‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 239 sur 503 · GALE · texte numérisé non relu

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défaut ou porte à l'excès telle qualité. Son supplice dure jusqu'à ce qu'une personne, touchée de son infortune, lui dise : « Vous êtes sur cette sellette parce que vous ne m'avez pas embrassé*' ; » et la punition finit par un baiser. — Soupirer. La personne que l'on envoie soupirer se place dans un coin. Ou lui demande : t Pour qui soupirez-vous? » Elle nomme une personne du sexe différent du sien qui va l'embrasser. Celle-ci soupire a son tour pour une autre, et successivement tous les cavaliers et toutes 1rs dames de la société soupirent à leurtour.Tout le monde se trouve alors rangé sur 'une file : Le premier qui a soupiré revient alors à sa place en embrassant toutes les personnes du sexe différent qu'il trouve sur son passade ; le second en fait autant, et ainsi jusqu'au dernier. — Le tracas de Polichinelle. La dame a qui l'on ordonne cette pénitence se choisit une bonne amie ; celle-ci reste assise et l'autre va successivement embrasser tous les messieurs. A chaque baiser qu'elle reçoit, elle vient le rendre à sa bonne amie. — La troupe d'Allemands. Dans ce divertissement, trois ou quatre personnes peuvent payer leur dette en même temps. On donne à chacune d'elles un instrument imaginaire, en choisissant de préférence les cuivres, tels que trombone, cornet à piston, saxhorn, etc. Il faut que les condamnés jouent de leur mieux un air quelconque en imitant le son de leurs instruments, et les gestes des exécutants. — Les vœux. On donne au pénitent le nom de trois objets, et il doit déclarer quel usage il en ferait. — Le voyage à Corinthe. Un cavalier, tenant une bougie allumée, donne un mouchoir blanc à celui qu'il choisit pour l'accompagner dans son voyage: puis il le prend par la main et le conduit à toutes les dames de la société. Le compagnon de voyage les embrasse successivement ; et à chaque fois il essuie avec le mouchoir la bouche de son conducteur. — Le voyage à Cythère. Le voyageur choisit une dame pour compagnon de route. Us partent ensemble et vont dans une pièce voisine. Là, les deux voyageurs s'embrassent: le cavalier touche une partie du vêtement de sa dame ; et, revenant ensuite avec elle, il demande ce qu'on pense qu'il a touché. Chacun dit son opinion ; celui qui devine, baise la chose désignée. Si personne ne devine juste, le voyageur la baise lui-même

GALET (Jeux). — C'est un jeu très ancien qui se joue sur une table longue de 7 à 8 mètres et large d'un mètre- ou davantage. A 8 ou 10 centimètres de l'une des extrémités de la table et parallèlement à elle, on trace une ligne, et à un mètre de celle-ci on en trace une autre, au delà de laquelle ou doit faire

GALL

1 ibhë gggFi

Le galet.

tomber les galets quand on les jette. Les joueurs se tiennent à l'autre extrémité de la table; chacun d'eux est muni de ruatre galets ou de quatre poids de métal en forme de galets, qu'ils lancent alternativement un à un. Leur but est de leur donner une impulsion qui les porte jusqu'au bout de la table, au delà de la première ligne, mais non au delà du bord. Si le galet est poussé ou jeté de façon à se loger sur le bord et à s'y tenir en équilibre sans tomber de l'autre côté de la table, le joueur compte trois points; s'il s'arrête entre le bord et la première ligne, sans dépasser le bord, on compte deux points ; s'il

est sur la ligne, on compte un point; entre les deux lignes, on ne compte rien. Le vainqueur est celui qui atteint le premier le nombre de 1 1 points, quand on joue à deux : le nombre des points augmente si les joueurs sonl plus nombreux "i partagés en deux camp!

