‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 49 sur 503 · MU1S · texte numérisé non relu

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La solde nette d'absence par jour est égale à la moitié de la solde de présence.

L'indemnité de monture est, par an, de 180, 360, 540 ot 720 francs, selon le nombre de chevaux (1, 2 ou 3) possédé! à titre gratuit ou onéreux.

L'indemnité aux troupes en marche en corps ou en déta chement est de 10 fr par jour pour les officiers générauT, 5 fr. pour les officiers supérieurs, 2 fr. pour les officiers subalternes.

L'indemnité pour résidence dans Paris varie de 5 fr. à 2 fr. 60 cent, par jour, selon le grade.

En ce qui concerne l'armée territoriale, une loi du 21 juin 1890 est venue modifier les articles 47 et 55 de celle du 13 mars 1875 et l'article 34 de la loi du 24 juillet 1873. En conséquence de ces modifications, chaque subdivision militaire fournit un régiment territorial d'infanterie, sauf la subdivision de Marseille, qui doit en fournir deux, en raison de son étendue. Les cadres des bataillons et compagnies de l'armée territoriale sont les mêmes que ceux des unités correspondantes de l'armée active. Les régiments sont commandés par des lieutenants-colonels. En cas de mobilisation, les corps de troupes de l'armée territoriale peuvent être affectés à la garnison des places fortes, aux postes et lignes d'étapes, à la défense des côtes et des points stratégiques ; ils peuvent être formés en groupe, brigades', divisions et corps d'armée destinés à tenir campagne. Us peuvent aussi être détachés pour faire partie de l'armée activt i. Parmi les hommes de la réserve de l'armée territoriale, ceux qui sont désignés par l'autor té militaire, en commençant par les classes les plus anciennes, pour former en temps de ,r,uerre un service de garde des voies de communication, peuvent être en temps de paix, en eertu de la loi du 2 juillet 1800 et du décret r',u 5 du même mois, astreints à des exercices spéciaux dont la durée ne peut excéder neuf jours pendant les neuf années de cette réserve. Le service de garde est organisé par subdivisions de région, sous l'autorité du commandant de corps d'armée. Les officiers sont choisis parmi ceux qui n'ont pas d'emploi actif en cas de mobilisation. Ce service a pour but d'assurer la sécurité des lignes de chemins de fer, canaux, réseaux télégraphiques et téléphoniques nécessaires aux besoins des armées et désignés par le ministre de la guerre. — Enfin les ministres de la guerre et de la marine sont autorisés

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en vertu Se ïa loi du 26 juin 1890, et, dans le cas où les circonstances paraîtraient l'exiger, à conserver provisoirement sous les drapeaux, au delà de la période réglementaire, les hommes convoqués à un titre quelconque pour accomplir une période d'exercices.

(Ch. Y.)

ARMEMENT. — Législ. Les primes à la navigation, qui ont été allouées sur le budget de l'Etat aux navires français armés au long cours, en vertu de la loi du 29 janvier 1881 (Voy. Dictionnaire : t. 1er, p. 275), devaient cesser d'être accordées le 29 janvier 1891 . La loi du 31 juillet 1890 a prorogé les dispositions relatives à ces primes jusqu'au 29 juillet 1892, sous la réserve que les navires de construction étrangère, francisés postérieurement au 29 janvier 1891, n'auraient pas droit à la prime. (Ch. Y.)

ARNOLD (Matthew), écrivain anglais, fils du docteur Thomas Arnold, 'né le 24 décembre 1822, mort en avril 1888.11 fut nomméenl851, inspecteur des écoles du gouvernement et en 1857, professeur de poésie à Oxford, poste qu'il conserva jusqu'en 1867. Ses œuvres comprennent plusieurs volumes de poésies, parmi lesquels Balder et Mérope (tragédie 1858). Il a laissé, en outre : Essai de critique ; Etude sur la littérature celtique; Culture et Anarchie; Saint Paul et le Protestantisme; Littérature et Dogme, etc.

ARQUES, ville du cant. et à 3 kilom. de Saint-Omer (Pas-de-Calais, sur l'Aa ; 3,700 hab.

