SOU
dans le problème précédent, puis on continue par 34 à 32 puis à 19, 29 à 27, 20 à 33, 30 à 12, 23 a 25, 18 à 31, 12 à 26, 35 à 25, 26 a
24, 36 à 26, 37 à 27, 27 à 28; 24° Le calice. 11 aut, après avoir enlevé la fiche centrale,
puer de façon à laisser les fiches 4, 8, il, 13,
18, 19, 20, 26, 32, 35, 36, 37. - Marche : 6 a
19. 14 a 12, 3 à 13, I a 3, 20 à 7, 3 à 13, 12 à 14, 33 à 22, 3i à 33, 18 à 31, 5 à 18, 9 à 11, 30 a 32, 23 à 25. 18 à 31, 16 à 18, 15 à 13, puisa 27, 22 a 20, 27 à 13, 29 à 27, 33 à 20, 31 à 33, 34 à 32; 25" La lettre A. Cette lettre est représentée par les dix fiches 6, H, 13, 17, 18, 19, 2ti. 21, 23, 29. Le solitaire étant complètement couvert, on arrive à la former, en jouant de
a manière suivante, après avoir enlevé la fiche 19 : 21 à 19, 7 à 20, H à 13, 20 à 7, 8 à 21, 3 à 13, 2 à 12, 1 à il, 12 à 14, 18 à 5, 4 à 6. 9 a 11, 15 à 13, 16 à 18, 22 à 20, 30 à 17,
:& à 24. 35 à 25, 24 à 26, 27 à 25, 36 à 26, 25 à 27, 28 à 26. 37 à 27, 26 à 28, 34 à 21 ; 26° La lettre E. Cette lettre est formée par les treize fiches 1,2, 3, 5, 11, 18, 19, 20, 25, 31, 35, 36, 37. On l'obtient en jouant comme suit, lorsque le casier est couvert el décentré : 32 à 19, 34 à 32, 20 à 33, 29 à 27, 33 à 20, 36 à 26, 30 à 32, 26 à 36, 18 à 31, 20 à 18, 7 à 20, 15 à 13. 20 à 7, 22 à 20, 6 à 19, 4 à 6, 18 à 5, 23 à
25, 16 à 17, 9 à 11, 2 à 12, 8 à 6 et 12 à 2; 2ï" Lu lettre I. Elle est formée par les onze fiches!, 2, 3, 6, 12, 19, 26, 02, 35, 36, 37. Pour l'obtenir, on est forcé d'enlever, du solitaire complet, les fiches 23 et 29. — Marche: 15 à 29, 9 à 23, 20 à 22, 18 à 16, 8 a 21, 4 à 17, 22 à 20, 16 à 18, 6 à 8, 20 à 7, 8 à 6, 33 à 20 31 à 33, 18 à 31, 5 à 18, 23 à 25, 30 à 32, 18 à 31 . 37 à 27. 31 à 33, 27 à 37, 29 à 27, 20 a 33, 34 à 32. On peut, de la même manière, s^exereer à représenter, aussi bien que possible, les autres lettres de l'alphabet. O se forme en ne laissant sur le solitaire que les cases 2, o, 7, 10, 14, 17, 21, 24, 28, 31, 33 et 36. On passe ensuite aux réussites complètes qui consistent à ne laisser qu'une seule fiche -ur le solitaire. Le problème le plus populaire en ce genre est le suivant; 28° Le corsaire. On nomme ainsi la partie dans laquelle on enlève la fiche de l'un des angles, 1, 3, 15, 29, 37, 35, 23 et 9, pour aller en suite en zigzag, comme si l'on imitait le mouvement que les marins appellent louvoyer. Supposons que nous ayons enlevé la fiche 37, voici la notation des coups : 27 à 37, 29 à 27, 14 à 28. 34 à 21, 15 à 29, 20 à 33, 37 à 27, 26 à 28, 29 à 27, 24 à 26, 10 à 24, 12 à 10, 2 à 12, 35 à 25, 25 à 11, 23 à 25, 26 à 24. 30 à 17, 16 à 18, 11 à 25, 9à il, 12 à 10, 4 à 17, 1 à il, 8 à 6. La fiche 36, qui représente le corsaire, prend ensuite successivement les neuf fiches 32, 25, 17, 11, 13, 21, 27, 19, 6 et vient se placer en 2, où elle est prise par la fiche 3, qui saule en 1. On s'exerce à réussir ce coup en commençant par enlever la fiche d'un autre coin et en adoptant une marche inverse symétrique, à partir de ce point. — Le nouveac solitaire. Le solitaire anglais ou jeu nouveau, beaucoup plus facile, est formé d'une tablette percée de 33 trous seulement, comme ci-dessous. Les