‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 464 sur 503 · WALL · texte numérisé non relu

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située au centre de l'archipel, est d'origine volcanique et néanmoins entourée de récifs de coraux qui mettent ses rivages à l'abri des tempêtes de la haute mer ; elle ne mesure pas plus de 2.500 hectares, et ne renferme guère que 3.500 habitants. Trois chaînes de collines de 200 mètres d'altitude, couvertes d'une luxuriante végétation, la découpent de long en large. Deux grands lacs servent de réceptacle aux nombreux ruisseaux qui jaillissent des hauteurs et fécondent le sol. Les arbres des tropiques, le cocotier, le bananier, le caféier, y croissent en abondance. — En 1842, les habitants des Wallis avaient conclu un traité avec la France. Leur reine, Amélia Laveloua, qui a toujours témoigné à nos nationaux la plus grande sympathie, a compris que le meilleur moyen d'assurer son repos et d'affermir sa sécurité était de se placer sous notre protection, et elle a mis à profit la première circonstance qui s'est offerte à elle. — En 1887, une corvette française, le Fabert, jeta l'ancre devant le village de Nataoutou, qu'habite Amélia Laveloua. Dès qu'il eut débarqué, le commandant, accompagné de ses officiers, se rendit à la résidence royale. Il se trouva bientôt devant une vieille femme de soixante à soixante-dix ans, de haute taille, aux yeux noirs et vifs, aux traits intelligents et énergiques ; ses cheveux épais, à peine argentés, tombaient en liberté sur ses épaules :

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elle portait un peignoir en cotonnade, ajusté au cou et traînant jusqu'à terre. Accroupie sur une natte, atteinte, comme la plupart de ses sujets, de l'éléphantiasis, fatiguée par la toux, elle fit, malgré son état de maladie, l'accueil le plus cordial aux officiers français, accepta d'eux un pain dont elle apprécia beaucoup le goût et leur fil offrir de la racine de kava. — Quelques jours après, elle put se rendre à bord du Fabert, où le commandant l'avait invitée à diuer et où une petite fête fut donnée en son honneur. Finalement elle signa le traité qui constitue pour elle un réel avantage en mettant à sa disposition les moyens de faire respecter son pouvoir par tous ses sujets. — Par suite de l'établissement de notre protectorat sur les lies Wallis, nos navires y trouveront des points de relâche et de ravitaillement et, en cas de guerre avec une puissance européenne, des ports où ils seront en toute sécurité.

WATTRELOS, ville du cant. de Roubaix, arrond. et à 14 kilom. N.-E. de Lille (Nord), sur l'Espierre; 4.500 hab.

WELSHER s. m. [ouel-cheur] (mot angl.).

Parieur de courses qui s'esquive quand il perd.

WERDER (Auguste von), général prussien, né le 12 sept. 1808 à Norkilten (Prusse orientale), mort en sept. 1887. Volontaire dans les gardes du corps en 1825, il passa officier l'année suivante, entra à l'Académie militaire générale, puis à Pétat-major. — En 1842-'43, il servit avec l'autorisation de son gouvernement, dans l'armée russe, fit l'expédition du Caucase et fut blessé à Kefar. Son avancement fut ensuite assez rapide. La guerre de 1 806 le trouva lieutenant général; il se distingua à Gitscliin et à Sadowa, sous les ordres du prince Frédéric-Charles. Dès le début de la guerre franco-allemande, il fut placé à la tête d'un corps de Badois et de Wurtembergeois, appartenant au 3° corps d'armée, commandé par le prince royal de Prusse. Il investit Strasbourg, le 10 août, adressa sans résultat une sommation au général Uhrich, commandant de la place; commença le 14, le bombardement de cette ville, repoussa une sortie de? assiégés le 16, redoubla la rigueur du bombardement le 19, repoussa une nouvelle sortie le 2 sept., reçut des renforts qui portèrent son armée à 60,000 hommes, le