ARROSEMENT. — Hortic. En principe, les arrosements doivent être augmentés en raison des progrès de. la végétation; par exem pie, une plante qui commence seulement à végéter a beaucoup moins besoin d'être ar rosée qu'une autre en pleine floraison. D'autre part, l'arrosement doit être combiné de manière à tenir la terre dans un état constant non d'humidité, mais de fraîcheur et être réglé par conséquent sur l'état de la tem pérature. Les arrosements au pied de la plante ne suffisent pas toujours à conserver celle-ci en bon état de santé; il importe presque autant, quelquefois, d'en arroser légèrement les feuilles. Ceci s'applique surtout aux plantes cultivées au centre des grandes villes, où les murs réfléchissent en été une chaleur brûlante, qui sèche l'air et prive ainsi de l'humidité dont ils ont besoin et que leurs feuilles puisent dans l'atmosphère ambiante les végétaux, qui dépérissent et meurent. Si cette précaution est bonne pour les plantes cultivées dans les jardins des grandes villes, il va de soi qu'elle est encore meilleure, s'il est possible, pour les plantes des jardins de fenêtres et de balcons. Cette opération doit s'accomplir après le coucher du soleil. Les plantes, suivant leur nature différente, ont besoin d'un arrosement plus ou moins abondant. Ainsi, tandis qu'il faut arroser fréquemment et abondamment les plantes à fibres ligneuses, les plantes grasses n'ont besoin que de fort peu d'eau. Cela étant bien compris, on peut se faire une juste idée du degré qu'il convient de donner à chaque plante des espèces intermédiaires. Le moment du jour où l'arrosement doit avoir lieu varie avec les saisons. — Au printemps, on arrose dans la matinée et avec mesure ; arroser le soir, dans cette saison, ce serait risquer de voir tuer dans la nuit, par les dernières et tardives gelées, les plantes ainsi mouillées. En été, on n'arrose que dans la soirée ; on peut toutefois commencer un peu ayant le coucher du soleil. Sur la fin de l'été et en automne, quand les nuits recommencent a devenir fraîches, il vaut mieux arroser le matin. Pour augmenter la vigueur ou activer la croissance des plantes, au lieu de les arroser avec de l'eau pure, on le fait avec une

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eau dans laquelle on a fait infuser du guano, du crottin de mouton ou toute autre substance fertilisante propre à subir utilement cette préparation. Cette espèce d'arrosage est proprement une véritable fumure; nous en parlerons, au reste, au mot Engrais.

ARTHUR (Chester-Alan, général), vingt et unième président des Etats-Unis de l'Amérique du Nord, né à Fairfield (Vermont), le 5 oct. 1830, mort le 18 nov 1886. Son père, clergyman baptiste, émigra d'Irlande à l'âge de 18 ans, publia pendant plusieurs années V Antiquarian (l'Antiquaire), et fut l'auteur d'un ouvrage intitnir Family Namcs (noms de famille), New-York, 1857. — Le futur président reçut une brillante éducation à l'Union Collège (Schenectady), étudia le droit à l'école d'Albany, fut reçu avocat en 1853 et s'établit à New-York. Il se rendit bientôt célèbre dans toute la République comme avocat des nègres. L'un de ses premiers et de ses plus éloquents plaidoyers fut prononcé en faveur de l'esclave Lemmon et de huit autres nègres, qui, ayant été conduits volontairement par leur maître dans un territoire où l'esclavage était aboli, prétendaient être devenus libres parce seul fait, quand même leur maître les avait ramenés ensuite en pays d'esclaves. Arthur soutint vaillamment leur cause et la gagna en première instance comme en appel. En 1856, il fut conseil d'une négresse qui avait été chassée d'un omnibus de New-York à cause de sa couleur ; il obtint un verdict contre la compagnie et fit établir le droit des gens de couleur à profiter, comme les blancs, des voitures publiques. A cette époque, il fallait avoir un certain courage pour soutenir de pareilles théories aux Etats-Unis ; c'est pourquoi Arthur fut bientôt considéré comme un homme d'avenir dans le parti républicain ou antiesclavagiste. Quand éclata la guerre de Sécession, il fut nommé quartier-maitre général de l'État de New-York ; en cette qualité, il eut à équiper, à armer, à approvisionner et à faire partir le nombre immense d'hommes que fournit cet Etat, et il accomplit sa tâche avec une probité qu'il sut mettre à l'abri de tout soupçon. Quand il quitta cet office, le 1er janvier 1863, il s'était ruiné, tandis que presque tous les quartiers-maîtres généraux des autres Etats avaient trouvé moyen de mettre de côté des millions de dollars. Il reprit donc sa profession d'avocat et l'exerça jusqu'en novembre 1871, époque où le président Grant le nomma receveur du pont de New-York, autre fonction délicate où il est plus facile de s'enrichir que de rester intègre. En juillet 1878, il perdit cet emploi à la suite de dissentiments avec le président Hayes : telles étaient sa réputation et l'estime dont il jouissait, que tous les négociants de New- York et un grand nombre des principaux magistrats de l'état crurent devoir protester publiquement contre la mesure qui le frappait. Il en revint à sa profession d'avocat. Désigné pour la vice-présidence du gouvernement central par la convention nationale qui se réunit à Chicago en juin 1880, il fut élu en novembre. Le coup de fusil de l'assassin Guiteau le porta bientôt à la présidence, où il arriva sans opposition à la mort de Garfield, le 19 septembre 1881. Son administration fut des plus pacifiques ; il se montra conciliant et invita, sans beaucoup de succès, les membres de l'ancien cabinet a conserver leurs offices. C'est pendant sa présidence que le monde assistai ce phénomène d'un congrès qui fit une loi contre la trop rapide réduction de la dette nationale et qui, en conséquence, diminua les impôts (1882). Le 4 mars 1883, le président Arthur céda la place à M. Cleveland, qui venait d'être élu par le parti des démocrates.

