‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 273 sur 503 · INDU · texte numérisé non relu

INDU

INCURVER, v. a. (lat. in, dans ; curvare, courber). — Courber ; courber de dehors en dedans.

INDUCTION. Nous avons déjà établi, dans le Dictionnaire, le principe singulier de l'induction. Un courant d'électricité passant dans un lil (a b, fig. 1) engendre un courant dans un autre fil (c d), avec lequel il n'a aucun rapport apparent. Donc, toutes les fois que l'on fera passer un courant électrique dans a b, le galvanomètre g donnera des signes de trouble. Ce phénomène est appelé induction. Un appareil bien connu, la bobine d'induction de Ruhmkorff, fait connaître quelquesnus des effets les plus surprenants qui lui sont dus. En 1851, l'électricien Ruhrnkorff eût l'idée de produire des courants d'induction dans une bobine île grande dimension et à deux fils. Sa belle invention lui valut, au mois de juillet 1864, le prix de 50,000 fr. destiné à récompenser l'application la plus utile de l'électrilé. Nous ne pouvons donner ici la description de lous lc«s appareils pci fectionnés que l'on a construits depuis cette époque. Nous allons parler seulement de la bobine la qu'elle fut imaginée par I

INI-S

beaucoup pluâ fin que le premier (du n° 3â), en ayant soie de couvrir d'une couche de paraffine et d'un papier paraffiné chaque lit de fils, avant de commencer à enrouler un nouveau lit. Cette seconde bobine, qui enveloppe la pre-

Induction. — Fig. 1.

Electricité pro.luitc dans un (il sans contact avec la batterie.

plus simple b'ile inventeur. Notre

InductioQ. — Fig. t. Section de la bobine d'induction

ligure 2 représente

la section de cette bo

bine. Un tube de carton ou de bois, long de

Fig. 3.

8 à 10 centimètres, porte à chacune de ses extrémités un anneau de bois [W W), de manière à former une sorte de bobine. Autour de ce tube, on roule deux couches de fil n° 22 enveloppé de soie, et on fait passer les extrémités t par l'anneau de bois \V',cn e et en es. Cette bobine est dite primaire. L'extrémité e du fil se rend au contact interrupteur et de là à l'un des pôles de la batterie ; l'autre extrémité e'se rend à l'autre pôle de la batterie, ce qui forme le circuit. On passe sur la batterie primaire une bon ne cou cbe de paraffine fondue etquand elle est sèche, on l'enveloppe de deux ou trois tours de papier paraffiné (2), Sur ce papier on enroule du fil enveloppé de soie

k<ta

f.*.— Plan e l'interrupteur.

Fig. 5. — Condensateur.

mière (3), est dite secondaire. Son fil, qui est long de plusieurs kilomètres, en raison de sa grande finesse, est celui qui est induit. Les extrémités de ce fil sont arrêtées aux bornes 6 et 63. Dans l'intérieur de la bobine (4), on fixe un faisceau de fil? de fer. On maintient solidement la double bobine sur une boite peu élevée (RB, fig. 3), en face des bornes 63 6'. L'une des extrémités du fil primaire est conduite à 63. Deux montants de laiton sont fixés à une extrémité, leur position est déterminée parla position de l'extrémitédu faisceau de fils de fer. Le montant u* est fendu à son bout supérieur. Dans la fente est assujettie, au moyen d'une vis, l'extrémité d'un ressort d'acier. A l'autre boutdu ressort et sur le côté qui regarde le faisceau de fils de fer, un bouton de fer (/') est rivé; un morceau de platine est rivé à s; c'est ce qui constitue l'interrupteur (fig. 4). Une vis traverse le sommet de u' et une pièce de platine est soudée dans un trou creusé au sommet de la vis. La tige de laiton u1 doit être placée de manière que le bouton i puisse frapper les extrémités des fils de fer; et u1 est fixé de telle sorte que le bout Je platine, à l'extrémité de sa vis, puUse être pressé contre le bout de platine rivé au ressort. Le restant du fil primaire passe par «'; u* et b* sont de même en communication avec un fil; «'et u' communiquenlavec le condensateur que nous devons décrire. Des feuilles de papier sont enduites d'une solution de gomme laque dans de l'esprit méthyléjon les laisse sécher; on les coupe de la grandeur intérieure de la boite sur laquelle on a posé la bobine.

On les pose dans l'intérieur de la boite, en les alternant avec des feuilles détail). Ou réunit les feuilles de papier (2, 4, 6, 8, fig. 5) au mutilant u'. el les feuilles d'élain (1, 5,7, 9) au montant u'. Ces uilles doivent être pressées Fortement dans la boite, sous la bobine, et maintenues pat un fond de bois mince. Les fils de la batterie sont ensuite joints à 63 et b*. il ne reste plus qu'à produire le courant.

