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DIAL

de Linné, qui comprend les plantes à plusieurs étamines réunies par leurs filets en deux corps distincts : la plupart des plantes légumineuses appartiennent à la diadeiphie.

' DIADÈME s. m. (gr. diadéma). Sorte de bandeau qui était la marque de la royauté parmi les anciens, et dont les rois et les reines se ceignaient le front. Aurélien fut le premier empereur romain qui ceignit le dia dème. — Royauté même, dans certaines jihrases figurées du style élevé ou poétique : l'éclat du diadème. — Ceindre le diadème, devenir roi ou reine.

DIAFOIRUS (Thomas), nom de l'un des

personnages du Malade iniaginaire, de Molière, type du jeunepédant,qHi faitdes compliments ampoulés, prétentieux et ridicules.

•DIAGNOSTIC s. m. [di-agh-noss-tik] (gr.

diaqnusis, connaissance). Partie de la médecine qui a pour objet de reconnaître, de distinguer les maladies; action même de les reconnaître, de les distinguer: il n'est pas fort «!()• le diagnostic.

• DIAGNOSTIQUE adj. Méd. Se dit des signes d'après lesquels on peut établir le diagnostic d'une maladie ; les signes diagnostiques de la féere. — s. m. Cet enfanta tous les diagnostiques de la petite vérole.

DIAGNOSTIQUER v. a. Reconnaître une maladii' iraprés les signes diagnostiques.

DIAGNOSTIQUEUR s. m. Celui qui diagnostique, cpii est habile à diagnostiquer.

" DIAGONAL, ALE(gr. dia, â travers; gônia, angle) adj. Mathém. Qui va d'un angle d'une figure rectiligne à l'angle opposé : ligne diagonale. — s. f. Ligne qui va d'un angle d'un parallélogramme, ou en général d'une figure quelconque, à l'angle opposé : la diagonale d'un carré.

■ DIAGONALEMENT adv. D'une manière diagonale : /';/"c qui coupe un plan digonalemcnt.

DIAGORAS DE MÉLOS, surnommé l'Athée, philosophe grec du temps de Socrate et d'Aristophane. Il ridiculisa la religion populaire d'Athènes, et attaqua surtout les mystères d'Eleusis. Il fut accusé d'impiété (4H av. J.-C), ce qui le fit condamner à mort; il parvint à s'échapper et mourut selon les uns àCorinlhe, et selon les autres dans un naufrage.

DIAGRAMME s. m. (gr. dia, à travers ;!7)'fln!??in, ligne). Construction de lignes servant à une démonstration. — Echelle des sons, gamme.

DIAGRAPHEs. m. (gr. dia, avec; graphein, tracer). Instrument servant à reproduire sans que l'on ait besoin de connaître le dessin, l'image dos objets que l'on a devant les yeux.

* DIALECTE s. m. (gr. dialektos) Langage particulier d'une ville ou d'une province, qui se rattache à la langue générale de la nation: la langue grecque ancienne a différents dialectes : le dialecte attique, le dialecte ionique, k dialecte dorique, le dialecte éolique. — »v Langage particulier à un pays : l'américain est un dialecte de l'anglais.

* DIALECTICIEN s. m. Celui qui sait la dialectique, qui s'a|ipli(iue particulièrement à l'étude de la dialectique : im profond dialerlicion. — Celui qui donne à ses raisonnements une forme méthodique : c'est un bon, un habile dialecticien. — w Au fém. ; dialecticienne.

* DIALECTIQUE s, f. (gr. dialektikos). Art de raisonner, de discuter : la dialectique était la première partie de la philosophie seolustique. — Talent de raisonner avec méthode; raisonnement méthodique en général : il manque de dialectique; il n'y a pas de dialectique dans cet ouvrage.

DIALECTIQUE adj. Qui appartient à un dialecte : mot ilialcrlique.

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* DIALECTIQUEMENT adv. Soloii Ins formes do la diulri-iinue. — biallagc, miner. (V. S.)

