‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 305 sur 568 · DRAC · texte numérisé non relu

DRAC

nom que donnaientles Romains au commandant de dix soldats et par lequel l'ancienne Eglise désignait un officier la'ic, chargé du cérémonial et de la décoration dos temples ; dans certains mniiastères, on appelait dccimus un moine chargé par l'abbé de la direction et de la surveillance de dix moines). Le plus ancien suivant l'ordre de réception dans un corps, dans une compagnie : le doyen des avocats. — Doyen DU sAcnÉ collège, le premier cardinal-évêque.

— Titre de dignité ecclésiastique : le doyen est le président-né du chapitre. — Titre de dignité éligible et temporaire dans les facultés de l'université : adresser une réclamation au doyen,

— Le plus ancien en âge : si vous n'avez que soixante ans, je suis voire doyen. On dit aussi en ce sens, doyen d'âge, mais seulement dans les assemblées ou compagnies délibérantes : il présidait l'assemblée, comme doyen d'âge.

' DOYENNÉ s. m. [doua-iè-né]. Dignité de doyen dans un église : eccélésiastique pourru d'un doyenné. — Par exl., en quelques endroits. Demeure du doyen : aller au doyenné.— Jard. Poire de doyenné, ou sirapl., doyenné, espèce de poire très fondante et peu parfumée, qui se cueille en automne : c'est un doyenné, du doyenné.

DOYENNETÉ s, f.

Qualité de doyen d'âge.

DOZULÉ, ch.-l. de tant., arr. et à 18 kil.

S.-O. de Pont-l'Evêque .Calvados)-. 906 hab.

DRAC (Le), torrent ijui naît au col des Deux Courettes, arr. d'Embrun (Hautes- Alpes); il bondit avec fuieur dans un lit encaissé, inonde et ravage, d'une manière épouvantable, les campagnes voisines, se grossit du Drac de Champoléon, de la Rouanne, de la Séveraisette, de la Séverelte, de la Romanche, et se jette dans l'Isère, un peu au-dessous de Sassenage, après un cours de 120 kil.

DRACHENFELS [dra'-khènn-fèiss] (ro'-hor du Dragon), la plus célèbre des sept iiiuiilagMCS qui forment le Siebengebirge (sept collines), sur le Rhin, près de Bonn fhaute de "•Tj i.i.). A son sommet, se trouvent lesruines

DRAG

delà cathédrale de Cologne, et qui pour celle raison est appelée Bombruch (carrière de la cathédrale).

* DRACHME ou Dragme s. f. [drag-me] (gr. drachme). Antiq. gr. Poids équivalent à 4 gr. 36 cent. Dans les anciennes mesures de Pharm., était synonyme de Giios (huitième

Drachme athénienne (grandeur exacte).

partie de l'once) : deux drachmes de séné. — Ancienne monnaie grecque, qui était d'argent, et qui valait 96 centimes; monnaie grecque moderne du même métal et à peu près de la même valeur.

DRACOCÉPHALE s. m. (gr. drakàn, dragon; kephalé. têle). But. Genre de labiées, comprenant des espèces herbacées vivaces, à tleurs dont la corolle présente une certaine ressemblance avec la tête des reptilessauriens appelés dragons. Le dracocéphale de Moldavie [dracocephalum Moldavica, Linn.) répand une odeur aromatique et est employé aux mêmes usages que la mélisse.

DRAGON, Braco, archonte qui fut l'auteur du premier code écrit des Athéniens (39° olympiade, 624 av. J.-C). On a peu de détails sur la vie de Dracon. Son code prescrivait la peine de mort pour des fautes sans importance comme pour de graves forfaits. Ses lois étaient si violentes, qu'on ne put les appliquer, et cju'au bout de 30 ans Athènes était retombée dans l'aiiarchie. (Voy. Athènes.)

DRACONAIRE s. m. Soldat romain qui portait une enseigne en forme de dragon. Sous Valentinien le Jeune, chaque cohorte avait son dracunaire.

* DRACONIEN, NIENNE adj. Qui e.st d'une excessive sévérité. Se dit par allusion à l'ancien législateur athénien Diacon, et ne s'emploie guère qu'en parlant des lois ou des mesures de police : code draconien; ordonnances draconiennes.

