CRI'E
savnntrs discussions. — S'emploie surtout dans cette locution, motifs de CRKOUiiLnÉ, motifs que l'on a pour croire que la religion chrétienne est vraie.
•CRÉDITS, m. (lai. credcrc, croire). Réputation d'être soivable et de bien fiayer, qui fait que l'on trouve aisément à emprunter : il n'a point d'argent comptant, 7ii<iis il aduurédil.
— Prêter son CRKorr, prêter son nom et fournir son obligation pour un emprunt qui doit proliter à un antre. — Lettrk de cukdit ; lettre dont le poricur peut toucher de l'argent de ceux à qui elle est adressée : de bonnes lettres de crédit. — Ouvrir un crédit, FAnii-: UN CRÉDIT A quelqu'un, l'autorisep à prendre à une caisse jusqu'à concurrence d'une certaine somme, ou même tout l'argent dont il aura besoin : on lui a ouvert un crédit de cent mille francs sitr le Trésor pidilic. On dit dans le même sens : avoir un crédit ouvert chez un banquier. — Faire crédit, donner a crédit, donner des marchandises, des denrées, sans en exiger sur l'heure le payement. On dit aussi dans le même sens : prendre des marchandises Il crédit.
r,i-git un roi d'cnifruntcuse mémoire.
Qui toujours prit et j;mi.iis nt* retidit. ScigiR-ur. s'il est diitis votre gloire, Ce ne peut être qu'à rrèdil,
"* Sur Louis XV.
— Fam. Faire crédit de la main a la bourse,
DEPUIS LA MAIN JUSQu'a LA BÛUnSE, ne point
faire crédit, ne vendre qu'argent comptant.
— Crédit est mort, on ne veut plus prêter; il faut payer comptant. — A crédit, signilie quelquefois, au ligure, inutilement, en vain, sans profit; et alors cette locution est familière. Sans preuve, sans fondement : vous dites cela, vous avancez cela à crédit, quelle prcuveen avez-vous'l — Admin. .Sonimeallouée sur le budget pour un usage déterminé ; crédit ordinaire. — Se dit de sociétés de prêts sur meubles et immeubles : Crédit mobilier. — Se dit également en parlant des papiers ou eflets de commerce qui ont plus ou moins de cours sur la place, parmi les négociants : les billets de celte compagnie prennent crédit. ~- Tenue des livres, par opposition à débit, partie d'un compte on l'on écrit ce qui est dû à quelqu'un ou ce qu'on a reçu de quelqu'un : tout compte courant est tenu par débit et par crédit. — Fig. Autorité, pouvoir, considération : il est en crédit, en grand crédit.
Qui met l'homme en estime et crédit ?
llichcsse d'âme et culture d'esprit.
J.-B. ROISSRIO.
— Avoir bu crédit sur quelqu'un, sua l'esprit DE quelqu'un, avoir du pouvoir sur son esprit.
— Fig. Kn parlant des choses morales: mci^ï'e une opiu ion en crédit. — L'ouverture de crédit est un contrat par lequel un banquier, un négociant, etc. s'engage à fournir à une personne dos fonds ou des valeurs néL'Ociables, jusqu'à concurrence d'un certain cuitire. Ce contrat peut être fait sous seing privé; mais il doit être notarié, lorsqu'il renferme une garantie hypothécaire. Les actes d'ouverture de crédit sont assujettis au droit d'enregistrement de 0 fr. 625 par 100 fr. sur le montant du crédit ouvert, en outre du droit d'hypothèque qui est d'un pour mille ; la réalisation du crédit est soumise au même droit, de manière à compléter celui d'obligation qui est de 1 fr. 2r) par tOO fr. (L. 23 août 1871, art. 5). — Crédit agricole, institution qui a pour objet de procurer des capitaux à l'agriculture et aux industries qui s'y rattachent. Le Crédit agricole a été autorisé par les lois des 28 juillet 1860, février l.siîl, décembre ISfil et 22 avril 1865.
