GREC
cours de ces dernières et des esclaves éplorées dans le fond. Cette composition, comme la précédente, se compose de 21 figures, dont 13 ont conservé leurs têtes. Aux deux extrémités du temple, on voit des sculptures en relief représentant les travaux d'Uérakles. Curtius prétend qu'elles appartiennent à la même école de sculpture que les frontons. — Les frontons, que l'on a pu restaurer d'une manière intelligible, surpassent tous ceux que l'on avait construits auparavant. Curtius attribue le> sculptures du temple à l'école de Kalamis, qui précéda immédiatement le plus haut développement de l'atlantique au temps de Phidias, Dans la réprésentation d'Apollon, on a admis les conventions traditionnelles, tandis que dans les formes des humains et des centaures, l'artiste a conservé la plus entière liberté. L'Héraion qui, pour la grandeur, vient immédiatement après le temple de Zeus, date d'une époque plus reculée. On a aussi découvert les fondations d'un autre temple entouré de piliers ; c'est le Metrocen ou sanctuaire de la mère des dieux. Des trésoreries ont éternises à nu dans la partie septentrionale de l'Altis ou enceinte sacrée; elles ressemblent à celles des temples. La position des deux plus vastes, les thesauri des Syracusains et des Mégariens, a été parfaitement reconnue. La trésorerie des Mégariens contient des sculptures représentant la guerre des géants et datant d'une époque antérieure aux Eginètes. L'un des plus intéressants monuments de l'époque classique est la figure colossale de Nike, par Paionios. Le temple circulaire construit par Philippe de Macédoine, après la bataille de Chéronée, se trouve dans un état de conservation très satisfaisant à l'ouest de l'Heraion. Les constructions de la période romaine consistent en rotondes, canaux, etc., érigés par Antonin le Pieux, et Hérode Atticus. Un édilice, composé d'une cour quadrangulaire enveloppée de deux colonnades, parait dater de la même époque que le temple de Zeus; on suppose que c'était le lieu de réunion du conseil olympique. Une suite de jolis bâtiments se trouvaient entre le Kladeos et l'Altis, à J'O., une construction circulaire contenait un autel avec des inscriptions au t héros », ce qui désignait probablement Janos et plus tard Klytias, fondateur des familles sacerdotales de devins qui donnèrent les premiers de l'importance à Olympie. A l'E. de l'église byzantine se trouvait une cour entourée de colonnes; c'est le grand gymnase, probablement le plus vaste et le plus splendide édilice d'Olympie. On y a trouvé plus de 400 inscriptions, dont plusieurs ont rapport aux visiteurs des jeux et fournissent des détails intéressants sur la manière dont se donnaient ces jeux. Les explorateurs allemands ont aussi exhumé des restes importants de l'acropole de Pergamon, ville qui eut une grande importance après la période macédouienne. Les ornements sculptés sur le grand autel mentionné par les anciens écrivains, ont été retrouvésdans un bon état de conservation. La frise principale représente la bataille des dieux et des géants et date d environ deux siècles av. J.-C. Les figures, d'un port héroïque, sont eiécutées d'un style libre et hardi. Quelques-unes offrent le type parfait de la force et delà beauté chez l'homme; d'autres mélangent les formes humaines à des formes monstrueuses. Atliêné est représenté traînant un géant par les cheveux; Hécate a trois têtes, trois bustes et six bras La charmante représentation d'une femme en train dejeler a un géant un va.-e entouré de serpents, a mis à la torture l'esprit des archéologues, qui n'ont pu lui donner un nom. Ou a aelerré et envoyé à Berlin 9V plaques des frises, environ les trois cinquièmes .je toute* celles qui existaient, plus 34 plaques d une frise plus petite représentant des scènes de la légende de Telephus, des inscriptions, des
GREP
statues et de nombreuses reliques de toute sorte.
GRENOUILLE. — La pêche de la grenouille peut se faire à la ligne, mais plutôt comme divertissement qu'avec le projet d'en tirer un bénéfice considérable. On peut amorcer sa lipiie d'un insecte vivant, mais on se contente généralement d'un chiffon de drap écarlate dans lequel on enfile l'hameçon, et le résultat est identique. La ligne préparée, le chiffon rouge attaché, on amène ce dernier près de la surface de l'eau, sans qu'il y baigne, de manière qu'il semble un brillant papillon voltigeant imprudemment à deux doigts du danger. Les grenouilles qui l'aperçoivent se précipitent aussitôt vers cet appât, s'élancent pour le saisir, et il en reste toujours quelqu'une dont la large bouche a tout englouti et est restée accrochée à l'hameçon. Comme nous l'avons déjà dit, cette pêche à la grenouille n'est pas ordinairement très profitable et ne peut compter que comme un amusement. On pêche encore ces batraciens, aux flambeaux, la nuit. Les flambeaux en question sont généralement des lanternes d'écurie, bien entendu. — Frappées par la lumière, les grenouilles éblouies se laissent prendre à la main sans la moindre tentative pour y échapper. En Bretagne, on chasse la grenouille avec une longue arbalète, dont la flèche, fixe, est faite d'un fleuret, à la pointe façonnée en fer de flèche et emmanchée dans une baguette de bois glissant dans une coulisse. Le chasseur, à plat ventre à l'ombre d'un saule, tend son arbalète, dans la direction de la mare ou du cours d'eau où la présence des grenouilles est certaine. Chaque grenouille qui apparaît, il la vise bien, lâche la détente, la traverse de sa flèche, l'emporte — et recommence aussitôt. Quelques-uns de ces chas<eurs intrépides ne dédaignent pas de s'emparer de la même manière du rat d'eau, à 1 occasion, et affirment que cette sorte de gibier, n'est pas sans qualités sérieuses. — Cuisine. Cuisses de grenouilles à la poulttte. Les cuisses de grenouilles toutes préparées, c'est-à-dire dépouillées, sont aujourd'hui l'objet d'un assez grand commerce; on se les procure donc facilement au prix de 50 à 70 c. la brochette de douze cuisses. Faites-les dégorger dans de l'eau; égoultez-les; mettez-les dans une casserole; faites sauter dans le beurre en saupoudrant de farine, mouillez de vin blanc; ajoutez sel, poivre, échalotes hachées ; liez la sauce de jaunes d'œufs et servez. On les fait également frire, trempées dans une pâte légère. — Grenouilles entières. Dépouillez et videz vos grenouilles en conservant cependant le frai; coupez les têtes et mettez dans une casserole avec bouquet garni, sel, poivre en grains, clous de girolle, petits oignons et champignons. Mouillez de vin rouge et de vin blanc par parties égales. Faites cuire à feu vif. Au moment de servir, liez votre sauce avec un morceau de beurre manié de farine. Vous pouvez ajouter un verre de madère ou de vin blanc sec. Dressez sur des croûtons frits. Ce mets est délicieux, mais nous n'avons vu ainsi préparer la grenouille que dans le Midi, et il nous reste des doutes sur la question de savoir s'il serait du goût des Parisiens.
GREPPO (Louis), homme politique, né a Puuilly (Kliône), Ie8 janvierl8IO. jr mort en août 1888. Ouvrier, puis chef d'atelier dans une manufacture de sonnes de Lyon, il s'aililia, sous le règne de Louis-Philippe, à pluseurs sociétés secrètes. Elu a la Constituante par le département du Ithône, en 1848, il siégea dans les rangs de la Montagne, fut réélu à la Législative, lii une vive opposition à la politique de J Elysée, signa, le 13 juin 1849, la mise en accusation du président de la Ré-