•DIALOGIQUE ad j. Qui a la foririe du dialogue : yiaton a donné à ses écrits la forme dialogique.

' DIALOGISME s. m. Art, genre du dialogue; em|)loi des formes du dialogue.

* DIALOGISTE s. Celui, celle qui a fait un dialogue, des dialogues. Peu usité.

* DIALOGUE igr. dialogos) s. m. Entretien, conversation ; je n'aime pas tous ces diatoijiies. En ce sens, il est familier. — Se dit plus ordinairement de certains ouvrages d'esprit qui ont la forme d'un entretien, d'une conversation, entre deux ou plusieurs personnes : les dialogues de Platon, de Gicéron; les dialogues des morts de Lucien, de Fontenelle. — Ce que disent entre eux les personnages d'une pièce de thêàlre, d'une églogue, d'un entretien supposé; manière dont l'auteur fait parler entre eux les personnages qu'il met en scène ; ce dialogue manque de vérité. — Mus. Se dit de doux parlies qui se répondent l'une à. l'autre, et qui souvent se réunissent.

'.DIALOGUE. EE part, passé de dialoguer. — »* adj. (Jai est mis en dialogue ; où l'art du dialogue est bien observé: scène bien dialoguée.

* DIALOGUER v. n. Converser : nous avons dialogué Inii'jtcuips sans yious cotnprendre. Ce sens est famdier. — Se dit plus ordinairement des personnages d'une pièce de théâtre, d'une églogue, d'un entretien supposé : les personnages de Molière dialoguent avec beaucoup de naturel et de vérité. — Mus. Se dit db deux parties qui se répondent l'une à l'autre, et qui souvent se réunissent : faire dialoguer deux voiw, deux instruments. — Faire parler entre eux deux ou plusieurs personnages : cet auteur entend bien l'art de dialoguer. — S'emploie quelquefois comme verbe actif: bien dialoguer une scène.

DIALYCARPELLE adj {pr.dialuein, séparer; karpûs, friul). Hot. Se dit du gynécée, do l'ovaire ou du fiuit dont les carpelles ne sont pas soiuiés entre eux.

DIALYPÉTALE adj. (gr. dialuo, ie sépare, franc, jutale). Bot. Se dit de la corolle dont les pet, ile,5 sont libres les uns des autres.

DIALYSE s. f [di-a-li-ze] (gr. dialusis, dissolution). Chim. Nom donné en I8GI, par Thomas Graham, au procédé qu'il proposa pour elfectuer certaines séparations ou analyses chimiques. La dialyse que l'on appelle aussi analyse par diffusion, est basée sur la propriété que possèdent certaines substances de traverser facilement des membranes poreuses, tandis que d'autres substances sont retenues par ces meml.iranes. Un exemple fera connaître ce procédé et ses résultats : on mouille une feuille de papier mince et on la plie sur son milieu, do manière à lui donner la forme d'une sorte de coupe. Dans cette coupe, on verse une solution contenant 5 p. fOO de sucre de canne et ii. p. 100 de gomme arabique. On pose le papier sur la surface de l'eau contenue dans un bassin profond, assez étroit pour maintenir relevés les bords de la coupe. On laisse le tout dans cet état pendant 24 heures, après quoi, on enlève la coupe de papier. La quantité de liquide qu'elle contenait a été augmentée par endosmose. Si l'on fait ensuite l'essai, au moyen d'acétate de plomb, d'une partie du liquide contenu dans le bassin, on y trouve à peine trace de gomme; si on fait évaporer le reste de ce liquide, le sucre ss cristallise en quantité égale aux trois quarts de celle que contenait la coupe de papier. D'où l'on conclut que le sucre a traversé rapidement les pores du papier, taudis que la gomme est presque toute restée dans la coupe. On peut remplacer le papier par une membrane animale humide,

ou par une pellicule de n'importe quelle substance ayant le caractère d'une gelée, comme la gélatine, l'albumine ou l'amidon gélatineux. On emploie ordinairement "une feuille mince de parchemin sans déchirure ni porosité sensible.

