‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 246 sur 503 · GOLF · texte numérisé non relu

GOLF

Pour faire la récolte de cette poudre, on abat les arbres, on les coupe en plusieurs sections et on brise les fissures; ensuite on gratte la i>oudre. Cette subslanre (aruroba arariba ou, comme on l'appelle quelquefois, po' de Bahia) se présente sous la forme de petits grumeaux irréguliers ; d'abord d'un jaune pâle, elle devient plus sombre quand on l'expose à l'air ou quand elle subit les atteintes de la moisissure, et finit par affecter une couleur brune mus ou moins sombre. Depuis 1874, on a étudié, dans l'Inde anglaise, ses etfels contre certaines maladies chroniques de la peau. On prétend qu'elle jouit d'une grande efficacité, en raison de la quantité d'acide chrysophanique qu'elle contient (84 p. 100 dans quelques spécimen*). — Cette poudre est devenue la source la plus productive de l'acide chrysophanique. La benzine chaude dissout l'acide, le sépare de la poudre et le dépose à l'évaporation. — De nombreuses expériences ont démontré la valeur de la poudre de goa contre certaines maladies de la peau, surtout contre celles qui sont de nature parasitiques; les dartres du cuir chevelu cèdent rapidement à son influence et on l'a employée avec succès dans la mentagre, le lichen chronique, le psoriasis, etc. Le mode originaire d'application consistait à humecter un peu de poudre avec du vinaigre ou du jus de citron et à s'en enduire la partie affectée une fois par jour pendant quelques jours. On préfère aujourd'hui faire un onguent avec de 10 à 40 grains de la poudre pour 10 gouttes d'acide acétique et 30 grammes d'axonge. La poudre possède des propriétés éméliques et calhartriques.

G0 BANG s. m. Jeu nommé aussi dames japonaises. Ce jeu, d'une grande antiquité clans l'extrême Orient, fut introduit en Europe par un amateur anglais nommé Cremer,el prôné partoutconimesuperieur aux dames et même aux échecs, qu'il remplace chez les lettrés japonais. On le ]Oue sur un damier de 400 cases, c'est-àdire ayant 20 cases de côté. Chacun des deux joueurs a200 pions i'jne couleur di liérente; si l'on admet quatre joueurs chacun a 100 pions d'une couleur particulière. Lesjoueurs posent alternativement un pion sur une case inoccupée quelconque; et la victoire appartient à celui qui arrive le premier à mettre cinq pions sur cinq cases consécutives en ligne droite, soit horizontalement, soit verticalement ou diagonalement. Ce jeu, d'une grande simplicité, mais qui exige un tact considérable, a reçu plusieurs modifications. Voici, par exemple, une manière assez ingénieuse de le jouer. Chaque adversaire pose à son tour un pion en se donnant pour but d'envelopper complètement un pion adverse; le pion enveloppé est enlevé du jeu; et la victoire appartient à celui des deux ou des quatre joueurs qui a fait le plus de prises pendant le temps qu'il a fallu pour poser tous les pions sur le damier.

GOLF s. m. Jeu national écossais, aujourd'hui répandu en Angleterre, en Irlande et dan» plusieurs colonies britanniques. — On creuse une série de trous circulaires, placés à une centaine de mètres les uns des autres, sur un terrain uni. Les joueurs sont au nombre de deux ou de quatre (alors deux contre dsux); dans le dernier cas, les deux partenaires lancent la balle de leur côté alternativement. Le but des joueurs estde conduire la balle de trou en trou, en la frappant du moindre nombre possible de coups, le joueur ou le couple de joueurs qui ont réussi à faire entrer leur boule dans un trou après un nombre limite de coups ayant gagné ce trou. Celui qui a gagné le plus grand nombre de trous est le vainqueur de la partie. Chaque joueur est muni d'une série de clubs ou massues, de différentes formes et de diverses longueurs, pour en faire usage suivant la position de la balle

GO Ml

ou la distance à lui faire parcourir. Sur une pelouse, et quand on a une grande distance à franchir (fig. 1), on fait ordinairement usage

du conducteur qu\, en frappant la balle, la force à parcourir une grande course. Cette massue doit frapper un grand coup. Chaque club a sa spécialité que les joueurs s'habituent rapidement à counaitre. Ainsi, le cleek [klik] sert à

€?~&0* C^tf*

Placeur. — 3. Cuiller.

