CHEMIN DE FER DE PARIS-LYON
MÉDITEUR.VNÊE
Direction, 88, rue Saint-Lazare, à Paris.
Embarcadère, boulevard Diderot, 20, à Paris.
Banlieue de Paris.
De Parisà Bercy (2), Villeneuve-Saint-Georges
Melun (45), Fontainebleau (59), Morel (67) et
Montereau (79).
De Villeneuve-Saint-Georges à Juvisy (S), Corbeil (18), Malcsherbes (62) el Monlargis (103).
De Morel à Bourron (12) el Malesherbes (39).
I)e Paris à Lyon et Marseille par la Bourgogne.
De Paris à Montereau (79), Sens (1 13), Joigny (146), Laroche (135), Tonnerre (197). Nuitssous-Ra\)ôrcs (223), Les Laiimes (2.37), Dijon (313), Beaune (332), Cliagny (337), Clialon (383), Maçon (441), Belleviile (464), Villel'ran-he (47^),Trévoux(487), Saint-Gerniainau-MQnt-d'Or(492), Lvon-Vaisc (307), Lyon- Perrache (312), Chasù, (33.!), Vienne (343), Saint-Ramberl (373), Valenue (618), Livrun (635), Moulélimar (662), Orange (714), Sorgues (732), Avignon (742), Tarascon (764), Arles (777), Miramas (810), Rognac (836), L'Eslaque (832) et .Marseille (863).
De Dijon à Is-sur-Tille (33).
De Dijon à Auxonne (321, Dôlo{49), Mouchard (79), Andelot(l03) et'Pontarlier(l40), avec continualion sur Neuchàlel et Berne.
De Pontarlier à Vallorbes(26), avec coulinuation sur Lauzanne (73).
D'Auxonue à Gray (36).
De Mouchard à Salins (8).
De Dôle à Labarre (18), Besançon (45), Baume-les-Dames (77), Montbéhard (123) cl Belforl (141).
De I.yon-Perraehe à Ambérieu (32), Bourg (83), Lons-le-Saunier (147), Poligny (176), Mouchard (I9(i), Besançon (237), Miserey (244) el Vesoul (301),
De Maçon à Bourg (38), Ambérieu (69), Virieu-le-Grand (107), Culoz (119), Bellegarde (132) et Genève (18,3).
De Culoz à Aix-les-Bains (23), Chambéry (37), Montméliari (.30), Saint-Pierre (61), Saint- ,lean-de-.Maunenne (106), La Praz (128), avec continuation sur Modane (134) el Turin (242).
De Saint-Pierre à Albertville (24).
De l.yon-Perracbe à la Tour-dii-Pin (37), Rive (8,3), Moirans (102) el Grenoble (121).
De Grenoble à Veyne* (110), Sisleron (139), Saint-Auban (176), PerUiis (2i4), Aix (276), Gardanne (287) et Marseille (30.3).
De Veynes à Gap (26).
De Saint-Auban à Di^ue (221.
De Valence à Saint-Mair.ellin (48),Moiran (80), Grenoble (99), Moatmélian (148) el Chambéry (162),
De Marseille-Saint-Charles à Marseille-Prado
De Nuits-sous-Ravières à Chàlillon-sur-Seino
De Laroche àAuxerre (20), Gravant (37), Cla-
niecy (72) et Nevers (137).
De Gravant à Avallon (38), Semur (71) cl Les
l.aumes (91).
De Clamecy à Ccrcy-la-Tour (83).
De Gardanne à Bnguoles (56) cl Carnoules
De Gray à Monlagney (22) cl Besançon (57). Dî Monlagney à La Barre (17), D'Andelol à Cbampngnolc (14).
CHEM
CHRM
CHHM
De Bellefrarde àThonoii (IJO).
De Moiilhéliard à Morvilhirs (20) et Délie (2S)
avec prolonjremeiilsiir Bùle.
De liellevillc à Benujeu(13).
De Marseille à L'Iîslaque (H).
De lloj;iiacà Aix (ÏO).
De Sainl-Raraberl à Peyraud (6) et Annonay
re Clialon à Dôle (78).
Di; lielley à Vii-icu-le-Grand (15).
U'Aiiiiecyà Aix-les-Caiiis (40).
De l.yon-PeiTarhe à Givors (21), Peyraiid(63).
