RECETTES ET DÉPENSES TOTALES DE L'ÉTAT
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reproduisons ici, et qui comprend le relevé des recettes et des dépenses tant ordinaires qu'extraordinaires [de l'Etat, après règlement définitif, pendant douze années, de 1877 à 1888 inclusivement. (Ch. Y.)
BDFFET (Marguerite), fille de condition du ivna siècle qui, pour vivre, donnait des leçons de français aux dames désireuses de « bien parler et de bien écrire surjtous sujets ». Ses Nouvelles observations sur la langue française, où il est trailté de termes anciens et inusitlez et du bel usage des mots nouveaux, sont dédiés à la Reine (1668) et portent, pour la plupart, sur ce qu'il faut dire ou sur ce qu'il ne faut pas dire; elles or:t été reproduites, avec des annotations, dans le Courrier de Vaugelas (1875-76).
BULBIFÈRE adj. Qui porte des bulbilles.
BULBILLE s. f. Petite bulbe solide et écailleuse qui se développe sur les tiges, à l'aisselle des feuilles, et surtout à la base et autour de la bulbe et qui peut se détacher pour prendre racine et reproduire la plante mère. Quelquefois la bulbille se développe à la place des fleurs, comme dansl'ornithogalle vivipare.
BULGARIE. Ainsi que nous l'avons vu dans notre Dictionnaire, le traité de Berlin (1878) divisa le pays habité par les Bulgares chrétiens en deux nouveaux Etats : la principauté de Bulgarie et la province autonome de Roumélie orientale. Les Russes administrèrent la Bulgarie jusqu'en juin 1879, époque où le prince Dondoukoff Korsakoff, gouverneur russe de la nouvelle principauté, la laissa avec une armée commandée en grande partie par des officiers russes et avec une constitution d'une forme extrêmement libérale, dans laquelle, pour satisfaire les aspirations des Slaves méridionaux et pour les disposer à une future union panslavique, le radicalisme, entretenu par la jeunesse, trouvait son expression la plus complète. La Constitution de 1879 accordait le pouvoir législatif à une assemblée nationale élue directement par le suffrage universel, à raison d'un député par 10,000 hab., en réservant au prince le droit de nommer des députés additionnels dans la proportion d'un pour deux élus par le peuple. Le ministère divisé en sept départements, était responsable devant l'assemblée nationale et leprince. Conformément au traité de Berlin, une chambre des notables procéda à l'élection d'un prince héréditaire de Bulgarie, le 29 avril 1879; elle choisit le prince Alexandre de Batienberg, né le 5 avril 1857, appartenantà une branche cadette de la dynastie grand-ducale de Hesse et apparenté aux maisons régnantes de Russie et de Prusse. Le nouvel élu prit les rênes du gouvernement le 28 juin. Le cabinet de Saint-Pétersbourg ne tarda pas à se repentir d'avoir accordé au peuple bulgare une constitution dont le libéralisme contrastait singulièrement avec le mode d'institutions politiques sous lesquelles vivent les populations slaves soumises à la domination russe. La Bulgarie, devenue un centre de radicalisme politique et social, ne pouvait tarder à devenir également un centre d'opposition à l'autoritarisme russe, étendant son influence jusqu'au centre de l'empire moscovite. Eu 1881 , le prince Alexandre, poussé par la Russie, suspendit la constitution par un coup d'Etat, et avec l'appui de l'armée, dirigée par des officiers russes, il inaugura le régime autocratique, donnant pour prétexte et pour excuse à ce changement, qu'il accomplit avec une spécieuse observance des formes constitutionnelles, que le parti libéral, tant qu'il serait au pouvoir, mettrait en danger les relations pacifiques de la principauté avec les puissances étrangères. Les chefs du parti libéral furent envoyés en exil. Des pouvoirs législatifs extraordinaires furent assumés par le