problèmes suivants et leurs variations donnent la clef de tous les autres, quand il s'agit d'enlever une fiche et d'amener à sa place la dernière fiche restante. Quant aux problèmes dans lesquels on se donne pour but de laisser un certain nombre de fiches dans des positions déterminées, ils sont innombrables et nous ne pouvons en donner la solution. On peut se servir de la tablette française en ayant soin de boucher avec un peu de mastic les quatre trous devenus inutiles, savoir: 4, 8, 30 et 34. — i" problème. Enlever la fiche du trou 10 et ramener la dernière fiche dans ce trou. Les six premiers mouvements, ayant pour but d enlever les six fiche- u haut du jeu, se jouent de la manièi e ante : 12 en 10, 3 en H, 10«en 12, 4 en ù 1 en 3 et 3 en il. Ensuite on continue par des coups doubles,
SOLI
dix à droite et dix à gauche, en jouant alternativement on montant, puis korizoulale-
Le nouveau solitaire.
ment, enfin en descendant, jusqu'à ce que l'on ait enlevé toutes les fiches sauf six, qui forment la croix suivante :
Les six doubles coups sont: 16 à 4 et 18 à 6 en montant; 13 à 11, 7 à 9 horizontalement; 6 à 18, 4 à 16 en redescendant; 25 à H, 23 à 9; 14 à 16, 20 à 18: H à 25, 9 à 23; 30 à 18, 28 à 16; 21 à 23, 27 à 25: 16 à 28, 18 à 30; 31 a. 23, 33 à 25. On termine comme suit : 24 à
22, 32 à 24, 25 à 23, 22 à 24, 24 à 10. On peut varier ce problème en enlevant soit la fiche 18, soit la fiche 24 ou la fiche 16, et en apportant à la marche des pièces des modifications qui se comprennent facilement. — 2e problème. Enlever la fiche centrale 17 et ramener la dernière fiche dans le trou central : jouez 5 en 17, 12 en 10, 3 en 11, 18 en 6,
1 en 3 puis en H, 30 en 18, 27 en 25, 24 en 26, 13 en 27 puis en 25, 22 en 24, 31 en 23, 16 en 28, 33 en 31 puis en 2.^ * en 16, 7 en 9, 10 en 8.21 eu 7 puis en 9, 24 en 10, puis on 8, puis et; 22, puis en 24, puis en 26; 19 en 17, 16 en 18, H en 25, 26 en 24 et 29 en 17. — 3e problème. Enlever la fiche 14 et ramener la dernière fiche dans le trou 14. Passez 16 en 14, 4 en 16, 17 en 15, 6 en 4, 29 en 17 puis en 5;
2 en 10, 18 en 6, 3 en H,20en 18, puis en 6; 13 en H, 6 en 18, 26 en 24, 33 en 25, '24 en 26, 27 en 25, 31 en 33, 18 en 30, 33 en 25, 22 en 24, 25 en 23, 7 en 9, 10 en 8, 1 en 9, 28 en 16, puis en 4; 21 en 7, puis en 9 ; 4 on 16, puis en 14. — 4e problème. Enlever la fiche 29 et amener à sa place la dernière fiche restante. Passez 17 en 29, 26 eu 24, 33 en 25, 31 en 33, 18 en 30, 33 en 25, 6 en 18, 13 en H, 27 en 13, 10 en 12, 13 en H. 8 en 10, 1 en 9, 3 en 1, 16 en 4, 1 en 9, 28 en 17, 21 en
23, 7 en 21, 24 en 22, 21 en 23, 16 en 28, 28 en 30, 18 en 6, 6 en 4, 4 en 16, 30 en 18, 15 en 17, 10 en 24, 19 en 27, 17 en 29. — 5° problème. Enlever la fiche 1 et amener à sa pla.ee la dernière fiche restante. Passez 9 en 1, 7 en 9, 10 en 8, 21 en 7, 7 en 9, 22 en 8, 8 en 10, 6 en 4. 1 en 9, 18 en 6. 3 en H, 20 en 18, 18 en 6, 30 eu 18, 27 en 25, 24 en 26, 28 en 30. 33 en 25, 18 en 30, 31 en 33, 33 en 25, 26 en
