DUO
contre les Ilots de la mer : les digues de Hollande. — Fig. Obstacle : quelle digue opposer à une telle licence?
DIGUE-DIGUE s. m. Argot. Attaque d'épilep-
sie. -- i.)Miu:ii EN digue-digue, avoir son diguedigi.e, ,-iM]ir une attaque d'epilcpsie.
DIGUEMENT s. m. Action de diguer.
DIGUER V. a. Synon. d'ENDiouER.
DIGYNE adj. (gr. dis, deux; guné, femelle). Bol. Qui a deux pistils, ou un seul pistil surmonté de deux stigmates, ou deux stigmates
sessiles.
DIGYNIE s. f. Bot. Ordre de plantes digynes.
DIJON, Dioio (celt. div, deux ; ion, rivière). Âne. eap. de la Bourgo.gne, ch.-l. du dép. de la Cûte-d'Or, au nied du mont Afrique, au confluent de l'Ouche etdu Suzon, à 31.') kil. S.-Ë. de Paris, et 19.S kil. de Lyon, par 47° 19' 19" lat. N.; et 2" 41' o.ï" long K., au clocher de Saint-Ilénignc; 67,736 hab. Elle est bien bâtie, renferme de belles places, de délicieuses promonades; une cathédrale (Saint-Bénigne) des XI' et xii° siècles, avec les mausolées de
Cathédrnle de Dijon.
Philippe le Hardi et de Jean sans Peur et une crypte d'un graml intérêt archéologique; l'un dès plus beaux théâtres de France: un château de la fin du xv* siècle, où furent enfermés la duchesse du Maine, Mirabeau et le chevalier d'Eon, un musée, et une bibliothèque de 70,000 volumes. Toiles, bonneterie, cuir, sucre, etc. Important commerce de vins de Bourgogne. Patrie de Philippe le Bon, de Bossuet, de Saumaise, de Piron, de Crébillon, de liameau, de Cazotte, de Bazire, de Vauban, etc. Dijon fut fondée par .Iules César et agrandie par Miirc-Aurèle; les Sarrasins et les Normands la saccagèrent et elle fut détruite par un incendie en 1127. Elle fut, pendant trois siècles, la capitale des ducs de Bourgogne et resta ensuite, sous les rois de France, capitale de la province de ce nom. Le 30 oct. 1870, les Allemands, commandés par le général Bever, s'emparèrent des hauteurs qui commandent la ville; le prince Guillaume de Bade entra dans les faubourgs; le lendemain Dijon se rendit, mais les Allemands l'abandonnèrent à l'approche de Bourbaki, le '■27 déc. Une portion du second corps d'armée des .\llemands dut évacuer le? environs après une lutte contre les garibaldiens(2l-23 janv. 18.1). Après le désastre de l'armée de Bourbaki, Dijon fut de nouveau occupée par les Prussiens.
DIJONNAIS, AISE adj. Qui est de Dijon ; (lui concerne Dijon.
DILE
DILU
DIMA
DIJONNAIS (Le), pelit pays de France, dans l'ancienne Bourgogne ; fait aujourd'hui parlie du déparlemenl de la Côte-d'Or.
* DILACÉRATION s. f. AcLion de dilacérer, déchirement. Ne se ditguère qu'en termes de chirurgie : dilacéralion de la peau, des tissus.
' DILACÉRER v. a. (lat. dilacerare). Déchirer quelque chose, mettre en pièces avec violence. iNe se dit guère qu'en termes de chirurgie.
* DIL.APIDATEUR, TRICE adj. Qui dilapide, qui dépense lollemenl : ministre dilapidateur. — s. C'est u:i dilapidateur, une dilapidatrice.
' DILAPIDATION s. f. Dépense excessive et désordonnée : lu dilapidation des finances de l'Etat.
' DILAPIDER V. a. (lat. dilapidare]. Dépenser avec e.iLcès et avec désordre : ce ministre a dilapidé les finances.