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prince, qui se les accorda pour une période de sept ans, et un vote confirmatif de cette usurpation fut obtenu d'une grande assemblée nationale, élue sous la pression militaire (13 juillet 1881). A partir de ce moment, l'administration et surtout l'armée furent russifiées à outrance. Mais en peu de temps I • peuple se lassa de ce régime; ur. souffle antirusse, parti de la Roumélie orientale, passa sur le pays et se répandit jusqu'au fond des campagnes. Une révolution devenait imminente, et l'Assemblée, pour l'éviter, dut revenir sur son ancienne détermination, en installant un cabinet libéral, dirigé parl'ex-minislre Zancoff, précédemment arrêté. Une nouvelle constitution fut adoptée et des mesures furent prises pour combattre l'influence russe (1883). Le 18 sept. 1885, la Roumélie orientale, mécontente d'être séparée de la Bulgarie, se souleva, chassa le gouverneur turc etse déclara décidée à former une union bulgare. Le prince Alexandre de Battenberg, ne consultant que son courage et l'intérêt de ses sujets, accepta de diriger cette révolution, et le 20 sept, il lança une proclamation pour annoncer que l'union bulgare était un fait accompli; aussitôt il fit occuper la Roumélie orientale par ses troupes et mit les forces nationales des deux pays sur le pied de guerre. L'affaire semblait terminée, quand la Serbie et la Grèce mobilisèrent leurs troupes et annoncèrent aux puissances européennes qu'aucun changement ne serait apporté à la balance des nations dans la péninsule des Balkans sans une compensation par l'accroissement des territoires respectifs de la Grèce et de la Serbie. En même temps le gouvernement de Belgrade réclama de la Bulgarie la cession pure et simple de Widdin et de son territoire. Le prince Alexandre, ayant repoussé cette prétention, les troupes serbes se concentrèrent à Pirot. Le 14 nov., le roi Milan déclara la guerrre et commença les hostilités en traversant la frontière bulgare et en occupant Trun. Le 16, il prit d'assaut le passage du Dragoman, après une lutte des plus vives, pendant qu'un de ses corps d'armée remportait un succès à Koula; il marcha ensuite sur Widdin, qu'il bombarda. Le prince Alexandre, qui ne s'attendait pas à cette brusque attaque, se mit rapidement en état de défense. Prenant le commandement des troupes, il accourut au secours de Widdin, et après une lutte de cinq jours, pendant laquelle il donna la preuve d'un grand courage et d'une véritable habileté militaire, il mit ses ennemis en déroute, leur fit subir des pertes considérables, leur enleva le passage du Dragoman, rejeta leurs débris au delà des frontières bulgares le 23, envahit à son tour leur territoire, remporta une grande victoire le 26 et occupa Pirot. Il se disposait à poursuivre le cours de ses succès, lorsque l'Autriche menaça de lancer sur lui toute son armée; pour mettre fin à une guerre qui pouvait prendre d'immenses proportions et embraser toute l'Europe, il signa un armistice, à la suite duquel une conférence d'ambassadeurs se réunit à Constantinople, rétablit le statu quo ante bellurn, pour ce qui concernait les frontières entre la Serbie et la Bulgarie, et admit l'union des deux provinces, la Roumélie orientale restant, comme auparavant, sous l'autorité du sultan, mais devant être gouvernée par le prince de Bulgarie. Le 3 mars 1886, la paix définitive fut signée par la Serbie et par la Bulgarie; le 13 du môme mois, la Porte ratifia cette paix et nomma le prince Alexandre, gouverneur général de la Roumélie orientale, sous le titre d'Iskender Pacha. Le prince Alexandre était nommé pour cinq ans, après lesquels il devait être nommé de nouveau, avec la sanction des puissances; en retour de cette concession, la Bulgarie devait s'engager à secourir la Turquie si elle était attaquée, et prendre à sa charge la portion de la dette turque afférente à la Rou-
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mêlie orientale. Le 17 mars, le prince Alexandre, poussé par la Russie, fit savoir qu'il refusait d'être nommé dans de pareilles conditions, mais il se soumit le 18 avril, et accepta du sultan le firman qui l'investissait gouverneur. Le 14 juin suivant, lors de l'ouverture de la Sobranié (assemblée nationale de Bulgarie), il exprima la joie qu'il éprouvait d'y voir siéger les députés des deux versants des Balkans. Deux mois après, le 21 août, on apprit tout à coup que ce prince populaire et victorieux avait disparu comme dans une féerie, enlevé par les officiers d'un régiment et par les cadets, qui avaient fomenté une conspiration et qui lui avaient arraché violemment une abdication. Ce coup de théâtre fut suivi de la formation d'un gouvernement provisoire