■rournon(9l),l,aVoulte(124), l,ePouzin(lùO),
Le Teil (loi), Henioulins (2.57) et Mmes
(27S), D'Avi^'iion à Cavailloii {'.i'i) el Perluis (77). De Cavaillon à Miramas (:J0).
IJc Cavaillon à Apt (32).
De Bes^èges à Roiiiac (6).
U'Auliagiie à Valdorine (17).
Des Ai'cs à Drapnij-'iian (13).
D(! Cannes à Crasse (20).
De l.ivi'on à Crcsl (18).
Du Teil à Vogué (2S).
De Vogué à Aiilicnas (10).
De Vogué à Roliiac (44), Sainl-Julicn (o8) et
Alais (72).
Du Martinet à Sainl-Julien-de-Cassagnas (1 1). De Livron à La Vonlle (2), Le Pouzin (II) et
Privas (32).
De Saint Kanibeii-d'Albon à Rives (.56). D'L'zès à Remoulins (20).
De Sorgues àCarpentras (17).
De .Marseille à Aiibacne (17), Toulon (67), La
Pauline (78), Carnoulcs(lu2), Les.\rcs (1301,
Cannes (19i>), Nice (223), Monaco (240) et
Menton (240) avec continuation sur Vinli-
niille (260) et Gènes (412).
Do La Pauline à Hyèrcs (10) et Les Salins-
d'Hyères (18).
De Tarascon à Beaucaire (6), Nimes (27), Gal-
lai'gues (4S), Lunel (54), Montpellier (77),
Fronlignan (98) et Celle (lu.5).
D'Arles à La Camargue (12), Le Cailar (36),
Aimargues (311) el Lunel (45).
De Paris ù Lyon par le Bourbonnais.
De Paris à Morot (67), Bourron (70), Montargis (118), Gicn (153), Cosne (196), Sancerre (207), ISevtrs (254), Saincaize (;'64), .Moulins (313), Saint-Gcrmain-des-Fossés (355), La Palisse (372), Roanne (421), Tarare (403), L'ArbresIe (479), Saint-Germain-au-Montd'Or (492), Lyon-Vaise (507) et Lyou-PerracUc(5l2).
De Moulins à Parav-le-Monial (67) et Montclianin(118)
De Nevers à Cercv-la-Tour (53), Etang (10a), Monlchanin (134) et Cliagny (163).
D'Etang ;\ Aulun (15) et Cliagny (58).
De Luiiel à Gallargues (6), Quissac et Le Vigan (79).
De (Jui^sac à Lezan (14), Mas-des-Gardes (21) el Alais(3l).
De Sainl-Germain-des-Fosscs à Gannal (24), Riom (52), Clei'monl-Fcrrand (O'i), Is^nire (lUOj, Arvant (125), Brioude (135\ Saint- Georges-d'Aurac (159), Alleyras ^20 1), La Grai.d'Combe (303), Alais (320) et Nimes (370).
De Roane à Monlrond (S3), Sainl-Just (69) el Saint-Etienne (82).
De Sainl-Elitnne à Givors (36) el Lyou-Perrache (58).
De Givors à Cbasse (6).
Do Saint-Etienne au Puy (86) et Saint-Georges» d'Aurac(l39).
De Saint-Etienne à Sainl-Just (101, Bonson(l9), Monlbnson (34), Tbiers (99), 'Courly (101), Verlaizon (122), el Clermonl (137).
De Nîmes au Cailar (25), Aimargues (27) el Aignes-.Moi-les (40).
De Saint-Germain-des-Fossés à Vichv (10),
Courly (44) el Thiers (48).
— ACCIDK.NÏS DE CHEMI.NS DE FER. LeS aCcidsilts
causés sur les chemins de fer par l'impré-
voyance, la négligence ou la malveillance' sont innombrables : on ferait un volume fort émouvant si l'on voulait donner le récit des déraillements, collisions, cluites de ponts, incendies, explosions, tamponnements, etc., qui ont enti-ainé la morl des voyageurs ou celle des employés des chemins de fer. Nous ne pouvons donner la liste, même incomplèle, de ces etli-ayantes catastrophes ; rapprlons seulement les principales. — 15 sept. 1830, M. Uuskisson, première victime du nouveau mode de transport, est tué au moment de l'inauguration de la ligne do Livorpool à Manchester.
