BIEN SES COQUILLES, IL FAIT BIEN VALOIR SES
COQUILLES, il fait bien valoir sa marchandise, son travail. Il ne donne pas ses coquilles, il sait tirer bon parti de ce qu'il vend, il est peu généreux. — Arts. Certains objets auxquels on donne la forme d'une coquille ou d'une conque marine : vase t'<nt en coquille; on portait autrefois des gardes d'épée en coquille. — Arcliit. Coquille d'e-calier, le dessous de l'assemblage des marches d'un escalier, ou l'intrados de la voûte rampante formée par cet assemblage. — Coques d'œufs, de noix, d'amandes, etc., principalement quand elles sont vides, rompues, cassées '.quand on a fini de manger un œuf à la enqiie, l'usage est de briser la coquille. — Papel. Format de papier, dont la marque était une coquille. On dit aussi, adjectiv., papier coquille.— Typogr. Lettre qui a été employée pour une autre dans la composition. Les coquilles proviennent ordinairement d'une distribution défectueuse pendant laquelle l'ouvrier a placé des lettres dans les cassetins qui ne leui- appartiennent pas; ce qui produit en u le, lorsque le compositeur lève ces lettres, les plus étranges quiproquos : innigne pour insigne; visible pour visible ; fxrce pour force. Une autre cause des coquilles est I etfroyable écriture de certains manuscrits. Suivant la tradition, un accident typographique aurait été une des principales causes de la chute de Napoléon 1 ■^ Cette particularité historique est mentionnée dans une note lue le 20 mai 1S36, à l'Académie royale de Rouen, par Berger de Xivrey, sur les Premiers essais de la Typolithographie et de la Chalcolithograpliie : « A l'époque, dit-il, où Napoléon fondait de gigantesques projets sur son alliance avec
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l'empereur Alexandre, le Moniteur ou le Journal de l'Empire publia dans ce sens, un article où il était dit, en parlant des deux puissants monarques : « ces deux souverains dont « Vuninn ne peut être qu'invincible ». Les trois dernières lettres du mot «mon ayant été enlevées pondant l'impression, l'empereur de Russie lut avec indignation : « ces deux souci verains, dont l'îm ne peut élrequ'invincible ». L'errata du numéro suivant lui parut une nouvelle injure. Napoléon, qui vit la portée de cette faute d'imfuession, s'emporta vainement ». La plus monstrueuse des fautes lypografdiiques est probablement celle qui se glissa dans la veuve d'Erasme, ouvrage dédié à la reine de Hongrie. Au milieu de l'éloge d'une sainte femme, l'auteur disait : atque mente illa usam eamsemper fuisse (et elle conserva le même esprit toute sa vie). Au lieu de mente illa, le compositeur lut mentula (mot qui n'est pas admis dans les dictionnaires, mais qui est quelquefois employé par les écrivains latins pour désigner une partie du corps que l'on ne nomme pas en français). Le correcteur laissa passer cette erreur; l'auteur luimême ne l'apei'çut pas, et raille exemplaires furent ainsi imprimés. Une autre faute d'impression amena la condamnntion de l'une des propos! lions du môme syncré liste. (Voy. Erasme.) — « L'abbé Sieyès recevant un jour de chez mon père la première épreuve d'un discours justificatif de sa conduite politique, en fit surle-champ la lecture. Il rencontra les mots .• j'ai abjuré la Républiqjte. mis au lieu de : j'ai adjuré. — « Comment l'ait-on de pareilles fautes? dit-il à l'apprenti : l'imprimeur veut donc me faire guilloliner ? » (Crapelet. Etudes sur la typographie.) — Une faute d'impression causa encore plus d'émotion à Flavigny. (Voy. Flavigny.) — i» Coquille de noix. Mar. Très petit bâtiment, embarcalion légère : Napoléon mit le iiied sur une coquille de noix.
COQUILLE Guy), sieur de Roraeuay, jurisconsulte, né a becize en l.'i23, mort à Nevers en 160;!. Uéputé du tiers étal aux états génér.iux d'Orléans (1560) et de Blois (I.tTO et l.')88), il fut chargé de la rédaction du cahier de son ordre. Champion de la liberté religieuse, il publia des pamphlets contre les ligueurs et ne ménagea pas le clergé. U a laissé un Dialogue sur les causes des misères de ta France, un Traité des libertés gallicanes, des Institutes coulumiéres, un Commentaire sur la coutume du Nivernais, une Histoire du yivernais et des Poésies latines. Ses œuvres ont été publiées a Paris (lo99) et à Bordeaux (!703).
COQUILLER V. n. [Il mil.] (rad. coquille). Former des coquilles, être roulé en forme de coquille. — Se coquiller v. pr. Devenir coquille.
COQUILLEDX, EUSEadj. Qui renferme des
coquilles : pierre coquilleuse.
' COQUILLIER s. m. Collection de coquilles; le lieu ou lin les rassemble.