ARTICHAUT. — Cuis. Les gros artichauts se font cuire dans l'eau avec un peu de sel et

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bouquet de fines herbes, après avoir coupé la dessous et ébouté les feuilles de dessus. On les fait ensuite égoutter et on les sert à la sauce blanche ou à l'huile et au vinaigre quand ils sont refroidis. — Les petits artichauts sa mangent crus à la poivrade, ou coupés en tranches et frits. — Artichauts i la bai , , Nettoyez-en bien le dessous et coupez les pointes des feuilles; faites-les blanchir dix minutes à l'eau bouillante. Retirez-les etôtezen le foin que vous remplacerez par une farce composée de mie de pain, de cerfeuil, estragon, persil et ciboules hachés menu, sel, poivre, muscade râpée, arrosée d'huiie d'olive et liée à la consistance du beurre. Arrangez vos artichauts dans une casserole où vous aurez préalablement mis de l'huile d'olive ; arrosez-les bien de cette huile, et faites-les cuire feu dessus, feu dessous, jusqu'à ce que les premièces feuilles soient rissolées de belle couleur. Dressez-les, arrosés de leur jus ou d'une sauce à l'huile et au vinaigre, sel et gros poivre. — On peut ajouter à la farce du lard râpé et, à l'occasion, du hachis de débris de volaille et entourer les artichauts de bardes de lard. Servez dans ce cas une sauce faite d'un roux mouillé de bouillon.

ARTIFICES (Feux d'). On donne ce nom à des feux brillants préparés avec certaines matières très combustibles et destinés à charmer la vue dans les fêtes publiques et particulières. Ces matières sont le plus ordinairement les mêmes qui entrent dans la fabrication de la poudre à canon, c'est-à-dire le salpêtre, le soufre et le charbon, additionnés de diverses substances, destinées à colorer la flamme produite et à entretenir sa combustion. Presque toutes les pièces d'artifice sont formées d'une enveloppe extérieure ou cartouche en papier ou en carton, dans laquelle on introduit les composés et les mélanges fulminants ou détonnants. Nous en décrirons la construction, pour les lecteurs qui désireraient monter eux-mêmes un feu d'artifice complet, ce qui est moins difficile qu'on ne pense, et que l'on peut parfaitement réussir, quand on a quelque teinture de chimie et quelque habitude des travaux manuels. D'ailleurs à quoi n'arrive-t-on pas avec un peu de persévérance et d'adresse?... La cartouche, avons-nous dit, est le carton cylindrique et creux qui renferme la composition inflammable destinée à faire gerbe ou jet de feu, et dont presque toutes les pièces d'artifices sont formées. Pour fabriquer ces cartouches, il faut commencer par se procurer du carton d'une épaisseur convenable suivant les différentes pièces d'artifice. L'amateur qui fera son carton lui-même y trouvera une grande économie. Le carton prend le nom de en 3, en 4, etc., suivant le nombre de feuilles de papier collées l'une sur l'autre. Le meilleur se fait avec du papier collé (qui ne boit pas); cependant on peut faire du carton en 3 eu plaçant dans le milieu une feuille de papier gris (papier qui boit) ; il en est de même pour le carton en 4, en 5, etc. Au reste, la colle dont on imbibe ce papier gris lui donne de la force. — Fabrication du carton. On place sur une table une feuille de papier que l'on enduit abondamment de colle assez claire, on en place une seconde dessus, en ayant soin de les faire bien adhérer sans laisser d'intervalle ni de plis ; on fait de même pour la troisième et les suivantes, et on met en presse presque immédiatement après le collage. Faute de presse, on met le carton enj >e deux planches de bois et l'on charge avec des paàds ou des pierres. Une fois que les cartons ont rejeté la colle surabondante, qu'ils sont suffisamment dressés et essuyés, on les sort de la presse et on les suspend verticalement par un des bords, à une ficelle ou un fil de fer. Enfin, quand ces cartons sont parfaitement secs, on les détache et on les remet de nouveau en presse pour les dresser.