DRACONTION s. m. [-ti-on] (mot gr. qui signilie petit dragon). Bot. Genre d'aroïdées, tribu des oronliacées; comprenant des espèces herbacées, vivaces, à tige souterraine, tubéreuse, charnue, féculente. Les dracontions sont exotiipies.

DRACUNCULUS ou Draconcule s. m. (diminut, du gr. drakàn, dra- ■ gon). Bot. Genre d'aroïdées, voisin des arums, dontdeuxespèccssontindigènes. Ce sont : le dracunculus vulgaire [arum dracuncidus , Linn.), à grandelleur rouge pourpre en dedans et verte en dehors, répandant une odeur cadavéreuse; etledracuncultis attrapemouche (arum muscitiorum, Linn.), des régions méditerranéennes, à fleur l'ouge, dont l'odeur cadavéreuse attire les mouches; celles-ci s'engagent dans la spalhe et toutes sont retenues dans les soies dont elle est garnie.

Kuiaes but le Orachcnfeifl.

DRACUNCULE, EE ou d'un château du xn* siècle et deux monuments iDracunculiné, ee adj. Bot. Qui tessenible ou comménioratifs des services de la milice du se rapimrte au genre dracuncule. — s. f. pi. Siebengebirge pendant la campagne de Tribu d'aroïdées ayant pour type le genre 1813-'i:i. Elle possède une carrière qui a dracuncule. fourni les pierres nécessaires à la construction " DRAGAGE s. m. Action de draguer, ré-

DRAG

siiltat de cette action : le dragage d'une rivière. Le dragage a pour but de creuser le sédiment qui s'assemble dans les ports et dans les canaux; on donne le même nom à l'action d'enlever du fond de la mer les plantes et les animaux qui y vivent, et de les amener à la surface pour les étudier. Les dragues ou machines à draguer sont construites de deux manières principales. La machine ordinairement employée pour donner de la pr(ifondeur aux rivières ou aux canaux, se compose d'une chaîne sans fin munie de seaux que l'on dispose de telle sorte qu'ils s'emplissent de sable ou de gravier en traînant au fond de l'eau. Le tout est placé sur un bac, qui est quelquefois à vapeur ou qui est traîné par un remorqueur. Dans l'autre système, on emploie une paire de tiges à cuillers, qui, lorsqu'elles sont rapprochées, forment le seau. Une chaîne enroulée autour d'un tambour les fait descendre éloignées l'une de l'autre; arrivées aux fond elles se rapprochent au moyen d'un mécanisme, et la chaîne les remonte pleines. Pour le percement du canal de Suez, on a employé des machines beaucoup plus puissantes et aussi plus compliquées. — Dragages SCIENTIFIQUES. Les premières recherches méthodiques, faites à une certaine profondeur de la Méditerranée datent de 1841 et sont dues au naturaliste Edward Forbes: mais elles n'eurent lieu que dans la mer Egée, à 400 mètres environ. En 1861, des études furent faites jusqu'à 4,000 mètres, lors de la rupture du fil télégraphique immergé entre Bone et Cagliari. En 1870, le navire anglais le Porcupine opéra, le long de la oùle septentrionale de l'Afrique jusqu'à la Sicile, une série de sondages. En 1875, M. Marioii fil faire au large de Marseille des dragages jusqu'à S.ïO mètres. Les grands fonds restaient donc presqu'inexplorés. — En France, deux campagnes de dragage au point de vue scientifique furent entreprises sur le navire le Travailletir, aménagé spécialement pour explorer le fond de la nier. Ces explorations eurent lieu sous la présidence do M. Milne Edwards et avec la collaboration de savants distingués. La première eut pour but d'explorer le golfe de Gascogne. A l'aide de la sonde et de la drague, on ramena des échantillons de terrains, des poissons, des crustacés, des mollusques et des foraminifères, vivant à des profondeurs qui variaient de .300 à 2,600 mètres. La sonde ramena presque partout un fond de limon vaseux. On remarqua la présence de types déjà observés sur les côtes de Norvège et de nombreuses espèces nouvelles, surtout parmi les crustacés, dont plusieurs étaient coniplètemenl inconnus avant ce jour et dont quelques-uns étaient assez phosphorescents pour ' permettre de lire dans l'obscurité des caractères d'imprimerie. De ces découvertes, M. Mi Ine Edwards conclut que la faune océanienne est uniforme a une certaine profondeur. — Pénétré de l'importance de ces découvertes, le ministre de 1 instruction publique fit faire de nouvelles recherches en 1881. La campagne dura deux mois (9 juin-19 août) et l'ut signalée par des découvertes des plus importantes. Le Travailleur, parti de Rochelort, passa, en longeant les eûtes du Portugal, de l'Espagne et de la France, par Cadix, .Marseille, Nice et Ajaccio, et revint en suivant à peu près la même route, par .Marseille; en passant devant Carthagène, il se dirigea vers la côte d'Afrique, qu'il longea en passant par Oran et Tanger, atteignit ensuite Lisbonne, Ferrol et enfin Roehefort. — Dans la Méditerranée, les dragages exécutés ne donnèrent que fort peu de poissons, bien que tout semble indiquer qu'ils y vivent assez communément à de grandes profondeurs; mais les engins employés étaient peu propres à la pêche d'animaux aussi agiles. On trouva un grand nombre de crustacés qui n'étaient connus que pour habiter l'Atlantique, et quelques autres

