DERA
2o,000 hab. Elle renferme 125 templesindous, 460 mosquées, et des manufactures de soies, de colon et de coutellerie.
* DÉRAIDIR ou Déroidir v. a. Diminuer, Ôter la raideur : il f-iiit mettre ce linge gdf devant le feu "pour le déraidir. — Se déraidir V. pr. Etre déraidi : les membres engourdis par le froid se déraidissent auprès du feu. — Fig. son caractère commence à se déraidir.
' DÉRAILLEMENT s. m. Action de dérailler, résultai de cette action.
' DÉRAILLER v. n. Se dit d'un convoi de cheiiim de fer qui sort des rails ; le train dérailla, et plusieurs wanons furent renversés sur la voie. — w Argot. S'éloigner de son sujet, perdre la suite de son discours. — Sortir de la bonne voie.
* DÉRAISON s. f. Défaut de raison, manière de penser ou d'agir déraisonnable : sa conduite et ses propos sont une déraison perpétuelle.
* DÉRAISONNABLE adj. Qui n'est nas raisonnable dans sa conduite, dans ses projets, dans ses propositions, etc. : c'est un homme tout à fait déraisonnable. — Qui ne s'accoide pas avec la raison, qui est contraire à la raison: c'est là une fantaisie bien déraisonnable.
* DÉRAISONNABLEMENT adv. Sans raison • parler, agir déraisonnablement.
* DÉRAISONNER V. n. Tenir des discours dénués de raison : le malade commençait à déraisonner.
DÉRALINGUER v. a. Mar. Dépouiller de ses ralingues.
DÉRAMAGE s. m. Action de déramer.
DÉRAMER V. a. Détacher des rameaux, des bruyères, en parlant des cocons des veis a soie.
"DÉRANGÉ, ÉE part, passé de déranger être dérangé dans sa conduite, dans ses affavtf) ou absolument, être dérangé. — Etre déranol CHEZ SOI, DANS SA MAISON, n'avoir passesetletb, ses meubles rangés proprement et avec ordie Cette manière de parler est peu usitée.
* DÉRANGEMENT s. m. Action de déran ger, état de ce qui est dérangé : causer du dérangement d'.ms un auditoire; reconnaître la cause du dérangement d'une machine. — w Fig. Altération des fonctions organiques ou intellectuelles : dérangement de l'estomac; dé rangement du cerceau. — Trouble dans les affaires : cette faillite lui a causé un grand dérangement.
' DÉRANGER v. a. Oter une chose de son rang, de sa place; mettre en désordre ce qui était arrangé : déranger les pièces d'une machine; déranger des papiers. — Déranger une CHAMBRE, ON CABINET, clc, y causer quelque désordre dans la disposition habituelle des meubles, des objets qui s'y trouvent. — Dé- EANGER quelqu'un, faire qu'il soit obligé de quitter sa place, de se lever de son siège.
Bien ne doit déranger l'honnête homme qui dîne.
Bbrcbodx. La Gastronomie, chant III, 1803.
Fig. Détourner quelqu'un d'une occupation,
d ses affaires, etc. — Faire qu'une chose n'aille plus aussi bien, altérer, troubler, brouiller : cela peut déranger la machine; cela lui a dérangé le cerveau; cet orage va déranger le temps ; cela dérangea tellement ses affaires, qu'il fut sur le point de faire faillite. — Déran- GKR quelqu'un, déranger sa santé. Fig. et fam. Cliagriner quelqu'un, le contrecarrer. ■— Déranger quelqu'un, faire que la conduite de quelqu'un ne soit plus aussi réglée qu'elle l'était auparavant. — Se déranger v. pr. N'être pas à sa place : rien rie s'ist dérangé frti'liint le voyage. — Ne pas marcher réguliti ement : celte machines'est un peu dérangée. Etre dérant'é : 6a santé, son cerveau se dérange. — Devenir embarrassé : ses affaires
DERB
commen<;aientàse déranger. — Quitter sa place :
je me suis dérangé pour le mieux placer. — Alener une mauvaise conduite ; ce jeune homme se dérange depuis qu'il vit en cette compagnie. DÉRAPER V. n. (lat. préf. de rapere, saisir). Mar. Làchri- le fond, en parlant d'une ancre.
* DÉRATE. ÉE part, passé de dérater. -^ Substantiv. Courir comme un dératé, courir comme on suppose que le forait une personne à laquelle on aurait ôlé la rate. — C'est un dératé, UNE DÉRATÉE, Se dit d'uuo peTsonne gaie, alerte, étourdie, sans retenue.
* DÉRATER V. a. Oter, retrancher la rate : on a quelquefois dératé des chiens, pour voir s'ils en seraient plus agiles.
DERAYEH, ville duNedjed (Arabie), à COO kil. E. de Mcdine, dans une fertile vallée, au pied du mont Kliur. Autrefois capitale fameuse dos Wahabites, elle ne présente plus que l'aspect d'une niasse de ruines.