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— OutUs nécessaires à la fabrication des carlouches. Pour fabriquer les cartouches avec e carton précédemment préparé il est nece - «aire d'avoir les outils suivants : 1» Baguette à rouler : celte baguette doit être faite d un bois très dur, très droite et bien tournée, et avoir 8 à 10 centimètres de plus que la Ionlueur delà cartouche qu'on veut rouler desfus II est nécessaire d'en avoir de plusieurs grosseurs pour les différents jets de feu. f. une varlope pour rouler les cartouches. Elle doit être aussi de bois dur -chêne hêtre ou noyer et avoir de 80 centimètres à i mètre de long.. 22 centimètres de largeui et 4 à b millimètres d'épaisseur. On y adapte une poignée et un bouton. Son usage est de serrer parfaitement les cartouches 3° Un étranglôir pour les petites cartouches. Cet é trangloir sert à fabriquer les petites cartouches (pétards, lardons) ; il est ordinairement en feri mais on peut, par économie, le prend, e en bois, les crans seuls étant garnis de fer. Fabrication des cartouches. Pour fabriquer une cartouche on commence par couper e carton à la hauteur que l'on veut donner a la cartouche, et l'on calcule la longueur de façon

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fait faire un tour à celle-ci, et l'on serre en faisant tourner la cartouche jusqu'à ce que le conduit intérieur soit presque entièrement fermé. L'étranc-lement doit se faire a un demi-diamètre du bout de la cartouche; quand elle est étranglée, on lie fortement l'étranglement avec plusieurs tours de menue ficelle, pour éviter que le carton reprenne sa première forme. Les artificiers ont un nœud particulier, nœud qui est le même que celui employé pour attacher les lanières des fouets après leur manche et qui se tait en passant trois boucles dans la gorge de la fusée On attache ainsi avec la même ficelle toutes les cartouches ensemble, après quoi l'on tire avec force les deux bouts de la corde, de façon à serrer en même temps toutes les ligatures. On suspend ensuite toutes les cartouches à un clou pour les faire sécher et on les resserre encore avant de les detacner. C'est ainsi que l'on procède pour presque toutes les pièces d'artifices qui doivent être liées, comme les pétards, les serpenteaux, etc., cependant nous devons faire remarquer que cette méthode est longue et cause des ennuis, parce que la corde casse souvent; aussi est-u infiniment préférable de se servir d un étranglôir formé de nœuds enlacés les uns dans les

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joignent ; les poteaux qui portent les fusées sont ordinairement espacés d un mètre les uns des autres. On peut, du rerte, donner à

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Artifices. —Fusée (coupe et vue extérieure).