24, 16 en 18, 23 en 25, 25 en 11, 6 en 18, 13 en 11, 18 en 6, 9 en 11, il en 3, 3 en 1. On peut commencer de la même manière par chacune des sept autres fiches des coins. — 6e problème. Enlever la fiche 4 et amener à sa place la dernière fiche restante. Passez 16 en 4, 1 en 9, 14 en 16, 16 eu 4, 3 en 1, 1 en 9, 6 en 4, 4 en 16, 7 en 9, 18 en 6, 13 en 11, 6 en 18, 26 en 12, 27 en 13, 13 en H, 24 en 26, 33 en 25, 26 en 24, 28 en 30, 31 en 33, 33 en
25, 16 en 28, 18 en 16, 9 en 23, 28 en 16, 25 en 23, 16 en 28, 21 en 23, 28 en 16, 11 en 9,
SOLI
16 en 4. — 7« problème. Enlever la fiche 23 et amener à sa place la dernière fiche restante. Pas- z 25 e:i 23,11 en 25, 10 en 24,30 en 18,23 en 25, IS en 30, 9 en 23. 13 en H, 6 en 18,27 en 13, 26 en 12, 13 en 11, 18 en 6, 1 en 9, 8 en 10, 3 en 1,
6 en 4.1 en 9, 10 en 8, 22 en 24, 8 en 22, 21 en 23,
7 en j | , 24- en 22, 21 en 23, 28 en 16, 30 en 28.31 en 23, 16 en 28, 33 en 31, 3 en 23. — Bibliogr. Voy.
Edouard Lucas : Récréations mathématiques , Paris, 1882-83, 2vol.in-8°; Busschop : Recherches sur le jeu du solitaire, Bruges,
SOMAULISouSomalis (Pays des). Le pays des Somaulis a perdu son indépendance. Les Anglais ont saisi, en 1885.
Zeilah et Berbera, ports du golfe d'Aden ; et l'année suivante les Allemands ont établi leur protectorat sur tout le promontoire oriental de l'Afrique. Les Allemands ont pris la côte qui s'étend depuis Berbera au N., jusqu'à Warsheik au S. En ce point la colonie anglaise recommence. L'intérieur, quoique visité par différents explorateurs, n'est nullement soumis à ses nouveaux maîtres, qui n'ont fait qu'établir un droit nominal, afin de devancer les autres peuples.
SON (Phys.). Pour mettre en évidence les ondes sonores dans la production d'un son, il sutfit de suspendre verticalement un miroir rectangulaire derrière une bougie allumée. Sur la figure ci-contre, le miroir est suspendu
SON
tube de caoutchouc muni d'une embouchure formée d'un cornet de papier. Dès que l'on
Fig. 1. — Moyen simple pour apercevoir lesflammes vibrantes
dans la position verticale au moyen d'une petite ficelle qui passe sur un livre dont le bord dépasse une pile de volumes. Les bouts
tV'
Fig. î — Miroir tournant.
du miroir sont attachés aux bouts de la ficelle, de manière qu'il puisse osciller librement, en restant dans un plan horizontal, le til glissant sur la couverture du livre. Ceci fait, on a un
Fig. 3. — Lentille pour la réfraction du son.
produit un son devant l'embouchure, l'autre extrémité du tube étant approchée de la base de la lumière, l'air du tube entre en vibration et communique son mouvement à la flamme de la bougie. Celle-ci vibre à son tour et son mouvement devient très apparent dans les différentes images qui se forment en des points différents du miroir oscillant. — Le miroir tournant (fig. 2) est un peu plus compliqué. On enfonce une tige de fer rigide dans une forte planche qui servira de pied. Sur cette tige, longue d'environ 30 centim., on passe une forte bobine, qui supportera le miroir. Pour faire le miroir on évide une planche longue de 20 cent., large de 15 cent., comme le montre la fig. 2. On perce la planche de deux trous, l'un dans l'axe, où doit passer la tige de fer; l'autre près d'une extrémité pour recevoir un clou sans tête, que l'on engagera dans le trou d'une seconde bobine plus petite que la première.
