ÙOO
Portugal
Allemagne
Belgique (Congo)
Danemark
KspaiïUG
— LégisL « Les lois de la métropole ne sont mises en vigueur en Algérie et dans les autres colonies, qu'autant qu'elles ont été rendues applicables dans chacune d'elles, soit par une loi, soit par ordonnance ou décret, soit en vertu d'une • décision prise par l'autorité locale, lorsqu'elle était en droit de le faire. Le décret de l'Assemblée nationale du '21 avril 1848, qui abolit l'esclavage, accorda en même temps, à certaines colonies, le droit d'élire des députés. Ce droit fut retiré en 18.52, puis restitué à toutes en 1871. La loi du 24 février 187-ï accorde en outre aux colonies le droit d'élire des sénaleurs. La loi du 24 avril 1833, puis le sénatus-consulte du 3 mai 18,'14, rendu en vertu de l'article 27 de la Constitution de 1852, et dont les dispositions sont toujours en vigueur, ont donné au pouvoir exécutif le droit de statuer par décrets sur diverses matières relatives aux colonies; mais tout ce qui concerne les droits politiques, l'état civil des personnes, la propriété, les contrats, le jury, les matières criminelles et le recrutement de l'armée, ne peut être décidé que par une loi. Les lois civiles, commerciales et criminelles de la Fiance ont été successivement rendues appli-
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cables aux diverses colonies, sauf quelques exceptions ou modifications; en outre, chaque colonie a été l'objet de nombreux règlements particuliers. L'administration des colonies appartient, sauf pour l'Algérie, au ministère de la marine ; mais leurs représentants demandent avec instance que celle administration soit rattachée au ministère du commerce. A la tête de chaque colonie, il y a un gouverneur, assisté d'un conseil privé ou conseil d'administration, et avant sous ses ordres un directeur de l'intérieur, un ordonuateur ou un officier du commissariat, chef du service administratif de la marine (Dec. 15 septembre 18S2), et un procureur général ou un chef du service judiciaire. En Algérie, le gouverneur général a sous ses ordres immédiats les préfets des trois départements; mais la plupart des services sont placés, par le décret du i6 août 1881, sous l'autorité directe des ministres. Les colonies de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Réunion, ont chacune un conseil général élu et dont les attributions sont analogues à celles des conseils généraux de la France (senatus-consulte du 4 juillet 1866); ce conseil vote le budget de la colonie, fixe les tarifs de l'octroi de mer, etc. Il élit dans son sein une commission coloniale, investie de certains pouvoirs, à litre de délégation. Dans l'Inde, on a institué, en 1872, un conseil colonial, ayant aussi les attributions d'un conseil général. Le régime municipal existe dans les Antilles et à la Réunion, ainsi qu'en Algérie, où l'organisation française, appliquée dès 1847, s'étend peu à peu avec la colonisation ; mais une partie du territoire est encore administrée par des officiers, sous la responsabilité du commandant supérieur. Dans certaines communes algériennes, qui sont composées à la fois d'Européens et de musulmans, il y a des adjoints indigènes, chargés des rapports avec leurs correligionnaires; d'autres communes, dites communes mixtes, sont sous la direction de fonctionnaires qui ont le titre d'administrateurs et d'adjoints, et qui sont nommés par le gouverneur général. Ces fonctionnaires reçoivent un traitement, et ils sont chargés de la répression par voie disciplinaire de certaines infractions spéciales à l'indigénat, mais ce pouvoir de répression cessera le iS juin 1888 (L. 28 juin 1881). A la Guyane française, la ville de Cayenne seule possède un conseil municipal; au Sénégal, les villes de Saint-Louis, Gorée et Dakar sont des communes proprement dites. Dans l'Inde française, il existe aussi des conseils locaux, et en Gochinchine, des conseils de notables, dont les attributions sont encore très limitées. L'organisation judiciaire des colonies comprend des justices de paix, des tribunaux de première instance et des cours d'appel. Ces dernières sont établies à Alger, à la Martinique, à la Réunion, au Sénégal et à Pondichéry. Les cadis arabes ont conservé leur juridiction en Algérie, là où les tribunaux français ne sont pas encore établis. Le système d'impôts des colonies, diffère beaucoup selon les lieux. En Algérie, les impôts arabes sont la source principale du revenu (voy. Algérie); ailleurs, les recettes consistent surtout dans les droits de douane, établis à l'entrée et à la sortie, dans l'octroi de mer, dont la plus forte part est réservée aux communes, à quoi il faut ajouter la contribution mobilière, celle des patentes, les produits de l'enregistrement, les impôts indirects, etc. Des caisses de réserve, établies dans chaque colonie en vertu des articles 98 et y9 du décret du 26 septembre \So6, reçoivent les excédents de recettes et servent ensuite à faire face à des dépenses exceptionnelles La métropole alloue des subventions à quelques colonies pour leurs services locaux, en dehors des dépenses auxquelles elle pourvoit dans toutes, pour les services civils ou militaires. En Gochinchine, la ferme des jeux