DRAG

inconnus. Parmi les mollusques, beaucoup d'espèces remarquables ont été trouvées à la profondeur de SoO mètres. Entre 500 et 2,600 mètres, il se forme sur certains points d'énormes amas de coquilles vides de pléropodes et d'hétéropodes pélasgiques, au-dessus d'un lit de vase très fine, où vivent diflérents mollusques. Les boues cl les .sables du littoral barbaresque sont les mêmes que ceux recueillis sur les côtes de l'Espagne et du Portugal. Le fond de la Mr-diterranée n'est pas aussi peuplé que celui de l'Océan; l'épaisse couche de vase grisâtre qui le couvre est peu favorable au développement de la vie. La température des couches inférieures est de + 13°, avec une variation insignifiante de quelques dixièmes, de 2;)U à 2,600 mètres de profondeur. U existe donc une immense nappe d'eau presque immobile; il n'y a pas pour ainsi dire de marées, car elles n'agitent même pas la surface de l'eau. Les grands courants froids, que l'on rencontre au fond de l'Océan, du pôle à l'équateur, ne peuvent franchir le détroit de Gibraltar, où ils rencontrent une barrière infranchissable formée par un courant rapide et chaud, dii à l'écoulement des eaux de la Méditerranée. Le courant en sens inverse ne s'établit qu'à la surface et relève ainsi le niveau de la mer, mais il n'entraîne que des eaux à une température relativement élevée. Les animaux des profondeurs de l'Océan ont donc les plus grandes difficultés à s'introduire dans la Méditerranée : outre qu'ilsy rencontrent de mauvaises conditions d'existence, il leur faut remonter un courant rajiide Ou profiter des remous qui s'établissent sur les bords du détroit. Cependant quelques-uns y ont pénétré, mais ils ne sont jamais en grande abondance ; leur dévelo|>pement n'est pas aussi rapide que dans l'Océan et ils sont obligés de vivre à un niveau supérieur à celui dans lequel ils se trouvaient. Les espèces que l'on croyait limitées à cette mer intérieure se rencontrent ailleurs. D'après M. A. Milne Edwards, elle est peuplée par l'émigration d'animaux venus de l'Océan. La faune, surtout près des rivages, est plus riche que sur toutes les côtes d'Europe. La différence qui existe entre les formes des animaux océaniques et les formes des animaux de la Méditerranée est due à ce que, ces animaux étant placés dans de nouvelles conditions biologiques, leur taille et leurs autres caractères distinctil's se modifient légèrement. — Dans les profondeurs de l'océan Atlantique les conditions de la vie changent : les animaux s'y rencontrent en grand nombre. Le fond est de nature très variée et parfois tout à fait rocheux, au lieu d'être couvert de v.ise coniine dans la Méditerranée. Le long de la côte du Portugal et au large de Cadix, on rencontra jusqu'à plus de 3,000 mètres de profondeur, un limon vaseux, qui remplit les vallées sous-marines. En vue de l'embouchure du Rio-Minho, à la profondeur de 1,068 mètres, le fond paraît formé de cailloux d'un calcaire compact et de débris de coquillages; les cailloux étaient couverts de polypiers et d'épongés. Vers le cap Finisterre, à 16 milles au large et à plus de 2,000 mètres de profondeur, on rencontra un lit rocheux, ayant par place l'apparence de l'albâtre, perforé autrefois par des mollusques et sur lequel vivaient divers animaux. Au N.-O. de l'Espagne, passe un rapide courant sous-marin, qui lave le fond et porte plus loin les parties vaseuses. A l'entrée du golfe de Gascogne, le fond de la mer parait très accidenté et sa nature change par places. A 560 mètres, on atteignit le fond, tandis qu'à quelques milles plus loin la profondeur était de 4,oo7 mètres et ia drague ramena un sable vaseux d'un gris verdàtre. .\ 13 milles plus loin, le fond n'était plus que de 400 mètres et se composait de cailloux couverts de polypiers et d'épongos. Un peu plus à l'Est, on