8 sept, et traita, les 27 et 28 sept., de la capitulation de Strasbourg, où il lit prisonnieis, 17.150 soldats et 400 officiers. Il retarda l'entrée de ses troupes dansla capitale de l'Alsace jusqu'au 30 sept., pour faire coïncider cette prise de possession avec l'anniversaire de l'entrée des Français en 1681. Ce jour même il fut promu au grade de général d'infanterie. Placé à la têle du 14° corps d'armée, qu'il était chargé d'organiser, il occupa Epinal le H oct., Vesoulle 18, fit une vaine démonstration contre Besançon qu'il n'osa attaquer, marcha alors sur Gray et coopéra à la prise de Dijon, les 30 et 31 oct. Il signala partout sa haine de la France par la féroce répression de toute tentative de résistance et par l'imposition d'énormes contributions de guerre. Après avoir fait acte de présence devant Belfort, il abandonna au général Treskow le soin d'assiéger cette place et se dirigea sur l'armée de Garibaldi, qu'il rencontra et battit près de Pasques (Côte-d'Or), le 27 nov., s'empara de Nuits, le 18 déc, mais fut moins heureux en face de Bourbaki, qui lui tint tête et le força de battre en retraite à Villersexel, les

9 et 10 janv. 1871. Il se replia vers Belfort, où les troupes assiégeantes se trouvaient meuacées, livra les batailles indécises des 15 et

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16 janv. et remporta, le 17, un succès définitif, après lequel Bourbaki, forcé de se replier vers le Sud, fut poursuivi et pressé sans trêve ni relâche par son impitoyable vainqueur, auquel de? renforts considérables donnaient un immense avantage. L'arrivée de Manteuffel, après la signature de l'armistice, permit aux Allemands de pousser jusqu'en Suisse les 60.000 hommes de Bourbaki. — Bibliogr. Voy. Lœhlein, Die operationen des korps von WerdYr(1874).

WHIST. Le whist se joue à quatre, avec un paquet complet de 52 cartes. On fait remonter ce jeu à celui du triomphe ou de trump (atout), connu dès le commencement du xvi° siècle, mais qui fut décrit clairement pour la première Lis par Edmond Hoyle dans son Short Treatise on the Game of whist, en 1743. En 1839, Deschapelles publia son Traité du whist, ouvrage de beaucoup le plus important qui ait encore paru sur ce sujet. Mais les règles fixes et le développement du jeu moderne sont exposés pour la première fois dans les Laws and principles of whist, par Cavendish (1862), livre que suivirent de près les ouvrages de James Cley et de William Pôle, et The Laws of Short whist, publiées par J.-L. Baldwin. Le jeu de whist tel que l'a décrit Hoyle et tel qu il s'est joué pendant plus de deux siècles, dans lequel on comptait les quatre honneurs, et qui se composait de dix points, est aujourd'hui tombé en désuétude. Le jeu qui se joue partout, à Londres, à Paris, à Vienne, à Hambourg et à New-York, est celui que décrivent les auteurs modernes ci-dessus mentionnés, et le whist court (Short wliist) règne partout en maître. Mais, tandis que dans la plupart des cercles d'Europe, on compte encore les honneurs, on les exclut d'ordinaire dans le jeu américain, qui otfre ainsi plus de champ à l'habileté du joueur. On a établi dernièrement un nouveau principe, qui est adopté aujourd'hui dans les meilleurs cercles de Londres. C'est l'invite à l'atout, qui consiste à jouer la plus élevée de deux cartes indifférentes, pour monter au partenaire que l'on est fort en atout et qu'on désire conduire le jeu.

WILDERNESS (Combats de la) [ouildd'eur-ness]. Nom donné à une série d'engagements pendant la guerre de Sécession aux Etats-Unis, du 5 au 26 mai 1864, entre l'armée fédérale du Potomac sous le général Grant et l'armée confédérée de la Virginie septentrionale sous le général R.-E. Lee. Le Wilderness (solitude, désert) est une étendue de terrain sauvage et broussailleux, le long de la rive méridionale du Rupidan, dans la Virginie. Le général Grant, à la tête de plus de 100.000 hommes, franchit le Rupidan pour attaquer l'ennemi retranché de l'autre côté, au nombre de 60.000 (3 mai). Le 5, les deux armées en vinrent aux mains. Une suite de combats à succès divers et de marches et de contre marches s'en suivit, sans résultat décisif. Grant y perdit 41.398 hommes tant tués que blessés; les pertes des confédérés s'élevèrent probablement à 20.000.

WILHEM (Guillaume-Louis Bocquillon, dit).

musicien, né à Paris en 1781, mort dans la même ville en 1842. Fondateur des écoles populaires de chant, il fut chargé en 1819, de créer l'enseignement de la musique dans les écoles mutuelles de Paris et imagina le premier orphéon en 1833.