que, lorsque ce carton sera roulé, l'épaisseur totale soit égale au tiers du diamètre intérieur de la cartouche ou celui de la baguette à rouler, la cartouche devra avoir dix millimètres d'épaisseur. La hauteur des cartouchss pour jets lises et tournants est à la volonté de l'amateur ; on leur donne ordinairement celle de 6 à 8 millimètres de diamètre et 18 à 24 centimètres de hauteur. Le carton étant étendu sur une table on le couvre de colle, excepté sur la partie q>à CÏGiè. former 1 intérieur même de la cartouche; on pose alors la baguette à rouler, préalablement savonnée, sur le bord sec du carton et l'on roule ferme et bien droit. C'est alors qu'il faut employer la varlope pour rouler et achever de serrer la cartouche, de manière à ce qu'il ne reste aucun vide entre les feuilles de carton. On enlève ensuite la baguette quand la cartouche est à moitié sèche, on en ébarbe proprement les bouts, et on l'étrangle ensuite lorsque les pièces exigent cette opération. — Manière d'étrangler les cartouches. On attache à un clou solidement fixé dans un poteau de muraille une corde de grosseur proportionnée à la force de la cartouche, et l'on fixe l'extrémité opposée à un rouleau de bois que 1 on se passe entre les cuisses. On pose la cartouche sur la corde préalablement savonnée, on

Artifices. — l'usée volante (coupe) et mandrins en bois pour sa fabrication.

autres. Voici maintenant la recette de quelques compositions fusantes employées par les artificiers pour bourrer ces cartouches et en constituer les pièces principales d'un feu d artifice :

Feu commun

Poussier de tonneau.

Charbon gros et fin .

Feu chinois

Poussier de tonneau

Salpêtre

Soufre

Charbon

Tournure de Tonte ..

16 parties

10 par'ics

é — lî —

Artifices. — Mandrins pour la fabrication des fusées.

cette pièce toute l'étendue que l'on veut, en multipliant le nombre de jets. La composition en feu brillant est l'une des deux indiquées plus haut. Les palmiers : la composition en feu chinois, propre aux palmiers, a déjà été indiquée précédemment. Les cascades ; ces pièces, qui s'obtiennent en juxtaposant horizontalement un grand nombre de fusées, imitent des nappes ou des jets d eau. La composition la mieux appropriée a ces décorations est, comme pour le palmier, e feu chinois. On peut aussi adopter cette autre composition de cascades en feu bleu ancien :

Poussier de tonneau " Pa^ies

Salpêtre *

Soufre "

Limaille de fer »-

On varie à volonté les cascades en ayant soin de placer à la partie supérieure un jet de feu beaucoup plus fort que ceux places au-dessous. — les étoiles fixes. Les étoiles fixes exigent des fusées d'une construction particulière. On étrangle une cartouche et l'on coupe la calotte à 7 millimètres du lien. On serre ce bout étranglé à la hauteur d un diamètre intérieur. On charge avec la composition indiquée ci-dessous, puis on terre et l'on culasse par le bout non étrangle. Celte pièce, ainsi préparée, n'a pas d'issue pour prendre feu ni pour le laisser échapper. 11 faut alors percer, avec une vrille proportionnée, cinq trous à distance égale, au-dessous de l'étranglement de la cartouche. La fusée étant fixée horizontalement, si 1 on fait prendre feu en même temps à ces cinq trous, en les éméchant et les faisant communiquer avec un tour d'étoupille recouverte de papier, on obtiendra une très jolie étoile de couleur. Les étoiles fixes servent accessoirement dans d'autres pièces de décoration et elles font très bon effet si elles sont placées avec goût.

Composition pour étoiles fixes :

Salpêtre

Soufre

Poussier de tonneau.

Antimoine pulvérisé.

16 parties

Ce feu brûle en produisant un bouquet d'étincelles couleur jasmin.

Feu brillant

1° Poussi r de tonneau...

Limaille d'afier

2° Poussier de tonneau....

îournu!- fine de fonte.

16 parties

h cette mémo classe de feux faisant leur effet sur terre appartiennent les pièces suivantes : les mosaïques : il faut faire un essai de la longueur du feu des jets que 1 on voudra employer, afin qu'ils se croisent et se

Les soleils tournants. — Ce sont des pièces d'artifices composées d'une roue mobile autour d'un axe horizontal et à la circonférence de laquelle on fixe des fusées renfermant des compositions différentes, de manière à obtenir des changements variés. Toutes ces fusées sont reliées entre elles par des mèches d etoupille de façon à pouvoir s'allumer 1 une après l'autre. Au lieu d'une roue, on peut prendre un triangle en bois pour y fixer les fusées. Enfin, pour les petits soleils, on se sert d une longue cartouche aplatie que l'on enroule en spirale sur elle-même ou sur un petit disque en bois. Un clou qui passe au centre de la pièce et que l'on fiche dans un Doteau sert

