MARINE MARCHANDE
Navires à voiles Nomb. Tonn.
Vapeurs
Nom.
Tonn.
Chemins de fer: 33.194 kilom. de lignes principales et 2.976 kilom. de lignes d'intérêt local (31 déc.1889). — Postes (y compris l'Algérie) : 7.420 bureaux de poste et 5,000 bureaux de télégraphe produisant 185.102.670 fr. et coûtant 137.294.946 fr.— 89.483 kilom. de lignes télégraphiques ; 287.674 kilom. de fils. Le nombre des dépêches à l'intérieur du territoire est de 30.787.302; celui des dépêches internationales de 5.441.419, celui des dépêches de transit, de 1.035.441 et celui des dépêches de service, de 365.200. — Colonies. Voy, le mot Colonies dans ce Supplément. ■ — Armée. Effectif de paix en 1891 : officiers, 26.734; hommes, 520.548; total, 547.582. — 142.870 chevaux. — 2.880 pièces d'artillerie de campagne et 1.440 prolonges. Armée territoriale (sans compter les officiers), 155.888 hommes. — Effectif de guerre, 4.190.000 hommes, dont 90.000 officiers et les dépôts hors cadre.
Notice historique. — Depuis la publication de notre article France, dans le Dictionnaire, le gouvernement républicain eut à continuer la lutte contre ses adversaires de 1 intérieur, tout en surveillant la réorganisatiim de son armée et l'application des lois sur l'instruction publique. Gambetta étant mort le 31 déc. 1882, on put croire un instant que la République était en danger, et les prête adants se disposèrent à l'action. Le prince Je ôme Napoléon lança un manifeste qui mitiva son arrestation ; mais il fut bientôt'relâché 19 févr. 1883). Une loi pour l'expulsion de* princes ayant été repoussée par le Sénat, le ministère Duclerc démissionna et fut remplacé par un cabinet Ferry, qui débuta en enlevant leurs commandements militaires aux priiv.es d'Orléans, devenus d'autant plus redoutables que le comte de Paris se trouvait héritier des prétentions légitimistes du comte d ! Chambord. M. Jules Ferry, reprenant avec une nouvelle énergie ses projets de politique coloniale, qu'il avait précédemment appliqués à la Tunisie, (voy. ce mot dans le Dictioinaire), engagea les hostilités avec Madagascar, dans le but avoué de soumettre cette grande île à notre protectorat. Le bombardement d e Tamatave par l'amiral Pierre fut suivi de complications diplomatiques avec l'Angletene, relativement a un missionnaire que les Français avaient arrêté et qu'ils durent relâchiT, puis indemniser. Pour d'autres détails sur cette expédition, voy. Madagascar dans ce Supplément. L'attention fut presque aussitôt détournée par une autre guerre beaucoup plus ruineuse ayant pour but la conquête du Tonkin (voy. Tonkin dans le Dictionnaire). L'Assemblée nationale formée des deux Chambres, se réunit à Versailles, le 4 août 1884, pour reviser la Constitution ; elle abolit le droit que voulait s'arroger le Sénat de voter le budget; déclara inéligibles à la présidence les membres des familles ayant régné en Fiance; détruisit l'inamovibilité sénatoriale, en réservant néanmoins les droits des sénateurs inamovibles, qui ne purent être remplacés qu'après décès, et régla quelques changements de détail dans l'élection des sénateurs. Pntsque en même temps, le Sénat adoptait la loi relative au divorce. Le désastre de LangSon, connu à Paris le 30 mars 1885, fut immédiatement suivi de la chute du ministère F;rry. — Le ministère Brisson-de Freycinet prk des mesures rapides pour continuer la conquête du Tonkin et pour obtenir une paix honorable de la Chine. La mort de Victor Hugo (voy. Hugo, dans notre premier Suppléa ent\ et la manifestation nationale qui eut liîu à ses obsèques détournèrent à peine les esprits