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I et la vente de l'opium donnent des produits I importants. Quelques colonies sont assez prospères pour verser à la métropole un contingent plus ou moins élevé, en conipeneation des services payés par le budget de l'Etat. Toutes les colonies françaises acquièrent peu à peu une indépendance plus complète, en môme temps que l'applicalion des lois communes a la France les assimile de plus en plus à la mère patrie, en ce qui touche les droits civils et politiques. Les colonies anglaises peuvent être divisées en trois classes : 1° les colonies de la couronne, où le pouvoir législatif appartient au gouverneur, comme à Gibraltar, à Sainte-Hélène, à Héligoland; 2» celles qui ont des institutions représentatives, sans gouvernement responsable, et où la couronne a seulement un droit de veto sur la législation, mais où elle conserve le contrôle sur tous les fonctionnaires, comme à la Guyane anglaise, à Malte, à Natal, dans l'Australie occidentale, etc.; 3o les colonies possédant à la fois des institutions représentatives et un gouvernement responsable, et où la couronne n'exerce aucun contrôle sur les fonctionnaires, mais garde seulement un droit de veto sur la législation ; telles sont le Canada, Terre-Neuve, le Cap, les Etats du sud et de l'est de l'Australie, et la Nouvelle-Zélande. Combien ce régime est au-dessus de celui appliqué à Java par les Hollandais, qui exploitent cette contrée d'une manière abusive, et du régime espagnol, arriéré de plusieurs siècles, que l'on trouve encore à Cuba et aux Philippines. — Les coLO.NiES PÉNALES sout destinées à remplacer les anciens bagnes, et à recevoir par conséquent les condamnés aux travaux forcés (décret-loi 27 mars 1852; L. 30 mai 1854). Ces établissements peuvent être créés par décrets dans des colonies autres que l'Algérie. La Guyane française fut désignée en 18o2 et la Nouvelle-Calédonie en 1863 pour recevoir les forçats. Certains points de cette dernière colonie furent alléctés, par la loi du 23 mars 1872, à la déportation des condamnés politiques. En outre, tout individu qui a été condamné à la peine des travaux forcés, doit prendre sa résidence dans la colonie, pendant un temps égal à celui de sa peine, et, si la peine est de huit années ou plus, il est tenu d'y résider toute sa vie. Cependant, le libéré peut obtenir du gouvernement l'autorisation de quitter la colonie; niais il lui est interdit de rentrer en France (L, 30 mai 1854). — Les colo.mes pénitentiaires sont des établissements où l'on place, en exécution de la loi du n août 18o0 : i" les enfants détenus par voie de corrpction paternelle, en vertu des articles 376 et suivants du Code civil ; 2° les accusés ayant moins de seize ans, qui, après avoir été acquittés, en vertu de l'article 66 du Code pénal, comme ayant agi sans discernement, ne sont pas rendus à leurs parents et doivent être détenus pendant un temps fixé par le jugement, et au plus tard jusqu'à ce qu'ils aient accompli leur vingtième année; 3° les enfants mineurs condamnés à un emprisonnement de six mois à deux ans. Ceux qui ont à subir une peine plus élevée, sont placés dans d'autres établissements dits colonies correctionnelles, soit en France, soit en Algérie. Lorsqu'il s'agit de filles mineures, se trouvant dans l'un des cas qui précèdent, elles sont enfermées dans des maisons pénitentiaires. La colonie pénitentiaire de Mettray (Indre-et-Loire), est la plus ancienne et la mieux organisée; elle est, ainsi que la plupart de ces établissements, une entreprise particulière, à laquelle l'Etat confie les jeunes détenus à des conditions déterminées. D'autres colonies pénitentiaires sont annexées à des maisons centrales de détention et sont régies au compte de l'Etat. Toutes sont soumises à la surveillance du procureur général du ressort, lequel est tenu do les visiter une fois par an. Auprès de chacune est un conseil de surveillance composé d'un délégué
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du préfet, d'un ecclésiastique nommé par l'évêque, de deux délégués du conseil général et d'un membre du tribunal civil élu par ses collègues. Les colonies sont aussi visitées par un inspecteur général, désigné par le ministre, et par le directeur de la circonscription pénitentiaire dans laquelle elles sont situées. » (Ch. Y.) (V. S.)