* COQUILLIER, 1ÈRE adj. Hist. nat. Se dit des pieries qui contiennent des co([uilles fossiles : pierre coquillière; marbre coquillier.
COQUIMBO[Uo-kimm'-bo].I.Provinceseplentrionale du Chili, bornée par la République Argentine et le l'aiilique; 33,423 kil. carr. ; 19'»,b00 hab. Territoire montagneux, riche en or, argent, cuivre et mercure. — II. Port le plus importantde la province de Coquimbo, sur le Coquimbo et près de son embouchure, à 390 kil. N.-N.-O de Santiago ; 5,500 hab. Cette ville sert de port à La Serena, cap. de la prov.
* COQUIN, INEs. [ko-kain] (lat. coquus, cuisinier). Celui, celle qui a un caractère vif, qui est capable de friponneries, de vols, d'actions désiioiinêtes : c'est un coquin, une coq. Ane; un tour de coquin. — Infâme et lâche : (/ a fuit comme un coquin. — Fam. Métier coquin, emploi où l'on se plaît, parce qu'il n'y a presque
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rien à faire. 'Vie coquine, vie douce, molle et fainéante à laquelle on s'accoutume; dansées locutions peu usitées. Coquin est adjectif. — Coquine, se dit, dans un sens particulier, tant adjecliv. que substantiv., d'une femme débauchée; d'une femme qui trompe beaucoup d'amants : cette femme est bien coquine; c'est une coquine. — Se dit quelquefois dans la colère, sansqu'onattache àcemot un sens rigoureusement o^a.cl;tais-toi, coquine! mon coquin de domestique n'est pas encore de retour. — Par plaisant., homme qui a ou qu'on suppose avoir quelque bonne fortune : vous êtes un heureux coquin, un petit coquin. — Se dit aussi quelquefois, par amitié, d'un enfant vif et espiègle : c'est un aimable petit coquin.
COQUINAILLE s. f. Tas de coquins.
COQUINER V. n. Mener une vie de coquin.
* COQUINERIE s. f. Action de coquin, de fripon : il m'a fait une coquinerie du ymmicr ordre. — Fam. Caractère du coquin, du fripon : sa coquinerie est bien connue.
" COR s. m. (lat. cornu, corne). Induration épidermique, calleuse, circonscrite, qui S'; développe le plus souventaux orteils et quelquelois à la plante des pieds, parla conipre.ssion qu'exercent des chaussures trop étroites ou trop courtes. Les cors sont formée de deux parties : l'une, sèche, .superficielle et saillante, résulte delasuperposition deplusieurs couches d'i-pidermc; l'autre, placée en dessous et au centre delapremière, pénètre, comme feraitla pointe d'un clou, dansles chairs jusqu'aux tendons et môme aux os. C'est cette partie, appelée sans raison la racine, qui distingue le cor du durillon où la partie superficielle existe seule. La compression et l'humidité (qui gonllo la tumeur) augmentent considérablement les douleurs des cors. Le traitement palliatif de cette incommodité, consiste à ramollir l'induration au moyen de bains, de cataplasmes ou d'un emplâtre de diacliylon ; après quoi on enlève les couches épidermiques durcies jusqu'à ce que ladouleur et un teinte rosée avertissent de ne pas aller plus loin. Le meilleur moyen curactif est l'extirpation complète du cor et de ses prétendues racines; on se sert pour cela d'une espèce d'aiguille mousse, légèrement aplatie; mais cette opération demande l'expérience d'un péilicure. On a aussi préconisé l'usage des caustiques et de certains emplâtres.
* COR s. m. (lat. cornu, corne). Instrument à vent, courbé en spirale, et dont l'embouchure est conique : on se sert de cors à la chasse pour exciter les chiens, et pour donner certains signaux; cor de chasse ; cor d'orchestre. - Par ex t. Musicien qui joue du cor : le premier cor de l'Opéra. — Vén. Chassera cor et a cri, chasser à grand bruit, avec le cor et les chiens : il a le droit de chasser à cor et à cri dans telle forêt. — Fig. et fam. Vouloir, dema.ndeh, poursuivre UNE chose a cor ET A CRI, vouloir, demander, poursuivre une chose à toute force.
COR s m. (lat. cornu, corne). Véner. Chacune des petites cornes du bois d'un cerf: cerf dix cors. (Voy. Cerf.) — ' V(oy. Cors.)
CORACO-ACROMLAL, ALE adj. Anat. Qui est conimnii aux apophyses caracoïde elacroniion.
CORACO-BRACHIAL adj . m. Anat. Se dit d'un musi'le([ni s'attache au bras et a l'apophyse
caroeoïde.
CORACOÏDE adj. f. (gr. korax, korakos, corbeau; eidos, aspect). Anat. Se dit d'une apophyse de l'omoplate qui a la forme d'un bec de corbeau. — Substantiv. : lacoracoide.
CORACOÏDIEN, lENNE adj. Auat. Qui appartient à la coruci.'ide.