ayant à sa tête le métropolitain de Tirnova et l'ancien ministre Zancoff. Le premier moment de stupeur passé, une contre-révolution eut lieu; le 25, le peuple rétablit le ministère Karaveloff; le prince, qui avait été conduit, sous bonne escorte, hors des frontières bulgares, fut invité à revenir à la tête du gouvernement. Il arriva le 31 à Sofia, au milieu des ovations populaires; mais cette nouvelle prise de possession du pouvoir n'était qu'un acte de la comédie qui se jouait depuis un an et dont les principaux personnages : l'Angleterre, l'Autriche et la Russie n'avaient pas trouvé l'occasion d'entrer personnellement en scène. A peine les rebelles étaient-ils soumis, que le prince télégraphia au tzar, pour lui demander son approbation et établir que, redevable de la couronne à l'empereur de Russie, il était prêt à la mettre à sa disposition. A la réception d'une réponse brève et hautaine, il abdiqua le 5 sept., nomma une régence et rentra dans la vie privée. La régence assuma aussitôt le pouvoir, malgré la protestation de la Russie. La Turquie déclara que tant que l'ordre serait maintenu, elle n'interviendrait pas dans la Roumélie orientale. Pour mieux marquer son insoumission aux ordres du tzar, la Sobranié ordonna de faire passer devant une cour martiale les officiers qui avaient conspiré l'enlèvement et la déchéance du prince. Ce fut en vain que la Russie demanda leur élargissement; ce fut en vain que le général Kaulbars, agent diplomatique du gouvernement moscovite, protesta contre leur jugement (20 sept.); en vain encore que ce général visita toute la Bulgarie, en y prêchant l'insurrection contre la régence : le pays resta relativement calme en dépit des excitations. Une nouvelle Sobranié, élue le 8 oct. fut ouverte le 30. Elle nomma à l'unanimité, le 10 nov., le prince Waldemar de Danemark, qui refusa la couronne de Bulgarie. La Russie protégeait ouvertement comme candidat le prince Nicolas de Mingrélie; quand on fut certain qu'il n'avait aucune chance d'être élu, le général Kaulbars, désappointé, rompit les relations diplomatiques et se retira, emmenant avec lui tous les consuls russes et plaçant ses nationaux sous la protection des agents français (20 nov.). Le 25 nov., une députation nommée par la Sobranié, commença une tournée en Europe, pour implorer l'appui des puissances étrangères et affirmer la volonté où se trouvait le peuple bulgare de conserver son indépendance, en obéissant au prince de sonchoix. Cette députation ne reçut que des marques de sympathie et nulle promesse.
Arrivée à Vienne, elle eut une entrevue avec le comte Kalnoky, ministre autrichien des affaires étrangères (9 déc. 1886), et elle offrit la couronne au prince Ferdinand de Saxe- Cobourg qui, sans l'accepter d'une manière positive, commença par s'assurer l'assentiment de l'empereur d'Autriche (28 déc. 1S86). Le prince Ferdinand de Saxe-Cobourg, est né à Vienne le 26 fév. 1861. Il est le plus jeune fils du prince Auguste de Saxe-Cobourg et Gotha, et de la princesse Clémentip* de Bour-
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bon-Orléans, fille de Louis-Philippe. Il était alors ofBcier de l'armée autrichienne; il possède d'immenses propriétés en Hongrie. Après avoir longtemps hésité, il accepta le trône qui lui était ainsi spontanément offert et partit au commencement du mois d'août 1887, pour en prendre possession. Après un voyage triomphal, il arriva à Tirnova, &ù il prêta serment à la constitution bulgare le 14 août. C'était un nouveau succès pour la politique autrichienne et un échec pour la Russie, qui protesta contre le couronnement du prince et qui le déclara illégal. L'Allemagne refusa de reconnaître son autorité, et les autres puissances, n'o;-ant prendre position entre ces •edoutables rivales, se tinrent prudemment à l'écart, de sorte que le nouveau souverain de la Bulgarie ne fut officiellement reconnu par personne et que sa situation parut des plus •jrécaires. Néanmoins, il ne se découragea pas et se fit élire par un vote général au mois d'octobre 1887. Ou supposa que son règne serait de peu de durée, pourtant il s'est maintenu, malgré le mauvais vouloir de la Russie, les conspirations militaires, le mécontentement des musulmans et la misère du peuple.