DERBEND ou Derbent, ville forte de Russie, ch.-l. du Daghestan, sur le rivage occidental
de la mer Caspienne, par 42° 3" lat. N. et 46° long. E., 25,000 hab. Manufactures de soieries, de lainages et de colonnades.
'DERBY s. m. [dèr-bi; angl. deur'-bé] (du comte de Derby, chez lequel eut lieu la première de ces courses en 1779). Sport. Grande course de poulains de trois ans, qui se fait à Epsom (Angleterre), au mois de mai cl ijui attire une immense aflluence. Se dit, en France, de celle qui a lieu à Chantilly, le dimanche après l'Ascension : gagner le prix du derby, ou ellipl. : gagner le derby; le drrhy est un prix de 20,000 fr. fondé par le Jockey- Club. Outre le derby du Jockey-Club, à Chantilly, nous avons les derbys du Nord, du Sud, de l'Ouest, etc., pour les éleveurs de ces régions.
DERBY. I. ch.-l. du Derbyshire (Angleterre), sur la D'-rwenl,à 220 kil. N.-N.-O. de Londres; 94,146 habitants. Belles églises, soeiélé philosophique, musée fondé par Erasmus Darwin. Soieries.bonnoterie, dentelles, porcelaineries, arquebuseries, etc. — II. 'Ville du Connccticul (Eials-Unis), à 14 kil. 0. de New-Haven; 5,969 hab.
DERBY (Edward-Geoffrey-Smith-Stanley, ijualMrziéme cniiil.r iiej, iKiiiinie J Liai aiif-'lais (1799-l«(j9). 11 entra au parlciiienl en IS2I cl
DERT
à la chambre des lords en 1844; il devint de suite le chef du parti conservateur dans celte assemblée, mais l'année suivante, abandonnant le cabinet, il se mit à la tête de l'opposition protectionniste et lutta pendant six années contre lord Russel, premier ministre. 11 devint lui-même premier ministre en 1832, mais ildonnasadémissiondèsla mémeannée.
En 18o8, il reprit les sceaux comme premier lord de la trésorerie. Ayantobtenu laminorité au sujet d'une réforme parlementaire, il se vengea en dissolvant l'assemblée, mais il fut forcé de donner sa démission en 1759, dès la réunion d'une nouvelle chambre des communes. Il fut encore premier ministre de 1866 à ISfiS*. 11 a publié une traduction de 'l'Iliade en vers blancs.
DERBYSHIRE [dèr-bi-cheur], comté central d'Angleterre; 2,066 kil. carr., 400,000 hab. Territoire uni ou couvert de collines peu élevées. Point culiuinanl, le High Peak (602 m.). Principaux cours d'eau : Derwent, Trent, Dove, Wye, Erewash et Rolher. Mines de charbon, de fer, de plomb, de zinc, de cuivre; carrières de gypse, de marbre noir et de marbres veinés; petits cristaux appelésdiamanlsdu Derbyshire; calcédoine, jaspe. Manufactures de coton, de soie, de porcelaine, etc., cap. Derby. — Derceto. (V. S.)
• DERECHEF adv. [de-re-chèlf] (rad. chef). ne seconde fois, de nouveau (vieux).
'DÉRÉGLÉ, ÉE part, passé de dérégler. — Ail.j. Qui n'a point de règle, qui n'est pas dans
règle : appétit déréglé; imagination déréglée.
Qui est contraire aux règles de la morale : c'est un liomme fort déréglé dans ses mœurs.
DÉRÈGLEMENT s. m. Désordre, état d'une chose déréglée ; le dérèglement des saisons. — Désordre dans la conduite, opposition aux règles de la morale : vivre dans le dérèglement.
DÉRÈGLEMENT adv. Sans règle : vivre dérégléinnit. Peu usité.
* DÉRÉGLER v. a. Faire oublier, faire négliger larègledevie,de conduite, lesréglesdu devoir : il nous a tous déréglés. — Prov. Il ne
FAUT qu'un mauvais MOINK POUR DÉRÉGLER TOUT
LE COUVENT. Ce scns vieillit. — Faire qu'une chose ne soit plus réglée, n'ait plus sa marche, son cours accoutumé, n'exerce plus son action avec régularité : le froid, le chaud, l'humidité, dérèglent les horloges. — Se dérégler V. pr. Etre déréglé : son estomac se dérègle aisément. — t-v Mener une conduite désordonnée.
DERG (Lough) [lok-dèrg] (irland. lac rouge).
