BRUX
qu'il ne manquerait pas de briser et d'emporter la ligne, si vous n'étiez préparé à lui lâcher de la corde en dévidant promptement votre moulinet. Pour amener votre capture à terre, il faudra vous livrer à un exercice assez long du moulinet, lui lâchant de la ligne quand ses efforts trop vigoureux menacent de tout rompre, la ramenant lentement dès que ses secousses ont cessé, et ainsi de suite jusqu'à ce que le poisson, fatigué, finisse par se laisser entraîner, presque sans effort, jusque sur la rive. On pêche encore le brochet aux lignes dormantes, en observant toujours toutes les conditions de solidité exceptionnellement requises, pour la pêche au brochet. Aux premiers beaux jours du printemps, on peut encore le chasser au fusil comme le saumon et la truite, dont il a aussi l'habitude de se laisser aller, endormi, à peu de profondeur de la surface de l'eau ; enfin, dans cet état, on va même jusqu'à le prendre au collet de fil de laiton. — Brochet au bled. Guis. Le brochet tuit au bleu ne doit pas être écaillé ; on se borne à le vider et à lui ôter les ouïes et les seufs qui sont malsains; puis on le fait cuire dans le court-bouillon. (Voyez Court-bouillon. art. Sauces.) On le sert alorsaccompagné d'une sauceà l'huile et au vinaigre d' une maître d'hôtel d'une sauce blaiiche aux câpres. Les restes d'un gros brochet peuvent se servir en morceaux émincés, soit au gratin, soit avec une sauce à la béchamel.
BROU de noix. Prenez des noix | fraîchement îueillies, aux trois quarts mûres seulement, bien belles et bien saines : supposons trente. Mettez dans une cruche de grès un litre d'eaude-vie, aromatisée de cannelle, girofle, muscade par parties égales : soit environ 60 à 70 grammes de chaque. Jetez-y vos noix bien écrasées, et laissez macérer au moins un mois. Tirez alors votre liqueur à clair : ajoutez 200 grammes de sucre au plus. Laissez reposer une quinzaine de jours. Filtrez et mettez en bouteilles.
BRUANT. Le bruant et le verdier se ressemblent assez pour qu'on les désigne communément parle même nom; comme ils ont les mêmes mœurs et que la même nourriture leur convient, nous ne voyons aucune nécessité de les séparer. Quoiqu'ils ne chantent pas à proprement parler, ces oiseaux sont de très agréables hôtes d'une volière ; ils ont en outre le mérite de s'élever facilement, d'apprendre à peu près tout ce qu'on veut bien leur enseigner, et de n'être point difficiles sur la nourriture. A l'état libre, ces oiseaux vivent à peu près exclusivement d'insectes : en cage cependant, on peut leur donner de la graine de millet, de navette, d'alpiste, du chènevis grossièrement écrasé, de l'avoine. Il convient d'ajouter de temps en Uemps à cet ordinaire des insectes, des chenilles , araignées, sauterelles, etc., — quand la saison le permet.
BRDNIACÉ ÉE, adj. Bot. Qui ressemble à la brame. — S. f. pi. Petite famille de plantes diali[M-tfiles périg^'nes, renfermant des arbrisseaux ou des arbustes à Heurs hermaphrodites, à feuilles linéaires alternes, assez semblables à celles des bruyères: à. fruit sec, indéhiscent ou capsulaire, se divisant en deux coques. Les plantes de cette famille sont indigènes du Cap de Bonne-Espérance.
BRUNIE s. f. Bot. Genre d'arbrisseau, type de la famille des bruniacées, et dont plusieurs espèces, indigènes du Cap de Bonne- Espérance, sont cultivées dans nos jardins.
BRUTUM FULMEN, loc. lai. qui signifie:
tonnerre éclatant mais inoffensif.
BRUXELLES. L'exposition internationale de Bruxelles fut ouverte, par le roi des Belges, le /juin 1888, après quelques jours de retard. Elle occupait un espace de 316,000 mètres carr., dont 20,000 pour l'exposition spéciale