INEMBRYONNÉ, ÊE, adj.

Li-nan-bri-o-néJ (préf. in ; franc, embryonné). Bol. Qui n'a pas d'embryon. Se dit surtout des graines stériles ou des spores considérées comme grains.

INÉQUILATÉRAL, ALE, AUX adj. [i-né kuila-té-ral] (préf. in ; franc, êquilaléral). Bot. Donl les deux côtés ne présentent pas de symétrie : les feuilles du bégonia sont inéquilatérales.

IN ESSE[in-ès-sè]. Loc. lat. qui veut dire dans le frit actuel, dans l'existence actuelle, par opposition à in posse, qui signifie dans la possibilUé, dans t'e.rpectative. Ainsi un roi sur le trône est souverain in esse, tandis que sou

héritier est dit roi in posse.

INSE

INFÉROVARIÉ, IÉE adj. (franc, infère et ovaire). Bot. Se dit des plantes dont l'ovaire est infère.

INFLOENZA s. f. [ain-flu-an-za; ital. inn tlou -èiin-dzu] mol ila;. qui signifie infiww* maligne, mauvali sort). Maladie èpidémique qui se rapproche beaucoup de la grippe et qui sevil souvent sur une grande étendue de pays. Son origine était inconnue avant l'adoption de la théorie des microbes. Elle règne d'une manière très irrégulière et se répand souvent surtout un continent, tantôt avec lenteur, tantôt avec unegranderapidité. D'autres fois, elle reste confinée dans une aire limités. On pense qu'elle se communique d'une personne à une autre. Ses symptômes sont ceux d'une forte grippe, avec fièvre violente, malaise général, Rourhature, affaiblissement. Klle peut causer la mort, quand le malade ne prend pas les précautions désirables, qui eon-isleni à rester dans un appartement bien chauffe, et a éviter les changements de température L'mtliieiiza, même bien soignée, peut être suivie d'une toux opiniâtre qu il ne faut panégliger Pour le traitement, voy. Grippe dans le Ditionnaire.

IN FORO CONSCIENCE. Loc. lat. qui signifie dans le for intérieur, dans le for de sa conscienr.e

INFRA DIGNITATEM I.oc. lat. qui signifie : au-dessous de la position ou de la dignité.

INFUNDIBDUFOliME adj. [ain-fon-di-hu-lifor-me] (lat. infundibulum, entonnoir; franc. forme). Bot. Se dit de la corolle monopétale quand elle est en forme d'entonnoir : la corolle du tabac est in fundibuli forme.

INHAMBANE, ville maritime du territoire portugais de Mozambique (Afrique orientale), entre Delagoa et Sofala (voy. Inuamoank, dan le Dicl.). En 1886, quelques tribus indigènedes envR-ons, exaspérées par le poids de nouveaux impôts, prirent les armes, battirent les troupes portugaises et marchèrent sur Inhambane, où elles jetèrent la consternation; malles révoltes furent forcés de se retirer et de se disperser.

INHUMATION. — Législ. Le décret réglementaire du 27 avril 1889, rendu en exécution de la loi du 15 novembre 1887, s'occupe i\ef deux modes de sépulture, l'inhumation et l'incinération ou crémation. En ce qui concerne les inhumations, ce décret n'a pas apporté de modifications à la législation précédente. (Voy. au Dictionnaire les mots Cimetière. Inhumation et Sipulture). (Voy. aussi au Supplément le mol Funérailles.) Ch. Y.

IN LIMINE. Loc. lat. qui signifie : au début. IN LOCO. Loc. lat. qui veut dire : au lieu, à la place; in loco parentis, à la place d'un parent.

IN MEDIAS RES. Loc. lat. qui signifie : au milieu <i< s affaires.

IN MEMORIAM. Loc. lat. qui signifie : en mémoin de.

IN PERPETUUM. Loc, lat. qui signifie :

pour toujours, a perpétuité.

INSECTARIUM s. m. [ain-sèk-ta-ri-omm] (lat. inseclum). Petite cage dans laquelle les naturalistes enferment les insectes pour étudier leurs mœurs.

INSECTES ÉLECTRIQUES. Tout le monde connaît les propriétés électriques de la torpille et de la gymnote, mais bien des gens Ignorenl que ues insectes possèdent la faculté de produire des décharges électriques d'une grande puissance. La punaise-roue {reduvius rutus), des Indes occidentales se défend, des qu'on veut la toucher, par une vigoureuse décharge qui fait bien vite leculer la main de l'assaillant. Le même pouvoir mystérieui ap-

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