* CORAIL, AUX s. m. [ko-rai, l mil.] (gr. korallion). Production marine, -pierreuse et calcaire, qui a la forme d'un arbuste plus ou moins rameux, et qui sert d'habitation à cer-
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tains polypes. — Poétiq. Une bouche de corail, DES LÈviiES DE CORAIL, Une belle bouche, une bouche fraîche et vecmeille.
El le corail si pur de ces lèvres riantes.
Cb. Brifaut. L'Horoscope d'une Femmes conit.
— Coraux s. m. pi. Se dil en parlant d'une collection de pièces de corail : ce naturaliste a de bcaitx coraux, des coraux très rares. — En- CTCL. L'enveloppe, qui appartient au corail comme le squelette appartient aux êtres les plus élevés du règne animal, se forme par sécrétion, dans la masse du polype, chaque individu ajoutant à la structure commune, non par un eliurt réel ayant pour but ce résultat, mais par une production involontaire de matière calcaire. D'oii il résulte que les coraux ne sont pas, comme on le croyait autrefois, le produit du travail des animaux qu'ils enveloppent, mais qu'ils sont le résultat d'une croissance aiialof-'ue à celle des os dans d'autres animaux. Le corail est un carbonate de chau.x, identique à celui qui constitue la pierre à chau.'i; ce carbonate est pris, par le polype, àl'eau de mer, ou produit par sa nourriture. Le polype se reproduit par des œufs et par des jeunes, comme les autres animaux et aussi par un procédé qui ressemble au bouturage des végétaux. Un nouveau polype commence comme une proéminence sur le côté d'un vieu.\ polype; bientôt paraissent la bouche et les tentacules; l'animal se développe, ajoute une nouvelle accumulation de calcaire et forme d'autres boutures. Dans plusieurs espèces de la famille des madrépores chaque branche se termine par ce qui est appelé le polype parent; ce dernier, en grandissant, produit, par bouture, de nouveaux polypes sur les côtés de la branche. Les espèces nommées aslrée et méandrine fvoy. ces mots) présentent un aspect particulier. Parmi la tribu des coraux, quelques espèces se trouvent dans tous les océans, depuis l'équateur jusqu'aux régions polaires, et à toutes les profondeurs explorées par l'homme. Les tribus qui produisent les grands rochers de corail (astrées, madrépores, raéandrines, etc.) se développent d'une manière luxuriante dans les portions les plus chaudes du Pacifiqui.^ oh la température varie de 2.0° à 30"; unies trouve aussi dans les eaux dont la température pendant les mois les plus froids de l'hiver ne tombe pas au-dessous de 20°, et en moindre quantité dans les autres mers. Plus la terapéralure est élevée, plus est grande la profusion et la variété des rochers de coraux. Par l'analyse des dilférentes variétés de coraux, on trouve qu'ils se composent de 9'j à <j8 pour cent de carbonate de chaux, de 1 1/2 a 4 pour cent de matière animale et de 0-27 à 0-9iJ pour cent de phosphate de chaux. Les sels de sodium solubles qui forment la plus grande partie des matières solides contenues dans l'eau de mer sont rejetés par les polypes, qui n'absorbent que ceux des matériaux susceptibles de produire les structures les plus substantielles. De celte façon les eaux de l'Océan conservent leur composition uniforme; les impuretés solides que leur apportent les rivières finiraient par s'accumuler dans les mers et en corrompre les eaux, s'il n'y avait les polypes et certains coquillages, agents chargés de b-spurifieren leur enlevant leur excès de sels de chaux et de conserver l'équilibre dans cette partie de la nature, comme les végétaux le conservent dans l'air, qu'ils débarra-sent de son excès d'acide carbonique. — Le corail employé dans la joaillerie est connu sous le nom de corail rouge (coraltum ruhnim). Il se trouve dans la Méditerranée; il est d'un rouge sombre sur la côte de Baibariî, jaune sur celle de Sardaigne et rose .-îUr celle de l'Italie. En Occident on préfère ce dernier, tandis qu'en Orient on aime mieux le premier. La France a longtemps possédé des privilèges pour la pêche du corail à la Galle et en plusieurs autres lieux de
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la côte barbaresque. Torre del Greco, près de Naples, est la résidence d'un grand nombre de pêcheurs, et le lieu où l'on équipe le plus grand nombre de bateaux corailleurs.
CORAILLIÈRE s. f. [H mil.]. Espèce de chaloupe qui sert à la pêche du corail.
• CORAILLEUR s. m. [U mil.] Celui qui va à la pêche du corail. Adjectiv. Péc/ieurcoraiHeur, navire coraillenr.
CORAILLEUSE s. f. Ouvrière qui travaille le corail.
CORAILLEUX, EUSE adj. Qui contient du corail; qui est formé de corail : banc corailleux.
CORAÏSCHITE. Voy. Cohéischite.