' DILATABILITÉ s. f. Phys. Faculté que possèdent tous les corps, de pouvoir, sans se désagréger, admettre des variations plusou moins étendues de distance entre les particules matérielles qui les composent.
* DILATABLE adj. Qui est susceptible de dilatation : l'air est extrêmement dilatable.
* DILATANT s. m. Chir. Se dit des corps qui servent à dilater ou à tenir libres et béantes certaines ouvertures naturelles, accidentelles uu artificielles : les sétons, les sondes, les boides d'iris sont des dilatants. — « Phys. Qui produit la dilatabilité.
* DILATATEUR s. m. Chir. Instrument dont on se sert pour ouvrir et dilater une plaie, pour agrandir une ouverture : il y a plusieurs espèces de dilatateurs. — »v Se dit aussi de certains muscles. — Au féni. dil.\tatrice.
* DILATATION s. f. Didact. Action de dilater de se dilater; action de ce qui est dilaté : la dilatation d'une plaie; la dilatation de l'air.
' DILATATOIRE s. m. "Voy. Dilat.^teur.
* DILATER V. a. (lat. dilalare; de latus, large). Elargir, étendre : la chaleur dilate les pores. — Phys. Se dit de ce qui augmente le volume d'un corps et lui fait occuper plus d'espace, en écartant ses particules matérielles, sans les désagréger : le calori(/ue dilate tous les corps. — v* Fig. Donner de la .joie : cette nouvelle lui dilata le cœur. — * Se dilater V. pr. Etre dilaté : dans certaines maladies, lapupillese dilate beaucoup; quand l'air vient à se dilater. — v* Fig. Nager dans la joie : mon cœur se dilate.
' DILATOIRE adj. (lat. dilatorius). Procéd. Qui tend à prolonger un procès, à relarder le jugement : exception dilatoire; moyen dilatoire.
* DILATER V. a. [di-lè-ié] (rad. délai). Dill'érer, remettre à un autre temps : dilayer un payement (vieux). — v. n. User de remise : il ne fait que dilayer.
* DILECTION s. f. (lat. dileetio; de diligere, chérir). Relig. Amour, charité : la dileciion du prochain. — Terme dont le pape et l'empereur d'Autriche se servaient en écrivant à certains princes : salut et dileciion; j'ai écrit â votre dilection.
* DILEMME s. m. [di-lè-me] (lat. dilcmma). Log. Sorte d'argument qui contient deux ou plusieurs propositions dill'éientes ou contraires, dont on laisse le choix à l'adversaire, pour le convaincre également, quelle que soit celle qu'il adopte : poser un dilemme.
* DILETTANTE s. m. [di-lé-tan-té] (ilal. qui se délecte). Amateur passionné de la musique. — Par exl. Amateur de peinture, de sculpture; connaisseur en tableaux, en objets d'art de tontes sorte : des dilellanti.
•DILETTANTISME s. ra. Goût très vif pour la musique, poiii- l.i peinture et eu général pour tous les objets d'art.
DILHERRUS i Jean-Michel) , théologien de Nuremberg, qui se rendit célèbre, au xVsiècle, comme correcteur d'imprimerie.
* DILIGEMMENT adv.[di-li-ja-man]. Prumptenient, avec diligence : travailler diUijemment.
— Avec soin, exactement : j'ai recherché, examiné diligemment. — Ce sens est moins usité que le premier.