DRAG

retrouva, à 1,000 mètres, les mêmes cailloux d'apparence uniforme, mais qui à la cassure manifestent des caractères divers et ont une analogie remarquable avec les roches pyrénéennes. .\ l'O. de la pointe de la Estaca, on ramena du fond (1,000 mètres) de gros morceaux de calcaire argilifère, contenant de nombreux fossiles la plupart méconnaissables; quoique n'ayant pas une identité complète, ce calcaire ressemble beaucoup à celui des Basses-Pyrénées et surtout de Biarritz. C'est principalement dans ces parages que la faune s'est montrée le plus riche. On y trouva de nombreux polypiers, la plupart inconnus dans nos mers, des crustacés nouveaux ; les échinodermes, découverts en 1880, dans le dernier dragage, sont en très grand nombre, ainsi que les zoroastres, espèces d'étoiles de mer. .\u largede lamême pointe, le fond(l, 037 mètres) était formé d'une vase grenue, composée presque uniquement de for'araiiiilères. A près de 100 milles de la côte, en face de Tina- Major, on arriva à .ï,100 mètres, profondeur qui n'avait pas encore été atteinte. Malgré une pression d'environ .'iOO atmosphères, on y rencontra de nombreux animaux de petite taille, mais appartenant quelquefois à des groupes élevés. ^ Dans toute cette partie de l'Océan les couches profondes sont beaucoup plus froides que la surface ; mais ce refroidissement n'est pas constant, à cause des courants sous-marins qui varient de température. Dans le golfe de Gascogne, à .■i,IO0 mètres et à 2,.S90 mètres, on a observé celle de -j- 3», 5, tandis qu'à l'O. d'Ouessant on avait constaté à 4,450 mèlres la température de + l'',6o. Au large du cap Espichel, on recueillit un assez grand nombre de poissons très peu ou point connus, appartenant à différentes espèces de squales et quelques-uns à des espèces très rares de gadoides. Us arrivaient presque morts à la surface à cause du brusque changement de pression à laquelle ils étaient soumis en remontant. L'eau, à la profondeur où habitent ces animaux, était à la température Je -\- 6°, 5. La récolte des crustacés fut très abondante : la similitude et l'analogie, que ces animaux présentent avec les espèces du Nord, ou de la mer des .\ntilles, démontrent l'uniformité de la faune des profondeurs de la mer. Plusieurs espèces n'avaient pas encore été signalées dans ces parages et bon nombre étaient complètement inconnues. Le nombre des mollusques recueillis au iN. de l'Espagne est très important, et ils ont fourni beaucoup d'espèces nouvelles. On ne rencontra que deux espèces d'inftisoires, qui étaient inconnues, tandis que dans la Méditerranée on n'en trouva aucune. Le résultat de ces recherches est très important pour la science : beaucoup d'espèces nouvelles se sont révélées ; plusieurs établissent des transitions entre des familles, qui jusqu'alors semblaient éloignées les unes des autres ; chez quelques animaux des grands fonds, on voit l'intluence des conditions toutes spéciales du milieu où ils vivent. Des liens étroits entre des faunes que l'on croyait nettement circonscrites sont mis en évidence. On a établi des faits intéressants relatifs à l'élude physique de la mer, à la température et au degré de salure des diÛ'érenles couches d'eau; on a recueilfi des données utiles sur la composition géologique du lit de l'Océan. — Le Travailleur est un aviso à roues, de I oO chevaux, muni, spécialement pour le seivice des dragages et des sondages, d'une machine de 16 chevaux, qui actionne un treuil à vapeur, pourvu de tambours de diverses grosseurs sur lesquels s'enroulent les lignes de drague; ce treuil met en mouvement l'appareil de sondage à l'aide d'une courroie. Les sondages se font au moyen d'un fll d'acier, de 3 millimètres de circonférence, qui s'euroule sur un tambour. Le poids du kilomètre de fil est de 7 kilogrammes et sa résis-