CORALINE s. f. (rad. corail). Chim. Substance vénéneuse que l'on a employée à colorer en rouge certaines parties du vêtement et particulièrement des chaussettes. La coraline s'obtient par l'action de l'acide sulfunque et de l'acide oxalique sur le phénol. Son usage est des plus dangereux.
CORALIOÏDE adj. Qui est de la nature du corail.
CORALLAIRE adj. Qui ressemble au corail : agale corallaire.
CORALLÉ, ÉE adj. Pharm. Qui contient du corail : potion corallée.
CORALLIEN, lENNE adj. Géol. Qui est forim'- de coraux : gisements coralliens.
CORALLIFÈRE adj. [ko-ral-li-fè-re]. Qui porle des coraux : roche corallifère.
CORALLIGÈNE adj. Qui est produit par des coraux : ile coralligène.
' CORALLIN, INE adj. [ko-ral-lain]. Qui est rouge comme corail : lécres corallincs. — «■v Qui est de corail : banc corallin.
' CORALLINE s. f. Espèce de plante marine de la classe des algues, à rameaux incrustés d'une matière calcaire, ce qui l'a fait prendre longtemps pour un polypier : la coratUne est vermifuge; sirop de coralline.
CORALLIOGRAPHE s. [ko-ral-li-o-gra-fe].
Naturaliste qui s'occupe spécialement des coraux.
CORALLIOGRAPHIS S. f. Traité sur les coraux.
CORALLOÏDE adj. [ko-ral-lo-i-de]. Bot. Se dit des végétaux dont les branches soiit nombreuses et rapprochées comme celles du corail : clavaire coralloide.
CORAM POPULO [ko-ramm-po-pu-ln] loc.
Jat. signifiant : en public, devant le peuple.
' CORAN s. m. Livre qui contient la loi de Mahomet : lire le Coran; des passages du Coran. On dit aussi Alcoran ; voy. ce mot. — Le Coran est la principale autorité des musulmans, non seulement en matière de fui, mais encore en matière politique, militaire et morale. 11 se compose de 114 chapitres {surûs), portant chacun un titre qui donne ordinairement la clef des matières contenues dans le chapitre. A l'exception de la neuvième, chaque sura commence par la tormule Bism-illahi er-rahmani er-rahimi « Au nom du Dieu de pitié et de miséricorde ». La première sura est le modèle des prières musulmanes. Les autres sont arrangées suivant le nombre de vers qu'elles renferment; la plus longue étant la seconde et la plus courte la dernière. Les suras se divisent en ayais ou versets. En vue de la récitation dans les mosquées, le Coran est divisé en trente parts [adjziU) et soixante sections {asais) de quatre portions chacune. 11 n'y a que fort peu de rapport entre les surâs et les versets de chaque sura :
Quelques jiarties renferment des matières ogmaliquus, d'autres des conversations avec Dieu, des règles de conduite, des arguments
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en faveur des doctrines, des menaces, des promesses, etc. — Mahomet qui, d'après la tradition, ne savait pas écrire, dicta, dit-on, à ses secrétaires les matières de ce livre, tiré en grande partie des anciennes traditions arabes de la Hihle, du Nouveau Testament, du Talmud, du Midrash, des dogmes des mages, et de plusieurs écrits apocryphes appelés prolevangelia. Ces matériaux subirent de suite des changements et des alléralions. D'après le Coran, la révélation de Mahomet fut le résultat d'une vision, pendant laquelle il fut transporté de la Mecque à Jérusalem et de là dans les cieux, où il » reconnut en réalité plusieurs des principaux symboles de son seigneur». Voilà tout ce que le musulman est tenu de croire en fait de révélation; mais les hadises oulradilions qui contiennent de longs et merveilleux détails sur cette vision, sont aussi des articles de foi pour un grand nombre de mahométans, et donnent comme réel le céleste voyage acconipli par le Prophète. — La compilation des fragments du Coran ne fut pas entreprise avant la mort de Mahomet. Abou-Bekr en réunit quelques-uns, et Saïd ibn Saïd fut chargé de mettre en ordre celte collection. A la mort d'Abou-Bekr, l'unique exemplaire du Coran devint la propriété d'Omar, qui le légua à sa fille Uafsah, l'une des veuves du Prophète (634 de J.-C). Le calife Olhman employa le même Saïd ibn Saïd et plusieurs autres koréichites à lever un certain nombre de copies du précieux manuscrit possédé par Hafsah (632). Pour mettre fin aux discussions qui naissaient déjà, il ordonna la destruction de toutes les copies qui n'avaient pas été faites d'après le texte corrigé de l'exemplaire authentique d'Hafsah. Telle est l'origine du Coran. Les Orientaux attribuent ordinairement à la main de l'un des premiers califes tout ancien manuscrit de ce livre sacré; on montre à Constanlinople, à Damas et au Caire des exemplaires que l'on fait remonter au temps d'Olhman et d'Ali. On en conserve un à Copenhague qui parait dater en partie du premier siècle de l'Hégire. — Le Coran a été imprimé en 1834 par Flûegel, à Leipzic; traduit en latin par de Maracci, en français par du Ryer (Amsterdam, n70-'7.T, 2 vol. in-S°); par Savary (175:1, 2 vol. in-8°) ; nouvelle édition donnée par Garciu de Tassy, (1823); par Kazinirski (1841, in-12).
