lé^ réginiés directs; a ma'sœur, de peine, sont les régiriies indirects :' les' verbes neutres h'ont point de régime direct. On dit aussi quelqueiois, RégImp. simple et Régime composé. (Voy. Complément.) - Bot. Assemblage' de fruits formant une' espèce de grappe à l'extrémité d'un rameau de palmier, de bananier, etc. : il y u des ré.gimes q]ti foril composés de soixante bananes. — (ii'Ogr. Jjanlére dont se fait l'écqulemept d'une eau courante; le régime d'une rivière.

' RÉGIMENT s. m. (du lat. regere. diriger). Corps de gens de guerre, composé de pusieurs compagnies, et dont le chef s'appelle colonel : régiment d'infanterie, de eavhleric, de dhigons. '— Fig. et fam. Grand nombre, multitude : il y a chei. lui un régiment </■■ vàletL ''' ' - ■

* pÉGIMENTAIRE adj. Ne s'mplqie guère que dans ce|.té locution, EcqLE'iii'GiMENTA'iïii:, école foimée dans un régiin'ent pour enseigner aux spjdalsà lire, à écrire et à! compter': On vient d'établir plusieUrs écoles fe^gimentaires.

REGITJGI.ETTE s. f. Petit piège fait do baguettes 'uc bois flexible :

Quand rcgingleltes el roscauT "AUraperoDl petits m'^rMUx . ....

REGI

REGIOMONTANOS (Johann Mùlleb) [regio-iuon-taiiussj, mathématicien allemand, né à Kœni^sberg en Franconie. en 1436, mort en 1*76. Il succéda à son maître Putbach comme profe~seur de mathématiques à Vienne, en (46t. Plus lard, il professa l'astronomie à Padone, et résida quelque temps à la cour de Matthias Corvin et à Nuremberg:. En H74, Siile IV lappela a Rome pour réformer le calendrier, et linalement le nomma à l'évêché de Ratisbonne. Il fut le premier qui publia en Europe un almanach astronomique ; il perfectionna les connaissances en alf-'ébre, introduisit les fractions décimales et fit faire de grands progrès à la Irigouométrie.

* RÉGION s. f. rlat. regio). Grande étendue de pays : la domination anglaise s'étend sur diverses régions. — Se dit quelquelois, dans un sens analo?iie, en parlant de l'espace que présente le ciel : L s augures romains divisaient le ciel en ptusiurs régions. — Adm. fr. Etendue de territoire comprenant plusieurs départements : la région du Nord. — La

RÉGION DU BOIS, LA RÉGION DES NEIGES, Se dit,

dans les montagnes, des zones occupées par les bois, par les neiges. — Phys. Se dit de trois dilîérenles hauteurs dans latmosphère ; savoir ; La basse région, celle qui touche la terre et qui l'environne immédiatement; La MOYENNE RÉGION. Celle qu'on suppose commencer au-dessus des plus hautes montagnes; et, La baute région, ou La région supérieure, celle qui j'étend par delà. On dit souvent encore. Les hautes régions de l'atmOspbere. — Suivant les philosophes anciens, La région du feu, la région éthérée, la partie de l'air la plus élevée. — Se dit, fif;., en parlant de la philo-ophie, des sciences, etc., et sert à désigner le degré qu'on y occupe, le point où l'on s'y élève : il s'élance da' ; les hautes régions de la philosophie. — Anat. Certains espaces déierminés de la surface du corps ou de dillérentsorganes, par rapport au.\ parties voisines : région épiyastriquc, hypogastrique, ombilicale, lombaire.

• RÉGIONAL, ALE, ADX adj. Qui appartient à une région territoriale : concours régional.

' REGIR V. a. (lat. regere). Gouverner , diriger, conduire : il est difficile de régir un grand peuple. — Administrer, gérer : ce Ministre a bien régi les finances de l'Etat. — Gramm. Se dit des verbes et de.^ préposilions, et signifie, avoir ou exiger pour régime, pour complément : le mot que régit un verbe, une préposition. Lorsqu'il s'agit de langues où les noms se déclinent, on dit. Ce verbe, cette préposition RÉGIT TEL CAS, c'est-à-dire, exige que son régime soit à tel cas : le verbe actif régit l'accusatif.