WILKESBARRE [ouilkss'-bare], ville de Philadelphie (Etats-Unis), sur le bras septentrional du Susquehama, à 160 kil. N.-O. de Philadelphie; 17.264 hab. Elle est bâtie dans la

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vallée de Winning, non loin d'un immense dépôt d'anthracite. L'industrie y est fort développée surtout pour la carrosserie, la construction des machines et la fonte des métaux.

WILLIAMS-COLLEGE, maison d'éducation, à Williamstown (Massachusetts), fondée en 1755, à l'aide d'une donation du colonel Ephraîm Williams. Un observatoire astronomique et un observatoire magnétique y furent ajoutés en 1836.

WILLIAMS (Roger), fondateur de la colonie de Rhode-lsland, né dans le Pays de Galles eu 1599, mort en 1683. Puritain extrême, il arriva à Boston le 5 fév. 1631, se fit malvenir des autorités par ses doctrines, qui leur déniaient le droit de punir, excepté les délits ou crimes civils, et alla bientôt à Salom, où il assista le pasteur Skelton. La persécution l'obligea à se retirer à Plymouth, où il resta deux ans sous les ordres du pasteur Ralph Smith. C'est là qu'il s'initia à la vie et au langage des Indiens. Après de nouvelles persécutions, il s'enfonça dans le désert et parvint jusqu'au Narragansett. S'apercevant qu'il était sur le territoire de la colonie de Plymouth, il poussa plus loin encore et s'arrêta à un endroit où, avec cinq compagnons, il fonda Providence. Dès lors, son histoire s'identifie avec celle de Providence et de Rhode-lsland. Il fit deux voyages en Angleterre dans l'intérêt de sa colonie et y publia dillérents ouvrages, entre autres : Key into the Langunges of America. Sa vie a été écrite par James D. Knowles (1834), William Gammell (1846) et Roméo Eton (1852). Le Narragansett-club a réimprimé ses œuvres en y ajoutant un volume de correspondance (1686-'75, 6 vol. in-fol.).

WINNEBAYS. — Le plus grand lac du Wisconsin (Etats-Unis); il a 50 kilom. du N. au S., et sa plus grande largeur est d'environ 17 kilom. Il est navigable et communique avec la Baie Verte (Green Bay) et le lac Michigan par la rivière Fox, dont le cours est muni de digues et d'écluses.

WISC0NSIN, rivière; affluent du Mississipi, dans le Wisconsin. Elle prend sa source sur la frontière N.-E. et a une direction générale S.-O. jusqu'à la ville de Portage, où elle dévie un peu au S. jusqu'à son embouchure, à 6 kilom. au-dessous de la Prairie du Chien; on estime sa longueur à 900 kilom. Les petits steamers remontent jusqu'à Portage, à 300 kilom. A cet endroit, elle n'est distante que de 2 kilom. de la rivière Fox, avec laquelle elle est reliée par un canal.

WRANGEL (Karl-Gustaf) [vranng'-eul]. Soldat suédois, né en 1613, morten 1676. Il se distingua pendant la guerre de Trente ans dans l'armée de terre et sur la flotte, et en 1636, il succéda à Torstenson comme commandant en chef. En 1647, il obligea, avec Turenne, l'électeur Maiimilien de Bavière à conclure un armistice. L'électeur l'ayant violé, il le battit, lui et ses alliés autrichiens, près d'Augsbourg, en mai 1648, et envahit la Bavière. En 1655, il accompagna Charles X dans sa campagne de Pologne. En 1658, avec le titre de grand-amiral, il amena la reddition de la forteresse de Cronburg; en 1659, il empêcha les Danois de prendre Funen, et en 1660, fut nommé grand maréchal et général en chef. Lorsque la Suède s'unit à la France contre l'Allemagne, en 1674, Wrangel envahit soudainement l'électorat de Brandebourg avec 16.000 hommes; mais, sa santé déclinant, se> troupes furent battues et il se démit de son commandement.

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XANTHIPPE ou Xantippe. — I, fils d'Ariphron et père de Périclès. En 490 av. J.-C, il se porta accusateur de Miltiade, lorsque ce général revint de sa malheureuse campagne contre File de Paros. Il remplaça Thëmistocle dans le commandement de la flotte athénienne en 479 et se trouvait à la tête des Athéniens à la bataille décisive de Mvcale. —

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