CORATG.ville de l'Italie méridionale, à 38 kil. N.-O. de Bari; 35,000 hab. Belle église collégiale, grand commerce d'olives.
CORBACQUE interj. Juron inusité, de l'ital. corj:o di liw col par le corps de Bacchus.
CORBAN s. m. Mot hébreu que l'on trouve dans saint Marc, Vil, 1 1, et que l'on traduit par notre mot « offrande ». \\ se rapporte à une formule de consécration, par laquelle, sous prétexte de donner son bien à la divinilé, une personne pouvait évincer quiconque avait des prétentions sur ce bien.
* CORBEAU s. m. (lat. cormis). Gros oiseau d'un plumage noir, qui est carnassier et qui \it ordinairement de charognes : gros corbeau ; noir comme un corbeau; entendre croasser lus corbeaux. — Fig. Gens qui, dans un temps de contagion, enlèvent les pestiférés, soit pour les porter à l'hôpital, soit pour les enterrer.
— Archit. Grosse pierre ou pièce de bois mise en saillie, pour soutenir une poutre. — Corbeau DE fer, morceau de fer scellé dans la muraille, cl qui sert à soutenir une pièce de bois sur laquelle portent les solives. — Mar. Croc de fer pour accrocher les vaisseaux de l'ennemi. On dit maintenant Grappin d'abordage.
— Astron. Nom d'une constellation de l'hémisphère méridional. — Surnom injurieux que l'on donne aux prêtres, à cause de la couleur noire de leur costume. — Se dit aussi des croque-morts.— Encycl. Le corbeau, type du genre corvus (Linn.),est le plus gros oiseau de
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la famille des corvidés. Le corbeau européen, [corviis cnrax) est connu de tout le monde. Son pUiinu^'e noir et son croassement l'ont rendu populaire. Cest un animal courageux, grave, intelligent et très fort. Son bec est, aussi
GiMiid corbeau (Corvus coi-ax).
bien que celui des rapaces, capable de décbiqueter la viande. Quoique d'un naturel déliant, il s'apprivoise facilemeut et devient alors docile et aU'ectneux. Sa mémoire est excellente; son plus grand défaut est d'être voleur. Il est vorace et omnivore, mais il préfère la viande à tous les autres aliments. Il se nourrit de petits animaux, d'œufs, de jeunes oiseaux, de chair d'animaux morts, d'insecles, de crustacés, de mollusques, de noix et de baies. On le rencontre dans toute l'Kuiope ; il va quelquefois par paires; mais le plus souvent par trou|)es plus ou moins nombreuses. Très défiant, et même rusé, il éciiappe aux pièges et se tient à distance des chasseurs : on dirait qu'il flaire le danger. On peut lui apprendre à imiter la voix humaine et à prononcer assez distinctement quelques mots. Sa chair est désagréable, comme celle des oiseaux de pi'oie; néanmoins, on met quelquefois les jeunes corbeaux dans le potau-feu, après leur avoir enlevé la peau, (jui est huileuse. Le corbeau élablil, vers le mois de mars, sur le sommet des arbres les plus élevés ou sur les rochers escarpés, son grand nid de rameaux, qu'il tapisse intérieurement de mousse ou do bourre; la femelle y pond de cinq à six œufs verdàtres, tachetés de brun. Les petits naissent couverts d'un duvet blanchâtre ; ils quittent le nid vers le mois de mai. Essentiellement monogames, les corbeaux peuvent être le type de la fidélité conjugale. Pendant leur existence, qui est fort longue et qui atteint jusqu'à cent ans et au delà, ils ne s'apparient qu'une fois ; la mort seule peut, dit on, rompre leur union. Un préjugé populaire, qui tire son origine des croyances païennes, veut que ce soient des oiseaux de
Corbeau d'Amérique (Coibus Araericaiiu»
mauvais augure. — Le corbeau d'Amérique {corhiis Amcrkanus) est souvent classé parmi les corneilles.
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CORBEIL [kor-béi; l mll.l (cell.Cor biel, habitation sacrée; lat. Corholium). Ch.-l. d'arr. (Seine-et-Oise), à 40 kil. S.-E. de Versailles, sur la Seine, au confluent de l'Essonne ; 9,182 hab. Vieille église de Saint-Spire. Grains, moulins à farine, manufacture de châles, etc. Collège fondé par Jacciue» de Bourgoin. Lat. (clocher de Saint-Spire) 48° 36' 44"'N. Long. 0» 8' 4.';" E.