Cette bobine sera la manivelle au moyen de laquelle on fera tourner le système.
On applique un miroir sur chacune des deux faces opposées de la planche et on les maintient à l'aide de bandes de papier que l'on colle sur les bords. Dèsque l'on fait vibrer Ja flamme d'une boucie, en imprimant aux miroirs un mouvement de rotation, on voit apparaître une série d'images correspondant aux ondes sonores. Pour démontrer la réfraction des ondes sonores dans les milieux limités par les surfaces courbes, on peut avoir recours à l'ingénieux dispositif représenté par les figures 3 et 4. On se sert d'une lentille dont la charpente se compose de trois cercles en fort fil de fer, réunis ensemble de manière à former un anneau unique composé de deux sillons. On installe verticalement cet anneau sur un pied; et
au point diamétralement
Fig. 4. — Section de I»
lentille pour la réfractiez *** sou.
SON
SON
SON
opposé au support, débouche un court tube de métal. Sur chacun des deux bords de l'anneau, on tend une membrane de caoutehouc que l'on fixe solidement à la charpente au moyen de fils qui s'enroulent dans les deux sillons de l'anneau. Dans l'intérieur du cylindre ainsi formé, on insuffle de l'acide carbonique, de manière à gontler les membranes et à donner aux lentilles la distance focale que l'on veut en augmentant ou en diminuant la pression du gaz à l'intérieur. Le tic tac d'une montre placée à l'un des foyers de la lentille s'entendra très distinctement à l'autre foyer. — Explication des sons mystérieux. — L'effet que produisent sur l'esprit certains sons est souvent très curieux. Nous ne faisons pas allusion aux phénomènes ordinaires du langage, du chant et de la musique, dans lesquels l'appareil producteur du son nous est familier, ce qui permet à la personne qui l'entend d'évaluer sa distance avec exactitude; nous voulons parler seulement des sons < mystérieux », c'est-à-dire de ceux sur l'origine et la distance desquels il peut y avoir quelque doute; alors arrive l'illusion, et l'imagination se mettant en travail, il en résulte souvent de singulières hallucinations. L'obscurité plus ou moins complète est, de plus, un agent qui prête son incertitude aux aberrations de l'esprit. Quand une personne, plongée dans l'obscurité ne peut voir ce qui
firoduit des sons qu'elle entend, elle se forge es idées les plus extravagantes, et pour peu qu'elle soit superstitieuse, elle croit fermement se trouver en face d'un fantôme. Il n'est peut-être pas un seul de nos lecteurs qui n'ait, pendant une nuit sombre, perçu des sons d'une source invisible : tantôt des sifflements, quelquefois un cri prolongé ou bien un gémissement. De là les contes de fées, de revenants et d'esprits de toute sorte. Avec un peu plus de calme et d'attention, il ne serait pas difficile de s'apercevoir que ces bruits proviennent d'oiseaux ou d'autres animaux sauvages. — Bruits des chambres a coucher. Sir David Brewstera fait un excellent récit de bruits nocturnes mystérieux, qui, après avoir effrayé beaucoup de monde, se trouvèrent être inoffensifs quand ils furent vérifiés par quelqu'un dont l'esprit n'était pas prévenu par la frayeur. Un bon bourgeois entendait chaque soir un bruit étrange peu après s'être couché. On ne pouvait assigner aucune cause à ce bruit et les contes allaient leur train, quand on finit par découvrir qu'une garderobe, placée près de la tête du lit, causait le tapage nocturne. Quand le bourgeois se déshabillait, il ouvrait la porte de cette garde-robe, et comme la porte fermait mal, il la repoussait ensuite tout contre; les changements graduels de température l'entr'ouvraient avec un bruit sourd et sinistre qui s'arrêtait en quelques secondes. Que de craintes ridicules on s'épargnerait souvent avec un peu d'attention pour les bruits qui proviennent de l'expansion et de la contraction des meubles, des boiseries, des portes, des panneaux, des bois de lits, etc. Entendu la nuit, quand tout est plongé dans le silence et l'obscurité, le craquement d'un meuble peut effrayer les personnes qui n'en connaissent pas la cause, due aux variations atmosphériques. — Sons que l'on ne peut sntendre. Le son, qui s'entend presque toujours mieux la nuit que le jour, prend parfois une intensité exagérée ou bien ne s'entend pas du tout à une petite distance, quand le vent l'emporte violemment dans une direction opposée ou quand l'air est très humide. L'atmosphère produit plus ou moins les ondes sonores, suivant qu'elle est transparente ou opaque. Il y a donc pour les ignorants une sorte de mystère dans le fait, qu'un son est produit par un objet peu éloigné et que pourtant ils n'entendent pas. 11 y a des gens qui ne perçoivent pas le cri d'un moineau; d'autres qui entendant ce cri, ne
peuvent percevoir le cri d'une chauve-souris : cela dépend l'un défaut du tympan, analogue à l'aehromatopsie de l'œil. Un cas singulier de bruit non entendu se présenta pendant la guerre de l'indépendance des États-Unis.