DIAMAGNÉTIQUE adj. (gr. dia, à travers; magnes, ainiani). l>liys'. Se dit des corps qui possèdent la propriété d'être repoussés par les aijnants.

DIAMAGNÉTISME s. m. Phys. Propriété que

possèdent i-ciiains c(jrp> d'être repoussés par les aimants. (Voy. Magnétismk.)

* DIAMANT s. m. (Contraction à'adamant; du gr. a, priv. ; damdn, dompter; adamas, indomptable, à cause de sa dm'eté). Pierre précieuse, la plus brillante et la plus dure de toutes. — Diamant en rose, nu simpl. rose, diamant taillé par-dessus en facettes pointues, et plat par-dessous. Diamant brillant, ou simpl. BRILLANT, diamant taillé à facettes par-dessous comme par-dessus. Diamant en TABLE, diamant taillé de manière que la surface en est plate. On dit aussi, table de diamant. — Fig. C'est un diamant, se dit, en litlér. et dans plusieurs arts d'agrément, pour désigner un petit ouvrage d'un genre gracieux, soigneusement exécuté. — ■ Diamant faux, pierre naturelle ou factice, qui ressemble au diamant. — Oulil de vitrier, de miroitier, etc., qui consiste en une pointe de diamant fixée à un manche, et qui sert principalement à couper le verre et les glaces. C'est ce qu'on appelait autrefois pointe de diamant. — Mar. Le diamant d'une ancre, la jonction des deux bras de l'ancre avec la verge. — w Argot. Clou de soulier. Nommé ainsi à cause de son brillant ou de la forme de la tête de quelquesuns. — Encycl. Le diamant est un carbone pur cristallisé, sa gravité spécifique varie légèrement,suivant les difl'érenlcs qualités; elle est 3-444 pour le brésilien incolore ; 3-519 pour le brésilien jaune; 3-'y2l pour l'oriental incolore; 3-.')24 pour l'oriental vert; 3--5â.') pour l'oriental bleu. Sa dureté, d'après l'échelle artificielle adoptée pour les pierres précieuses, est 10, celle du corindon n'étant que 9 et colle du quartz 7. La forme primitive du cristal et celle dans laquelle les fnrmes secondaires peuvent être converties par le clivage, est l'octaèdre régulier. On trouve le diamant dans les dépôts alluviaux aurifères. Il est quelquefois attaché à des morceaux épars d'hématite brune; d'autres fois, on le rencontre dans un conglomérat de quartz et de calcédoine, aimanté par de l'argile ferrugineuse. On ne peut certifier de quelle formation géologique il tire son origine. Les Houx de production sont rindoustan, l'Afrique méridionale et le Brésil. On en trouve aussi aux Etats-Unis et en Australie. — Les diamants présentent diverses couleurs, ou bien ils sont incolores et parfaitement transparents; ces derniers, qui sont les plus estimés, sont appelés diamants de première eau. Pour l'évaluation des diamants, on a établi une règle arbitraire, dont on ne se sert plus guère dans la von te de celles de ces pierres précieuses qui atteignent un grand prix. Cette règle consiste à multiplier le carré du poids en carats par une somme variant suivant l'état et la qualité do la pierre. — Inflammabilité des diamants. Boelius de Boot supposait que le diamant est intlamniable (1009). Isaac Newton conclut de sa grande puissance de réfraction qu'il doit être combustible (167ii}. Averrani, concentrant sur du diamant les rayons du soleil, démontra que cette pierre précieuse se dissipait en vapeur et disparaissait entièrement, alors que d'autres pierres précieuses devenaient à peine plus tendres (1693). Il a été affirmé par Luyton et Davy que, le diamant ne contient aucune autre substance que du charbon pur ou carbone. Dumas, à Paris, et Faraday, à Londres, ont 'carbonisé du charbon par la chaleur intense d'une bat-