RÉGIS (Jean Baptiste de) [ré-jiss], géographe français, né a Istres (Provence), vers 1 66S, mort en Chine vers 1737. Vers 1700, il alla, comme jésuite missionnaire, en Chine, et en 1709, il finit, pour l'empereur Hang-he, une carte de la grande muraille et des provinces adjacentes, mesurant quinze pieds. Il dressa ensuite des cartes d'autres régions, et releva à lui seul la carte du Yunnan. L'histoire de ses travaux est résumée en partie dans la préface de la Description de la Chine, de du Halde (1735), ouvruge qui contient deux fragments des nombreux mémoires de Héi.'is, l'un relatità la Corée et l'aulre au Thibet. Il a traduit en latiu le yi'i-Kmj, avec d'abondanles notes et dissertations ^édité par Julius Mohl,183i, 2. vol.)

RÉGIS (saint François), jésuite, né à Fontcouverte, près de Nuibonne, en 1.'i97, mort à Louvesc en 1640. H fil sa théologie à Toulouse, y fut ordonné prêtre en 1632 et parciiurnt, cuiiime pr'jdicateur, le midi de la France. Fête le 16 juin.

RÈGL

REGIS AD EXEMPLAR loc. lat. qui signifie: A. l'exemple du souverain.

•RÉGISSEUR s. m. Celui qui régit, qui gère par commission, et à la charge de rendre compte : le régisseur d'un domaine, d'une terre.

REGISTRAIRE s. m. Gardien public des registres.

* RÉGISTRATEUR s. m. Nom de certain officiers de la chancellerie romaine, qui enregistrent les bulles et les suppliques.

REGISTRATIGN s. f. Inscription sur un re

gistre.

•REGISTRE ou Regître s. m. (bas lat registrum). Livre où l'on écrit les actes, les alïaires de chaque jour, pour y avoir recours au besoin : les registres du Conseil d'Etat. — Charger un registre, écrire sur le registre DÉCHARGER UN REGISTRE, douncT Une décharge et I écrire sur le registre. — Tenir registre DE QUELQUE CHOSE, écrire quelque chose sur le livre, sur le registre. — Cet homme tient registre detout, il remarque tout exactement et il s en souvient. — C'est un hûmue qui est SUR mes registres, qui est écrit sur mes registres,se dil pour exprimer qu'on se souviendra du déplaisir qu'on a reçu de quelqu'un. — En parlant d'un orgue, se dit des bâtons qu'on tire pour faire jouer les dilïérents jeux d'un orgue. — Terme de musique qui s'applique à la voix des chanteurs. Voix de poitrine, voix de médium, voix de tête. (Jhacune de ces trois divisions constitue un registre, le timbre et le son changent avec chaque registre. — Chim. Se dit de certaines ouvertures qui sont au fourneau, et qu'on bouche ou qu'on débouche, selon les degrés de chaleur qu'on veut donner. — Tvpogr. Désignait autrefois une petite table placée à la fin d'un ouvrage, pour indiquer aux relieurs les premiers mots de chaque feuillet. Les Philippiques de Cicéron et le Tite-Live. imprimés par Ulric Han, en 1470, sont lesplusanciens ouvragesoù l'on trouve le registre. — Désigne aujourd'hui la correspondance que les lignes des deux pages d'un feuillet ont l'une avec l'autre. — Faire son registre, tirer l'une sur l'autre les deux pages d'un feuillet, de manière que les lignes se répondent exactement.

* REGISTRER ou Regitrer v. a. Terme de formule, qui se dit quelquefois pour enregistrer, insérer dans le registre : lu, publié et registre.

* REGÎTRE s. m. Voy. Registre.

* REGÎTRER v. a. Voy. Registrer.

REGLAGE s. m. Actiou ou manière de

régler.