G. Nil'blick.

Fer do sable. — 5. Clni.

tirer la balle d'un endroit plein de gravier ou de broussailles. Le fer de sable est prétérable dans les endroits sablonneux. Quand la balle s'est approchée d'un trou (fig. 3), on se sert du placeur, pour la conduire'doucement dans ce

— Mise en place.

trou. Ces différentes opérations donnent lieu à des règles que l'on n'apprend guère que par la pratique. — Le costume du golfer est simple. 11 est coiffé d'une casquette ronde et est revêtu d'un paletot, d'un pantalon et de solides souliers.

G0MIT0 s. m. (mot ital. qui signifie coup de coude). Sorte d'ouverture régulière, au jeu des échecs. Le gomitû a lieu quand au second mou-

GONZ

GORD

GÏÏAM

veruent, pour défendre le pion du roi, joué à la 4e case du roi, et attaqué par le cavalier de l'adversaire, on pousse d'un pas le pion du fou du roi, que l'on place ainsi à la troisième case du fou du roi : gomito de Lolli — On attribue l'invention du gomito au Portugais Damiano, le plus ancien auteur qui ait publié un traité sur le jeu des échecs. Cette ingénieuse combinaison a été décrite par Lolli, par l'Espagnol Rui Lopez, par Greco, dit leCalabrais, parCozio, etc.

GONDINET (Edmond), auteur dramatique, né à la Launère (Haule-Vienne), le 7 mars 1829, mort de l'épuisement causé par l'albuminurie en novembre 1888. Fils d'un directeur de l'enregistrement, il entra au ministère des finances, devint sous-cbef de bureau et ne quitta cette position que lorsque ses succès littéraires l'eurent mis au-dessus du besoin. Ses pièces les plus connues sont : Trop curieux (comédie, 1 acte, 1863; Français); Les Victimes de l'argent (1865, 3 actes; Gymnase); les Révoltées (1 acte, vers; Gymnase); la Cravate blanche (1867); le Comte Jacques (3 actes, vers, 1868) ; les Grandes Demoiselles (Gymnase, 1868); Christiane (1872; Français); Gavaut, Minart et Cle (3 actes; 1869); le Plus heureux des trois (3 actes; Palais-Royal, 1870, en collaboration avec Eugène Labicbe); Paris chez lui, (3 actes, Gymnase, 1872); le Roi l'adit (opéracomique; musique de Delibes); Panazol (comédie, 1 acte, vers; 1873); le Chef de division (comédie, 3 actes; Palais-Royal, 1874); Libre.', (Drame, 5 actes, 1874); le Homard (1 acte; Palais-Royal, 1874); le Panache (1875) ; Dada (vaudeville. 1876); le Tunnel (1877); le Professeur pour dames (1877), etc.

GONGYLE s. m. [gon-gi-le] (gr, gogulos, rond). Bot. Nom que plusieurs bolanistes donnent à des corpuscules ordinairement globuleux, qui sont les organes reproducteurs des cryptogames. Le mol gongyle peut donc être considéré comme synonyme de sore ou de spore; on l'emploie surtout pour désigner les corps reproducteurs des algues.

G0N0PH0RE s. m. [-fo-re] (gr. gonos, semence; phoros, qui porte). Bot. Prolongement de l'axe qui porte certains fruits.

GONZALÈS, famille espagnole anoblie par Chai les-Quiut dans la principauté de Monaco et qui a fourni plusieurs personnages célèbres.— I. (Tirso ou Thyrus), général des jésuites, mort à Rome en 1705. 11 était professeur à l'université de Salamanque lorsqu'il fut élu général des jésuites en 1687. Adversaire déclaré du probabilisrue que soutenait la majorité des membres de son ordre, il publia un ouvrage fameux intitulé Fondamentum theologise moralis, id est Tractatus theologicus de recto usu opinionum probabilium. (Dillingen, 1689, in-4°), dans lequel il cherche à prouver que cette doctrine, qu'il qualifie d'immorale, n'a pas été inventée par les jésuites, mais qu'il faut l'attribuer à Michel Salonius, religieux Augustin qui vivait a la fin du xvie siècle. Gonzalès s'est fait lavocat de l'infaillibilité pontificale dans De infaillibililate romani pontificis. (Rome, 1687, in-4°). — 11. (Jean-Emmanuel-Charles), médecin français, né en 1766, à Monaco, mort à Paris, en 1843. Il fit, en qualité de médecin principal, les campagnes d'Italie, d'Egypte, d'Allemagne, d'Espagne et de Dalmatie. Après la chute de Napoléon, il fut directeur des hôpitaux militaires de Saintes (1815) et de Nancy, puis médecin en chef de l'armée de Marmont en Espagne (1823) et de celle de Gérard en Belgique (1832). — III. iLouis-Jean-Emmanuel), littérateur françai-, BU du précédent, né à Saintes, le 25 octobre 1815, mort à Paris, le 15 oct. 1887. Après avoir fait ses éludes à Nancy, il vint à Paris, dans le but ostensible d'y faire son droit, mais avec le dessein caché de se créer des ressources dans la littérature.

