PEUT ÉPROUVER QUELQUE DIFFICULTÉ, DE GRANDES
DIFFICULTÉS, elc, quelque difficulté, de grandes diflicultés peuvent s'opposer à cela, peuvent empêcher que cela ne se fasse, ne réussi.sse. On dit souvent dans le sens contraire : cela ne souffre point, ne reçoit point, ne jieut point souffrir, éprouver de difficulté; cela ne fait aucune difficulté; je n'y vois point de difficulté; il n'y a pas de difficulté. Ces trois dernières phrases s'emploient fréquemment, dans le langage familier, pour marquer adhésion, consentement. — Objection, raison alléguée contre : un homme qui fait des difficultés sur tout. — Cet homme est le père des difficultés, il élève des difficultés sur tout. — Cette moposition ne souffre point de difficulté, elle est incontestable.—Faire DIFFICULTÉ DE QUELQUE CHOSE, y avoir de la répugnance, en faire scrupule : 'il y a lies gens qui ne font difficulté de rien. Absol. F.URE DES DIFFICULTÉS. - Obscurite d'un texte, endroit difficile à entendre : ce commentateur passe rapidement sur les difficultés. -- Partie d'un morceau de musique d'une exécution difficile : les diffindtés d'une sonate. — Dilférend, contestation : ks deux frères ont eu quelque difficulté ensembk. - Sans difficulté, loc. adv. Indubitablement, sans doute, volontiers : je m'y rendrai sans difficulté.
DIFFICULTUEUSEMENT adv. D'une manière difficullueuse.
* DIFFICULTUEUX, EUSE adj. Qui se rend difficile sur tout, qui allèi.'ue des difficullés, qui fait desdifficulléssur toutes choses : homme fort difficultueux ; esprit difficidtueux. — *»Uiii présente des dillicultés ; travail difficultueux.
DIFFLUENCE s. f. Etat de ce qui est diffluent.
DIFFLUENT, ENTE adj. Qui se répaiia, qui s'épanche : engorgement diffluent.
DIFFLOER V. n. {\ai.diffl.uire). Se répandre, s'épancher de tous côtés.
• DIFFORME adj. [M.difformis). Laid, défiguré, qui n'a pas la figure, la tonne ou les proportions qu'il devrait avoir:>am/t difforme; cela le rend tout difforme; ce bâtiment ist difforme. — Fig. Se dit des choses morales: nen de plus difforme que le vice.
* DIFFORMER v. a. Changer, giter, altérer la forme. S'emploie surtout en parlant de monnaies et autres choses semblables: difformer une médailk; il est défendu aux orfèvres de difformer les monnaies.
DIGE
* DIFFORMITÉ s. f. Défaut très apparent dans la foririe, dans les proportions : les loupes, la bosse, sont des difformités; la difformité d'un bâtiment. — Fig. Se dit des choses morales : la difformité du vice.
DIFFRACTER V. a. (lat. di^racJus part, passé de diffringcrer, briser). Phys. Opérer la diffraction.
DIFFRAGTIF. IVE adj. Phys. Qui produit la diû'raclion.
* DIFFRACTION s. f. Opt. Phénomène qui s'opère quand les rayons lumineux passent très près des limites des milieux oii ils se meuvent, en sorte qu'ils semblent se diviser et s'infléchir. (Voy. Luïière.)
* DIFFUS, USE adj. (lat. diffusus, répandu). ■Verbeux, prolixe, trop abondant en paroles : auteur, écnvain diffus; style diffus. — Bot. Tige diffuse, celle dont les rarailications, naissant de tous côtés, s'élalent horizontalement, comme dans la fumeterre. On dit également, RAMEAUX DIFFUS. — w Vague, iudécis : idées diffuses.
•DIFFUSÉMENT adv. D'une manière dilluse:
il parle diffusément
DIFFUSER V. a. Phys. Répandre dans diverses directions.
DIFFUSIBLE adj. (lat. diffusibilis). Qui se répand dans tous les sens : odeur diffusibk.
— Méd. Qui se répand rapidement dansl économie animale : médicament diffusibk.
DIFFUSIF, IVE adj. Qui a la propriété de se répandre dans tous les sens.
•DIFFUSION s. f. Phys. Se dit des fluides. Action de se répandre; état de ce qui est répandu : diffusion d: lumière; diffusion du son.
— Fig. La diffusion des richesses; la dijfnsio)i des connaissances utiles.— Fig. Proli.Nite, lro|i grande abondance de paroles : en cherchant à éciter la diffusion, on tombe quelquefois dans l'obscurité; le défaut de cet ouvrage est la diffusion.
• DIGAMMA s. m. (double gamma, à cause de sa fuiiiic C ou F ressemblant à deux gamma, r;. Granim. gv. Signe d'aspiration que les Eoliens plaçaient en tête des mots commençant par une voyelle, ou entre deux voyelles, dans le corps d'un mot : k digamma équivalait à l'esprit rude dans les autres dialectes grecs. — Le digamina fut primitivement la b» lettre de l'alphabet grec; il correspondait au lat. f et se prononçait probablement comme notre v; cette lettre lut abandonnée de bonne heure.