COLONISABLE adj. Qui peut être organisé en colonie.
COLONISATEUR, TRICE adj. Qui colonise : l' Angleterre. l'Espagne, le Portugal, la Hollande et la France sont les premières nations colonisatrices. — s. m. Celui qui colonise, qui s'occupe de colonisation : un colonisateur éclairé.
* COLONISATION s. f. Action de coloniser • résultat de cette action. '
* COLONISER V. a. Former en colonie; établir une colonie, des colonies dans un pavs : coloniser un pays.
COLONISTE adj. Qui est partisan des colonies : parti coloniste. — Substanliv. : U parti des colonistes.
COLONNA, famille princière d'Italie, qui compta, parmi ses membres les plus célèbres, le pape Martin V et plusieurs autres personnages qui jouèrent un grand rôle dans l'histoire de Rome à la fin du moyen âge. — I. (Fabrizio), grand connétable de Naples, mort en 1320; servit dans les armées de France et dans celles de l'Aragon. Il fut fait prisonnier aRavenne, en 1512. — II. (Prospero), général, cousin du précédent, mort en i;ii'3. Il embrassa d'abord la cause de Charles VIII, lorsque ce prince envahit l'Italie; mais ensuite il combattit les Français et remporta la victoire de la Bicoque en 1522.— III. (Vittoria\ femme poète, fille de Fabrizio (1490-1547). Elle épousa Ferdinando Francesco d'Avalos, fils du marquis de Pescara, et telle fut sa douleur en apprenant qu'il avait été mortellement blessé à Pavie (1525), qu'elle en perdit l'esprit. Lorsqu'elle fut remise, elle se consola en composant des poèmes élégiaques. Elle entra au couvent en 1541. Sa beauté et sa vertu ont été célébrées parMichel Ange, l'Arioste et plusieurs autres. - IV. (Fabio), Fabius Columna, médecin de Rome, de l'illustre maison de Golonna, né en 1567. mort vers 1650. 11 écrivit plusieurs ouvrages d'histoire naturelle pleins d'exactitude : Depurpura, m-k", 1616; Aquatiiium et terrestnum aliquot animalium aliarumque naturalium rerum obscrvationes, à la suite de son Eqi/trusiS (Rome 1606, in-4°). Il publia à Naples, en 1592, son fameux ouvrage Phutobasanos {torture des plantes], le plus ancien livre illustré de gravures sur cuivre. Fabio Colonna a posé les vrais principes de la botanique en [indiquant la marche à suivre pour l'établissement des genres.
COLONNA DI CASTIGLIONE (Adèle d'Afry, duchesse), artiste sculpteur italienne, connue dans les arts sous le pseudonyme de Marcello, née en 1837, morte en juillet 1879. Ses bustes surtout furent admirés ; parmi ses ouvrages on cite : Bianca-Capello ^1863), Gorgone (1865), Redemptor Mundi{l815).