— Crédit foncier colonial, société formée en 1860 pour prêter à l'industrie suorière et sur hypotlxèque dans les colonies, ainsi qu'aux communes coloniales et aux colonies ; elle émet des obligations à lots ou à primes et recuit ries remboursements par annuités. — Crédit foncier de France. (Voy., à la fin de cet
article, laparliedeléffisliilion).— Crédit industriel et commercial, institution qui a pour but d'esctmipter des elbls de commerce, de faire des avances sur valeurs françaises ou aux sociétés françaises de commerce et d'industrie, d'ouvrir des souscri[ilions aux nm[irunts publics, de recevoir des comptes courants, des dépots de titres et de valeurs. Cet établissement a été créé par les décrets du 7 mai ISÎiS et du 1-2 janvier 1S6I. — Crédit lyonnais, société fondée en 186.1, sous le ri'^'inn' de la responsabilité limiloe, au capital de 20 millions en actions de .SOÛ francs. — Crédit mobilier, société autoriséo par décret du 18 novemljre lSo2 et fondée a Paris par les frères Emile et Isaac Péreire, sous le régime de la responsabilité limitée, pour faciliter la construction des travaux publics et développer l'industrie nationale: au capital de 60 millions de francs divisés en actions de 500 fr. Ses dividendes moyens fuient de 17 p. 100 jusqu'en 1867, époque où cette société fut mise en liquidation. Depuis lors le Crédit moi)(Zier n'a plus la môme importance. Une société de ce g"nre fut fondée aux Etats-Unis en 1863. — Législ. « Les institutions de crédit foncier fondéc^ d'abord en Silésie, vers 1770, ont pour but de faciliter l'amortissement des dettes hypothécaires, au moyen d'annuités comprenant à la fois l'intérêt de la delte et une part de remboursement du capilal, laquelle part est plus ou moins élevée, suivant la durée du remboursement. Si l'on eût adopté, en France, le niêraesyslème qu'en Allemagne, en constituant des associations de propriétaire? et de capitalistes, dans le but exclusif de venir en aide à la propriété, et en simplifiant les formalités hypolhécaires, cette institution aurait produit chez nous de grands résultats en faveur de la propriété foncière et de l'agriculture; mais il semble que le Crédit foncier de France n'ait été créé, à la suite du décret-loi du 28 février 1852, que comme banque de spéculations et aussi dans le but de faciliter l'exécution des vastes projets conçus par le gouvernement pour la transformation des grandes villes. Il en est résulté que la société financière, à laquelle ont été réservés certains privilèges légaux, a songé avant tout à réaliser des bénéfices exagérés, au profit de ses actionnaires et aux dépens des emprunteurs; d'un autre côté, les capitaux de placementqui auraient dû transformer l'agriculture française en lui donnant les moyens d'acquérir l'outillage qui lui manque ou qui devaient du moins atténuer peu à peu la dette hypothécaire, ontété, pour la plus grande part, employés à reconstruire à neuf, sur nouveaux plans et d'une façon bâlive, Paris et quelijues autres villes. Celle grande institution a même été un instant tellement dévoyée de son but, qu'elle a paru compromise par suite de spéculations aventureuses sur des valeurs étrangères. Le Crédit foncier de France est dirigé par un gouverneur, lequel est nommé par le chef de l'Elat (Décr. 6 juillet 1854); il lait des prêts hypothécaires, au moyen des ressources qu'il se procure en émettant des obligations. En vertu d'un privilège spécial, cette société financière a le droit de purger les hypothèques légales grevant un immeuble, au'moment même où elle consent un prêt sur cet immeuble, tandis que, suivant le droit commun, la purge ne peut .avoir lieu qu'à la suite de l'aliénation; elle jouit en outre exclusivement du droit de séquestrer les immeubles alfectés à sa garantie et d'en percevoir les fruits, lorsqu'il y a retard dans le paiement des annuités, ou de poursuivre l'expropriation sans être soumise à toutes les formalités de la saisie immobilière (Décr. 28 février 1852: L. 10 juin 1853). La société du Crédit foncier a pour correspondants dans les départements des fonction^iaires de l'Etat : trésorierspayeurs généraux et parliculiers; enfin elle est autorisée à attirer à elle les capitaux par
l'appât d'une loterie permaiiente qui est jointe à ses obligations. Le Crédit foncier de France a été autorisé, par la loi du 6 juillet 1860, à faire des prêts aux départements, aux communes et aux associations syndicales, sans all'cctation hypothécaire, et par la loi du 20 février 1862 à prêter aux hospices et établissements publics. Ladite société est autorisée, au fur et à mesure des besoins et par arrêté du ministre des finances, à émettre des obligations, dans la limite d'un maximum fixé a vingt fois le capital réalisé de ses actions. Ces obligations peuvent servir à l'emploi des fonds des incapables et des établisnienls publics. » (Ch. Y.)