L'armée anglaise et l'armée américaine se trouvaient chacun sur le bord opposé d'une rivière; leurs avant-postes se distinguaient parfaitement les uns les autres et les Anglais purent voir un tambour américain battant la retraite; mais ils n'entendaient aucun bruit. Ce phénomène fut attribué à la résistance qu'opposait au sou l'air au-dessus de la rivière, en raison de l'humidité et de l'état particulier de la température. — Exagérations mystérieuses. Quelquefois un son résonne plus fort qu'on ne croyait l'entendre. Par exemple, il existe à Carisbrooke-Caslle file de Wignt), un puits profond de plus de 200 pieds. Quand on y jette une épingle ou tout autre petit objet un peu lourd, on entend un grand bruit après que cet objet a frappé l'eau qui s.trouve au fond. Le son s'entend sur l'eau ou sur la glace à une distance bien plus grande que sur terre; c'est une expérience qui a été faite par le D' anglais Hutton qui entendit lire une personne à 40 m. de distance sur la Tamise, tandis qu'il l'entendait seulement à 2o m. sur le rivage. Quand le lieutenant Foster hivernait dans les régions arctiques, il put converser avec un homme qui se trouvait éloigné de deux kilomètres. On prétend que la voix humaine peut se faire entendre, sous certaines circonstances, à 16 kilom. de Gibraltar. Dansla cathédrale de Giryenty (Sicile), le murmure d'un homme placé au foyer de l'abside semi-circulaire de l'une des extrémités, peut être distingué dans toute la longueur de l'édifice. On raconte que jadis un confessionnal avait été, par inadvertance, placé précisément en cet endroit et que les détails les plus secrets des confessions pouvaient être perçus à un autre endroit, près de l'entrée de l'église, ce qui amena de telles indiscrétions que l'autorité intervint et fit enlever le confessionnal. — Répétition des sons. Des sons simples répétés plusieurs fois et des phrases entières répétées après une ou deux secondes d'intervalle, voilà qui semble bien mystérieux aux personnes non familiarisées avec les conditions scientifiques dont dépendent ces phénomènes. Quelques échos célèbres présentent un caractère bien remarquable. Il s'en trouve un à Woodstock Park, près d'Oxford, qui répète dix-sept syllabespendant le jour et vingt pendant la nuit. Un écho des rivages du Lago del Lupo (lac du Lup), près de Terni, répète également dix-sept syllabes. — Bruits inconnus. Les habitants d'une'localité ont été quelquefois surpris d'entendre des roulements sourds dont l'origine paraissait inexplicable. Cela peut provenir de causes bien différentes. Dans certains cas, le bruit d'une canonnade, ou de feux de peloton est transporté par le vent et se répercute sur une localité située à une distance extrêmement considérable. C'est ainsi que le bruit du canon s'est fait entendre de Messine à Syracuse, de Gênes à Livourne, de l^arlscrona (Suède), en Danemark, après avoir parcouru une distance de 180 kilom. Les habitants de la côte du Kent (Angleterre) entendirent la canonnade de Waterloo, quise trouve à plus de 160 kilom. Le feu terrible des fédéraux et des confédérés à Gettysburg, pendant la guerre civile américaine, se fit entendre à 190 kilom. Mais les grandes éruptions volcaniques donnent lieu à des phénomènes de propagation encore plus extraordinaires. Sir Stamford Raffles et d'autres personnes dknes de foi nous apprennent que la formidable éruption volcanique de l'Ile Sumbawa , dan? l'archipel Indien , s'entendit à 1.S00 Kilomètres. — Direction d'où viennent les sons. Il y a souvent quelque chose de très mystérieux dans les sons, quand nous nous trompons relativement à la direc-