terie voltaïquc (I84S). — Taille DU DiASiANT. L'origine do l'art de tailler le diamant d'une manière savante est attribuée à Louis Berquen (14.S6) qui établit une corporation de diamantaires à Bruges vers 1470. Charles le Téméraire lui confia trois grosses pierres brutes, pour la taille desquelles il lui paya 3,000 ducats. La taille du diamant fut pendant longtemps un monopolo de la Hollande; elle est aujourd'hui confinée presque uniquement à Amsterdam. Ce procédé, qui est très lent, consiste à frotter l'une contre l'autre, deux pierres cimentées chacune à. l'extrémité d'une baguette ou manche ; après cette opération, les pierres sont dites décroûtées ou ébauchées; on les polit ensuite avec la poussière provenant du frottement précédent ; on forme les facettes avec la meule. La taille de certains diamants ne dure pas moins de doux années.

— Diamants célèbres. Les plus célèbres diamants sont : le Régent ou Pilt, qui, tout taillé, pèse 13G carats et que l'on évalue !i ii millions de francs. Acquis |)ar un gentilhomme ,ing-lais, Pitt, gouverneur de JLadras, il fut vendu par lui au Régent de France, en 1720, moyennant 2,2-2o, 000 fr.; avant la taille, il pesait 410 carats; il est taille en brillant et il surpasse tous les autres par sa perfection, sa limpidité et la beauté de sa forme. Il fait partie de la collection des diamants de la couronne. — Le Kok-i-noor ou Montagne de lumière, possédé par la reine d'Angleterre depuis 1830. Trouvé dans les mines de Golconde, avant l'ère chrétienne, il appartint à diverses dynasties orientales et arriva finalement aux souverains du Pundjaub. Il passe pour porter malheur aux familles qui le possèdent. Il pesait 800 carats, mais fut réduit par une taille maladroite à 279 carats, et ensuite à 102 carats (1832). — L'Orloff, oli'ert à l'impératrice de Russie, Catherine II, par son favori, Orlolï; il est gros comme un œuf de pigeon et pèse 19.3 carats; il orne aujourd'hui le sceptre do Russie. — Le diamant du sultan de Mutan (Ile Bornéo), pesant 307 carats et évalué à 17 millions et demi de francs. —Le. Sanci, qui appartint à Charles le Téméraire, et qui l'ut acheté .300,000 fr. par sir C. .lejocbhoy, à la famille DeniidoQ' en 1863. — L'Etoile du sud, apporté du Brésil en 1833; il pesait 233 carats, et fut réduit à 140 carats par la taille. — L'Etoile du sud de l'Afrique, découverte dans la colonie du Cap en 1807, portée en Angleterre deux ans plus tard, achetée par Hunt et Roskell, pesant 46 carats et demi après la taille, et évaluée à 023,000 fr. en 1870. — Diamants de la couronne, collection de joyaux appartenant à la France et dont ses souverains faisaient usage. Ces pierres, au nombre de 62,812, pèsent 18,731 carats et sont évaluées h 22 raillions de francs.

DIAMANT (Le), bourg du S. de la Martinique, arr. et à 38 kil. de Fort-de-France, près d'un rocher inaccessible appelé le Diamant; 2,242 hab.

* DIAMANTAIRE s. m. Ouvrier qui taille les diamants et qui en fait trafic. On dit plus ordinairement. Lapidaire. — • «.v adj. Qui se rap|iioche du diamant par son éclat : pierre diamantaire.

DIAMANTE (Jean-Baptiste), auteur dramatique espagnol du xvii° siècle. La seule œuvre qui donne quelque notoriété à son nom est une imitation du Cùi, portant le titre de : Et honrador de su padre. Quelques auteurs, entre autres Voltaire, ont prétendu, mais à tort, que cette pièce était antérieure à celle de Corneille.

DIAMANTE, ÉE part, passé de diamanter.