* CRÉDITER v. a. Comm. Ecrire sur le journal et sur le grand-livre ce que l'on doit à quelqu'un ou ce que Von a reçu de quelqu'un : je vous ai crédité des cinq cents francs que vous m'avez prêtés. — Etre crédité sur une ville, avoir des lettres de crédil sur cette ville : je suis crédité .f?/r plusieurs places de commerce.
* CRÉDITEUR s. m. Comm. Celui qui a des
sommes portées à son crédit sur les livres d'un négociant ou d'un banquier. — Adjectiv. Se dit du compte même qui établit le crédit :
compte CRÉDlTEUn OppOSé à COMPTE DÉBITEUR.
CREDITON, villeduDevonshiro (Angleterre), sur 1.1 rivière Crccdy, à 12 lui. -N'.-O. d'Excter; 5.747 hab.
'^ CREDO s. m. [kré-do]. Symbole des apôtres, qui contient les articles principaux de la foi, et dont le premier mot, en latin, est Credo (Je crois) : dire le credo. — Par exl. Exposé sommaire de doctrines politiques, religieuses, etc. : )■/ nous a /(r/.s.vc son credo politique. — Credo quia absurdum [kré-do-kui-ia-ab-surtlomni], paroles de saint Augustin ; elles signifient : je le c^ois parce que c'est absurde.
•CRÉDULE adj. (lai. credulus). Qui croit trop facilenunt : esprit crédule.
CRÉDULEMENT adv. D'une manière crédule : se litrer erédulement à une personne qui vous trompe.
dRÉDULISER v. a. Rendre crédule.
* CRÉDULITÉ s. f. (lat. crcdulitm). Facilité à croire sur uu fondement très léger: grande crédulité.
CREEES [krik], tribu d'Indiens de l'Amérique du Nord, qui se donnent le nom de Mos- KEKiES ou MosEEKOLKiES et qui étaient élaiilis sur le Flinl, le Chattahoochee, la Cousa et l'Alabama, ainsi que dans la presqu'île de Floride. Leurs traditions et leur langue dénotent une origine commune avec les Chactas et les Chickasaws. Leur nom anglais vient du grand nombre de criques formées parles côtes de leur territoire. Ceux de la Floride reçurent le nom particulier de Seminoles (vagabonds). Les Hitchities, les Gossilas et les Caouitas vivaient sur r.\ppalachicola et le Flint: les Cousas et les .\labamas étaient établis sur les cours d'eau qui portent leurs noms. Dès la-ic, une troupe d'Espagnols, conduite par de Solo, visita les Cousas, les Alabamas, les Tôscalousas, les Tallisses et les Pacahas. Un peu plus tard, l'amitié de ces diverses tribus fut recherchée par les Français, les Anglais et les Espagnols. Alliés des .\nglais pondant la gherre de l'indépendance des Etats-Unis, ils furent souvent batlus par les Américains, qui nu purent, néanmoins, les soumettre entière- * ment. A la suite d'une lutte sanglante, en i, 1836, ils durent émigrer entre l'Arkalisas et la rivière Canadienne. Quelques-unes de leurs tribus s'allièrent aux Etals du Sud, pendant la guerre de sécession, ce qui motiva leur internement dans le K'ansas. — 13.000 Creeks vivL-nt aujourd'hui dans le territoire dit Indien, où ils ont conservé leur forme partictdière de gouvernement : chaque ville est absolumciu indépendante sous la direction d'un «irco ou
CRËM
CRÈM
roi élu. assisté d'un chef militaire. En 1868 ils adoptèrent une constitution écrite, établis sant un conseil de gueriiers et un conseil féde-
rai de rois. Relativement civilisés, ils possèdent des livres imprimés dans leur langue, se livrent à l'agriculture et ont acquis une certaine industrie. Leur nombre décioit avec une eflrayante rapidité.