* REGLE s.f. (lat. régula). Instrument long, droit et plat, fait de bois, de métal ou d'autre matière, et qui sertà tirer des liiines droites: tiriT unf ligne avec la règle, à la règle. — Fig. Principe, maxime, loi, enseignement, et généralement tout ce qui sert à conduire, à diriger l'esprit et le cœur : c'est une règle certaine pour discerner le vrai d'avec le faux. — Ordre, bon ordre : il n'y a point de règle dans cette maison. — Exemple, modèle : il est la règle de tous ceux de son dge. — Se dil encore des lois humaines, des ordonnances, des coutumes, des usages : telle est la règle établie parla loi. — Il est de règle que, il est conlbrme à l'usage, à la bienséance que : il est de règle qu'on rende visite à son supérieur dans certaines occasions. On dit de même, Cela est de règle. — Ce procédé est dans les règles, n'est pas dans les règles, il est ou il n'est pas conforme à tel précepte, à tel principe de morale ou de bienséance, à l'usage reçu parmi les honnêtes gens. — Etre en RÈGLE, se mettre EN RÈGLE, être, sc mettre au point ou dans l'étal que la loi, la coutume ou l'usage demande : il s'est mis en régie, il a

REGL

présenté ses comptes. On dit, dans un sens anal. : Votre affaire est en règle : vos papiers sont en régie, ne sont pas en règle. — Un procès en règle, un procès suivi pardevant les juges. Une affaire en règle, un combat suivant les règles de la euerre : cela se dil aussi d'un duel : ils eurent une affaire en régie, où l'un des deux fut tué. — Un repas EN règle, un repas d apparat, un repas où l'ordre du service est observé avec soin. — -Une

SOTTISE, une folie, une FRIPONNERIE DANSTOUTES

LES règles, une sottise, une folie, une friponnerie complète, à laquelle rien ne manque. — Il n'ï A PoiNTDE règle SANS exception, une loi, une maxime, quelque générale qu'elle soit, n'est point applicable à tous les cas particuliers. L'exception confirme la règle, la nécessité où l'on est d'excepter les cas particuliers dans lesquels une loi, une maxime, une règle n'est point applicable, prouve qu'elle doit s'appliquer dans tous les autres cas. — Dans la règle, en bonne règle, suivant la loi, l'usage, la bienséance : dans la régie, c'est à lui à vous prévenir. — Elliptiq. Règle générale, généralement, dans tous les cas : règle générale, il faut connaître les gens avantque de seconfier à eux. — En parlant des sciences et des arts, se dit des préceptes qui servent à les enseigner, des principes et des méthodes qui en rendent laconnaissance plus lacile et la pratique plus >ûre : les règles de la grammaire, de la logique, de la poésie, de la peinture, etc. ; les règles du théâtre. — Cette tragldie, cette comédie est dans les règles, selon les règles, toutes les rèL'Ies du théâtre y sont exactement observées. — Théâtre. Cette pièce nouvelle est tombée dans les règles, est dans les règles, se disait autrefois lorsque la recette commençait à être au-dessous dune certaine somme fixée : quand une pièce nouvelle était tombée dans les règles, l'auteur n'aoait plus de part au produit des représentations. — Arithm. Opération qui se laiUurdes nombres donnés, pour trouver des sommes ou des nombres inconnus : les quatre premières régies de l'arithmétique. — Statuts que les religieux d'un ordre sont obligés d'observer : le pape a approuvé cette règle. Ce religieux fait fort bien sa règle, il l'observe très exactement : les régies et les statuts de l'ordre du Saint- Esprit. — pi. Purgations menstruelles des femmes : elle se porte mieux depuis qu'elle a ses règles. ,

•REGLE, ÉE part, passé de RÉ ler. Du papier réglé. — Il est réglé comme un papier de musique; sa vie, sa journée est réglée

COMME UN PAPIER DE MUSIQUE, Se dit d'un

homme qui fait tous les jours les mêmes choses, à peu près aux mêmes heures. — S'emploie, dans plusieurs phrases, plutôt comme adjectif que comme participe; et alors il signifie, sage, régulier: c'es< un jeune homme réglé dans ses mœurs, qui a des mœurs et une conduite réglées. — Un ordinaire réglé, un ordinaire qui est tous les jours le même. Un POULS réglé, bien réglé, un pouls dont les battements sont égaux, sans être trop forts ni trop fréquents. Une fièvre réglée, une fièvre dont les accès sont réguliers. — Des

bois en coupe réglée, mis en COUPE RÉGLÉE,

des bois dont on coupe tous les ans une certaine quantité d'hectares à un certain âge, en sorte que les coupes dili'érenles se succèdent les unes aux autres. — Une femme bien RÉGLÉE, une femme qui a ses régies tous les mois exactement. Une pille réglée, une fille qui a commencéà avoir ses lèg es. — Troupes réglées, se dil des troupes entretenues sur pied, pour les distinguer des gardes nationales, des milices. — Etre en commerce réglé,

