‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 392 sur 503 · PUPU · texte numérisé non relu

PUPU

Chambige qui avait assassiné une femme à Constanline (Algérie) et dont le procès fit quelque bruit.

PSYCHOPATHE s. m. Celui, celle qui est atteint de psychopalhie.

PUDDING. (Cuis.) Les puddings constituent une véritable armée d'entremets, d'importation anglaise, affectant toutes les formes et dans la composition desquels entrent les ingrédients les plus divers. Par cette raison, qui en rend la confection à peu près impossible aux cuisines ordinaires, nous serions forcé de les passer sous silence, si les suivants ne se recommandaient par leur simplicité, autant au moins que par leur délicatesse. — Pudding au pain. Faites bouillir un litre de lait avec -mil', quantité suffisante, zeste de citron; cassez dedans deux œufs et délayez bien. D'autre part, vous coupez des tranches de pain que vous beurrez et que vous placez ensuite au fond d'un plat creux, de manière à l'en couvrir exactement. Semez sur ce pain beurré des grains de raisin de caisse débarrassés de ieurs pépins, et de raisin de Corinlhe lavé et épluché avec soin. Jetez sur cette préparation votre lait bouillant; faites cuire une demiheure au four modérément chauffé, ou sous le four de campagne. — Pudding au tapioca. Faites tremper dans l'eau chaude, pendant une heure, trois bonnes cuillerées à café de tapioca ; passez au tamis et mêlez votre tapioca avec les jaunes de six et les blancs de trois œufs, bien battus ensemble; ajoutez un litre et demi de bon lait, un peu de muscade râpée et de peau de citron, un verre de nialaga ou de xérès ; mêlez bien. Sucrez au goût. Mettez dans un moule ou une casserole garnie de pâte feuilletée. Faites cuire comme le précédent, trente-cinq à quarante minutes.

PULK0WA [poul-kô-va], village situé à 16 kilom. S. de Saint-Pétersbourg (Russie), 11 est aujourd'hui célèbre par l'observatoire qu'y fit construire l'empereur Nicolas. (Voy. Observatoire, dans le Dictionnaire.)

PULVÉRISATEUR à tourillons. Machine qui sert à pulvériser le quartz, les roches, le charbon, les minerais, les os, etc. Elle se compose d'une caisse de fer contenant deux vannes F, munies d'ailes ressemblant à celles d'une hélice. Elles tournent en sens contraire et produisent deux tourillons opposés qui pren-

.. .jnsateur à tourillons.

nent «i. lancent les unes sur les autres toutes les matières contenues dans la machine. Les vannes font 200 tours par minute et l'air leur est fourni par de larges tuyaux. Les matières à pulvériser sont jetées dans la hotte H, et tombent de là sur les vannes. Le fermier américain inventeur de ce pulvérisateur en a eu l'idée en voyant les dégâts causés dans sa ferme par un cyclone.

PUPULER v. n. Crier, en parlant du pupul ou huppe d'Europe.

PUPUT s. m. Ornith. Nom vulgaire de la huppe d'Europe. On écrit quelquefois putpOT, et au fém. pupue.

l'YAT

PUY-VELAISIEN. IENNE s. et adj Du Puy- 1 en-Velay ; qui apparlienl à celle ville ou à ses i abitanls : les Puy-Velaiskns ; mœurs puyvetaisiertnes.

PYAT (Félix), auleur dramatique et homme politique français, né à Vierzon (Cher), le 4 oclobre 1810. mort le 2 août 1880.11 était (ils d'un avocat légili m iste qui l'envoya suivre à Paris les cours de la Faculté de droit. Abandonnant les opinions paternelles, le jeune Pyat adopta les idées révolution n a;res et se fit remarquer avant IS30, par la violence de ses discours el de ses motions contre le gouvernement de Charles X. En 1831, il se fit recevoir licencié et inscrire sur le tableau des avocats de Paris. Il ne tarda pas à renoncer à celle carrière pour entrer dans le journalisme. Il collabora à la plupart des publications de l'époque, et écrivit l'épisode des Filles de Séjan pour le Rnriuive de Jules Janiu. Plusieurs de ses pièces de Ihéftlre, destinées à mettre en reliefses idées politiques et sociales, produisirent une grande sen.-ation. Les Révolutions d'autrefois ou les Romains chez eux (drame, 3 actes , avec Théodore Burette ; Odéon , l°r mars 18.32), furent interdites après la première représentation. Les Deux Serruriers (drame) obtinrent un grand succès a la Porle-Sainl-Martin, en mai 1842. En 1S44, Jules Janin ayant attaque avec une injustifiable violence, la mémoire et les œuvres de J.-M. Chénier, Félix Pyat lui répondit par un pamphlet dans lequel il traitait sans ménagement son ancien collaborateur et ami. Le prince des critiques poursuivit en police correctionnelle l'écrivain qui venait de l'offenser et le fit condamner à six mois de prison. Pyat donna ensuite ses deux pièces de théâtre les plus populaires, Dioçjène (1846) et le Chiffonnier de Paris (1847). La révolution de 1848 mit fin à sa carrière littéraire. Adepte du socialisme , il fut envoyé à l'Assemblée constituante par les électeurs du Cher, et y vola constamment avec la Monla^ne. Le 13 mai 1819, il futélu à la Législative par les départements de la Seine et du Cher ; et le H du mois suivant, il sif-'na l'appel aux armes rédigé par Ledru-Rollin, au sujet de l'expédition romaine. Le 13 juin , il fut l'un des républicains qui se rendirent au Conservatoire des Arts et Métiers, pour lâcher de faire naître une insurrection. Il parvint ensuite à se sauver en Suisse et fut condamné, par contumace, à la déportation, par la haute cour de justice. Pendant son exil qui dura vingt au-, il fit paraître à Bruxelles les Loisirs d'un proscrit (in-18) et les Lettres d'un proscrit^ à Londres, Lettre aux proscrits (1855 , etc. Rentre, à la suite de l'amnistie de 1869, il fut poursuivi pour différents articles publiés par le Rappel, se cacha pendant quelque temps, s'enfuit à Londres en mai 1870, et lut condamné, par contumace, à 5 ans de prison, pour avoir fait l'apologie de l'assassinat politique dans un toast porté à une balle, relativement au meurtre de Victor Noir par le

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