* CRÉER V. a. (lai. creare, faire). Tirer du néanl, donner l'être, faire de rien quelque chose : Dieu a ci-éé le ciel et la terre. — Se dit, par ext., en parlant des choses que les hommes inventent, imaginent, forment : Homère a créé l'épopée. — Se dit également en parlant des choses dont l'établissement, l'organisation, etc.. présente certaines difficultés ou coûte quelques etforts : créer un vaste système d'administration. — Absol. Le génie crée. — Produire, faire naître, susciter : de nouveaux besoins créent de nomellcs industries. — Fonder, instituer, élire : créer une académie, une institution, un établissement. — Hist. nat. Créer on genre, une espèce, établir un nouveau srenre, une nouvelle espèce, etc., pour y ranger des êtres qu'on ne peut rapporter à aucun genre, à aucune espèce connue : ce genre a été créé par tel naturaliste. — Créer une rente, une pfnsion, la constituer : créer une rente sur tous ses biens. — Créer une pensio:< SUR UN bénéfice, se dit proprement lorsque le pape octroie l'établissement d'une pension sur un bénéfice : on créa wie pension sur tel évéché, sur telle abbaye. — Théâtre. Créer un RÛLE, le jouer le premier. — Se créer v. pr. Etre créé : rien ne se perd, rien ne se crée dans la nature.
CREFELD ou Creveldt [krè-fèll]. ville forte de !a Prusse rhénane, principal siège de l'industrie de la soie et du velours en Prusse, à 19 kil. N.-O. de Dusseldorf; 107, 27S li.. dont 6.000 sont employés dans les fabriques de soieries. Les autres branches industrielles de Crefeld sont la bonneterie, la tannerie, la distillerie, la fabrication de la bière, des cotonnades, etc. Le 23 juin 17MS, le prince Ferdinand de Brunswick y battit les Français commandés par le comte de Clermont. Lat.
ol" 19' b.l" N. Long, i" 13' 42" E.
CREIL[kiéi, / m\\]CrediUuin,Creolium, ch.-l. de cant., air. et à 1 1 kil. N.-O. de Sentis (Oise), sur la rive gauche de l'Oise; 8,4 jt) hab. Eglise très ancienne ; manufacture de toiles peintes, carrières de pierres, faïencerie.
CREMA [kré'-ma], ville forte de Lomhardie (Italie), a s:; kil. N.-O. de Crémone; 9,111 'aab. Belles églises, palais, vieux château fort; fabriques de dentelles, de chapeaux, de fil et de soieries. Détruite par Frédéric I", pendant les luttes des Guelfes et des Gibelins, elle fut presque aussitôt reconstruite. Les Français l'occupèrent en 1797. Lat. 45" îi' 47" N. Long. 7° 21" 6" E.
• CRÉMAILLÈRE s. f. [Il mil] (lat. cremare, brûler). L^tenslle, ordinairement de fer, muni de crans, el recourbé en crochet par le bas, qu'on scelle au fond des cheminées de cuisine, et qui sert à pendre au-dessus du feu les chaudrons, les marmites, etc., dans lesquels on veut faire cuire ou chaullér quelque chose : ]ietUe crémaillère, grosse crémaillère. — Prov. Pendre la^ crémaillère, faire un repas pour célébrer son établissement en ménage, ou son installation dans un nouveau logement. On dit aussi, aller pkndrk la crémaillère chkz ûCELQu'uN, en parlant des personnes invitées a un repas de ce génie. — Arts. Certaines pièces de bois ou de métal, munies de crans, qui servent à supporter, accrocher, arrêter, abaisser, relever : chaîne, fauteud à crémaillère, dont on peut ahaisser ou relever le dossier au moyen d'une crémaillère. — Horiog. Pièce d'une montre ou pendule à répétition que l'on pousse avec le poussoir ou qui; l'on lire avec un cordon, lorsqu'on veulqu'elle répète. (V.S.V
* CRÉMAILLON s. m. [Il mil]. Petite crémaillère qui s'accroche à une plus grande.