* CORBEILLE s. f. [Il mil.] (lat. corhicula). Panier fait ordinairement d'osier : une corbeille à mettre des /Inira. — Absol. Parure et bijoux que l'époux futur envoie dans une corbeille à la personne qu'il doit épouser : i/ a dépensé tant pour lu eorbeitie. On dit de même :
UNE CORBEILLE DE MARIAGE. — Aichit., SCUlpt.
el jardinage. Ornement en forme de corbeille.
— Bourse. Espace entouré d'une clôture et réservé aux agents de change pour négocier les effets publics. — Coubeille d'argent, nom vulgaire de Vibéride toujours verte, plante ori- ,^iiiaire de Candie et très répandue dans nos jardins, où elle forme de jolies bordures qui se couvrent entièrement iie fleurs blanches.
— Corbeille d'or, nom vulgaire de Wdysum saxatile, crucifère qui porte, au printemps et en été, de grosses toulfes de jolies petites fleurs d'un beau jaune d'or.
CORBICULÉ, ÉE adj. En forme de corbeille.
CORBIE, Corbeia vêtus. Ch.-l. de cant., arr. et à 17 kil. E. d'Amiens (Somme), sur la rive droite de la Somme, près du confluent de l'Ancre; 4,299 hab. Filatures, peignages mécaniques, bonneterie. Autrefois place forte, Corbie fut prise par les Espagnols en 1G3(), reprise par Louis XIII le 10 nov. de la môme année, et démantelée en 1673.
CORBIÈRE (Jacques - Joseph - Guillaume - Pierre, comte de), homme politique, né à Amanlis(llle-et-Vilaine)en 17t)7,morten 18o3. Membre ultra-royaliste de la Chambre introuvable, ministre de l'instruction publique en 1820, puis de l'intérieur (1821), il se montra toujours l'adversaire le plus véhément de toute liberté. Renversé du pouvoir le 4 juin 1828, il entra à la Chambre des pairs. La révolution de Juillet le rendit à la vie privée.
CORBIGNY, ch.-l. de cant. an-., et à 30 kil.
S.-E. de ^Jamocy (iNièvre) ; 2,373 hab. Grosses draperies. Eglise Saïut-Jean (mon. histor. du su" siècle).
* CORBILLARD s. m. [Il mil.] (de Corbeil). Nom que l'on donnait autrefois à un grand bateau établi pour aller de Paris à Corheil. — Grand caresse dont on se servait chez les princes pour voiturer les gens de leur suite.
— Char dans lequel on transporte les morts au lieu de leur sépulture : mettre un cercueil sur le corbillard, dans le corbillard; ki chevaux qui Iraincnt un corbillard.
"CORBILLAT s. m. Le|ietitdu corbeau.
* CORBILLON s, m. Petite corbeille : mettre la main dans le corbillon. — Prov. et lig. Changement de corbillun fait appétit de pain BÉNIT, ily a une sorte de plaisir dans le changement. On dit dans le même sens : Changement de corbillon fait trouver le pain bon. — Jeu où les joueurs sont obligés de répoudre en rimant en On : jouer au corbillon.
' CORBIN s. m. Corbeau. N'est plus usité, en ce sens, que dans les locutions ; Bec-decoRBiN, BEC-A-coRBiN, qui Se disent en général, dans les arts, de cequi est courbé el terminé en pointe : canne à bec-de-corbin ou en bec-àeorbin, ou simplement, Bec-de-corbin, canne dont la poignée a cette forme : nez en bee-àcorbin. — Bec-de-corbin, autrefois hallebarde armée d'un crochet, que portait une compagnie particulière des gardes du roi, composée de cent gentilshommes : gentilhomme à bec-de-corbin; un des cent gentilhommcs au becde-corbin. On appelait aussi ces sortes de gardes : les becs-de-corbin ; la compagnie des
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becs-de-corbin ne servait que dans les grandes cérémnniix. — Corbine^ni. (V. S.)
CORBULON (Cneius Domitius), général romain ; fit creuser un canal entre la Meuse et le Rhin (47 après J.-C), et fil la guerre aux Parthes (a4). 11 se perça de son épée pour prévenir un ordre d'exécution donné par Néron, qu'il avait servi avec fidélité.
•CORCELET s. m. Voy. Corselet.
CORGIEUX, ch.-l. de cant., arr. et à 19 kil. S. de Saint-Uié (Vosges), sur le Neussé, qui y met en mouvement des scieries el des moulius ; 1,5(19 hab.
CORCYRE. Voy. Corfou.
CORGYRÉEN, ENNE adj. et s. DeCorcyre; qui appartient à cette ville ou à ses habitants.
* CORDAGE s. m. Dénomination générique de toutes les cordes qui servent au gréement el à la manœuvre des navires : cordages d'un vaisseau; avoir des cordages de rechange.
— Corde qu'on emploie à des trains d'artillerie ou à des machines: il faut bien du cordage dans un équipage d'artillerie. — Manière de mesurer le bois qu'on appelle Bois de corde : le bois est bon, mais on vous a trompé au cordage.