— Adj. Qui a le retlet du diamant : couleurs diumantées.

DIAMANTER v. a. Orner de diamants; donner l'éclat du diamant ; te soleil diamuute Ils fjouttcs de rosce.

DIAN

DIAMANTIFÈRE ad.j. Miner. Qui contient du diamant : terrain diamantifère.

DIAMANTIN, INE adj. Synon. d'ADAMANim.

UIAMANTIN (Le), lerriloire de la Serra do l-"no, province de Minas Gerae? (Brésil), entre il" et 19° lai. S., fanieiu pour k production (les diamants. Cei< pierres précieuses y furent découvertes pour la iM-eniière foii; enlTJo; maison crut d'abord qu'elles n'avaient pa-^ une grande valeur.

DIAMANTINA, autrefois Tuuco, ville de Minas GeraBS (Brésil), à 450 kil. N. de Rio de Janeiro; 10,000 hah. Elle est bâtie en anipbitliéùtre, sur le penchant d'un morne escarpé, à plus de J,;iOO m. au-dessus du niveau de la mer. Ses maisons sont entourées de jardins renfermant des orangers et des bananiers. On remarque dans la ville, une belle église pour les nègres, avec une statue d'une Vierpe noire. Les habitants s'occupent principalement à la recherche de l'or et du diamant.

' DIAMÉTRAL, ALE, AUX adj. Appartenant au diamèlre. iN'ost puère usité qu'au féminin, et dan,-, cette loculinn ; ligne diamétrale.

•DIAMÉTRALEMENT adv. D'un bout du diamètre à l'autre : ks deux ■poks sont diamétrakment opposés l'un à l'autre. — Fig. Se dit des personnes ou des choses qui sont tout à fait contraires, entièrement opposées l'une à l'autre : l'avarice et la •prod'igalili: sont diamétralement opposées; ces deux hommes sont diamélrnlemcnt ojyposés.

• DIAMÈTRE s. m. (gr. dia, à travers; metron, niesLue) Ligne droite qui va d'un poini de la circonférence d'un cercle à un autre point, en passant par le centre : le diamètre divise la circonférence en deux parties égales. — Par ext. La plus grande largeurou grosseui' d'une chose ronde, arrondie, ellipliijue, etc. : k diamètre de la tête ; le diamètre de la terre, du soliil.

DI ANDRE adj. [di-aii-dre] [gr. dis. deux fois; anér, andros, mâle). Bot. Se dit des tieurs qui ont deux étamines et des femmes qui ont deux maris.

' DIANDRIE s. f. Bot. Classe du système de Linné, qui renferme les plantes ii'deux étamines, comme le jasmin, la véronique, le troène. Celte classe, peu nombreuse, se divise en trois ordres caractérisés parle nombre des pistils : i" diandrie monogynie, qui n'a qu'un pistil; 2° diandrie digijnie, qui a deux pistils; 3» diandrie trigynie, qui a trois pistils. — »v Etat d'une femme qui a deux maris.

DIANDRIQUE adj. Qui appartient à la diandrie.

' DIANE s. f. Guerre et Mar. Sonnerie de clairon ou batterie de tambour qui se fait à la pointe du jour, pour éveiller les soldats ou les matelots : en mer et dans les ports, la diane est suide d'un coup de canon. — iv Fain. Chant matinal : le coq sonne la diane.

DIANE, divinité de l'ancienne Italie, dont les attributionsétaientlesmêmes quecellesde la déesse grecque Arlémis. Elle était lille de Jupiter et de Lalone et sœur jumelle d'Apollon. Sœur du dieu du soleil, elle était déesse de la lune; vierge, elle protégeait les jeunes filles. Les ministres de son culte se vouaient à la chasteté. En Arcadie, Diane était considérée comme la déesse de la chasse. En Tauride, on lui offrait des sacrillces bumains. L'Artéinis d'Ephèse personniliait les pouvoirs fécondants de la nature; elle était représentée sous la forme d'une femme portant plusieurs mamelles.