tion d'où ils viennent; et si nous nous trompons a la fois sur la direction et sur la dis- , le mystère augmente d'intérêt. L'un des plus jolis exemples que l'on ait donné de ce genre d'illusions fut une exhibition de ce que l'on appelait la c fille invisible », expérience à la fois plaisante et scientifique. Au milieu d'une salle se trouvait un pâlit globe de cuivre ou de laiton, suspendu sous un baldaquin à l'aide de ficelles ou de rubans. On taisait remarquer aux spectateurs que ce globe ne touchait à rien, sauf aux rubans. Le globe portait, sur sa circonférence horizontale, quatre embouchures de trompette. Quand on parlait dans une de ces embouchures, en posant une question quelconque, une voix douce et argentine, semblant sortir du globe lui même, répondait aussitôt, soit en français, soit dans toute autre langue exigée par l'interrogatoire: le globe chantait même l'air qui lui était demandé. L'effet produit sur les spectateurs était merveilleux. L'illusion était complète. Et pourtant, il n'y avait là rien de surnaturel; c'étaitsimplement une application de la science acoustique. Le baldaquin dissimulait un bâti qui enveloppait la boule et qui était percé d'un tube pour le passage de l'air et par conséquent du son. Ce tube courait depuis un jambage du bâti jusqu'à une barre horizontale qu'ilsuivaitintérieurement. Quand un spectateur parlait ou murmurait une question à l'une des embouchures, le son se répercutait dans le creux du globe jusqu'à une salle adjacente, où il était perçu par une dame polyglotte et musicienne. Celle-ci renvoyait aussitôt la réponse par le même chemin. Le son de sa voix faisait vibrer les parois du globe qui semblait prononcer lui-même les paroles, au grand ébahissement des assistants. — Ventriloquie. Il appartient à l'anatomiste et au physiologiste d'expliquer comment il peut se faire que certaines personnes prononcent des mots qui semblent sortir de leur poitrine et non de leur gorge, et cela sans le moindre mouvement apparent de leurslèvres. Les ventriloques produisent, en imitant, de celte façon, la voix de personnes absentes, des illusions vraiment stupéfiantes. Onraconte qu'un certain Saville-Carrey, qui imitait à s'y méprendre le mugissement d'un vent violent, s'amusait quelquefois à exercer son art dans un café. Ceux qui ne l'avaient jamais entendu se levaient pour s'assurer que les fenêtres étaient bien fermées; d'autres se trompaient au point de boutonner leurs habits en disant qu'il faisait froid. Un ventriloque d'un talent encore plus exceptionnel était le fameux Saint-Gilles qui entra un jour dans une église où plusieurs moines se lamentaient sur la mort d'un membre de leur communauté. Soudain, les moines entendirent une voix qui semblait descendre de la voûte : c'était le défunt qui leur parlait pour leur direqu'il se trouvait en purgatoire et pour leur reprocher leur manque de zèle : les moines, sans se douter de la supercherie, crièrent au miracle et tombant la face contre le sol, entonnèrent le De Profundis. Un comité nommé par l'Académie des sciences pour rédiger un rapport sur les phénomènes de la ventriloquie, se rendit, en compagnie de Saint-Gilles, au domicile d'une dame à qui les savants annoncèrent qu'ils avaient à étudier un cas « d'esprits » aériens, qui se trouvaient soit chez elle, soit quelque part dans le voisinage. Pendantl'ontrevue, la dame s'écria tout à coup qu'elle entendait parler les esprits au-dessus de sa tête. Chacun s'arrêta de causer ; et les voix arrivèrent de dessous le plancher, puis de différents endroits de la salle. Il fut bien difficile ensuite de convaincre la dame que le seul esprit présent était la voix du ventriloque Saint-Gilles. Mais voici qui est encore plus fort. Louis Brabant, valet de chambre de FrançoisIer, était passé maître en ventriloquie. Ayant jeté ses vues amoureuses sur une jeune
SON