BULLE, ÉE adj. Bot. Se dit d'une surface qui offre des boursouflures ou des saillies creuses eu dessous.
BDRMAH SUPÉRIEUR. Nom donné, depuis 18S6, à l'ancien empire Birman devenu possession britannique. L'invasion s'est faite sans
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guerre et presque sans résistance. Au mois de novembre 1885, le général anglais Prendergast remontal'Irraouaddy avec une armée de 15,900 hommes, entraà Mandalay, capitale delà Birmanie, le 28 nov., saisit le Bao (empereur) et l'envoya prisonnier à Madras. Le prétexte de cette guerrre fut une amende infligée à une compagnie anglaise concessionnaire des forêts de teck ; mais le motif secret fut la protection et la bienveillance que l'empereur accordait aux Français. Le 1er janvier 1886, l'empire Birman fut formellement annexé aux possessions britanniques, par une proclamation du vice-roi de l'Inde. A cette nouvelle le pays se souleva; les montagnards proclamèrent leur indépendance; dans les campagnes ravagées régnèrent une multitude de chefs indigènes; ce fut donc une véritable guerre de conquête que l'Angleterre dut entreprendre. L'armée d'occupation fut portée à 30,000 hommes. Les Dacoits, révoltés les plus retoutables, firent subir plusieurs échecs aux troupes britanniques; le 15 avril, le prince Myinzaing, chef d'une troupe de patriotes, incendia une partie de la capitale et du palais impérial; quelques jours plus tard, cette malheureuse ville subit un nouvel incendie encore plus destructif et le 18 août, les Dacoits inondèrent les ruines de Mandalay en rompant les digues de l'Irraouaddy. De nouvelles troupes anglaises envoyées dans le Burmah, parvinrent à repousser les insurgés dans les montagnes, vers latin de l'année 1886.
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Depuis cette époque, plusieurs insurrections locales ont été étouffées.
BUSSON-BILLAULT (Julien-Henri Busson, dit) homme politique, né àJoigny (Yonne) en 1823, mort à Vertou, près de Nantes en août 1888. Avocat stagiaire à Paris, il prononça en 1849, lors de l'ouverture de la conférence de l'ordre, un Discours sur Pothier (in-8°). Ayant épousé la fille de' l'avocat Billault, il ajouta le nom de son beau-père au sien, devint avocat de laliste civile, député de l'Arièse (1854-'57-'63-'69) et président du Conseil d'Etat (10 août 1870). Après la révolution du Quatre-Septembre, il se retira dans sa maison de campagne de Vertou.
BUT0, divinité égyptienne, nourrice de Horus et de Bubastis, enfants d'Osiris et d'Isis ; elle les sauva des persécutions du monstre Typhon, en les cachant dans l'Ile flottante de Chemnis. Les Grecs l'identifièrent avec Leto (Latone) et la représentaient comme la déesse de la nuit. Une vilie de la basse Egypte renfermait son temple et portait son nom.
BUXINE s. f. — Méd. Alcaloïde qui provient de l'écorce du buxus sèmpervirens. La buxine se présente sous forme de cristaux blancs, prismatiques, d'une saveur amère, provoquant l'éternuement. A faible dose, elle agit comme fébrifuge; à doses élevées elle a une action purgative et émétique.