* DILIGENCE s. f. [di-li-jan-se] (lat. diligentia). Promptitude, prompte exécution : user de diligence. — F.\ire diligenxe, faire grande DILIGENCE, faire une chose promptement. Se dit plus ordinairement en parlant de voyage : ce courrier a fait diligence, a fait grande diligence. — Procéd. Poursmle: faute de diligence, l'instance périt au bout de trois ans. — Faire ACTE DE DILIGENCE, marquer que l'on s'est mis en devoir de faire quelque chose. — A la diligence d'l'n tel, sur la demande, à la requête d'un tel. On dit souvent aussi, dans les
exploits, POURSUITES ET diligences u'UN TEL, SUI'-
tout lorsqu'on y parle d'une personne qui agit au nom d'une autre. — Soin vigilant, recherche exàcle: j'ai fait diligence, toutes mes diligences pour le trouver, pour venir à bout de tel dessein. — Grande voiture publique qui part à des jours et à des heures lixes, et qui ordinairement va vite. Ne désigne plus aujourd'hui que des voilures de terre; autrefois on le disait aussi de certaines voitures d'eau : prendre la diligence. — Fig. et fam. C'est la DILIGENCE EMBOURBÉE, Se dit d'une personne très lente dans ce qu'elle fait.
* DILIGENT, ENTE adj. [di-li-jan] (lat. diligens). Prompt à ce qu'il fait; qui se dépêche, qui fait ou qui va vite : ouvrière diligente. — Soigneux, laborieux, vigilant : écolier diligent.
— Se dit quelquefois des choses, dans des sens analogues : marcher d'un pas diligent; soin diligent.
' DILIGENTER v. a. Hâter, presser : il faut diligcntcr cette affaire, l'impression de ce mémoire. — V. 11. Agir avec diligence : il faut diligenter. — Se clilisenter v. pr. Agir avec diligence. — DiUeniacé, Dillénie. (V. S.)
DILLENIUS ; Johann-Jakobi, [dill-lé-ni-ouss], botaniste allemand, ne a Durmstadt en 1687, mort en 1747. Aussitôt la publication de .son Catalogus Plantarum circa Gissam nuscentium (17'19), un beau jardin d'iiitham fut mis à sa disposition par James Shorard, dont le frère William lui avait conseillé de s'établir en Angleterre et qui fonda à Oxford une chaire de botanique, pour DiUenius. Ses principaux ouvrages sont : Uortus Elthamensis [ilAi) avec 324 planches gravées par lui et Hisloria muscorum (1741).
DILLINGEN, ville de Bavière, district de Souabe et iNewbourg. sur le Danube, à 3a kil. N. Û. dAugsbourg; 5,400 hab. Château royal.
DILLON (Peter), navigateur anglais, né vers 17;>.i, mort en 1847. En 1827, commandant un vaisseau français, il visita une des iles du groupe de Vani-Koro dans la mer du Sud, et y retrouva les traces de la dernière expédition de La Pérouse. En 1829, Dillon revint en France, ou il écrivit une Relation de son voyage (Paris 1SJ36, 2 vol. in.-8°).
DILOCHIE s. f. [-ch\]{gr.dis, deux fois; lochos, cohorte). Subdivision de l'armée grecque, au temps d'Alexandre le Grand. (Voy. Armée.)
DILOGIE s. f. (gr. dis, deux foisj logos, discours). Equivoque, double sens.
* DILUER V. a. (lat. diluere). Techn. Etendre d'eau une liqueur quelconque.
* DILUTION s. f. [-si-on]. Action d'étendre d'eau une liqueur.
•DILUVIEN, lENNE adj. (lat. di/uuwm, déluge). Qui a rapport au déluge: en examinant les montagnes, on y reconnaît les traces des eaux diluviennes. — Pluie diluvienne, pluie li'és abondante.
DILUVIUM s. m. [di-lu-vi-omm] (lat. déluge). Géol. iMatière des alluvions antérieures au.x. temps historiques. Le diluvium est le dépôt superficiel d'argile, de sable, de gravier et de galets que l'on rencontre dans les deux hémisphères, en couches plus ou moins uniformes, sur les terres des régions polaires et des portions adjacentes des zones tempérées.