DIANE DE FRANCE, duchesse d'AngouUme, née en l.V.w, m. nie en 1619 fille naturelle du dauphin Henri (Henri 11) et d'une Piémontaise noiuinée Philippe Duc, ou de Diane de Poilier.s, selon Brantûme. Elle fut légitimée et épousa

DIAP

en lSo3 Horace Farnèse, puis en 1357 François de Montmorency. Après la mort de ce dernier, en IflTS, elle s'attacha à la cause de Henri III, qu'elle réconcilia avec Henri de Navarre.

DIANE DE POITIERS, comtessse de Brézé, duchesse de Valentiriois, née en 1499, morle en L'iGO. Elle épousa, dès l'âge de 13 ans, Louis de Brézé, comte de Maulevrier, grand sénéchal de iNorman die. Son père, Jean de Poitiers, seigneur do Saint- Vallier, ayant favorisé la fuite du connétable do Bourbon, fut condamné à perdre la tête. Diane courut se jeter aux pieds du roi François l". D'après quelques historiens, sa jeunesse et sa beauté obtinrent, bien plus que ses larmes, la grâce de Saint-Vallier. Ce fait douteux a été admis comme vrai par Victor Hugo dans son drame le Roi .s'amuse, et on considère ordinairement Diane de Poitiers comme ayant amusé les loisirs de François I" avant de régner souverainement sur le cœur de son lils. "Veuve en l.'i;)!, Diane fit érigera son mari le superbe mausolée que l'on voit encore dans la cathédrale de Rouen. Elle porta rigoureusement le deuil do son époux jusqu'en lo38. Mais alors sa merveilleuse beauté, sa grâce incomparable frappèrent le jeune prince, qui devait être Henri II. Agée de 28 ans de plus que son amant, la grande sénéchale, comme on l'upiielail, prit sur lui un ascendant absolu. Elle lit exiler la duchesse d'Etampes, bouleversa le conseil, le ministère et le parlement, chassa de la cour le chancelier Olivier, combla de richesses ses partisans et ses amis, humilia en toute circonstance la reine Catherine de Mcdicis, fit plier devant elle le connétable de Montmorency et persécuta les prolesl.ints. En lois, le roi lui donna le duché de Valenlinois. A la mort de ce prince (liJo9), elle se retira dans le château d'Anel, :{uelle avait l'ait liâtir par Philibert Delorme. Le mausolée avec une statue en marbre par Jean Goujon, ([u'oii lui éleva dans l'église d'Anel, a êlé transporté au musée du Louvre. Elle avait eu du comte de Brézé deux filles, dont l'une épousa Roliert delà Marck, duc de Bouillon, et l'autre Claude de Lorraine, duc d'Aumale.

* DIANTRE s. m. Mot très familier dont on se sert pour éviter do prononcer le mot de Diable, et qui est tantôt une sorte d'imprécation, tantôt un signe d'élonnement, d'admiration, etc. : au diantre soit le fou ! que diantre me veut-il?

' DIAPALME s. m. (gr. dia, avec; franc. palme]. Phaini. Sorte d'emplâtre dessiccnlif. — Céraï DE DiAi'ALUii, diapalme auquel on a donné la consistance d'un onguent on le mêlant avec le quart de son poids d'huile d'olive.

* DIAPASONS. ni.[dia-pa-zon](gr. diapason). Mus. Etendue des sous qu'une voix ou avi instrument peut parcourir, depuis le ton le plus bas jusqu'au plus haut : cet air sort du diapason de la voix. — Sorte d'intrument ^d'acier à deux branches, dont on se sert pour prendre le ton : le son du diapason indique ordinairement le la. — Fig. Niveau, état comparatif, en parlant des mœurs, des opinions : quand il se mit à écrire, après une interruption de dix ans, il n'éliiil jilus au diapason.

' DIAPÉDÉSE s. f. [dia-pé-dè-ze](gr. dia, au travers; pétiurj, je palpite). Méd. Eruption du sang par les pores.