GALLICISMES.— Enctcl. Toutes les langues paraissent construits sur un plan uniforme dans leurs parties essentielles; elles offrent cependant des particularités, soit dans l'emploi des mots, soit dans la manière de les arranger ; ces particularités, s'écartant des règles ordinaires, distinguent une langue de toutes les autres. Les locutions adverbiales s'appellent idiotismes. Lorsqu'on a voulu distinguer les idiotismes propres à une langue en particulier, on leur a donné un nom analogue à celui de cette langue. Les idiotismes de la langue française s'appellent gallicismes, comme ceux du grec s'appellent héllénismes , ceux du latin latinismes ; ceux de l'anglais anglicismes ; celles de l'allemand germanismes. Ainsi, idiotisme désigne le genre dont les autres mots sont les espèces. Le gallicisme étant une façon de s'exprimer particulière à notre langue, cette particularité d'expression peut se trouver : 1° dans le sens d'un mot simple; 2° dans l'association de plusieurs mots ; 3° dans l'emploi d'une figure ; 4° dans la construction de la phra^e. — I. Il ne peut v avoir de gallicisme de la première espèce que dans les mots qui, étant communs à plusieurs langues, ont pris dans la noire une signification toute particulière et éloignée de '•elle du mot primitif. Ainsi, nos langues modernes ont adopté le mot sentiment, dérive du primitif latin sentire ; mais ce mot a pris, dans chacune d'elles, des nuances d'acception particulières à chacune d'elles. En italien, sentimento exprime deux idées différentes : 1° l'opinion qu'on a sur un objet ou sur une question ; 2° la faculté de sentir. En anglais, sentiment ne signifie que le premier de ces deux sens, celui d'opinion. En espagnol, sentimento signifie souffrance, comme le verbe sentire a le sens du mot latin, pati (souffri r). En français, le mot sentiment a pris beaucoup plus d'extension; non seulement il désigne en général toutes les affections de l'âme : mais il exprime plus particulièrement la passion de l'amour. « Son sentiment était si profond, dit l'auteur de la Princesse de Clèves, que rien au monde ne pouvait la distraire des objets qui servaient à la nourrir. » Traduisez cette phrase en toute autre langue en conservant le mol sentiment, et vous ferez un gallicisme, Les Anglais en ont fait un en créant le mol sentimental, qui a un sens plus étendu que leur substantif sentiment, maisqui est parfaitement analogue à l'usage que nous avons fait du mot sentiment, et qui ne pouvait.par conséquent, manquer d'être adopté par nos écrivains a sentiment. Les altérations du sens de beaucoup de mots, dues à la frivolité, aux caprices de la mode, sont inconcevables et produisent souvent des gallicismes; c'est ainsi que nous disons : un homme de condition, pour désigner un gentilhomme ; et, dans le langage populaire : un homme en condition, pour designer un domestique. Nous donnons dans le langage familier, aux termes honnête et honnêtement, raisonnable et raisonnablemenl, des acceptions aussi bizarres qu'éloignées du sens primitif et naturel de ccj mots. Lisette dit à Gérotite, dans le Méchant de Gresset : « Et vous vous fâchez même honnêtement. » On dit, dans le même style, qu'un homme est raisonnabltment ennuyeux. Molière a fait un usage plaisantde l'adjectif ratsonnable, dans Les Fourberies de Seapi*;:* 11 me faut un cheval de service, et je n'en saurais avoir un tant soit peu raisonnable à moins de soixante pistoles. » — II. l'es associations sin~ gulières de mots, en changeant tout à fait lt> sens des termes, produisent souvent des gai. licismes. Ainsi, le ms>ne adjectif, mis avant

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ou après son substantif, exprime des idées différentes ; il y a loin d'un bon homme à un homme bon ; d'un galant homme à un homme galant; d'une sage-femme à une femme sage ; d'une certaine nouvelle à une nouvelle certaine. Le mot autre perd sa signification étant joint à nous ou à vous : vous autres, nous autres. Géroute dit dans le Méchant de Gresset :

Vous autres, fortes têtes, Vous Toilà ! tous prenez tous les gens pour des bètcs

ACTB II, 6C. IV.