* DIMANCHE s. m. (lat. dies magna, grand jour; ou dies Doniinica. jour du Seigneur, parce que ce fut un dimanche que Jésus apparut après sa résurrection). Le premier jour de la semaine, qui est particulièrement consacré aux pratiques de la religion chrétienne. 11 correspond au dies solis (jour du soleil) des anciens Romains. Il est appelé le jour du Seigneur dans toutes les Eglises chrétiennes, et considéré partout comme un jour de repos et de prières. — La première loi civile concernant le repos du dimanche fut édictée par Constantin, en 321. Plusieurs ordonnances et arrêts enjoignirent l'obsoivation du jour du Seigneur; la loi du 18 nov. 1814 prescrit la suppression de tous travaux les dimanches et joui's fériés; mais cette loi, avant d'être abrogée, était tombée en dé^>uétude. En Angleterre, aux Etats-Unis et, en général dans les pays protestants, le repos du dimanche est absolument obligatoire; c'est à ce point, qu'aux -Etats- Unis, les trains des chemins de 1er s'arrêtent le samedi soir, avant minuit, et ne reparlent que le lundi matin, après minuit. Tous les magasins sont ferméscejour-là, excepté les pharmacies. C'est une obligation imposée par la religion catholique, d'entendre la messe tous les dimanches. — Dimanche gras, celui qui pi é ;ède le mercredi des Cendres. — Législ. « Le dimanche est un jour de repos pour les fonctionnaires publics (L. 18 germinal an X, art. .•17). Il en est de même des quatre grandes fêtes de l'Eglise catholique : Ascension, Assomption, Toussaint et Noël (Arr. 29 germinal an X) et delà fête nationale du 14 juillet (L. 6 juillet ISSO). Les actes judiciaires ne peuvent être faits les dimanches et les jours de fêtes légales (C.proc. etc. comin.); mais, en matière criminelle, l'exécution des condamnations est seule interdite (G. pén. 2o). Dans les établissements militaires, le travail est interdit les jours fériés (L. 20 mai iS74, art o) ; et il en est de même dans la plupart des administrations, en vertu de circulaires ministérielles. La loi du 18 novembre 1814, dans le but de propager la religion catholique par voie de contrainte légale, avait défendu d'ouvrir les bou: tiques et les ateliers, les dimanches et les jours fériés; elle défendait aussi aux débitants, dans les communes de moins de 0,000 âmes, de tenir leurs maisons ouvertes et de donner à boire pendant la durée des offices catholiques ; mais cette loi d'intolérance était tellement en arrière des mœurs qu'elle n'a été que bien rarement appliquée, et elle a été formellement abrogée par la loi du 12 juillet 1880. La loi du 19 mai 1874 (art. 5 et 30) défend de contraindre les jeunes apprentis au travail le dimanche cl les jours de fêtes légales, et elle interdit d'employer, pendant ces mêmes jours, des jeunes garçons de moins de i(i ans et des filles de moins de 21 ans, dans les ateliers ou établissements industriels, même pour le rangement intérieur. Cependant, il est fait exception pour les enfants au-dessus de douze ans qui, dans les usines à feu continu, sont ein].iloyés à des travaux indispensables, pendant un temps dont la durée est limitée par des règlements d'administration publique. » (Cu. Y.)
DIMAQUE s. ni. (gr. dimachui). Corps de Iroupes qui, de même que nos dragons, combattaient inditféremment à pied ou à cheval. On attribue à Alexandre la création de ce corp- de 300 hommes, l'élite de la cavalerie macédonienne. Chaque dimaque était accompagné d'un valet qui portail son ba-
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gage et qui gardait son cheval lorsque la nafurn du terrain l'obligeait de combattre à pied.