CRÉMANT adj. m. Se dit d'un vin de Champagne peu mousseux.
* CRÉMASTER adj. m. [kré-mass-tèrr] (gr. ftrmao, je suspends). Anal. Se dit d'un muscle qu'on appelle aussi suspenseur : le muscle crémasUr. — Subslantiv. Le crémaster.
* CRÉMATION s. f. [-si-on] (lat. crematio). Action de brûler les corps des morts : la crémation a été proposée pour remplacer l'inhumaliQ,i Législ. « Aux termes de la loi du "23 prairial an XII, les corps des individus décédés doivent être inhumés dans les cimetières consacrés à cette destination. On peut en conclure que la crémation ou incinération des corps est interdite. L'usage de brûler les corps pour les réduire en cendres était autrefois pratiqué, concurremment avec l'inhumation par les Grecs, les Juifs, les Romains, les Gaulois, etc.. et il parait devoir être adopte de nouveau par les peuples modernes. La Chine, le Japon et plusieurs états de l'Amérique pratiquent la crémation; en Italie, elle esl légalement aulorisée cl elle se répand de plus en plus; en Allemagne, elle est permise dans le duché de Saxe-Cobourg-Gotha. Une proposition do loi présentée à la Chambre des députés, par M. Paul-Casimir Périer, dans le but de donner aux citovens ou a leurs familles la faculté d'adopter la crémation, a ele prise en considération par la Chambre, le 1" février 1883, et il est probable que cette question sera résolue législativement dans le sens de 1 autorisation. » (V. ?.) (Ch- «•)
* CREME s. f. (lat. cremum). Partie la plus grasse du lait, avec laquelle un fait le beurre : bonne crème, crème nouvelle. — Sorte de mets fait ordinairement de lait et d'œufs, et qui a la consistance de la crème de lait : un plat de crème à la fleur d'orange, à In vanille, au chocolat, aux amandes. — Fig. et lam. Crème fouettilE se dit d'un discours, d un écrit dont e style a du brillant, mais où il n'y a point de siibstance, point de solidité : ce n'est que de la crème fouettée. — Crème de riz, espèce de bouillie faite avec la farine de nz. — Cueme de chaux, pellicule de carbonate de chaux qui se forme sur l'eau de chaux, par son conlarl avec l'air. — Chcme de tartre, tartre de vin purifié : c'est ce que les chimistes nomment i!iT\RTRATE DE POTASSE. La crénio de tartre est un purgatif doux a la dose de l.ï à 30 gr. dans du bouillon d'herbe.- Se dit aussi de certaines liqueurs fines : crème de moka, de cacao, etc. — Ce qu'il y a demeilleur, de plus estimable dans une chose, ou parmi plusieurs choses de même espèce : il n'y a plus rien à gagner dans cette affaire, dans cette entreprise, un tel en a pris toute la crème.
' CRÉMENT s. m. (lat. crementvm). Gramm. Augmentation d'une ou de plusieurs syllabes qui survient à un mot, lorsqu'on forme les temps d'un verbe, ou les cas d'un nom, dans les langues qui ont des cas : le crément tombe toujours stir les syllabes qui précèdcntxmmediatement la désinence.
• CRÉMER V. n. Se couvrir de crème. Ne se dit que du lait : en été le lait crème plus qu'en hiver.
CREMERA, affluent du 'Tibre. Sur ses bords pénreril les 30li Fabius (4i7 av. J.-C)
•CRÉMERIE s. f. Etablissement où l'on vend du lait et où l'on donne à manger certains mets : déjeuner (l la crémerie.
• CRÉMEUX, EUSE adj. Qui contient beaucoup de ciTiiie : du lait crémeux.
• CRÉMIER, 1ÈRE s. Celui, celle qui vend de la crénp-.