Il y a deux gallicismes dans ce peu de mots : vous autres, et vous voilà. — A cela près, pour dire excepté cela, est aussi un gallicisme. « A une grande vanité près, les béros sont faits comme les autres hommes, > dit La llochefoucauld. Mauvaise grâce présente l'association de deux mots qui semblent se repousser. — III. Les gallicismes défigures sont très nombreux, quoiqu'on ne doive y comprendre que les expressions figurées employées dans l'usage commun de la langue, et non celles qui pourraient être autorisées seulement par des exemples particuliers. C'est une figure bien hardie et particulière à notre idiome que celle qu'on emploie tous les jours, en disant : Comment vous portez-vous ? il se porte mal ; pour dire : comment est voire sajilél sa santé est mauvaise. Les Anglais sont encore plus bizarres dans leur formule ordinaire : how do dou dot signifie littéralement, comment faites-vous fairel pour dire comment vous portez-vous? Dans leur langue, le mot do (faire) se met avant les autres verbes, comme purement explétif, sans en changer le sens. Toutes les phrases où on l'emploie sont des anglicismes. Les expressions figurées qui forment des gallicismes sont tirées plus généralement d'anciens usages qui nous étaient vraisemblablement plus familiers qu'aux autres nations ; comme les tournois, la chasse, le jeu de paume, etc. Ainsi, on dit rompre en visière à quelqu'un pour dire l'attaquer, le contredire avec aigreur et avec emportement sur ses opinions, ses prétentions, etc. ; parce qu'il n'était pas permis, dans les joutes ni dans les tournois, de frapper à la visière de son adversaire. FAre a bout, à bout de voie, sont des termes de chasse. Servir iur les deux toits, donner dans le travers, friser la corde, sont des termes de la paume. C'est de ce jeu que sont venues aussi ces locutions: il me la donne belle; vous me la baillez bonne. C'est une ellipse où le mot 6uWe est sous-entendu. Empiumer quelqu'un, empaumer une affaire est de la même source, li y a des figures, même très hardies, dont l'emploi, dans la langue commune, ne peut s expliquer. Nous en avons surtout tiré un grand nombre des verbes qui sont d'un usage plus ordinaire : tels que : être, avoir, faire, aller, venir, entrer, sortir, perdre, gagner, etc. Nous ne citerons que les expressions suivantes : être au fait des usages, d'une aventure, il s'est tué, il s'est vu mourir, je me suis trouvé mal quand le médecin est venu, elle s'est trouvée j/ij)-(e ; faire la barbe ; faire les ongles, pour ôter la barbe, couper les ongles; nous allons rester; il vient de s'en aller ; je sors de maladie : perdre un objet de vue ; gagner une :naladie ; se mettre à rire, à dormir : se louer de quelqu'un, de quelque chose, etc. C'est une mage assez hardie que d'appeler une chose m l'air, une chose sans fondement ; que de dire, un conte en l'air, parler en l'air. On trouve dans les Plaideurs :

Et d'une cause en l'air, il le fan: bien leurrer.

Acti 'Ai, se. u.

S'oublier, pour oublier ce qu'on est est encore un gallicisme ; comme, se mettre en quatre, 'pour dire faire tous ses efforts. — IV. ismes de construction sont ai. -es a reconnaître, parce qu'ils .-uni presque lous, .aines constructions, contraires aux

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règles ordinaires de la syntaxe ; d'autres sont des ellipses; quelques-uns ne peuvent être attribués qu'aux inexplicables bizarreries de l'usage. // y a, pour dire, il est, il existe, est un gallicisme qui se reproduit dans beaucoup de phrases. Il y avait. Il y a deux ans que je ne l'ai vu ; il y a à parier que cela n'arrivera pas, etc., etc., sont autant de gallicisme. Il y en a deux dans la phrase suivante : Il n'y a pas jusqu'aux enfants qui ne s'en mêlent. Il n'est rien moins que généreux, pour dire : 11 n'est point généreux. On ne laisse pas de s'amuser malgré les calamités publiques ; vous avez beau dire, sont encore des gallicismes. L'usage bizarre que nous faisons du mot en, dans un grand nombre de phrases, est une source de gallicismes ; comme, à qui en avez-vous? où veut-il en venir ? en vouloir à quelqu'un, en user mal, en mai agir avec lui ; on en vint aux mains. Si j'étais que de vous, est un gallicisme employé par Molière, dans les Femmes savantes:

Je ue souffrirais pas, si j'étais que de vous, Que jamais d'Henriette il pût être l'époux.

ACTB IV. 6C. II.

On disait à un homme qui avait fait une sottise : « Si j'étais que de vous, j'irais me prendre tout à l'heure. Eh bien, soyez que de moi », rédondit-il au. donneur d'avis. « La raillerie de Cicéron, dit Gédoyn (trad. de Quinlilien, livre VI), a je ne sais quoi d'honnête, et qui sent son bien. » Cette dernière expression est un vrai gallicisme, qui ne sera bientôt plus qu'un barbarisme. Ue plus longs détails nous paraissent inutiles. C'est aux maîtres à faire connaître les gallicismes, lorsqu'ils se présentent. Cependant nous finirons ce chapitre par quelques réflexions sur l'emploi des gallicismes. On doit distinguer, relativement au style, trois sortes de gallicismes. La première est celle des gallicismes que le genre noble et élevé admet, parce qu'ils communiquent au style de l'énergie, de la grâce et de la variété. La deuxième est celle des gallicismes qui ne conviennent qu'au style léger, familier et badin. La troisième enfin est celle des gallicismes que la bonne compagnie proscrit, et qu'on ne trouve employés que dans le style burlesque, bas et populaire. C'est des deux premières sortes de gallicismes que M. de Rivaroi a dit: « Les tournures particulières d'une langue qu'on appelle idiotismes, si embarassantes pour les étrangers, sont pourtant ce qui donne éminemment de la grâce au langage ; Pascal, Molière et Mme de Sévigné, Voltaire en fourmillent. Les Français trouvent aux gallicismes le charme que les Grecs trouvèrent aux héllénismes. Mais tout dépend de leur heureux emploi : ils constituent le bon goût cheznous; ilsconstituaienll'urbanité chez les Latins, et l'atticisme chez les Grecs. On sent que je ne parle pas ici du jargon du petit peuple, mais de la langue nationale, parlée par le public, et cultivée par les gens de goût. » L'heureux emploi des gallicismes de la première classe est réservée au génie. Un esprit fin et délicat fait usage de ceux de la seconde. L'homme bien élevé se sert rarement ue ceux de la troisième : ils sont le signe d'un esprit bas et rampant. De ce genre sont une infinité d'expressions proverbiales, qui sont de vrais gallicismes. Pour le langage du peuple, on ne les trouve comme le fait observer Hivarol, ni dans les livres, ni dans le monde. L'emploi des gallicismes est moins fréquent à mesure que le genre est plus élevé : on n'en trouve qu'un très petit nombre dans le poème épique, dans la tragédie, et dans le discours sur de grands objets. Corneille, Racine, Fléchier, Bossuel, utc, en ont très peu. Mais on les trouve en abondance dans la comédie, dans les poèmes suides sujets plaisants, et dans tout ce qui a rapport au style simple et familier. Voltaire,

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Gresset, La Fontaine, Mme de Sévigné, etc., en sont pleins. Mais ici il y a une grande distinction à faire. L'emploi des gallicismes donne de la grâce et de la légèreté au style de Voltaire, de la finesse et le ton du jour à celui de Gresset ; de l'enjouement et de la plaisanterie à celui de Pascal ; de la délicatesse, de la naïveté, et une grâce inexprimable à celui de La Fontaine et de Mmo de Sévigné; mais il ne donne qu'un ton lourd et pédant à celui de l'abbé d'Olivet : et la raison en est que ce dernier n'ayant reçu qu'une éducation de collège, n'a pu faire prendre à ses locutions ce qu'elles ont contracté de bas en passant dans toutes les bouches, au lieu que les premiers les ont ennoblies par le goût qui les a dirigés dans le choix qu'ils en ont fait, et par la manière dont ils les ont amenées dans le discours, (Beauzée, Douchet, Lévizac, Suard, Girault-Duvivier).