' DÎME s. f. (corrupt. de dixième). Portion des grains, des vins, des fruits, etc., qui se payait à l'Église, ou au seigneur du lieu, et qui en était ordinairement le dixième : les Juifs payaient la dhne aux lévites. — Grosses dîmes, dîmes qu'on levait sur les gros fruits, comme le blé et le vin. Menues dîmes, celles qui se levaient sur les menus grains et sur le menu bétail. VrnTEs dîmes, celles qu'on levait sur les légumes, le chanvre, etc. — Hist. "La dîme des pr'oduits de la terre a eu pour origine les coulumcs religieuses des anciens peuples. Suivant le Lévitique. les dimes des grains et des fruits appaitenaient à Dieu, c'està-dire au.\ lévites, les(|uels ne pouvaient posséder aucun bien. Selon Montesquieu, la dîme fut établie en France au profit du clergé, par Cliarlcmagno ; mais on la percevait déjà sous les rois de la première race. Elle consistait dans le prélèvement du dixième de tous les produits de la terre et de ceux de l'industrie ou du commerce. Ces droits attribués aux églises et aux monastères furent souvent donnés en lief par le roi ou par les seigneurs; on nommait dîmes infiodées celles qui étaient ainsi possédées par des personnes laïques, et celles-ci devaient alors payer a'j curé de la paroisse, une part de leurs profits, dite portion conijrue. La plupart des dimes étaient affermées, et leur perception donnait lieu à beaucoup d'abus. L'Assemblée constituante en vola l'abolition en principe, dans la nuit du 4 août I7S9, et elle autorisa leur rachat; mais ce fut la Convention qui l]l enfin disparaître cet impôt écrasant et si injustement réparti. » (Ch. Y.)
DIME s. m. [daï-me] (fr. dime). Monnaie d'argent des Etats-Unis, valant -^ de dollar ou "10 cents.
•DIMENSIONS, f. [di-man-si-on] (lat. dimcîzsio; de diimliri, mesurer). Etendue des corps: un corps solide a trois dimensions : la longueur, la lanjeur et la profondeur ou la hauteur. — Fig. et l'am. Piiendre ses dimensions d.^ns une AFFAiBE, prendre les mesures nécessaires pour réussir.
* DÎMER V. n. Lover la dime: dimer dans un I Itfunp. — Avoir droit de lever la dime en un lieu: l'abbé dirnait dans tous ces villages.
DIMÉRIQUE adj. (préf. di, tiv. meros, partie). Qui est composé de deux parties.
DIMÈTRE adj. (préf. di, gr. metron, mesure). Métrique anc. Qui a deux pieds.
*DIMEIJR s. m. Celui qui était commis pour recueillir les dimes.
* DIMINUÉ, ÉE part, passé de Diminuer. — Mus. Se dit d'un intervalle mineur dont on retranche un demi-ton par un dièze à la note inférieure ou par un bémol à la note supérieure : seconde diminuée.
DIMINUENDO adv. [di-mi-nu-ain-do] (ital.
m diminuant). Mus. S'emploie pour marquer que les sons de la voix ou des instruments doivent aller en s'afïaiblissant par degrés.
Opposé à CniiSCENDO.
* DIMINUER (lat. diminuere) v. a. Amoindrir, réduiie quelque chose, en retrancher une partie. S'applique tant aux choses physiques qu'aux choses morales : diminuer 'sa dépense; rien ne peut liiminuer sa gloire. — V. n. Se réduire, devenir moindre : les jours diminuent dés la Suint-Jean. — Maigrir: cet enfant dépéril, il diminue à vue d'œil.
'DIMINUTIF, IVE adj. Gramm. Se dit de tout mol i|ui a une signincalion plus faible ou plus adoucie que celui dont il est formé par l'addition d'une certaine termiiiais(m : IîIIi'Up, femmelette, amourette sont des exjj/'ii»«/!r diminutiues, sont des termes dimi-
DJNA
nulifs des mots fîlle, femme et amour. On dit dans un sens anal. : forme, terminaison diminutive. — s. m. Vieillot c«doticetM;!« des diminutifs de vieux et de doux ; la langue italienne abonde en diminutifs — Les poètes ont fait une foule de diminutifs : rossignolet, tendrelet, agnelet, herbettc, fleurelle, etc.