* COLONNADE s. f. Archil. Suite de colonnes rangées avec symétrie pour servir d'ornement à un grand édifice, à une place publique -.la colonnade de Saint-Pierre; la colonnade du Louvre.
Uais du pâle Odéon quittant la colonnade.
SiinTK-UeuvB. Poésies de J. Delurme.
— w Par anal. Suite d'objets placés debout comme des colonnes : une colonnade de sapins.
• COLONNE s. f. (lat. columna). Pilier composé d'un fût cylindrique se rétrécissant par le haut, d'un chapiteau, et souvent d'une base : il est ordinairement destiné à soutenir un
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entabloment, et à décorerles édifices •.colonne de marbre ; colonne corinthienne; colonne dorique; la base, le fût, le chapiteau de la colonne ; on place quebjuef'oisdesstutues, des urnes, etc., sm des colonnes .lolilaires ou isolées. — Fi^'. Les colonnes de l'Etat, de l'Eglise, ceux qui en sont les plus fermes soutiens. — Se dit quelquefois des choses : la justice et la paix sont les colonnes d'un empire. — Colonne monumentale, nioiuunenl qui a la forme d'une praiide colonne isolée : colonne triomphnle ; colonne Trajane; colonne de Pompée ; colonne de Juillet. - Al)sol.i(t colonne, la colonne de la pl.icc Vendôme, appelée aussi colonne Vendôme :
Ah ; qu'on est fier d'être FrançaiB, Quand on regarde la cnloiîne.'
Emilu Dbbiuui.
FiS- I-Es COLONNES d'Hercule, les deux montaf^iies du détroit de Gibraltar. — Colonnes MiLLiAiRES, bornes en forme de petites colonnes, placées, de distance en distance, le long des grands chemins, pour indiquer les lieues, les milles, etc. — Les colonnes d'un LIT, piliers qui soutiennent le ciel des lits à l'ancienne mode. On dit aussi : un lit a colonnes. — Anat. Colonne vebtédrale, épine du dos : déviation de la colonne vertébrale. — Colonne, dans un livre, dans un écrit, etc., dont les pages sont divisées, du haut en bas, en deux ou plusieurs parties, se dit de chacune des pari les de la page; dans ce livre-ci, il y a trois colonnes à la paye; il est imprimé par colonne, à deux, à trois colonnes. — Les colonnes d'un registre, d'un tableau, divisions, compartiments d'un registre, d'un tableau, indiqués par deslignes tracées du haut en bas : par/e divisée en si.x, en dix colonnes ; tableau a huit colonnes. — Colonne de chiffres, plusieurs chilfres placés les uns au-dessous des autres : ta colonne des unités, des dizaines, des centaines; faites l'addition de cette colonne. — Art milit. Corps de troupes disposé ou marchant dans un ordre qui a peu d ■ front et beaucoup de profondeur : passer de l'ordre en bataille à l'ordre en colonne; serrer la colonne; déploya la colonne; l'armée se divisa en trois colnnnes, marcha sur trois colonnes. Se dit également dans la tactique navale. — Colonne d'attaque, celle qui est chargée de commencer l'attaque. — Colonne mobile, corps de troupes destiné à parcourir un pays en différents sens, pour y maintenir la tranquillité, pour en chasser des partis ennemis. — Phys. Quantité de matière tluide de figure cylindrique, qui a une hauteur et une base déterminées réellement oupar lafionsée: colonne d'air ; colonne d'eau; il y a une colonne d'air qui pèse sur la colonne de mercure contenue dans le baromètre. — w Chapeau en colonne, chapeau à corne tombant sur chaque oreille.
•COLONNETTE s. f. Archit. Petite colonne: des archivoltes à eolonnetles de marbre.
COLONSAY, l'une des Hébrides ou Iles occidentales d'Ecosse, entre Islay et Mull et réunie, pendant les basses marées à Oronsay, au S.; 800 hab. Longueur. 18 kil. (y compris Oronsay), largeur de 1 à b kil.
" COLOPHANE s f.[ko-lo-fa-ne](de Co?op^oR, ville ionienne). Résine dont les musiciens qui jouent du violon, de la basse, etc., se servent pour frotleries crins de l'archet. La colophane française est, en grande partie, fabriquée à Mirecourt, dans les Vosges.