EN correspondance RÉGLÉE AVEC QUELQU'UN,

avoir par lettres une correspondance régulière avec lui. — Visites réglées, visites qui se font à certains jours ut à certaines heures. — DispuTii RÉGLÉE, discussion suivie et méthodique. — Cette affairi:: est en justice RÉGLig,

REGL

elle esl portée en justice suivant les formes oïdinaires, et les procédures sont déjà commencées.

" RÈGLEMENT s. m. Ordonnance, statut qui détermine et prescrit ce que l'on doit faire t règlement d'adininislration publique. — Se dit, particul., des statuts d'une assemblée délibérante : le règlement de la chambre des députés. — Ordre à observer, distribution des exercices, des travaux, etc., dans une cûinraunaulé, dans une manufacture, etc. t li: rè'jloiient d'une ma'sm d'éducation. On le dit quelquefois dans un sens anal., en parlant d'une seule personne : .se prescrire un réylement de vie. — Action de régler, de déterminer ; le règlement de cette affaire n'aura pas lieu sitôt, ne se fera pas sitôt. — Procéd. Règlement de juges, arrêt qui décide devant quels juges un procès doit être porté '. c'est la cour de cassation qui prononce ordinairement en matière de rèijtemrnt déjuges. — Particul. Action de régler les mémoires des ouvriers, d'en réduire les articles à leur juste valeur t le mémoire du menuisier montait à tant, le règlement t'a réduit d'un cinquième. — Législ. Il Un règlement d'administration publique est un décret délibéré en Conseil d'Etat et qui a pour objet la mise en application d'une loi, l'organisation d'un service administratif, ou toute autre matière pour laquelle la loi a prescrit ce genre de décret. — Un règlement de juges est la décision d'un tribunal supérieur qui vide un contlit positif ou négatif de juridiction existant entre deux ou plusieurs tribunaux de l'ordre judiciaire, indépendants l'un de l'autre. (Voy. Co.nflit.) Si le contlit existe entredestribûnauxde paix ressortissant au même tribunal, le règlement de juges est porté à ce tribunal; si les tribunaux de paix relèvent de tribunaux diti'érents, le règlement de juges est porté à la cour d'appel ; et si ces tribunaux ne ressortissent pas à la même cour d'appel, le règlement est porté à la cour de cassation. Lorsque le contlit existe entre des tribunaux de première instance, le règlement est porté à la cour d'appel dont ils dépendent ; mais si ces tribunaux ne ressortissent pas à la même cour, ou si le conflit existe entre des cours d'appel, le règlement esl porte à la cour de cassation. Le rejet d'un décliiiatoire pour incompétence constitue une espèce de conflit positif, et peut donner lieu à une demande en règlement de juges devant la cour de cassation, en vertu de l'ordonnance royale du mois d'août iVST (art. 19), encore en vigueur, et pourvu que le tribunal saisi et celui dont on réclame la compétence ne ressortissent pas à la même cour d'appel; car, dans ce cas, c'est par la voie de l'appel que la question devraitèlre résolue. La procédure du règlement de juges dill'ère selon le rang du tribunal devant lequel la demande esl portée. En ce qui concerne les règlements déjuges en matière criminelle, correctionnelle ou de police, des règles particulières sont données par la loi (G. pr. 3<i3 et s.; G. inst. crim. 525 et s.). » (Gh. ■¥.)

• RÈGLEMENT adv. Avec règle, d'une manière réglée : onvit réglémentdans cette maison — Se dit aussi des choses qui se font toujours précisément de la même manière, dans le même temps : il soupe réglementa sept heures.

' RÉGLEMENTAIRE adj. Qui appartient au règlement, qui concerne le règlement : lois réglementaires. — Se dit quelquefois en mauvaise part, en parlant d'une adminislration qui multiplie les règlements à l'excès : adminiatration réglementaire.