Viens, mil bcrgcrc sur VUrbette, Viens ma Iwrgerc, vi,;ns soulcUe, Nous n'aurons que nos brehirttes, Pour témoins de nos amourettes.
RotinSÀOLT.
— Objet qui est en petit ci; qu'un autre est en gland : ce jardin est un diminutif de celui des Tniliries.
' DIMINUTION s. f. Amoindrissement, rabais, retranchement d'une partie de quelque chose : diminution de taxe; son autorité a souffert quelque diminution.
• DIMISSOIRE s. m. (lat. dimiticre, congédier). Lettre parlaquelle un évÊ([ue consent qu'un de ses diocésains soit promu à la cléiicature ou aux ordres par un autre évêque : donner un dimissoire.
•DIMISSORIAL, ALE adj. N'est usité que dans cette locution, lettres dimissoriales, lettres qui contiennent un dimissoire.
DIMORPHEadj.(préf.a!i; fii: morphê, forme). Qui peut revêtir deux formes dillerentes. — Cliim. Qui peut prendre deux formes différentes sans changer de nature, comme le soufre et le phosphore. — ' Miner. Qui est susceptible de cristalliser sous des formes appartenant à des systèmes différents.
DIMORPHISME s. m. (gr. dis, deux; morphé, lorme). Caractère des substances ou des objets dimorphes. — Cliim. (V. S.)
DINAGEPOOR [di-na-dje-pour], ville du Bengale (Inde anglaise), à 32o kiL de Calcutta; âO.oOu hab.
DINAN, Dinanum, ch.-l. d'arr., à 56 kil. E. de Saiiit-lirieuc (Côtes-du-Nord), dans une situation pittoresque, sur la Fiance, par 48» 27' 15" lat. N.; et i" -if 41" long. 0., à Saint- Sauveur ; 10,020 hab. Eulises gothiques fort curieuses, dont l'une possrde le corps de du Guesclin. Château foit des ducs de Bretagne. Patrie de Duclos. Belles promenades, villas entourées de jardins; port sur la Rance; commerce de cabotage. Toiles, cotonnades, lainages, sucre de betterave, sel.Diuan forma une vicomte particulière jusqu'en 1280. Du Guesclin la défendit victorieusement contre les Anglais en I3b9.
* DINANDERIE s. f. coll. (de Dinant, ville de Belgique). Se dit de toutes sortes d'ustensiles de eiiivri.' jaune.
DINANDIER s. m. Fabricant ou marchand de dinanilerie.
DINANDOIS, OISE adj. ets. Qui estdeDinan;
qui appartient à cette ville ou à ses habitants.
DINANT, ville forte de Belgique sur la Meuse, à 28 kil. S. de Namur; 7,160 hab. Les rochers sur lesquels elle est bâtie sont accessibles par des escaliers tournants coupés dans le roc presque jusqu'à la citadelle. La dinnnderie est aussi fameuse que les gâteaux de Dinant, appelés couques. Celte ville fut saccagée en 1446 par les Boiirguignons, et en l.ï.54 par le duc de Nevers. Les Frani;ais la prirent en 1675 et en 179.Ï.
DINANTAIS, AISE s. et adj. Habitant de Dinant; qui appartient à cette ville ou à ses habitants.
DINAPORE, ville du Bengale, sur le Gani.'e, à i:i kil. .N.-O. de Patna; 10,OUO hab. Importante station militaire.
DINARD, station balnéaire maritime, à 2 kil. de Saint-Malo (llie-et-Vilaine); 5,09,t h. Site* pittoresijues ; ravissantes promenades.
DINARIOUES (Alpesi. Voy. Alpes.
DIND
DINATOIRE, adj. Qui tient lieu de diner :
ili'jeuiicr dinaloire.