I. Lac du comté de Donegal (Irlande) à M kil, E.-S.-E. de Donegal, long de o kil., large de 4 kil. H est parsemé d'une multitude de petites îles, dans l'une desquelles (Stuiwn is/arîti) se trouve une grotte appelée Purgatoire de saint Patrick; tous les ans les pèlerins s'y rendent au nombre de 12,000 à 10,000. —
II. Expansion du Shaiinon, entre les comtés de Tipperary et de Galway (Irlande); 40 kil. de long; 119 kil. carr.
DERIG (Gilles), historien, né ù Sainl-Coulonib, près de Sainl-Malo, mort a Jersey vers 1796. Son Histoire ecclésiastiiiue de Bretagne (Paris 'l777-'80, 6 vol. in-l;!J, comprend seulement les dix premiers siècles et est fort intéressante.
' DÉRIDER V. a. Oler les rides, faire passer les rides : la joie déride le front. — Fig. Egayer, réjouir : c'est un homme si sévère, que rien ne saurait le dérider. — Dérider son front, devenir gai. — Se dérider v. pr. Perdre ses rides : sa peau se déride. — Devenir gai : il ne se déride jamais. On dit dans le même sens : se dérider le front; son front ne se déride jamais.
' DÉRISION s. f. [-zi-on] (lat. derisio). Moquerie souvent accompagnée de mépris : tourner en dérision.
• DÉRISOIRE adj. [-zoua-re] Qui tient de la
DERM
dérision, où il y a de la dérision : offres dérisoires.
•DÉRIVATIF, IVE adj. Médec. Qui sert à opérer, à delerrniiier une dérivalion : topique dérivatif. — s. m. iMoyen employé pour alLirer une irritation dans un lieu dillërent de celui où elle est fixée. Les principaux dérivatifs sont les sinapismes, les vésicatoires, les purpatifs, los vomitifs et les révulsifs.
* DÉRIVATION s. f. (lat. derivatio). Action de dériver des eaux : canal de dérivation. — Méd. Action de détourner une irritation, une cause morbide, de l'attirer d'une partie vers une autre où ses effets sont moins dangereux : appliijiier un vésicatoire pour opérer une dérivation. — Gramni. Manière dont les mots naissent les uns des autres, origine d'un mot tiré d'un autre : les règles de la dérivation ; la dérivation de ces mots est incertaine. — • »v Action de sortir de sa route : la dérivation d'un navire.
' DÉRIVE s. f. Mar. Déviation de la roule d'un bâtiment, occasionnée par l'obliquité des voiles, orientées au plus près du vent. — L'angle de l.\ dfrive ou simplement la dérive, l'angle que la quille du bâtiment fait avec la direction réelle de sa route. — Ce bâtiment VA en DÉnivE, le vent, les courants le détournent de sa route. — Il y a de la dé- BivE, se dit quand on se trouve assez loin d'une côte ou d'un écueil, pour n'avoir pas à craindre d'y être poussé par la dérive. On dit de même, avoir une belle dérive. — La dérive VAUT LA ROUTE, Se dit lorsque, étant en panne ou en cape, le bâtiment éprouve une dérive qui le pousse du côté où il doit aller. — Etre EN DÉRIVE, se dit de ce qui flotte abandonné aa gré du vent, du courant, etc. — Fig. Aller A LA DÉRIVE, n'avoir plus la force de se gouverner, être entraîné hors de la bonne direction.
* DÉRIVÉ, ÉE part, passé de dériver. — s. ni. Gianim. Se dit d'un mot dérivé d'un autre : amitié est un dérivé d'ami.
•DÉRIVER v. n. (lat. de, hors de; rivus, ruisseau). S'éloigner du bord du rivage : dés que le bateau eut dérivé. — Suivre le courant, le fil de l'eau : un bateau qui dérive. — Mar. S'écarter plus ou moins de la route qu'on voudrait tenir en mer : les courants avaient fuit dériver le vaisseau. — Se dit en outre des eaux qui sont forcées d'abandonner leur cours naturel : on a pratiqué des rigoles qui font dériver en partie les eaux du fleuve dans ce canal. — Fig. Venir de, tirer son origine de : les conséquences qui en dérivent. — Gramm. Se dit des mots qui tirentleurorigine de quelque autre : ce mot est dérivé de l'arabe. — V. a. Faire dériver, mais seulement en parlant des eaux et des mots : on a dérivé les eaux des sources voisines pour les amener dans ce canal; d'où dérivez-vous ce mot-là? je le dérive du qrer.
DERMANYSSE s. m. (gr. rferm/i, peau ; nussô. je pique). Arachn. Genre d'acari.le-; comprenant cinq espèces de mites à corps mou, à piedsantérieurs longs, à bouche conformée our sucer. Le dermanyssedesoiseaux viten grandes réunions dans les cavités des bâtons de cages des poules et des autres oiseaux.
Pendant la nuit, il va sucer le sang de ces animaux.
Derm;in\->c dis uiscaii (Derinanyssus avium).
DERMATALGIE s. f. (gr. derma, dermatos, peau; alyos, douleur). Palhol. Douleur à la peau. — Dennalique. (V. S.)
DERMATITE s. f. (gr. derma, dermatos, peaiij. Pathol. luflamination de la peau.