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d'axe de rotation. Les soleils se font ordinairement à trois, quatre, cinq ou six changements, à l'aide de six compositions indiquées

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la fois, non deux jets qui se suivent, mais opposés l'un à l'autre sur le cercle. Dans les grands feux d'artifice, les girandoles sont ces pièces désignées sous le nom de bouquets et qui se composent d'une foule de jets, embrasant le ciel dans une multitude de directions et retombant ensuite en pluie d'or. On obtient cet effet en garnisantle sommet des échafaudages d'un certain nombre de pots à feu contenant jusqu'à cent cinquante fusées volantes, les fusées de chaque pot communiquant entre elles par des étoupilles disposées de façon que toutes prennent feu en même temps. — Spirale. Cette pièce, de figure conique, tourne sur un pivot. Elle est composée de jets placés horizontalement pour faire tourner, et d'une rangée de lances qui montent circulaireraent et forment, quand la pièce tourne, une spirale de feu d'un effet fort agréable. On peut placer à la partie supérieure de cette pièce une gerbe qui prendra feu en même temps

?[ue le premier jet du bis, ou un petit pot à eu qui ne fera son effet qu'à la fin du dernier jet. De toutes manières, on devra faire des essais afin de calculer la durée des différentes parties, de façon que tout se termine à la fois. — Pièce pyrique. On appelle ainsi une pièce d'artifice qui en contient plusieurs

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Artifices. — Soleil tournant.

ci-dessous : si l'on ne veut les faire qu'à trois changements, on prendra les compositions marquées d'un astérisque (*) ; mais, en tous cas, on doit toujours finir par le feu chinois qui est le plus beau. On peut aussi varier les compositions dans chaque cartouche en y mettant quelques charges des six compositions différentes.

1° Feu commun *

Poucsier de tonneau 16 parties

Charbon fin * 4 —

2° Brillant

Poussier de tonneau .

Limaille de Ter

3° Autre '

Poussier de tonneau ,

Litharge grosse et fine

Autre mêlé

Poussier de tonneau

Charbon de terre

Litharge moyenne

i° Pluie d'argent

Poussier de tonneau

Salpêtre

Soufre

Limaille d'acier

5° Feu vert

Poussier de tonneau .

Limaille de cuivre . ..

6° Chinois

Poussier de tonneau 16 —

Salpêtre 16 —

Charbon fin 4 —

Soufre 4 —

Fonte fine et grosse 14 —

Girandoles. — Les girandoles sont de très belles pièces qui terminent ordinairement les feux d'artifice ; elles sont montées sur un >ivot. On leur donne beaucoup d'étendue et

n les diversifie d'une foule de manières. On neuty adapter un, deux et même trois cercles tournants, garnis de jets posés, les uns horizontalement et les autres obliquement. On garnit le haut d'une ou de plusieurs gerbes d'une plus forte proportion que les jets inférieurs, en ayant soin d'essayer et de calculer la durée de ces gerbes supérieures et verti-

ales, de manière qu'elles finissent en même iemps que les autres. Enfin, on varie aussi les feux, comme il a été indiqué pour les feux tournants.il faut remarquer que, pour donner aux girandoles la force de tourner, il est nécessaire de faire oartir au moins deux jets à

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de tourner ; l'un de ces bouts d'étoupille tourne sans nuire à l'autre avec la pièce qui fait feu, et lorsqu'elle est arrivée à sa fin, le conduit prend feu à son tour, et la proximité des étoupilles le fait passer d'une pièce à l'autre. Pour compléter le mécanisme , il suffit de couvrir l'intervalle afin que le feu n'y tombe pas. A cet effet, on fixe sur un des moyeux une virole de métal ou de carton, tandis que celle-ci ne fait que toucher légèrement l'autre moyeu.

COMPOSITION DES PLUS BEAUX PEUX DE COULEUR D'APRÈS M. CHERTIER, POUR ÉTOILES, LANCES, PERLES.

Feu blanc

Salpêtre 72

Soufre 15

Régule d'antimoine 18

Réalgar 9

Gomme laque (poudre impalpable) 1

Minium 6

Pour les étoiles, cette pâle devra être humectée avec un peu d'eau-de-vie ; car, si elle était trop mouillée, elle sécherait difficilement, el la pâte serait moins belle.

Feu jaune pour lances

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