CORD A Y D'ARM AN S (Marie-Aline-Anne-
Charlotte), née le 27 juillet 1768, àSaint-Saturnin-de-Ligiierits, près de Séez (Normandie), et guillotinée le 17 juillet 1793; descendait en ligne directe d'une .sœur du grand Corneille. Elevée dans le couvent de l'Abbayeaux-Dames, elle vint, ses études terminées, se fixer à Caen, chez sa tante, où elle s'adonna avec passion à la lecture de Plutarque, de Tacite, de Rousseau, de Voltaire et surtout de Raynal. Loisque Ljuvet, après le décret de proscription rendu contre les Girondins le 31 mai, vint soulever la Normandie, l'exaltation de Charlotte Corday fut portée au conihle, el elle prit la résolution d'assassiner Marat, croyant ainsi délivrer la France. (Voy. Bar- BAROUX.) Arrivée à Paris le 11 juillet li93, elle se présenta le 13 chez Marat qu'elle poignarda dans son bain. (Voy. Marat.) Jugée le 17, elle fut le jour même condamnée à mort et exécutée. Adam Lux, député de Mayence, fut guillotiné pour s'être écrié : « Elle est plus grande que Brutus ».
* CORDE s. f. (lat. chorda). Tortis fait ordinairement de chanvre et quelquefois de coton, de laine, de soie, d'écorce d'arbres, de poil, de crin, de jonc, et d'autres matières pliantes et flexibles : grosse corde, -petite lOrde.
— Mettre une chose en corde, lui donner la forme d'une corde. — Tabac en corde, tabac qui est ou qui a été cordé. — Prov. et lig. Vous verrez beau jeu si LA corde ne rompt, vous verrez des choses fort surprenantes dans telle allaire, dans telle entreprise, si les moyens dont on se sert pour y réussir ne manquent pas. — Fig. et fara. Tirer sur la MÊME ciiRDE, s'entcndie, agir de concert |iour un intérêt commun. — Corde de jeu de paume, grosse corde qui est tendue au milieu d'un jeu de paume, et qui est garnie de filets jusqu'en bas, de manière à arrêter la balle qui ne passe pas par-dessus; dans ce sens, on dit : mettre sous la corde ; friser la corde ; mettre argent sous corde. — Fig. et fam. Cette
AFFAIRE A PASSÉ A FLEUR DE CORDE, il s'cn est peU
fallu qu'elle ne njanquât. — Fig el fam. Il a FRISÉ LA corde. Se dit de quelqu'un qui a été bien près de perdre son procès, de succomber à une maladie, ou en général de tomber dans quelque malheur. — Corde d'estrapade, corde avec laquelle on guindait ceux qui étaient condamnés à avoir l'estrapade. Dans ce sens on disait : Donner trois coups de corde a quelqu'un, le guinder trois fois en haut, el le laisser aller de toute sa pesanteur à un pied près de terre. — Gros câble tendu en l'air, et attaché par les deux bouts, sur lequel certains bateleurs dansent : danser sur la corde, sur
CORD
la corde raîde. — Fig-. et fam. Danser sdr la. CORDE, être engagé ^dans une affaire hasardeuse, se trouver dans une situation embarrassante, iucerlaine, où l'on court risque à lout moment de succomber.— Corde, sepreud quelquefois pour le supplice de la potence : cela mérite la corde. — Fig. et fam. Il a frisé LA CORDE, sl> disait autrefois p'^.ur fane entendre qu'un homme avait été bien près d'être condamné à être pendu, ou que c'était un fripon qui méritait la corde. — Fig et fam. Filer sa corde, faire des actions qui peuvent mener au gibet. — Fig. et fam. Mettre la CORDE AU COU A QUELQU'UN, le mettre en danger d'être pendu ; ou, dans un sens plus général, êlrc cause de sa ruine, de sa perte : la trop grande indulgence de son père lui a mis la torde au cou. On dit de même : se mettre la corde au cou. — Prov. et fig. Il ne faut point
PARLER DE CORDE DANS LA MAISO.N d'uN PENDU,
il ne faut pas parler de certaines choses qui peuvent être reprochées a ceux devant qui l'on parle. — • Prov. et fig. Il a de la corde de PENDU dans SA poche, se dit d'un homme qui gagne beaucoup, qui gagne toujours au jeu, ou qui se tire heureusement des entreprises les plus hasardeuses. - Un homme de sac et DE CORDE, un scélérat, un lilou, un mauvais garnement : ce sont desgens de sac et de corde. — La cordf, AU COU, avec une corde autour du cou : il a fait amende honorable la corde au cou ; ils se présentèrent auoainqueur pieds nus et la corde au cou. — Fig. Se rendre la corde AU cou, VENIR LA CORDEAU COU, se mettre sans aucune condition à la merci du vainqueur, du prince, du supérieur : ces assiégés se rend rent la corde au cou. — Tortis de chanvre, de crin ou d'autres matières, dont on garnit les arcs et les arbalètes pour les bander : mettre une corde à un arc. — Prov. et fig. Avoir DEUX cordes a son arc, plusieurs cordes, PLUS d'une corde A SON ARC, avoir plusieurs moyens pour parvenir à son but, à ses fins.— Horlog. Corde de montre, corde de boyau qu'on mettait autrefois aux montres, et qui servait à tendre le grand ressort : ce'te montre est au tout de sa corde, elle a fM toute sa corde. - Cordelettes, fil de boyau ou de métal, que l'on tend sur certains instruments de musique, el que l'on fait résonner avec les doigts, ou avec un archet, ou avec des touches : la lyre, h harpe, la guitare, la mandoline, le violon, l'alto, la bai-se, ta contre-basse, te clavecin, iépinette, le forte-pvino, etc., sont des instrumeiits de musique a corde.— Flatter LA CORDK, la toucher doucement, avec délicatesse. — Fig. el fam. Toucher la grosse corde, parler de ce qu'il y a de principal el de plus essentiel dans une affaire : vous avez touché la grosse corde. — Fig. el fam. Toucher la CORDE sensible, parler de ce iiui intéresse le plus vivement une personne, de ce qui lui fait le plus de peine ou de plaisir.