DRAG

tance à la rupture est de 4 40 kilogrammes. On ne charge pas le sondeur de plus de 23 kilogrammes et on obtient une vitesse de 173 mètres par minute. Un compteur enregistre chaque tour de la bobine, et, en multipliant le nombre des révolutions par leur circonférence moyenne, on obtient la profondeur. Le matériel de dragage se composait de quatre grandes dragues en fer galvanisé t garnies de deux filets emboîtés et protégés par une chemise de toile à voile; de quatre petites dragues, dont une portait en avant un râteau pour fouiller le fond de la mer et ramener dans la poche les coquillafies et animaux qui y rest.iient enfouis; de deux dragues spéciales, qui ne s'ouvraient que lorsqu'elles atteignaient le fond de l'eau. Pour pêcher les grands animaux, on employait un grand chalut de 7 mcties de large, dont la bouche était maintenue par une armature spéciale de faço;! à se bien présenter, de quelque côté que l'appareil tombât sur le fond ; de larges patins de Lois disposés en avant glissaient sur la vase et empêchaient le filet de s'y enfoncer. Deux autres chaluts plus petits', plus légers et d'un maniement plus facile, avaient élé construits sur le même modèle, dû à M. E. lîichard, lieutenant de vaisseau et commandant du Travailleur.Pouv observer la température de l'eau on se servait de thermomètres de iMiller-Casella, qui, bien que protégés par une enveloppe de cuivre, sont d'un maniement délicat à cause de leur fragilité; ils ne donnent que des maxinia et des minima, de sorte que pour avoir avec certitude ia température du fond, il faut en étager plusieurs à des profondeurs graduées; il faut aussi éviter les secousses qui peuvent faire glisser les curseurs. Pour puiser de l'eau on employait six bouteilles en cuivre, d'une disposition spéciale, construites à Rochefort sur les plans de M.Vl. E. Richard et Villegente. A une même station, on prenait des écbantillous d'eau a diverses prol'ondeuis et on on notait la température, la densité, la composition et le degré de salure. Le Traviùtknr était muni de 15,000 mètres de lignes de drague de 6 à 7 centim. 1/2 de circonférence; de 10,000 mètres de lignes plus faibles disposéessurde grosses bobines et de beaucoup d'autres cordes en prévision des besoins de l'expédition. — Sous la présidence de M. Milne Edwards, l'expédition se composait de MM. A. Milne Ewards, de l'Institut, vice-président; de Folin, directeur du journal Les Fonds de la mer; L. 'Vaillant et E. Perrier, professeurs au Muséum; Marion, professeur a la Faculté di:s sciences de Marseille; P. Fischer, aide-naturaliste au Muséum, et le docteur Viallanes, à titre d'auxiliaire. Lts collections recueillies ont été étudiées aussitiM, après le retour de l'expédition. M. A. Milne Edwards s'est occupé des crustacés ; M. de Folin, des foraminilères et des radiolaiies; M. L. Vailla[il, des poissons et des spongiares; M. E. Perrier, des èchinodermes; M. Marion, de tous les autres zoopbytes et des annelldes; M. P. Fisclier, des mollusques. Outre les membres de l'expédition, M. Sciiumberger a aidé M. de Folin dans ses recherches; M. le docteur Jullicn à étudié les bryozoaires; M. Tercjuem, lès ostracodes; M. Certes les infusoires et quelques autres protozoaires. M. Stanislas Meunier a déterminé l'espèce des roches; M. Périer, professeur à l'école de médecine et de pharmacie de Bordeaux, a analysé les échantillons des fonds, et M. IJouquet de la Gyre était charité de l'analyse des échant. d'eau.