GALVANOMÈTRE. — Nous avons donné dans le Dictionnaire, la théorie du galvanomètre. La fig. i , ci-contre, en fait mieux comprendre le principe. Au milieu d'un cercle formé par des fils conducteurs enroulés au-

Fig. 1. — Principe du galvanomèire.

tour d'un support quelconque, on suspend une aiguille aimantée dont la longueur ne dépasse pas le douz ème du diamètre du

Fig. t. — G 'Ivanomètre.

cercle. Deux pelils index, joints à l'aiguille, sont placés à l'extrémité de deux rayons perpendiculaires. Tout courant électrique passant dans le fil qui entoure l'aiguille, fera dévier celle-ci, à droite ou à gauche, suivant la direction du courant ; la grandeur de

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l'angle de dévialion dépendra de la force électro-motrice de ce courant. Il existe une 'ouïe de systèmes de galvanomètres. Notre hg. 2 en montre un qui est très pratique. Il ■«e compose d'un anneau de bois de 22 centimètres de diamètre, creusé d'une rainure large de 15 millimètres et profonde de 25 millimètres. Cet anneau est monté sur un pied circulaire qui peut pivoter sur sa base. Ce pied est muni de trois vis qui permettent d'assurer son horizontalité parfaite. Les vis

— Figure théorique montrant les différentes acclio

sont percées, suivant leur axe, d'un petit trou dans lequel passe une aiguille. Quand l'appareil est réglé et mis en place sur une table, on appuie sur la tête des aiguilles, dont les pointes s'enfoncent légèrement dans la table afin d'empêcher tout glissement. Le pied est composé de deux disques en bois; l'inférieur se trouve fixé par les aiguilles; le supérieur, un peu moins large, peut tourner autour de son centre. Le disque inférieur porte une lame de cuivre coudée dont la branche horizontale passe au dessus du disque supérieur et permet de l'immobiliser à l'aide d'une vis de pression. Le fil enroulé autour de l'anneau est divisé en cinq sections de résistances dillérentes; de telle sorte que, par le simple déplacement d'une cheville, la résistance du galvanomètre est de 1, 10, 50 ou 150 ohms. Notre lig.3 montre comment les communications s'établissent au moyeu de la cheville mobile. La première section a est formée d'une lame de cuivre large de 15 millimètres, épaisse de 15 millimètres, et n'opposant pratiquement aucune résistance au courant. Les autres sections sont en fer. Les sections a et 6, réunies otfrent une résistance de 1 ohm ; les sections a, b et c une ; résistance de 10 ohms; a, b, c, d, 50, ohms a, 6, c, d, e, ensemble 150 ohms. Les conducteurs sont en communications avec les bornes /'et g ; le courant passe successivement dans les différents circuits, jusqu'à ce qu'il rencontre une des petites chevilles qui le fait communiquer avec, la plaque A. Sur notre figure 3, la cheville est enfoncée entre le circuit marqué et la plaque 1, de sorte que le courant est forcé de passer de la borne de départ f à travers les circuits a 6 et la plaque, pour arriver au poste de retour g. La résistance du galvanomètre est alors 1 ohm. Au centre de l'anneau, se trouve l'aiguille aimantée, délicatement placée sur une pointe d'acier. A côté d'elle sont altachées des index d'aluminium dont l'extrémité est aplatie. Chaque extrémité des index porte nne fine marque indiquant la ligne centrale de l'index. A la partie supérieure de l'anneau, une tige verticale en cuivre porte une barre aimantée, qui sert de méridien artificiel et qui peut être inclinée, montée ou enlevée a Wlonté. Qnand on enlève cet aimant, cela

Fig. *

— Galvanomètre de poche.

