PTD à 3 TD PFD à 4 FD (gambit
H est indispensable pour les deux joueurs d'avancer, dès le commencement, le pion de la tour de la dame, à la 3e case de cette tour. D'autres débuts irréguliers sont : PFD à 4 FD ou PFR à 4 FR ; auxquels le second joueur répond par les mêmes mouvements ou de la façon suivante :
PFD a 4 FD
ou encore
PFR à 4 FR
ou
PD à 4 D
PFR à 4 FR PFD à 4 FD PR à 3 R
Aucune direction précise ne peut être donnée pour la conduite d'ouvertures de ce genre ; la règle générale est que chaque joueur sorte ses pièces aussi vite que possible et évite d'attaquer prématurément. Voici un exemple d'ouverture irrégulière :
PFD à 4 FD
PR à 3 R
CD à 3 FD
PDT à 3 TD
PD à 4 D
CR à 3 FR
FR à 2 R
PFR
à 4 FR
PR
CR
à 3 FR
FR
PCD
à 3 CD
FD
à 2 CD
Roque 8. Roque.
Partiesentières expliquées. — Noussommes assez avancés maintenant pour entreprendre de jouer une partie entière et essayer nos forces contre un adversaire imaginaire, avant d'entreprendre la lutte contre un joueur habile. Commençons par placer devant nous l'échiquier dans la position légale, c'est-à-dire de façon que la dernière case de la première ligne horizontale soit une case blanche à notre droite. Tout autre position aurait pour résultat de changer la situation relative du roi et d» la dame des deux joueurs. Etablissons les pièces dans l'ordre indiqué et étudions la stratégie des échecs, les principes dirigeants à respecter et les fautes à éviter. Posons d'abord comme premier principe que tout joueur qui pousse une pièce sans avoir un but ressemble à un général qui remet au hasard le sort d'une bataille. Tirons (au sort à qui aura le jeu blanc. Et d'abord, quel avantage y a-t-il à posséder ce jeu ? — Aucun, sans doute ; mais il est à remarquer que beaucoup de commençants préfèrent le blanc, les méthodes qu'ils ont étudiées leur ayant donné la plus fausse idée du jeu, par la coutume absurde et défectueuse où elles sont de
ECHE
fournir des exemples où le blanc jouit presque exclusivement du privilège de faire échec et mat. Le meilleur moyen, pour un débutant, Je vaincre le préjugé que le blanc vaut mieux que le noir, est de jouer les parties suivantes avec une couleur d'abord et de les recommencer ensuite avec l'autre couleur; il agira de la même façon pour la partie de Pbilidor. que nous donnons plus loin. Quand on tire au sort, le plus jeune des champions prend dans chaque main un pion de couleur différente et présente les deux mains fermées à son adversaire, qui touche l'une des mains en nommant la couleur de son choix. Si cette couleur sort delà main indiquée, elleappartient à l'adversaire; sinon le plus jeune a le choix. Tirons ensuite à qui aura le trait, le droit de jouer le premier donnant un avantage réel, puisque le premier joueur est l'assaillant, tandis que le second se trouve en état de défende et y reste tant que le premier ne s'attarde pas à une fausse manœuvre. Pour tirer le trait au sort, le plus jeune des champions présente à son adversaire les mains fermées dans chacune desquelles se trouve un pion de couleur différente. L'adversaire touche une main sans mot dire. Si la couleur du jeu de l'adversaire sort de la main, il a le trait. Supposons que le sort nous a favorisé et débutons de la façon suivante :
Blanc 1. PR à 4 R
PR
Noir à 4 R
C'est l'ouverture régulière du jeu, celle que l'on doit recommander aux commençants.
La marche du pion du roi présente l'avantage de dégager la dame et le fou du roi, ce qui permet aux forces de se développer rapidement.