SUSE
SURBINE s. f. Argot. Surveillance.
SURBINER v. a. Argot. Surveiller.
SURGREFFER v. a. Hortic. Greffer de nouveau sur un rameau issu d'une première grelfe. Ce proie lé s'emploie pour des raies un des variétés qui demandent des sujets peu vigoureux et dont on atténue la force par un greffon qui sert ensuite de sujet.
SUSPENSEUR (Cordon). Bot. Série de cellules qui persistent dans le sac embryonnaire et auquel est attenant l'embryon.
SUSE. Capitale de l'ancienne Susiane et des rois elamiles, résidence favorite du roi de Perse. Jusqu'à nos jours on ne connut de
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SYCONE s. m. (gr. sucon, figue). Bot. Inflorescence particulière qui se rapproche des capituleset qu'on observe dans quelques plantes de la famille de- Morées : dorsiénie, lieus. arbre à pain. eic. Dans relie inflorescence, lelleurs son! enfoncées au milieu du réceptacle, on, elles sonl plus ou moin- dis.-imulée.-. Le réceptacle devient charnu et prend un grand développement. Dans la figue, les fleurs staminaires sonl dans la partie supérieure; 1 •> fleurs pistilaires se trouvent dans le reste de la cavité
SYLVICULTEUR s. m. Celui qui s'occupe e<sentitdleuieul ue la culture de» aibies forestiers.
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Ruinea de Soie. — Pt»n du Tumnti.
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Suse que quelques tumuli, des vestiges de terrasses, différentes inscriptions cunéiformes, et un tombeau considéré comme étant celui de Daniel. Loftus, le seul orientaliste qui eût visité les ruines de cette cité, en avait donné la description. De nos jours, notre compatriote Dieulafov a découvert l'entrée du palais d'Ar taxercès-Miiemon. Ses recherches lui ont permis de révéler les principes de l'architecture Îierse à l'époque aeheménide,péricde pendanl aquelle domine la brique ornée de revêtements en faïence, émaillee.
SYNAPTE s. m. [si-na-pte] (gr. sunaptés. joint). Zoopb. Genre d'echinodermes boloturides, comprenant une douzaine d'espèces. dont une vit sur les côtes de la Manche. On a supposé que les synaptes ne sont que les larves du mollusque appelée nalice.
SYNCARPÉ. ÉE adj. (sr. sun, avec; kirpo*. fruit). H.il. se nil des fruits formés de plu=ieur5 carpelles soudés entre eux.
SYNDICAT. - Législ. La loi du 21 juin 1855 s*r Jos syndicats de propriétaires (voy. au Dic-
tinnnaire, t. V, p. 380) a été étendue, par celle du 22 décembre 1888, à divers genres le travaux qu'elle neromportalt pas. tels que l'ouverture, l'élars.'issenipnt, le prolongement et le pavage des voies publiques, ainsi qu'à imite amélioration ayant un caractère d inérêl public dan- les villes et faubourgs, bourgs, villages ou hameaux. Plusieurs autres modifications ont en outre été apportées à la loi de 1865. Ainsi les préfets peuvent, avec, l'autorisation du conseil général, adhérer à une association syndicale pour les biens du département; ia même faculté est donnée aux maires, avec l'autorisation du conseil municipal, pour ce qui regarde les biens d'une commune, et aux administrateurs des établissements publics, pour les biens de ces établis- ,-emenls. — La loi du 21 mars 1884 sur les syndicats professionnels a donné des droits é^anx aux ouvriers et aux patrons. (Voy. au Dictionnaire, t. V, p. 390.) La Chambre des députes a voulu rompre cet équilibre en adoptant, le 13 février 1890, un projet de loi, ainsi conçu : f Quiconque, patron, contremaître, € employé ou ouvrier, sera convaincu d'avoir t pai menace de perle d'emploi ou de piiva- « lion de travail, refus motivé d'embauchage, c renvoi d'ouvriers ou employés, à raison de t qualité de syndiqués, violences ou voies de « l'ail, <ions, olires ou promesses de travail, t entravé ou Irouidé la liberté des associations c professionnelles, ou empêché l'exercice des « droitsdéterminés par la loi du 21 mars 1884, t sera puni d'un emprisonnement d'un mois • h trois mois et d'une amende de 100 fr. à « 2.0UO fr » Une telle loi amènerait de fré-