' DINDE s. f. Femelle du dindon, appelée aiiliement Poule d'Inde : dinde aux truffes, farcie de truffes. — s. m. Se dit quelquefois abusiv. du coq d'Inde : un gros dinde. — «v Fara., au fëm. Femme sans esprit, sans jugement.
* DINDON, s. m. (de dinde, mot formé par abrév. de poule d'Inde). Ornith. Genre de gallinacés, type de la famille des méléagrider, groupe des alectéromorphes de Huxley, dont une espèce est domestiquée et répandue dans nos basses-cours. Employé au pluriel, se dit tant des mâles que des femelles ; troupeau de dindons. — .\o se dit guère au singulier que du mâle appelé aussi Coq d'Inde : dindon en daube. — Fis*, et fam. G.^rder les dindons, vivre, se reléguer à la campagne. — Prov. et fam. Bète COMME un dindon; coLiiRE, gourm.\nd COMME un dindon. — Fig. et fam. C'est un dindon, UN FR.\NC dindon. Se dit d'un homme stupide. — Fig. et fam. Il en ser.v le dindon, il en sera la dupe. — Encycl. Le dindon sauvage [meleagris yatlopavo, Linn.), se rencontre encore
Dindon s.iuvage {.Melcagris g:iIloii;i\;i^,
dans l'Amérique du Nord, principalement dans le bassin du Mississipi ; mais il se fait rare, et l'on a dû prendre, aux Etals-Unis, des mesures pour prévenirsa destruction complète. Les jésuites l'ayant trouvé domestiqué au Mexique, l'introduisirent en Espagne, et il i'al :i\>pe\é. oiseau des jésuites. On lé nomma aussi taquin, à cause de son caractère, et ensuite poule d'Inde, parce que l'Amérique avait alors le nom d'Indes Occidentales. Il s'est acclimaté peu à peu dans toute l'Europe, où il supplanta l'oie, qui fut, jusqu'à la lin du moyen âge, la reine de la basse-cour et de la cuisine. Le premier dindon qui parut sur une table française fut servi aux noces de Charles IX. Le dindon sauvage est d'une couleur générale de bronze cuivré avec des reflets raétallif[ucs verts; chacune de ses plumes est terminée par une marge d'un noir velouté. Les dindons sauvages vont par troupes formées de plusieurs centaines d'individus. Le jour, ils restent dans les bois et s'y nourrissent de glands, de grains, de baies, de bourgeons, de fruits, de noix, d'herbe, d'insectes et de jeunes grenouilles. La domestication et l'acclimatation ont fait subir aux dindons des modifications assez remarquables. Leur plumage est devenu noir ou tout blanc, et quelquefois gris ou mélangé de noir et de blanc; le pinceau de poils roides qui pend au bas du cou chez le mâle est moins long; la forme générale du cor|>s s'est arrondie. C'est, au dire de Brillat-Sa\arin, l'un des plus beaux cadeaux que le nouveau monde ait l'ait à l'ancien. Le dindon ne mérite que dans son bas âge la réputation de stupidité qu'on lui a faite. Adulte, il n'est pas sans intelligence, ni sans courage. Il se pavane, d'un air d'importance, au milieu de la basse-cour, en faisant la roue, en piaffant ou en gloussant d'une manière particulière. Il ne redoute ni le coq ni aucun autre volatile. — La femelle commence à pondre vers l'âge de 10 mois. Elle fait chaque année deux pontes de 20 à 2o œufs d'un blanc sale tacholé de roux. Le mâle suffit à six femelles. L'incub.ilioii dure de 28 à 3'i jours. Les jeunes dindonneaux ne commencent à
DINK
manger que vers le S' ou le 3' jour après leur naissance, et telle est leur stupidité que l'on est souvent forcé de leur introduire la première nourriture dans le bec. On leur donne d'abord une pâtée de farine d'avoine. de mie de pain et de feuilles de pissenlit ou de jeunes pousses d'orties finement baebées avec un peu d'eau tiède et un œuf cuit mollet. Après chacun de leurs six repas journaliers, on les fait boire dans un vase peu profond. Au bout de 8 ou 10 jours, on leur donne une pâtée faite de jeunes oignons hachés avec leurs feuilles, d'orties, de farine d'orge, de pommes de terre cuites, et de petit lait. A deux mois, ils poussent le rouge, c'est-à-dire que leur tête se couvre de caroncules rouges. A partir de ce moment, on les envoie au pâturage, principalement dans les bois, où ils trouvent des glands dont ils sont très friands. Us deviennent robustes et cessent de craindre le froid et l'humidité. Les jeunes dindons sont bons à manger vers l'âge de 4 mois. La dinde est plus tendre et plus délicate que le mâle.