11 fonda la Revue de France, qui n'eut que peu de numéros, écrivit sous différents pseudonymes dans les journaux de l'époque, entra un in-tant à la Presse, pour y signer des articles sur l'Espagne, articles auxquels son nom authentique semblait donner une véritable couleur locale, puis il passa au Sièiie, où il devint, plus tard, directeur de la partie littéraire. Ayant trouvé son chemin de Damas dans l'inépuisable champ du roman-feuilleton, il réena un instant au rez-de-chaussée iiu Siècle, de la Patrie, du Courrier Français, etc., et produisit avec une fécondité merveilleuse, une foule de romans presque toujours écrits avec soin et d'une manière consciencieuse. Nous citerons : S'atffre-douleur (1838); les Mignons de la Lune (1839); le Livre d'<imour (1840); les Frères de la Cote ou les Pêcheurs de perles (1841), peinture énergique de la vie et des aventures des anciens boucaniers de l'île de la Tortue ; cet ouvrage a été traduit ou imité dans toutes les langues; les Francs-juges (1847) ; les Mémoires d'un ange; les Sept baisers de Buckiw/hum 11848), en collaboration avec Moléri ; IcsGardiennes du Trésor (1S50) ; Esaû le Lépreux (1850-51) ; le Vengeur du mari (1851): la Mignonne du roi, V Heure du Berger (1852-60); le Chasseur d'hommes (1853) ; la Fille de l'aveugle (1854); la Princesse russc,\e Serment de laVeuve (1856); les Amours du Vert-Galant, le Prince Noir, les Chercheurs d'or (1857); la Table d'or (1859); les Trois fiancés (1860); les Sabotiers de la Forêt-Noire; le Maréchal d'Ancre (1861); la Maîtresse du proscrit (1862); VHôtesse du connétable (1863), ÏEpèe de Suzanne, les Proscrits de Sicile (1865); la Fiancée de la Mer (1867); Voyages en pantoufles (1869); les Gardiennes du Trésor (1872); les Danseuses du Caucase (1875), etc. Il voulut aussi essayer du théâtre; mais le peu de succès obtenu par le drame tiré de son roman les Frères de la Côte, avec la collaboration de Henri de Kock (1856), iie l'engagea pas à persévérer dans cetle voie. Elu président de la Société des gens de lettres, en 1864, il resta jusqu'à sa mort président honoraire de celle association.

GORDON (Charles-George), major général, officier anglais, né a Woolwich en 1833, mori à Khartoum, le 26 janvier 1885. Il était le quatrième fils du lieutenant général llenrv- William Gordon. Au sortir de l'Académie militaire rovalede Woolwich, il prit duservice dans le génie, se distingua en Crimée, et fut, après la signature de la paix avec, la Bussie, attaché à la commission chargée de délimiter les frontières de la Bessarabie; il fut ensuite employé en Arménie, puis commissaire spécial au Caucase (1858), fit la campagne de Chine (1860) et s'engagea dans les troupes chinoises contre les Taïping, en qualité d'ingénieur en chef (1862), tout en conservant, dans l'armée anglaise, le grade de major. C'est lui qui, en réalité, dirigea les opérations des troupes impériales chinoises contre les rebelles et c'est à lui qu'est due la fin de la formidable insurrection du Taïping; d'où le sobriquet sous lequel il fut connu pendant longtemps : € Gordon le Chinois. > Rentré dans son pays natal en 1864, il fut nommé ingénieur en chef à Gravesend (1865-71), puis consul anglais à Galatz(1871) et enfin il entra volontairement au service de l'Egypte (1873). Après la démission de Samuel Baker, le khédive désigna Gordon pour le remplacer ranime gouverneur des tribus du Nil supérieur; plus lard (1874-79), il le nomma gouverneur général du Soudan. Gordon fut ensuite, pour un instant, secrétaire de lord Ripon (1880). Sur l'invitation de Li Hou? Chang, il se rendit en Chine (1881). où il aida de ses conseils le gouvernement chinois pour la réorganisation de son armée, lors de sa querelle avec la Russie. 11 entra ensuite au service du gouverneur général de Mauritius et démissionna, quand il eut alteint le rang

