DARI
Ce golfe mesure 110 kil. du N. au S., et 40 kil. de l'E. à rO. — (Isthme de), voy. Panama. — (Colonie de), colonie fondée en 169-1 à Acta (auiourd'hui Port - Esrocesl , par l'Ecossais William Paterson, et détruite en 1698 par les Espagnols.
Les UuldiiiKlIc
étranger n'avait le droit de passer les Dardanellrs; mais il n'existe plus aucune restriction k la libre navigation de ce détroit. — On donne quelquefois le nom de petites Dardanelles aux deux grands châteaux situés sur les caps Rhion et Antirrhion, à l'entrée du golfe de Lépante ou de Corinthe.
DARDANIE. I. District situé dans la partie S.-O. de l'ancienne Mésie. Sa ville principale, Scupi, est la moderne Uskup, dans le vilayet turc de Monastir. — II. District de l'ancienne Mysie, le long derilellt'spont,etselonStrabon, au N. de la Troado, mais dont la position n'a pu être exactement déterminée. Elle devait son nom à la ville de Dardanus, qu'il ne laut pas contondre avecla Dardanus de laTroade, dont parle Homère.
DARDANT s. m. Argot. Amour.
DARDANUS, ancêtre légendaire des Troyens. Une tradition grecque rapporte qu'il était roi d'Arcadie, pays qu'il quitta pour venir à Samothrace; il passa ensuite en Asie Mineure et fonda, en Troade, la ville qui porta son nom. Une légende italienne prétend qu'il naquit en Etrurie et s'expatria ensuite à Samothrace.
* DARDER V. a. Lancer une arme, ou quelque autre chose, comme on lancerait un dard : darder un javelot. Par anal. : le serpent darde sa langue. — S'emploie aussi fig., surtout dans cette phrase : le soleil darde ses rayons. — Frapper, blesser avec un dard : darder une baleine.
DARE interj. A la hâte : courir dare, dare (pop).
DARFOUR, pays de l'Afrique centrale, formant une vaste oasis, à l'extrémité S.-E. du grand Désert, à l'O. du Kordolan, entre 10° et 16» lat. N., et entre 20° et 26° long. E.; 27.Ï kil. carr. ; 4 millions d'hab. Production de millet, de riz, de maïs, de sésame, de légumes, de tabac, de plantes médicinales, de fruits, de bétail, de chameaux et de chèvres. Les principales bêtes sauvages sont : le lion, le léopard, l'hyène, le loup, le chacal, le rhinocéros, l'éléphant, la girafe, l'hippopotame, le crocodile et le buflle. Produits minéraux : le fer, le cuivre, l'albâtre, le marbre et le nitre. Les habitants, Arabes et nègres, professent le maliométismc. Capitale :/;'/ f'?r7!cr. Le Darfour, dépendance du Soudan égyptien, fait partie de la zone d'inlluence reconnue à la Grande-Bretagne par les derniers traités.
DARIEN (Golfe de), portion de la mer Cara'ibe, sur la côte N. de la Colombie, bornée à l'O. par l'isthme de Panama ou de Dar'en.
*DAR10LE s. f. Petite pièce de pâtisserie conlenant de la crème : manger des dariolcs. *v Jargon. Coup : allonger une dariolc.
'DARIQUE s. f. (gr. dareikos, de Darius). Monnaie d'or ou d'argent des anciens Pcijcs, frappée d'abord au nom de Darius le Mède, et ensuite au nom de [u'csque tous ses successeurs : la dariijue d'or valait environ dix-huit francs cinquante - quatre centimes de notre monnaie.
DARIUS (gr. Dareios; héb. Daryavesh; pers. Daryavus) , nom porté par plusieurs rois de Méd'ie et de Perse. — I. (Dari.i le Mède), mentionné dans le livre de Daniel comme successeur de Balthasar, le même qu'Astyage, grand-père de Cyrus, selon les uns, et selon d'autres le même que Cyaxare 11, dont parle Xénophon dans sa Cyropédie. Une autre version prétend que Darius le Mède était membre de la tamille royale de Médiee' fut vice-roi de Bahylone pendant deux ans, jusqu'à l'arrivée de Cyrus. — H. (Darius Hystaspis'i, fils d'Hystaspe, issu de la race royale des Acliéménides, régna de 321 à 486 av. J.-fJ. Monarcjue d'une grande habileté, entreprenant, despute et cruel, il peut être considéré comme l'oriranisateur de l'empire des Perses. H rendit à la religion dualistique des anciens Aryas sa supériorité sur le magisme. Par des courriers stationnant à des distances réglées, il élalilil des communications entre les 127 provinces de son empire. Bahylone s'étant révoltée, fut sévèrement châtiée après un siège de 20 mois. Il fit ensuite une infructueuse expédition en Scythie à la tête de 700,000 hommes, et conquit une partie des Indes. Mardonius, à la tête d'une armée et d'une Ûotte, tenta de soumettre les Grecs; il échoua dans ses desseins. Une autre armée, portée par 600 vaisseaux, sous les ordres de Datis et d'.\rtapherne, débarqua en Attique et fut battue par Miltiade à .Marathon (490). Darius, en mourant, laissa à son fils Xercès l'accomplissemint de ses vastes plans de revanche. Le temple de Jérusalem lut reconstruit sous son règne. — lU. (Darius Ochus), surnommé par les Grecs Nothus (le bâtard), régna de iîi à 40'J av. J.-C. 11 se laissa diriger par ses favorites, surtout par la reine Parysatis, sa femme; de nombreuses rébellions troublèrent son règne. — IV. (Darius Codomannus), dernier monarque de la Perse (336-330 av. J.-C). A peine sur le trône, il eut à résister aux attaques des Grecs commandés par Alexandre. Ses satrapes se laissèrent battre sur les bords du Granique (334), et lui-même, après avoir rassemblé une immense armée, lut défait à Issus (333), où .sa mère, sa femme, sa sœur et d'autres membres de sa famille lurent laits