* DINDONNEAU s. ra. Petit dindon ou petite dinde : hs dindonneaux sont difficiles à élever.
DINDONNER v. a. Fam. Attraper, faire dupe.
* DINDONNIER. 1ÈRE s. Gardeur. gardeuse de dindons. — Se disait quelquefois, flg. et par dénigi-., d'une demoiselle de campagne.
DINDORF (Ludwig), philologue allemand, né en 180.S, mort en 1871. 11 donna une édition de Xénophon, de Diodore de Sicile, de Pausanias, de Malalas et en collaboration avec son frère Wilhelni et Hase, traduisit le T/iesaurus Linguse grxcx d'Henri Estienne.
"DÎNÉE s. f. Repas ou dépense qu'on fait à diner dans les voyages, tant pour les personnes que pour les chevaux : il 7îous en a coulé tanl pour la dinée. — Lieu où l'on s'arrête pour diner, lorsqu'on est en voyage : il n'y a plus qu'une lieue d'ici à la dinée.
" DÎNER V. n. Prendre un repas vers le milieu ou vers la fin du jour : on ne dine guère, à la ville, que vers le soir. — Prov. S'il est riche, qu'il dîne deux fois. — Qui dort dIne, le sommeil tient lieu de nourriture. — Dîner par CŒOR, se passer de diner involontairement. — Son .assiette dîne pour lui, se dit en parlant de quelqu'un qui ne se rend point à une table d'hôte à l'heure du repas, et qui ne laisse pas de payer. — Il me semble que j'ai dîné quand je le vois, se dit en parlant d'un homme fort ennuyeux et fort incommode. — Qui s'attend A l'écuelle d'autrui, a souvent mal dî.né, quand on compte sur autrui, on est souvent trompé dans ses espérances.
'DÎNER ou Diné s. m. (étym. inconnue).
Repas qu'on fait vers le milieu ou vers la fin du jour : assister au diner du roi. — DiijËUNERdIner. (Voy. DÉJEUNER.) — Se dit aussi des mets qui composent ce repas, ou de la nourriture qu'on y prend : le diner est sur la table.
'DÎNETTE s. f. Fam. Petit repas, ordinairement simulé, que des enfants font entre eux ou avec une poupée : faire la dinette.
' DÎNEUR s. m. Celui qui est d'un diner : j'étais un des dineurs. — Celui dont le repas principal est le diner : je suis dîneur, je ne soupe point. — Uangeur; eh ce sens on ne l'emploie guère que dans cette phrase, c'est UN BEAU DINEUR, cBst un grand mangeur. Ce mot est familier dans ses trois acceptions.
DINGO s. m. Voy. Chien.
DINGUER v. n. Argot. Flâner, errer. — Envoyer DiNGUER, envoyer promener, éconduire brusquement.
DINIQUE adj. (gr. dinos, vertige). Méd. Qui est propre à combattre le vertige.
DINKELSBÛHL, ville fortifiée de Bavière, sur le Weinitz, à 6a kil. S.-O.de Nuremberg; 4,520 hab. Bonneterie, toiles, papiers et clia-