uenls conflits, el susciterai! la guerre de classes, au lieu delà prévenir. Elle serait une atteinte profonde à la libellé des contrats et ses conséquences seraient désastreuses. C'est donc avec laison que le Sénat a refusé de voter le projet de loi. (Séancedu 23 juin 1891.) Le nouvel article 1780 du Code civil ivoy. cidessus le mot Louage) sullil à garantir les intérêts re.-pectils de I ouvrier et du patron. — iVuus avons parle, au Dictionnaire, des associations syndicales de communes, que le président de la République peut instituer par décret, en vertu de la loi municipale du 5 avril 1884, et qui onl pour mission d'administrer de- intérêts indivis entre plusieurs communes. Une loi du 22 mars 1890 a ajuuté à celle de 1884 un titre tout entier (art. 169 à |K0), relatif à un nouveau genre d'association
m prend le nom de syndicat de communes. Aux termes de cette loi nouvelle, lorsque les conseils municipaux de deux ou de plusieurs communes d'un même département ou de depunements limitrophes oui fait connaître, par des délibérations concordantes, leur volonté d'associer les communes qu'ils représentent en vue d'une œuvre d'utilité intercommunale, telle qu'un hospice, un bureau de secours, etc., et qu'ils ont décidé de consacrer à cette œuvre des ressources suffisantes, \e$ délibérations sont transmises par le préfet au ministre de l'intérieur, et, s'il y a lieu, un décret rendu en conseil d'Éiat autorise la création d'un syndical de communes. Ces syndicats sont des établissements publics investis de la personnalité civile; et ils sont soumis aux lois ei règlement- concernant la tutelle les communes. Si les communes syndiquées lonl partie de plusieurs départements, le syndicat tessoriit à la préfecture du département auquel appartient la commune qui, en vertu du décret d'institution, est le siège de l'association. Le syndicat est administré par un comité dont les membres sont élus au scrutin secret par les conseils municipaux des commune- inlèressees, chauue commune filant représentée par deux dél gués. Si un conseil, après mise en demeure du préfet, néglige ou refu-e de nommer des délégués, le maire et le premier adjoint représentent la commune dans le comité du syndicat. Les
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règle= de j. comptabilité des communes s'appliquent à celle du syndicat. Le comité élit annuellement, parmi ses membres, les membres de son bureau. Le comité peut choisir, parmi ses membres ou en dehors, une commission de surveillance et un ou plusieurs gérants. L'administration des établissements faisant l'objet du syndicat est soumise aux règles du droit commun, et le comité exerce à l'égard de ces établissements les droits qui appartiennent aux conseils municipaux à l'égard] des établissements communaux de même nature. Il résulte d'une circulaire adressée par le ministre de l'intérieur aux préfets, le 25 août 1890, que les syndicats dont il s'agit peuvent être constitués entre des communes appartenant à des départements différents, et qu'ils peuvent avoir pour objet, non seulement des institutions de bienfaisance, mais aussi des travaux d'assainissement, l'établissement de conduites d'eau et de réservoirs communs, l'éclairage par le gaz ou l'électricité, etc. Cette loi du 22 mais 1890 doit avoir pour elfet de remédier autant que possible à l'extrême division administrative du territoire français. Sur un nombre de communes qui approche de 37,000, près de la moitié comptent moins de 500 habitants, et se trouvent, par suite, hors d'état de constituer des établissements de bienfaisance ou d'utilité publique. En Angleterre, il existe sous les noms d'unions de paroisses, de districts de routes, de districts scolaires, etc., des associations de paroisses qui pourvoient, à frais communs, à l'entretien de divers services. De semblables circonscriptions sont organisées, dans le même but, en Allemagne, en Autriche, en Suisse, etc. Et puisque la concentration administrative n'a pu être faite en France, au chef-lieu de canton, il élait indispensable de donner la personnalité civile aux assoc'»-
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tions que des intérêts communs appellent à se formel entre plusieurs communes. Ch. Y. SYNOVITE s. f. Inflammation des membranes synoviales. La synovite se rencontre chez les chevaux qui font un service au trot. On a recours aux bains froids. S'ils ne font pas disparaître les engorgements tendineux, on applique un Uniment.