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permet de disposer le galvanomètre dans le méridien magnétique, de façon qu'un courant déviant d'un certain angle l'aiguille aimantée, ce courant, dès qu'il passe dans le sens opposé, la dévie du même angle dans la direction opposée. L'angle maximum de déviation est de 45°. Pour mesurer au moyen de cet appareil, une force électro-motrice, on emploie une pile Daniell d'une force électromotrice connue; on larelieaugalvanomètreeton note la déviation de l'aiguille. Après quoi on remplace la pile Daniell par celle dont on veut mesurer la force électromotrice. On fait varier la résistance du galvanomètre jusqu'à ce que l'on obtienne la même déviation de l'aiguille. Ensuite, on obtient la force électro-motrice cherchée par une opération courante, une règle de trois simple. — Galvanomètre de poche. Ce petit appareil, représenté par notre fig. 4, peut servir à mesurer dss '-ou rants de l'intensité d'un ampère ou davantage. Sa construction n'offre rien de particulier. C'est, comme toudu ni. jours, un (il circulaire entourant un système de deux aiguilles aimantées Le courant lancé dans ce fil fait parcourir à l'aiguille les divisions du cadran. La seule particularité que présente ce galvanomètre est la petitesse de son volume, qui permet de le porter dans une poche de gilet, comme une montre.

GAMBEY (Henri-Prudence), mécanicien, né à Troyes en 17X9, morl en 1847. Il fut d'abord contremaître à Chatons et à Compiègne, obtint une médaille d'or à l'exposition des pro duits de l'industrie (1819) et porta ensuite à un haut degré la construction des instruments de précision: théodolite, cathétomèlre, boussole, héliostat, équatorial, cercle mural, etc. II entra au Bureau des Longitudes et à l'Académie des sciences.

GAMBON ( Charles - Ferdinand ) , homme politique français, né à Bourges, le 19 mars 1820, mort à Cosnes (Nièvre), le 16 septembre 1887. Reçu avocat au barreau de Paris en 1839, il se jeta de suite dans l'opposition républicaine et fut l'un des fondateurs du Journal des Ecoles. Eloigné de la capitale par une nomination au poste de juge suppléant près du tribunal de Cosnes, il profila de sa présence dans la Nièvre pour combattre la candidature de M0 Delangle, candidat officiel. L'année suivante, il fut suspendu, pour cinq ans, de ses fonctions judiciaires, à la suite d'un banquet démocratique qu'il avait orga nisé et dans lequel, après avoir refusé de porter un toast au roi, tl avait proclamé la souveraineté du peuple. Envoyé en 1848 à la Constituante par les électeurs de la Nièvre il prit place au sommet de la Montagne, combattit violemment la politique de 1 Elysée et signa la demande de mise en accusation du prince président et de ses ministres, au sujet de l'expédition romaine. II fut réélu, le premier de la liste des représentants de la Nièvre, à l'Assemblée législative, siégea à l'extrême gauche, fit partie de la « Solida rite républicaine», accompagna Ledru-Rollin aux Artset Métiers, le 13 juin 1849, futarrêt condamné a la déportation par la haute cour de Versailles et transporté à Belle-Isle, puis à Corte, d'où il ne revint que lors de l'amnistie de 1859. 11 retourna dans la Nièvre et parut, pendant quelque temps, ne s'occuper que du soin de la petite ferme qu'il possédait non loin de Cosnes. Mais en 1868, sortant de l'obscurité où il avait semblé se complaire, il fut l'un des premiers à attaquer le régime impérial. Il conseilla comme forme pratique d'opposition de refuser le paiement des impôts; et, prêchant d'exemple, il laissa saisir, à la requête du fisc, sa petite ferme et une vache, qui fut vendue par autorité de justice.

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