COLOPHON, l'une des douze villes ioniennes d'Asie Mineure, à environ 15 kil. N.-O. d'Ephèse, sur l'Halesus, à 3 kil. de la côte, sur îa([uelle elle possédait un port nommé iNotiuin ; de grandes murailles la réunissaient à ce port. La marine et la cavalerie de Colophon furent célèbres jusqu'au temps où Ephèse parvint à éclipser celte ville.
" COLOQUINTE s. f. Espèce de concombre, dont la pulpe est extrêmement amère et
très purgative : pomme de coloquinte; amer comme coloquinte. — »^ Jargon, tèle de forte dimension -.je vais te taper sur la coloquinte. — Encycl. La coloquinte (citrullus colocynthis), croît naturellement en diverses parties de
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Coloquinte.
l'Asie et de l'Afrique. Son fruitjaune et lisse, gros comme une petite orange, renlerme une pulpe amère, oalhartique, que l'on emploie en médecine sous diverses formes.
COLORADO. L Fleuve qui naît dans le Texas occidental et qui se jette dans la baie de Malagorda, après un cours de 1,300 kil. — 11. Fleuve appelé Colorado de l'Ouest et qui se forme de la réunion des rivières Grecn et Grand, par 38° lat. N. et 112" long. 0. Il se jette dans le golfe de Californie, après un cours de 3,000 kil. dont 1,000 navigables. Il reçoit de nombreux tributaires. — lll. Fleuve de la Républiijue Argentine. On l'appelle aussi Cobu Leubu. Il nait dans les Andes, traverse les pampas et se jette dans l'Atlantique après un cours de Oiiû k'il. dont 200 navigables. — IV. Etat des Etats-Unis d'Amérique, le dernier admis dans l'Union (1S76); borné par le territoire de Wyoming, les élatsde Nebraska et de Kansas, le territoire Indien, le Nouveau .Mexique et l'Ulah; entre Ti" et 41" lat. N. et entre 104" et 111» long. 0.; 269,150 kil.carr.; 412,198 h. Capitale, Denver. Lest divisé en 20 comtés. Il est traversé par les montagnes Rocheuses et par plusieurs autres chaînes moins élevées, couvertes d'épaisses forêts giboyeuses. Il est arrosé à l'O. par plusieurs tributaires du Colorado; à l'E. par l'Arkansas: au iN.-E. par la South Fork Platte. Il produit le l'or, de l'argent, du fer, du cuivre, du
chai bon de terre, etc. Climat égal et sain Animaux sauvages : ours, couguar, loup, bulfalù, cerf, antilope, lynx, chat, blaireau, lièvre, renard, castor, chien de prairie, dindon, grouse, poule de prairie, etc. Son territoire est traversé par 1,200 kil de chemin de 1er. Le gouvernement se compose d'un pouvoir exécutif dirigé par un gouverneur, d'un sénat de 26 membres élus pour 4 ans, et de 49 députés élus pour 2 ans.
* COLORANT, ANTE adj. Qui colore, qui donne de la couleur : parties colorantes; matières colorantes.
' COLORATION s. f. Action par laquelle un corps devient coloré; état, apparence du corps coloré : la coloration des puits par la chaleur du soleil; la color'ition de la peau.
* COLORÉ, ÉE part, passé de Colorer. — Style coloré, qui abonde en expressions vives et figurées. — Vin coloré, vin qui est plus rouge que paillet : je voudrais un vin plus coloré. — Avoir le teint coloré, avoir le leint rouge, vermeil. — Fig. Il n'a pas même un titre coloré, un titre apparent. — Bot. Se dit des parties d'une plante qui ont une aulrc couleur que celle qui leur est ordinaire : feuille colorée.
COLOREMENT s. m. S'emploie en peinture, dans ri'xpicssion colorement des ombres, ma.nière d'ombrer qui consiste à employer la couleur même de l'objet que l'on peint et non des teinles [larticulières.