* DIGASTRIQUE adj. (rad. gastrique). Anat. Se dit df cerlaïus muscles qui ont deux portion^ charnues ou comme deux ventres attaches bout à bout : k muscle digastrique de la mâchoire inférieure.
•DIGÉRER ( lat. di9em'e)v. a. Faireladigeslion des alim.'iits qu'on a pris : digérer les viandes. On l'emploie aussi absolument : d a l'estomac faibk, il ne digère pas bien. — Fig. Examiner à fond une affaire, un sujet quelconque, le réduire, par la méditation, a l'ordre, a 1 état où il doit être = digérer un projet, iin système. — Se rendre compte d'une chose, de manièie à la bien concevoir, à la posséder parlailcment: c'est un homme qui lit beaucoup, mais qui ne diiiére pas ses lectures. - V\g. et fam. b-nuUrir, supporter quelque chose de fâcheux : digérer un affront. — Cela est dur a digérer, se dit aussi d'une chose difficile a croire. — y n. Chim. Etre mis en digestion : on fait digérer ces matières à un feu lent. — Se digérer v. pr. Etre diuéré.
DIGESTA s. m. pi. (lat. choses digérées'}. Med. .X^'ents hygiéniques digeslUs, comme les aliments et les' boissons.
* DIGESTE s. m. (lat. digestus, digéré). Recueil des décisions des plus fameux ,)urisconsullcs romains, composé par ordre de
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l'empereur Justinien, qui leur donna force de loi : k Digeste est divisé en cinquante livres. (Voy. Pandectes.)
DIGESTE s. m. (lat. digestus, digéré). Pharm. Produit du séiour prolongé d'une substance médicinale dans un liquide approprié et soumis à une température élevée.
* DIGESTEUR s. m. Chim. Vase dans leque\ on peut élever l'eau à une haute température sans qu'elle bouille : l'eau s'échappe avec un très grand bruit de la marmite ou du digesteur de Papin, au moment où on soulève la soupape. — »v Adjectiv. Qui sert à digérer : appareil digesteur. '
DIGESTIBILITÉ s. f. Caractère des aliments digestibles.
DIGESTIBLE adj. Qui peut être digéré; qui est facile à digérer.
* DIGESTIF, IVE adj. Anat. Qui sert à la digestion : organes digestifs. — .Méd. Qui aide à ïa digestion : remède digestif - Chir. Qui est employé pour favoriser la suppuration des plaies : onguent, topique digestif. — s. ni. S'emploie quelquefois dans les deux deriiiers sens : l'eau de Seltz est un digestif.
- DIGESTION s. f. [di-jèss-ti-on] (lat. digestio). Elaboration, coction des aliments dans l'estomac : l'exercice facilite la digestion. — Physiol. Fonction par laquelle s'opère la digestion : la digestion nécessite l'action de plusieurs organes. — Fig et fam. Cet affront, ce traitement EST de dure digestion, il est difficile à supporter. Cette entreprise est d^ dure digestion, elle est difficile, pénible. Ce livre, cet ouvrage est de dure digestion, est un MORCEAU DE DURE DIGESTION, il cst difficile à entendre, ou pénible à lire. On dit encore, cela est de dure DIGESTION, cu parlant d'une chose difficile à croire. — Chim. Opération par laquelle on tient longtemps certaines matières en contact avec les'liquides, pour en extraire les parties solubles : mettre des plantes en digestion. — Encycl. La digestion est cette l'onction par laquelle les aliments sont convertis eachyk ou fluide assimilable. Lesorfianes par lesquels cette fonction s'accomplit chez les animaux les plus élevés sont la bouche, le pharynx, l'œsophage, l'eslomao et les intestins, avec leurs ghindessalivairesaccessoires, le pancréas, le loie et les follicules muqueuses. Les aliments sont d'abord divises par les dents et mélangés avec la salive dans la bouche, puis transmis par la déglutition à l'œsophage et ensuite à l'estomac. C'est dans celui-ci que la ptyaline contenue dans la salive fait fermenter lesaliments féculentsetlcstranstorme en dextrine, puis en glucose; taudis que la pepsine du suc gastrique dissout les matières azotées et les transforme en albuminose ou peptone. Les contractions de l'estomac font descendre peu à peu le bol alimentaire ou chyme dans le duodénum où le suc pancréatique émulsionne les corps gras ettraiisforme les fécules en glucose ; la bile agit, elle aussi, sur le chyme. Les mouvements péristaltiques du tube excitent la masse chymeuse, qui s'avance dans liutestin grêle; c'est la que les vaisseaux chvliféres et lymphatiques absorbent le ch/k (partie nutritive des aliments) qu ils portent dans le canal Ihoracique; celui-ci se jette dans la veine sous-clavière gauche. Au contact de l'oxvgène dans le poumon, le chyle se transforme en sang artériel. Le résidu du chvme s'avance dans le gros intestin où il devient fétide; il y séjourne jusqu'au moment de la défécation.
* DIGITAL, ALE, AUX adj. (lat. digitalis; de digitus, doigt). Anat. Qui appartient aux doii-'ts : irtéres, veines diijitaks; nerfs digitaux.
— Impressions digitales, légères déiire.ssioiis qu'on observe à la face interne des os du crâne.
• DIGITALE s. f. (lat. dici'dak. dé à coudre).