■ URAGEr) s. f. (gr. trugéma, friandise). Amande, pistache, aveline ou autre petit fruit couvert de sucre : boite de dnujées. — DnACtts D'ATTnAi'K., dragées dans lesquelles on a mis quelque chose d'un goût désagréable, pour attraper ceux à qui on les dire. — Fig. et fam.

Vous «'avez DONiNK UMB DRAGÉK d'aTTHAPE. —

La duagée est amkue, cela est dur à supporter.

DRAG

— Avales la dragée, se résigner à quelque chose de fâcheux. — Temu la dbagée halte a quelqu'un, lui faire attendre longtemps ce qu'il désire, ce qu'on lui a promis; lui faire acheter cher quelque avantage, quelque plaisir.

— Menu plomb dont on se sert pour tirer aux oiseaux. — Ce fusil écarte la onAOÉK, il ne porte pas, il ne lance pas son plomb bien serré et bien ensemble. — Agric. Mélange de divers grains, tels que pois, vesces, fèves, lentilles, qu'on laisse croître en herbe pour les donner aux chevaux. — vv Jargon milit. Balle : nous reçûmes nne distribution de dragées.

' DRAGEOIR s. m. Espèce de soucoupe à rebords élevés, et ordinairement d'argent, dans laquelle on servait autrefois des dragées sutla fin du repas. — w Petite bonbonnière que l'on portait sur soi.

■ DRAGEON s. m. (baslat. traducio). Bot. et Agric. Rejeton qui naît de la racine d'un arbre ou d'une plante, et que l'on peut en détacher pour le replanter ailleurs: cette plante ie mnttiiitie au moyen de drageons et de boutures.

DRAGEONNAGE s. m. Action de planter des drageun>; son résultat.

* DRAGEONNER v. n. Bot. et Agric, Pousser des drageons. — i*v. a. Séparer les drageons avec un fragment de souche pouivu de racines et les replanter pour obtenir de nouveaux sujets.

DRAGIER s. m. Boîte à bonbons. — Quand le duc de Guise fut tué à Blois, il avait son dragier a la main. (Voy. Drageoir.)

DRAGISTE s. m. Celui qui fait des dragées.

* DRAGOMAN s. m. Voy. Drogman.

* DRAGON s. m. (gr.dî-oAûn). Animal fabuleux qu'on représente avec des grilles de lion, des ailes d'aigle et une queue de serpent : le dragon qui gardait le jardin des Hespérides. Fig. Le DRAGON infernal, le démon. — Fig. et fam. Femme vive, turbulente, acariâtre; enfant mutin et déterminé : cette femme est un vrai dragon; c'est un petit dragon. — Un dragon du vektu, une femme don lia vertu est austère et farouche.

Sans rcruler jadis, Dans plus d'uni! rencontre, Je me ^uis battu contre Des driigons d'toiis pays; j'ai hattu dragim russe.

Dragon anglais, suédois, Dragon belge et danois.

Et dragon du roi d'I'russe; Mais j'nai jamais battu Un drayon de vei'tn.

ViLLENRcvE, c,n. DdpbdtV cl Langlib. Piefiv et Marie. Isâ4.

— Astron. Constellation de l'hémisphère boréal. — La ti>,te et la queue du dragon, les deux points opposés où l'écllptiiiue est coupée par l'orbite de la lune. — Soldat faisant partie d'un corps de cavalerie, qui comb.il quelquefois à pied : les dragons mirent pied a terre et firent le coup de feu contre l'ennemi. L'institution de ces cavaliers renlonte à loiii, sou» HiMiri II. (Voy. Cavalerie.) — Tache qui vient dans la prunelle des hommes et des chevaux au début de la cataracte. '^ Erpét. Genre

de

Oragon (Draco Bmbrialus).

snurions qui se distinguent du tous les

autres reptiles de leur ordre par l'expansion

Page 1