* DIAPHANE adj. [dia-fa-ne] (gr. dia, â travers; ///«((/(o, je brille). Piiys. Se dit des corps qui transmeltent abondamment la bimière : l'air est jjIus diaphane que l'eau. — Dans l'usage ordinaire, on l'emploiesouvent d'une manière absolue, comme synonyme de très transparent : te cristal est diaphane. — »v Poét. Qui est demi-lransparent : mains diaphanes.

* DIAPHANÉITÉ s. f. Phys. Faculté qu'ont

DIAR

certains corps de transmettre abondamment

la lumière : la diaphanéité de l'air et des gaz. — \\ Ti'ansparence : diaphanéité des chairs.

DIAPHORE s. f. [dia-fo-re] (gr. diapherô, je Iransporlej. Rhétor. Répétition d'un mot auquel on donne une nouvelle nuance de signification, comme dans ces vers :

Un vieux renard, mais des plus fins, Sent.int son renard d'une lieue.

La Fontaine, Le Renard ayant la queue coupée.

' DIAPHORÈSE s. f. (gr. diaphoreô, je réponds). Méd. Toute espèce d'évacuation cuta^ née, de transpiration. — vu Fonction de la peau à laquelle est due la transpiration.

* DIAPHORÉTIQUE adj. Pharm. Se dit des

remèdes qui excitent la diaphorèse, la transpiration : potion diaphnrétique. — s. m. Remède diaphorélique. Les diaphorétiques sont les sudorifiques les moins énergiques, tels que les tisanes, les boissons aqueuses, chaudes, les sels ammoniacaux, les diaphorétiques antimoniaux, la poudre de Dower, les liquides alcooliques, le soufre, les eaux minérales, sulfureuses, l'ail, la moutarde, etc. — Diaphoiiiî- TiQUES ANTiMONiAux, diaphorétiques à base d'antimoine : anlimoniate de potassium et oxydo-chlorure d'antimoine.

* DIAPHRAGMATIQUE adj. Anat. Qui a rapport au diaphragme : artères diaphraguiatiques.

' DIAPHRAGME s. m. [dia-fra-gme](gr. dia, à travers; phragma, cloison). Anal. Muscle très largo et fort mince, situé à la base de la

Diaphragme vu du côle inférieur ou abdominal. Y. C. J. \ eine cave inférieure ; OE. œsopliaf;e; Ao, l'aorte ; T. h. 11. coiuluit Ihoraciquc. — Ces canaux sont coupés au moment où ils traversent le diaphragme.

poitrine, qu'il sépare d'avec l'abdomen : le diaphragme sert à la respiration. — Par anal. Bol. Cloison transversale qui partage une siliquc, une capsule.

DIAPHRAGMITE s. f. Palhol. Inîlammalion du diaphragme.

DIAPHRAGMODYMIE s. f. jfr. diaphragme; gr. Qilnmé, douleur). Palhol. Rhumalismc musculaire du diaphragme.

DIAPRE s. m. Etofl'e de soie que l'on employait, pendant le moyen âge, pour faire dos ornements sacerdotaux, des vêtements d'apparat, etc.

* DIAPRÉ, ÉE part, passé do DiArnEn.— Ad,j. Paré de couleurs variées : gazon diapré de fleurs. — PnuNES DiApnÉËs, espèce de prunes violettes.

* DIAPRER V. a. 'Varier de plusieurs couleurs. Ne s'emploie guère qu'en poésie.

* DIAPRUN s. m. (gr. din, avec; lat. prunum, prune). Pharm. Sorte d'opiat ou d'éleiluaire dont on incorpore les ingrédients au moyen de la pulpe do pruneaux.

* DIAPRURE s. f. Variété de couleurs ; la diaprare des prés (vieux).

DIARBÉKIR, Diarbekr, Diarbek-Amid ou Kura-Amid (anc. Amida), ville fortifiée du

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