' COLORER v. a. (lat. colorare). Donner la couleur, de la couleur : le soleil colore les fruits, colore les fleurs ; l'art de colorer le verre, le cristal. - Fig. Donner une belle apparence à quelque chose de mauvais : colorer une injustice; colorer un mensonge; il a si bien coloré sa faute, sa lâcheté... — Se colorer v. pr. Prendre de la couleur : les fruits se colorent peu à peu au soleil.
' COLORIAGES, m. Action de colorier : le coloriaqe d'une carte géographique.
' COLORIER v. a. Appliquer les couleurs convenable.^ sur une estampe, sur un dessin : colorier une estampe, un dessin. — Employer les couleurs dans un tableau : ce peintre colorie mieux qu'il ne dessine.
COLORIMÉTRE s. m. (lat. color, coloris, couleur; metron, mesure). Appareil qui sert à déterminer la puissance colorante des matières tinctoriales. On emploie ordinairement le colorimètre de M. Houton-Labillardière.
COLORINE s. f. (rad. colorer). Chim. Extrait alcoolique de garance découvert et étudié par Robiquet, Ko;chlin et Girardin. On l'emploie dans la teinturerie. La coloiine contient de l'.tliiariue, de la purpurine et divers corps gras.
* COLORIS s. m. (lat. color, coloris, couleur). Effetqui résulte du mélange et de l'em|iloi des couleurs dans les tableaux, principalement pour les figures humaines : coloris fniis; coloris chaud, vigoureux. — Parexl. Un beau coloris, teint frais et vermeil. Se dit aussi des fruits : voilà des pèches d'un beau coloris. — Fig. En parlant du style et des pensées : revêtir ses pensées d'un coloris gracieux; manquer de coloris.
COLORISATION s. f. Phys. Manifestation de couleurs qui se rencontrent à la fois : colorisation de la lumière par le prisme.
* COLORISTE s. m. Peint. Peintre qui entend bien le coloris : c'est un bon coloriste, un grand coloriste. — Celui qui colorie des estampes, des gravures. Dans ce sens, il est au.ssi féminin : une habile coloriste. — «-» Littér. et Beaux-Arts. Celui qui donne de l'éclat, du brillant à son œuvre : Salluste et Tite-Live sont de grands coloristes.
' COLOSSAL, ALE adj. D'une grandeur extraordinaire : figure colossale; monument colossal; une taille colossale. Au pluriel, il n'est usité qu'au féminin : des statues colossales; proportions colossales. — Fig. Se dit de certaines choses qui ont une force, une étendue extraordinaire : empire colossal. — »» Les personnes qui ne se soumettent pas aveuglément au décisions de l'Académie, donnent un pluriel à cet adjectif, et disent : des monuments colossaux. — s. m. Ce qui est colossal : il aime le colossal.
COLOSSALEMSNT adv. D'une manière colossale.
* COLOSSE s. m. (gr. kolossos; lat. colossus). Statue d'une grandeur extraordinaire. Le colosse de Rhodes, l'une des sept merveilles du monde, était une statue d'Apollon en airain. Il mesurait 100 pieds de haut, était creux à l'intérieur et renfermait un escalier tournant qui montait jusqu'à la tête. 11 n'avait que .t6 ans d'existence, lorsqu'il fut renversé par un tremblement de terre en 224 av. J.-C. et il resta ensuite étendu sur le sol jusqu'au vii= siècle, époque où les Sarrasins le vendirent à un juif, qui le fit mettre en pièces, pesait 72i»,0ii0 livres, et il fallut, dit-on,
900 chameaux pour emporter le métal dont il était composé. La Minerve de Phidias, dans le
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Parthénon, mesurait 39 pieds de haut et était compusée d'or et d'ivoire. Phidias construisit aussi, pour les Eléens. une statue de Jupiter, haute de GO pieds. Lysippe lit à Tarente, au temps d'Alexandre le Grand, des statues colossales de Jupiter et d'Hercule. Rome possédait plusieurs statues de ce genre. La statue de marhre de Néron, dans le vestibule de la Maison d'Or, avait 120 pieds de haut; Vespasien, qui la consacra à Apollon, substitua la tête de ce dieu à celle de Néron. Parmi les colosses modernes, on cite la stalue de saint Charles Borromée, à Arona (Italie); elle est haute de 66 pieds ; celle de la Bavière, à Munich (61 pieds et demi), et celle d'Arminius, par Baiidel, près de Delmold (9b pieds). — Fi?. U.N COLOSSE, UN GRAND COLOSSE, Un homme de fort grande stature. Se dit aussi des animaux : quel cheval! c'est un colosse.— Fig. Empire, souverain très puissant : plusieurs causes préparaient la chute de ce colosse; le colosse est tombé.