CRÉMIED, Crimiacum, ch.-l. de cant., arr. età 3-0 kil. N.-O. de la Tour-du-l'in (Isère), au pied du Monl-d'Annoism ; 1,912 bah. 1res
CRKN
ancienne ville, qui a conservé des vestiges de son passé. En 85.T, Louis le Débonnaire y part.Ti;i'asoii empire entre ses fils. Plus tard, les dauphins du 'Vieiiiiois eu firent leur résidence.
CRÉMIEUX (Isaac-Adolphe), avocat et
hoinine politique, ne de parents Israélites a Niuies, Ie30 avril 179S, mort le 11 février 1880. 11 se fit une réputation en mettant sou éloquence au service de Marrast, de Raspail et de plusieurs autres républicains. En ■1840, pendant son voyage en Orient, il obtint, à Damas, l'acquitïement de plusieurs juifs accusés de meurtre. .\ la Chambre des députés (l842-'48), il parla conslammenien faveur du libre échange, et fut l'un des plus rudes adversaires du gouvernement de Louis-Philippe. Aussitôt après la fuite de ce roi, il proposa l'établissement du gouvernement provisoire, et y eut sa place, en qualité de ministre de bi jus'tice; il fut renversé le 7 juin, vota pour Louis-Napoléon, mais lui fit ensuite de l'ofipusition et fut emprisonné en décembre 1851. Eloigné de la politique pendant les premières années de l'Empire, il fut élu député en 1869, et fut l'un des signataires de l'adresse antiplébiscistaire (avril 1870). Dans le gouvernement de la Défense nationale, il eut de nouveau le ministère de la justice, puis devint membre de la délégation du gouvernement ,à Tours et à Bordeaux. Aiires la signature de la paix, il fut le promoteur de la souscription nationale destinée à payer l'indemnité de giieire, et offrit, pour sa part, 100,000 francs. Alger l'envoya a l'Assemblée en 1873, et lors de la formation du Sénat, il fut nommé sénateur inamovible. Crémieux est l'un des auteurs du Codedes Codes (1835); il a publié, en 1870, ses principaux discours politiques sous le titre de : Liberté.
CREMNITZ. Voy. Kremnitz.
CREMOMÉTRE s. m. Instrument qui fait connaiti-e laquantitéde crème contenue dans le lait.
CRÉMONE. I. Province de Lomhardie (Italie); 1,637 kil. carr. ; 350,000 hab. Chevaux, bétail, lin, vin, huiles, soie. —11. Capitale de celle province, sur le Pô, à 75 kil. S.-E. de Milan; 37,033 hab. Elle possède le plus haut belfroi d'Italie (132 m.), de magnifiques palais, une ancienne cathédrale, une citadelle, un gymnase, un lycée, une académie des beauxarts. La colonie romaine de Crémone, fondée en 219 av. J.-C, fut détruite parles tribus gauloises en 193. Vespasien rebâtit la ville, après que ses troupes l'eurent brûlée, en 69 après J.-C. Duxvi" au xviiie siècle. Crémone fut célèbre par ses fabriques de violons. Les Autrichiens en furent chassés pendant les troubles de 1848, mais ils ne tardèrent pas à y rentrer, LaL 45° 8' 1" N. Long. 7» *!' 22 ' E.
• CRÉNAGE s. m. Se dit, dans les fonderies en caractères, pour désigner l'action de créner.
CRÉNATE s. m. (gr. kréné, source). Chim. Sel produit par la combinaison de l'acide dénique avec une base.
CRÉNÈ, ÉE part, passé de Créner. — Typogr. Lettre crénée, celle dont l'œil déborde le corps dans certaines parties comme 1, j, italiques : les lettres crénées demandent des soins particuliers a la distribution et à la composition. (Th. Lefèvre.)
• CRÉNEAU s. m. [kré-no] (dimin. iecran). Une des pièces de maçonnerie qui sont coupées en forme de dents, et séparées l'une d« l'autre par intervalles égaux, au haut des anciens murs de villes ou de châteaux. — Par ext. Aujourd'hui. Ouverture pratiquée dans un mur pour tirer sur l'ennemi. — fheor. milit. Inlervallesqueles pelotons laissent entre eux dans l'ordre de bataille, et où se placent les chefs de peloton.