BRIS
à décembre 1870, il présida le bureau du commerce pendant le ministère Gladstone. 11 fut l'adversaire des guerres et des conquêtes et favorisa la réduction des frais de l'armée. Lors de la guerre de Sécession, aux Etats- Unis, il se montra l'ami des Etats du Nord. A partir de 1871, il fut considéré comme le chef du parti libéral anglais, bien que sa mauvaise santé ne lui permit plus de s^occuper activement de politique. En 1873-'74, il fut chancelier du duché de Lancastre. Il a publié en 1868 Speeches on questions of public interesi (2 vol.)
BRIOCHIN, 1NE s. et adj. De Saint-Brieuc; qui concerne cette ville ou ses habitants.
BRIOIS, OISE s. et adj. De la Brie; qui appartient à la Brie ou à ses habitants.
BRIOSCO (Andréa) dit Riccio (frisé), sculpteur et architecte italien, né à Padoue vers 1455. Son. merveilleux candélabre en bronze et ses deux bas-reliefs : David et Goliath et David devant l'Arche, ornent Saint-Antoine de Padoue. Quelques-uns de ses bronzes sont encastrés dans la porte de la salle des Caryatides au Louvre. 11 dessina, avec Al. Leopardo, le plan de l'église Sainte-Justine à Padoue.
BRISQUE. — Ce jeu un peu primitif, qui précéda probablement le besi dans la faveur des habitants du sud-ouest de la France, ne présente pas de grandes difficultés. On ne peut le jouer qu'à deux personnes, avec un jeu de piquet ou jeu de 32 cartes. Quand on est convenu de l'enjeu, que l'on a tiré la main et que l'on a coupé, le donneur distribue 5 cartes à son adversaire et en prend 5 pour lui-même La distribution a lieu en deux fois, en don nant d'abord 3 cartes, puis 2, ou d'abord 2 cartes, puis 3. Ensuite le donneur retourne la onzième carte. Cette carte désigne la couleur de l'atout et se met sous le talon. La personne qui ne donne pas les cartes commence à jouer; c'est ensuite la levée de chaque main qui marque celui qui doit jouer. A mesure que l'on fait une levée, on est obligé, avant de jouer une autre carte, d'en prendre une au talon. Quand on a dans ses mains le sept d'atout, on peut le changer pour la carte qui retourne, quelle qu'elle soit, pourvu qu'on le fasse avant de jouer pour la dernière levée des cartes du talon. On a la liberté de renoncer iant qu'il y a des cartes au talon; mais quand il n'en reste plus, il faut forcer ou couper la carte de celui qui joue. Une fois que l'on a compté une tierce, une quatrième, ou une quinte dans une couleur, les cartes qui ont servi à former l'une de ces trois séquences ne peuvent plus valoir, si ce n'est dans le cas des quatre as, des quatre rois, des quatre dames, des quatre valets, ou des quatre dix. Par exemple : si l'on compte une tierce à la dame, et qu'après s'être défait du dix on vienne à tirer le roi, quoique ce roi, avec la dame et le valet que l'on a dans la main, forme une nouvelle tierce, cette tierce néanmoins ne peut plus valoir; mais ensuite, si l'on vient à avoir quatre dames ou quatre valets, on ne laisse pas d'en compter la valeur. Il en est de même pour les autres tierces, quatrièmes ou quintes. Après avoir compté une tierce, une quatrième ou une quinte à la dame, [si l'on vient à lever le roi, pendant que l'on a encore la dame dans son jeu, le mariage a lieu et vaut comme ci-après : La partie est de six cents points. Les quintes en atout, valent : majeure, 600; au roi, 300; a la dame 200; au valet, 100. Les quatrièmes en atout, valent : majeure, 200; au roi, 160; à la dame, 120; au valet, 80; au dix, 60. Les tierces en atout, valent : majeure, 120; au roi, 100 ; à la dame, 80 ; au valet, 60 ; au dix, 40 ; au ueuf, 20. Les quintes, les quatrièmes et les tierces dans le* — Ures couleurs valent moitié moins que les séquences en atout. Les quatre as vs'~nt 150; les quatre dix, 100 ; les
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quatre rois, 80 ; les quatre dames, 60 ; les quatre valets, 40. Le mariage en atout vaut40, les mariages dans les autres couleurs, 20. Les mariages de rencontrevalentautant que ceux que l'on peut faire dans son jeu. Lorsque le donneur retourne une carte peinte, un as ou un dix, il compte 10. Quand, dans les cinq premières cartes de son jeu, on a toutes cartes peintes, on compte 20. On continue à compter le même nombre, tant que l'on tire une carte peinte. On compte moitié moins pour les cinq premières cartes blanches, et tant qu'elles continuent d'être blanches. L'as d'atout, excepté le cas où il aurait déjà été compté, vaut 30. Celui qui lève la dernière carte du talon compte 10. Lorsque toutes les cartes du talon étant levées, les cinq que l'on a dans la main sont toutes d'atout, on compte 30. Celui qui fait les cinq dernières levées compte 20. Quand tout est joué, celui qui a le plus de levées compte 40. Ensuite, chaque carte vaut séparément à celui qui les a : l'as, H ; le dix, 10; le roi, 4; la dame 3; le valet, 2. Le total des cartes que l'on peut compter monte à 120. Les trois dernières basses cartes ne comptent point. Si par hasard il arrive que l'un des joueurs fasse toutes les levées, cette vole lui fait gagner la partie.
BRITANNIQUE (Empire). L'empire Britannique a continué de s'accroître avec une stupéfiante rapidité. Sa superficie, qui était de 21 millions de kil. car., lors de la publication de notre Dictionnaire, peut être évaluée aujourd'hui à 22 millions et demi de kil. car. (sans compter l'Egypte); et sa population qui était de 239 millions d'hab.
s'élève aujourd'hui à 300 millions d'hab. Dans ces chiffres nous ne comptons pas l'Egypte, qui n'est pas encore officiellement annexée à cet immense empire. La superficie des possessions anglaises s'est donc augmentée d'environ 1 million et demi de kil. car., sa population s'est accrue de 61 millions d'hab. Il n'y a pas, croyons-nous, dans l'histoire des peuples, un exemple d'une progression aussi rapide et aussi continue. Le tableau suivant fait connaître quelles sont les nouvelles acquisitions qu'il faut ajouter au tableau de notre article Britannique, dans le Dictionnaire.