COLOSSES, ancienne ville du S.-O. de la Plirvirie, sur le Lvcus, affluent du Méandre. Populeuse et florissante à la fin du V siècle av. J.-C, elle était le siège des plus anciennes églises chrétiennes, auxquelles saint Paul adressa l'une de ses épitres.
COLOSSIEN, lENNE s. et adj. Habitant de Colosses; qui uppartient à celte ville ou à ses habitants. — Epitre aux Colossiens, l'unedes petites épîtres de saint Paul, adressée aux chrétiens de Colosses, contre certaines doctrines béréliques des gnostiques et des théosophisles juifs.
•COLOSTRUM s. m. [ko-los-trornm]. Méd.
Le premier lait des femmes après leur délivrance.
COLOT (Laurent), chirurgien français du xvi^ siècle, né à Tresnel, en Champagne. Il apprit d'Octavien Deville, élève de Marianus Sanctus, le secret de la lilhotomie ou taille de la pierre par la méthode dite de haut appareil ; il acquit une grande réputation et succéda à Deville dans sa charge de litholomiste à l'Hôlel-Dieu de Paris. Il transmit son secret à son petit-fils, Philippe (1.ï93-16a6), et un fils deson élève. Girault le fitconnaitreà François Colot (mort en 1706V Ce dernier a publié un Traitéde l'opération de la taille, Paris, 1727, in-12.
COLOUGLI s. m. Voy. Koulougli.
•COLPORTAGE s. m. Action de colporter; profession du colporteur : faire le colportage. - Législ. « Le colportage des écrits a été réglementé successivement par les lois du il juillet 1849, du 9 mars 1878 et du 17 juin 1880. C'est aujourdliui la loi du 29 juillet 4881 qui règle la matière. Aux tîrmes de cette loi, qui a abrogé toutes celles antérieures, les colporteurs et distributeurs de livres, écrits, brochures, journaux, dessins, gravures, lilhografihies et fihotographies sont dispensés de toute autorisation préalable, ainsi que du catalogue et du livret précédemment exigés d'eux. Chacun est seulement tenu de faire à la préfecture, la déclaration de ses nom, prénoms, profession, domicile, âge et lieu de naissance. Il lui est délivré un récépissé de ladiledéclaration,elil est obligé à représenter ce récépissé à toute réquisition. Il n'est pas nécessaire que le colporteur soit Français, ni qu'il jouisse deses droits civils et politiques. (Cire, justice 9 nov, 1881). En ce ((ui concerne spécialement la distribution des journaux et feuilles périodiques, la déclaration peut être faite soit à la mairie de la commune dans laquelle cette distribution aura lieu, soit à la sous-préfecture, pour toutes les communes de l'arrondissement. La distribution et le colportage accidentels ne sont assujettis à aucune déclaration. Les contraventions constatées pour défaut de déclaration, p'iur fausse déclaration ou pour refus de produire le récépissé, donnent lieu à une amende
de 5 à 18 fr., à laquelle peut être ajouté un | emprisonnement d'un à cinq jours. En cas [ de récidive ou de déclaration mensongère, la peine de l'emprisonnement est toujours prononcée. En outre, les colporteurs ou distributeurs peuvent êtrepoursuivis comme complices de crimes ou de délits commis par la voie de lapresse(C.pén. 60; L.29 juillet 1881, art. 42). Le colportage des marchandises est libre; mais, celui du tabac et des cartes à jouer est absolument interdit; celui des boissons et des ouvrages d'or ou d'argent est soumis à certaines formalités. Le colportage du gibier est interdit peudant le temps où la chasse n'est pas permise (L. 3 mai 1844, art. 4). Les colporteurs de marchandises sont assujettis à une patente dont le droit proportionnel est du vinglième de la valeur locative de leur habitation, et dont le droit fixe varie selon que ce commerce se fait avec balle, avec bête de somme ou avec voilure. » (Ch. Y.)