nlled'unegrandebeaute,i! la demanda en mae. Malheureusement il n'était pas très r, che et la jeune fille l'était immensément. Les parents repoussèrent sa demande, bien «(ne la fflle, qui le trouvait de son goût, dédurât qu'elle aimerait mieux coiffer sainte Catherine que d'en épouser un autre. Le père étant venu à mourir, Louis Brabant .-enou- M,a sa demande à la mère : pendant l'entrevue qui eut lieu à cette occasion, la mère entendit tout à coup la voix de son mari exprimant le remords d'avoir repousse Louis Brabant et conjurant la veuve de donner son consentement immédiat. Au comble de l'épouvante, elle obéit sur-le-champ. Mais tout nVtait pas terminé. Brabant, estimant qu'il serait convenable de se conduire libéralement pour les préparatifs du mariage, et ne possédant pala somme nécessaire pour faire face aux dépenses, résolut de voir si son talent de ventriloque lui serait aussi favorable auprès d'un banquier qu'auprès de la veuve. Il se rendii donc chez un vieil usurier, bien connu à la cour et à la ville pour avoir exploité jusqu'à la Mernière plume les infortunés qui avaient eu la malchance de tomber sous sa griffe de vautour. Le vieil avare le reçut avec méfiance, après avoir fermé tous ses coffres-forts, et mis sa bourse en lieu de sûreté. Brabant, se donnant comme l'ami d'un frère que l'usurier avait perdu peu de temps auparavant, dit à l'Harpagon qu'il venait le voir à cause de visions qui I avaient obsédé la nuit précédente : le spectre du défunt l'avait, dit-il, visité, pour lui annoncer qu'il était en purgatoire où il soutirait mille martyres, en compagnie de son père et de toute sa famille que d'horribles démons torturaient perpétuellement. Le banquier prêtait une oreille distraite à ce conte a dormir debout, quand il entendit tout à coup la voix de son propre père qui lui narra, au milieu de mille gémissements, les tourments infinis qu'il avait à supporter en purgatoire ; bientôt la voix du lirère se joignit à celle du père; puis celle d'une sœur, ensuite celle d'un neveu, enfin celle d'un fils. Tous ces esprits étaient dans la désolation ; et il aurait fallu si peu de chose pour les sauver ou tout au moins pour apporter un grand soulagement à leurs horribles souffrances ! Il aurait sulfi de verser en tre les mains de Louis Brabant, homme pieux et bienfaisant, la somme nécessaire au rachat de cinq chrétiens retenus en esclavage parles pirates musulmans L'usurier, terrifié, eut un moment d'hésitation. Il demanda combien coûteraient ces chrétiens; mais une von lui ayant répondu qu'il fallait bien compter deux mille couronnes par esclave à délivrer, son avarice reprit le dessus; il cria que c'était sa ruine, qu'il venait de perdre des sommes folles par suite de banqueroutes causées par la guerre, que ses terres en Bourgogne n'avaient rien produit cette année, que ses biens en Champagne venaient d'être pillés par les soudards; enlinqu'il ne pouvaildonnei une pareille somme en ce moment; et après avoir conjuré ses chers parents de soutli h encore quelque temps, il promit «le faire son possible et de prélever petit à petit des somme- sur le loyer de ses maisons, afin de racheter un esclave de temps en temps. Brabant ju;t«:a bien qu'il était inutile d'insister et qu'il n'y avait pas moyen d'attendrir le vieux coriace. Il se retira en se promettant de changer ses batteries. Il revint le lendemain et d'un air «Haie raconta à l'usurier qu'il avait eu la même vision pendant la nuit. Tandis que l'avan :herchait des raisons dilatoires, les voix se firei l . uteudrede nouveau; mais cette fois elles avaient changé de ton. Elles annoncèrent a l'Harpagon que s'il ne versait immédiatement les dis mille couronnes nécessaires au rachat de cinq esclaves chrétiens, il serait châtié d'une façon exemplaire : les impériaux, qui déjà tenaient prisonnier