Ces qualités dc tournaient pal De mua cœur la seiiâible corde.
Vercieh, Fables.
Fig. et fam. Ne touchez pas cette corde, c'est
UNE corde qu'il ne FAUT PAS TOUCHER, IL NE FAUT
PAS TOUCHER CETTE CORDE-LA, SB dit pour faire entendre qu'il ne faut pas parler de telle chose, soil parce qu'on s'exposerait à quelque danger, soil parce qu'on pourrait blesser ou aftliger quelqu'un : ne touchez pas celte corde-là, vous compromettriez vos intérêts. — Par ext. Mus. Note, son : la quinte a cinq cordes. Se dit très souvent en parlant de la voix : lavoix de ce chanteur est belle dans les cordes élevées. — Accord : corde fondamentale. — Tension d'un muscle, causée par ulcère, inflamiualion: il avait mal à la jambe, au bras, et il y sentait une corde qui le tirait. — Art vélér. Corde de FARCiN, tension que le farcin cause aux parties qui en sont attaquées. — Géom. Portion de ligne droite traversant uu cercle el terminéeà sa circonférence, comnie la corde d'un arc véritable se termine aux cx'ii.^niilés de sa
CORD
courbure : toute corde partage le cercle en deux parties, égales ou inégales en surface, qui se nomment segmenls. — Se dit aussi des fils dont le drap est tissu : ce drap a la corde bien grosse, a la corde bien fine. — Fig. el fam. Cet homme MONTRE LA CORDE, il fait voir qu'il en est aux expédients, à ses dernières ressources. — Fig. el fam. Cela montre la corde, c'est une finesse grossière et facile à découvrir. — Cela est USÉ jusqu'à la corde, ruse. Se dit d'une plaisanterie, d'un argument, etc., qui ont été si souvent employés, que tout le monde les connaît. — Certaine" quantité de bois à brûler, qu'on mesurait autrefois avecunecorde, el qui équivaut à deux voies de bois, ou 3 stères el 8 décistères. — »v'1enirla corde, avoirla vogue. — Sport : le côté de la corde est un avantage pour le jockey qui s'en trouve rapproché.
' CORDE, ÉE part, passé de Corder. Mis en corde : chancre cordé.— Qui a la forme d'une corde ; racine cordée.
* CORDEAU s. m. Petite corde dont se servent les maçons, lesjardiniers, les ingénieurs, pour tracer des lignes droites, pour aligner : allées tirées au cordeau; tracer un travail, un fort avec le cordeau.
CORDÉE s f Ce qui est contenu dans une même cuide : une cordée de bois.
' CORDELER v. a. Tordre en forme de corde : cordeler des cheveux. - Se cordeler v. pr. Se tordre en forme de corde : ses cheveux se cordellent nalurellcment.
•CORDELETTE s. f. Petite corde : un gros cdble garni de cordelettes par le bout.
* CORDELIER s. m. Se dit en France des religieuxdeSauil-François qu'on noninie autrement les frères mineurs; le surnom leur vient de la corde à nœuds qu'ils portent en guise de ceinture. — Fig. et fam. Avoir la conscience
LARGE COMME LA MANCHE d'uN CORUELIER, OUsim-
plemenl. Avoir la consciencf lari^e, être peu scrupuleux sur la probité, le devoir. — Fig.
cl fam. liTRE GRIS COMME UN CORDELIER, SC dit
d'un homme ivre, par une équivoque fondée sur ce qu'anciennement les corde liers étaient vêtus de gris. — Prov el fig. Parler latin devant les coRDiiLiERS, parler avec assurance i d'une chose qu'on sait mal, devant des gens , qui la savent très bien. — Prov. el fig. Aller