SYRRHAPTE s. m. [sir-ra-pte] (gr. sun, ensemble; rhaptô, je cous). Ornith. Genre de gallinacés, voisin des tétras, dont il diffère
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Syrrhaptes paradoxus uu coq des sables asiatique.
parce que tous ses doicts sont réunis à leur base et que seules les dernières articulations sont distinctes. L'espèce unique de ce génie (syrrhaptes paradoxus) a été découverte par
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Palla s. H est originaire des plainessablonneuses de l'Asie centrale (Boukharie et Tartarie), où il vit en troupes innombrables. Le syrrhàpte
Œuf du syrrhapic (fraudeur naturelle).
marche très mal; il vole avec rapidité, mais il se repose fréquemment. Son plumage est
Dessus de la patte du syrrhàpte.
Dessous de la patte du syrrhàpte
jaune, rayé de barres brunes. Quand il est caché dans les trous qu'il creuse avec ses pattes dans le sable, il est très difficile de le distinguer.
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TABAC. — Un Américain a calculé que tout le tabac consommé en une année, fumé, chiqué et prisé, si on le roulait en forme de corde de deux pouces de diamètre, formerait un serpent gigantesque qui, suivant la ligne de l'équateur, pourrait faire trente fois le tour de la terre. — Avec la même quantité de tabac pressé en tablettes solides, comme celles qui servent à la chique des matelots et des Yankees, on élèverait une pyramide presque égale à la troisième des grandes pyramides de Giseh. — Enfin, si l'on râpait cette même quantité en tabac à priser, on pourrait, sous l'amoncellement de cette poussière brune, ensevelir une ville de moyenne .-randeur, comme autrefois Herculanum et l'ompéï furent recouvertes parles cendres du Vésuve. — Tabacs artificiels. Le Journal of ilied science (Journal ue science appliquée), appelle l'attention sur un rapport fait récemment au sujet de la manière dont on fabrique des imitations de tabac, en Thuringe (Allemagne), où plus de 1,000 tonnes séehées de betterave passent annuellement a l'état de tabac. On emploie, pour le même u.saa-e, de grandes quantités de feuilles de betterave, de
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chicorée et de chou, à Magdabourg, dans le Palatinat. Les cigares Vevey, qui obtiennent une si grande faveur dans l'Allemagne du Sud, ne contiennent pas une parcelle de tabac, mais sont entièrement composés de feuilles de chou et de betterave, dépouillées de l'odeur et du goût qui leur sont particuliers, par une forme spéciale de culture et par des immersions fréquentes et longtemps continuées dans de l'eau de tabac. — Statistique. A l'Exposition universelle de 1889, dans le pavillon construit au Champ-de-Mars par ses ingénieurs, l'administration des manufactures de II. -X posé des tableaux statistiques
a gestion du monopole des tabacs.
Nous allons en reproduire quelques extraits. Cette administration possède 27 magasins de culture pour la réception et la maturation des tabacs en feuilles indigènes, 5 magasins de transi pour les tabacs en feuillesexotiques, et 21 manufactures. Elle occupe un personnel de 20.1S71 préposés et ouvriers, dont 2.560 hommes et 18.310 femmes. Son capital est d'environ 146 millions de francs, dont 46 millions en immeubles et matériel, et 100 millions en approvisionnements. La consomma-
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tion de tabac par habitant, après avoir atteint 950 grammes en 1884, a légèrement faibli dans les années suivantes. Cette consommation se répartit d'une manière très inégale entre les différentes régions; car elle s'élève, dans le département du Nord, jusqu'à 2 kilog.241 par habitant, tandisqu'elle s'abaisse jusqu'à 315 grammes dans la Lozère. Le scaferlati ou tabac à fumer constitue, y compris les cigarettes, les deux tiers des quantités vendues; le tabac à priser, moins du cinquième; les cigares, environ la dixième partie; et les rôles ou carottes, moins de 3,5 p. 100. Le total brut annuel des ventes dépasse aujourd'hui, en quantités, 36 millions de kilogrammes; et en arj-'ent, 370 millions de francs. Les dépenses ne s'élevant pas audessous de 70 millions, le produit net est donc de 300 millions. La culture du tabac indigène est autorisée dans vingt-deux départements, et les produits, intégralement livrés à la régie, s'élèvent parfois à 22 millions de kilo;:., d'une valeur d'environ 20 millions de lianes. La surface de 16.000 hectares, consacrée en France à la culture du tabac par environ 60.000 planteurs, donne uu produit