* COLPORTER V. a. (lat. collo portare, porter au cou). Faire le métier de colporteur; porter dans les rues et par les campagnes, des marchandises, des livres, des papiers publics, pour les vendre : colporter des livres; il gagne sa vie à colporter. — Colporter une nouvellf., UNE histoire scandaleuse, etc., la répandre en la racontant dans les diverses maisons où l'on va. — Se colporter v. pr. Etre colporté : cette nouvelle se colporte dans toute la ville.
* COLPORTEUR s. m. Petit marchand ambulant qui porte ses marchandises sur le dos ou devant lui, dans des mannes, dans des caisses : ce colporteur va de ville en ville. — Celui qui crie et qui vend dans les lues lesbullelins, les arrêts, avec approbation de l'autorité : c'est un arrêt que les colporteurs crient dans les rues.
COLT (Samuel), inventeur du revolver, né à Hartford (Connecticut), en 1814, mort en 1862. Il n'avait que 14 ans lorsqu'il s'embarqua pour les Indes orientales, et c'est en mer qu'il s'amusa à fabriquer, en bois, un modèle de pistolet a révolution. A l'âge de 21 ans, il visita l'Angleterre et la France et y prit des brevets pour son invention. Mais ses premières tentatives industrielles furent malheureuses; en 1832 seulement, il parvint à fonder à Hartford la florissante armurerie qui est aujourd'hui la plus vaste de l'univers et qui est capable de fournir journellement plus de 1,000 armes a feu.
COLTIN s. m. (rad. col). Gilet de cuir des portefaix. — Chapeau de cuir dont le large bord postérieur garantit le coi et les épaules des portefaix et fait participer leur tête à la charge qu'ils portent.
COLTIN s. m. Portefaix.
COLTINER v. a. Porter à l'aide du coltin.
COLUBER [ko-lu-bèrj. Erpét. Nom lat. du genre couleuvre.
COLUBÉRIEN, lENNE adj. (lat. coluber, couleuvre). Erpét. Qui ressemble à la couleuvre. — s. m. pi. Famille de serpents ayant pour type le genre couleuvre.
COLUMBA ou Colomb (Saint), apôtre de la Calédonie (Ecosse), appeléparses compatriotes Columb-Kille ou Cille (colombe de la cellule), né en Irlande en .i21, mortàlona (Ecosse) le 9 juin o97. De la race royale de Niall ou O'Donnel, il consacra sa lorlune à la fondation de 37 monastères en Irlande. Ayant reçu une injure du roi de Tara, il appela ses alliés aux armes et battitson ennemi à Cool-Drewny. Excommunié par un synode, pour avoir fait couler des tlots de sang, il quitta l'Irlande pourtoujours etdébarqua avec 12compagnons àlona, cùilsbiUirent des celluleselse vouèrent à la conversion des habitants. Les druides furent vaincus et tous les Ecossais se firent chrétiens.
COLDMBIUM s. m. [ko-lon-biomm]. Chim.
Synon. de Niobium.
COLUMBIA, nom de plusieurs villes des Etats-Unis. I. Ville de Pennsylvanie, surla Susquehanna, à 120 kil. 0. de Philadelphie; 6,71)0 hab. Commerce de bois de construction. — II. Capitale de la Caroline, du Sud, sur le Congaree, àl60 kil. N.-N.-O de Charleston ; 15,000 hab. Elle fut brûlée en 186.Ï, par les confédérés, qui se disposaient à l'évacuer. — III. Ville de Tennessee, à 75 kil. S.-O. de Nashville; 2,600 hab. - IV. Ville du Missouri, à 225 kil. O.-N.-O. de Saint-Louis; 4,100 hab.
COLUMBIA, fleuve d'Amérique. Voy. Oré-