RÉGLEMENTAIREMENT adv. D'une façon réglementaire.

RÉGLEMENTARISME s. m. Manie de réglementer.

• RÉGLEMENTATION s. f. .action de réple-

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menter : il y a dans ce pays abus de réglementation.

* RÉGLEMENTER v. n. Faire beaucoup de règlements, multiplier les règlements à l'excès. Ne se dit qu'en mauvaise part ; il aime à réglementer. — Activ. Réijlementer une matière.

' RÉGLER V. a. Tirer avec la règle des lignes sur du papier, du parchemin, du vélin, du carton, etc. : régi' r du papirr pour écrire droit. — Fig. Conduire, diriger <uivaiitcertaines règles, assujettir à certaines règles : il faut régler sa dépense sursonreeenu. — Régler ses affaires, les mettre dans un lion ordre. — RicGLER sa

DÉPENSE, RÉGLER SA TABLE, SON ÉQUIPAGE, mettre

un certain ordre dans la dépense de sa maison, de sa table, etc. Il signifie aussi quelquefois, retrancher de sa dépense, de son équipage, etc. — Réglfr une pendule, une MONTRE, la mettre en état d'aller bien, de marcher régulièrement; ou simplement, la mettre à l'heure du soleil ou d'une hoiloïe.

— Déterminer, décider une chose d'une façon ferme et stable : cela n'a pas encore été réglé.

— RÉGLER UN DIFFÉREND, le terminer, soit par un jugement, soit par un accommodement.

RÉGLER UNE AFFAIRE, RÉGLER UN COMPTE, terminer une alfaire, arrêter un compte. Régler LE MÉMOIRE d'un OUVRIER, en mettre tous les articles à leur juste valeur : on n'a paseneore réglé son mémoire, mais il a eu quelque chose acompte. — Ane. Pratique. Régler les parties a écrire ET PRODUIRE, c'élait ordonner que les parties écriraientet produiraient dans un certain temps. On dit aussi, RÉ3ler de juges, décider devant quels juges les parties procéderont : un arrêt va nous régler déjuges.

— Se régler v. pr. Se régler sur quelqu'un, se conduire d'après l'exemple de quelqu'un, prendre quelqu'un pour modèle; et, Se régler SUR quelque chose, se conformer à ce qui a été décidé ou pratiqué relativement à quelque chose : je ne veux pas me régler sur cela.

— La fièvre commence a se régler, se dit d'une fièvre dont les premiers accès ont été irréguliers, et qui commence à se tourner en tierce, en quarte, etc.

* RÉGLET s. m. Typogr. Synon. de Filet.— Archit. Petite moulure plate et droite qui sépare les dilîérentes pariies des panneaux et des corapartimenls, et ijui forme des entrelacs et des guilloché~. — Archit. Petite moulure plaie qu'on emploie pour former des compartiments.

* RÉGLETTE s. m. Typogr. Petite règle de bois ou de fonte de la hauteur des cadrais. Elle sert principalement à. former des garnitures.

* RÉGLEUR s. m. Ouvrier dont le métier esl de régler du papier de musique, des registres, etc. : un habile régleur.

•RÉGLISSE s. f. Bot. Genre de légumineuses lotées, comprenant plusieurs espèces de plantes vivaces, à racines longues, rampantes, cylindriques, dont la saveur est douce et sucrée et dont la médecine fait un grand usage pour les tisanes pectorales : racine de réglisse. — Jus de réglisse, suc de cette racine, préparé, soit en blanc, soit en noir : du jus de réglisse anisé. — Encïcl. Les réglisses croissent surtout dans la région méditerranéenne. La réglisse officinale {glycyrrhiza glabr.i), haute d'environ 1 m., à tiges presque ligneuses, se trouve dans le midi de la France. Ses racines, brunâtresen dessus, jaunes à l'intérieur, possèdent des vertus émollientes et pectorales; on en fait des tisanes employées dans les catarrhes. La décoction de ces mêmes racines entre dans la contéction du coco et peut servir à édulcorer certaines tisanes ; on prépare avec la racine de réglisse des pâtes et des bonbons émollients, ainsi qu'une poudre employée pour donner de la consistance à diverses pilules. Le jus de réglisse ou suc de réglisse, répandu dans le commerc

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