de major général, pour faire avec les troupes anglaises, la guerre du Basoutoland. 11 accepta, en 1883, un commandement dans l'armée que le roi des Belges destinait à opérei au Congo, mais il abandonna ce projet pour répondre, en 1S84, à l'appel du gouvernement égyptien. Il entreprit de secourir la garnison du Soudan et s'enferma dans Khartoum, où il tint pendant près d'une année, contre des nuées d indigènes. La ville finit par être prise par les Soudanais et Gordon fut tué pendant le tumulte du dernier assaut. En 1886, le parlement anglais vota des fonds pour lui ériger une statue.

GORGE s. f. Bot. Entrée du tube des corol les gamopélales ou des calices gamosépales

GORGONZOLA, ville de l'Italie septentrionale à 19 kilom. N.-E. de Milan ; 5,000 hab. E'Ie est connue surtout par son fromage de lait de brebis, dont une grande quantité est exportée en Angleterre.

GOUJON (Pêche). — Ce poisson affectionne particulièrement les eaux courantes sur fond sablonneux. — Une remarque importante : le goujon reste presque constamment au fond, le nez tourné vers le sol, comme s'il y cherchait sa nourriture : celte remarque nous indique clairement la manière dont il nous faut disposer notre ligne, puisque l'appât pour attirer sûrement le poisson, doit à peu près traîner sur le fond. La ligne à choisir pour cette pêche sera formée de trois ou quatre brins de crins tordus, pour le corps; un simple crin peut suffire comme monture aux hameçons qui seront des nos 10 à 12, si l'amorce est un ver rouge, et seulement 14 ou 15 pour l'asticot, ou mieux le ver de terreau; la. flotte sera formée d'une simple plume, disposée de manière à laisser un bout de ligne suffisant pour que l'appât traîne sur le fond, comme nous l'avons dit plus haut. — 11 va sms dire qu'un ou deux grains de plomb, suivant la profondeur de l'eau et la force du courant, sont ici nécessaires. La manière d'amorcer le fond pour la pêche du goujon est des plus élémentaires: elle consiste à le troubler, c'est-àdire à le remuer forlement avec une perche. Alors le poisson accourt de toule part vers le point où l'eau est troublée comptant que du sol bouleversé quelque ver surgira dont il fera sa proie, — et il ne manque pas, naturellement, de happer au passade le ver que vous lui offrez. Il ny a pas à se presser de ferrer: le goujon attaque l'appât avec avidité, et ne le lâche plus — que vous ne le décrochiez de l'hameçon.

GOUJONS frits (Cuis.). — Videz-les, essuyezles avec soin, enfarinez et jetez dans une friture bien chaude. Retournez-les fréquemment avec une écumoire. Servez accompagnés de persil frit. On mêle quelquefois aux goujons, dans la friture, d'autres petits poissons tels que des ablettes, de petits gardons, etc.; le goujon est bien préférable, et une friture d'ablettes seules est détestable.

GRAMM0PH0NE s. m. [gra-mo-fo-ne] gr.

gramma, ligne, trait; phoné, son, voix). Appareil nouvellement inventé par Emile Berliner (de Washington), pour enregistrer et reproduire les sons et particulièrement les sons de la voix humaine. Le phonographe d'Edison n'ayant pas produit les résultats pratiques que l'on avait espéré, différents inventeurs américains se mirent à perfectionner cette machine, dont le grammophone n'est qu'une amplification ou pour mieux dire, une simplification. Cet appareil se compose essentiellement d'un disque de verre circulaire A, qui forme la surface enregistrante et qui est recouvert d'une couche de matière plastique, telle que du noir de fumée. Un style de bronze phosphore ou de laiton CC, attaché au centre d'une membrane vibrante, appuie légèrement sur la surface enfumée du disque de verre.

Page 1