— 8 mai 1842. Elfroyable catastrophe de Versailles; incendie des wagons dans lesquels étaient enfermés les voyageurs ; 53 morts, parmi lesquels l'illustre marin Dumonl d'IIrville. — 9 ocl. 1855. Collision près de Paris; 9 tués. — 23 ocl. 1855. Collision entre Thorel et Moret ; 10 tués. — 17 .juillet 1856. Collision à Canifibell (Pennsylvanie); plus de 100 tués. — Juin 1858. Un train renconire un wagon à charbon sur la voie, pn s de Mons, Belgique ;
21 tués. — 23 aoiîl ISlil. Collision sous le tunnel de Claylon (.\ngleLei're) ; 23 tués, 176 blessés. — 2 sept. 1861. Accident de Kentish- Town (Angleteirel : 16 tués, 320 blessés. — 29 juin lr>64. Un train se jetle en bas d'un pont, à Saint-Hilaire iCanada) ; 83 tués, 200 blessés. — 20 sept. 1870. Rencontre de deux trains à Plessis, près de Tours ; plusieurs morts. —25 l'évr. 1871. Explosion de barils de poudre à canon, entre Bandoz etSaint-Nazaire ; 60 tués. — 10 sept. 1871. Un ressort se brise, près de Champigny; 11 tués. — 24janv. 1872. Entre Nice et Cannes, un train se jette dans la rivière Brague ; 12 tués. — 26 juin 1872. Un train express rencontre un train de marchandises, à Juvisy (ligne d'Orléans) ; la chaudière fait explosion ; 5 tués, parmi lesquels la mère du maréchal Pélissier. - - 8 janv. 1876. Déraillement près d'Odessa; 68 morts.
— 0 nov. 1876. Collision à Wambrechies, près de Lille ; 6 tués.
Chemin de fer a crémaillère, voy. Crémaillère.
Chemin dr fer glissant, voie ferrée sur laquelle des véhicules sans roues glissent à laide d'une mince couche d'eau interposée entre des patins el de larges rails. Ce système, on l'a vu fonctionner à l'Exposition de 1889, dans la rue de Constantine (Esplanade des Invalides). — Législ. Aux termes de la loi du 30 déc. 1888, qui a modifié les articles
22 à 27 de celle du 13 mars 1875, le service di's chemins de fer, en temps de guerre, relève tout entier de l'autorité mililaire. Le ministre de la guerre dispose des chemins de fer dans toute l'étendue du territoire national non occupée par les armées d'opéralions; et le commandant en chef de chaque armée ou groupe d'armées opérant isolément dispose des chemins de fer dans la partie du territoire assignée à ses opérations. Les commandants en chef des armées ont à cet effet sous leurs ordres, un personnel spécial com-
j prenant : 1" des scellons de chemins de fer
. de c»mpagne, organisées en tout temps avec le iiersonnel des grandes compagnies de
i chemins de fer el celui du réseau de l'Etat;
I 2° des troupes de sapeurs des chemins de fer. Le contrôle de icx/iloitation lectmiqne cl commerciale des six grands réseaux de chemins de fer d'intérêt général a été organisé par un arrêté ministériel du 20 juillet 1886. Pour chacun de ces réseaux, la direction du contrôle exercé par l'Etal est confiée à un inspecteur général des ponts et chaussées, lequel a sous ses ordres des ingénieurs en chef des ponts et chaussées et des mines, des ingénieurs ordinaires, des inspecteurs principaux, des inspecteurs particuliers, des conducteurs, des contrôleurs des mines el des commissaires de surveillance administrative. — Un décret du 7 septembre 1887 a réorganisé le Comité eonsidialif des chemins de fer, institué au ministère des travaux
publics. — 0 On doit, au point de vue de la législation, distinguer les chemins de fer d'intérêt général de ceux d'intérêt local. En ce qui concci'ne les premiers, le document que l'on rencontre d'abord est la loi du 1 1 juin 1842; puis vient celle du 13 juillet '845, qui est toujours en vigueur. Les chemins de fei', de même que tous les grands travaux publics, ne peuvent être exécutés ([u'cn vertu d'une loi l'endue après enquête administrative. Cependant les chemins de fer d'embranchement qui ont moins de 20 kil. peuvent être autorisés par décret, après enquête (L. 3 mai 1841, art. 3). Lorsque les travaux ne sont pas faits par l'Etat, l'entreprise est mise en adjudication publique, suivant les formes de la loi de 1845, ou bien elle est exécutée en vertu d'une convention approuvée par une loi. W en est de même de l'exploitation. Les subventions et les gai'anties d'intérêt accordées par l'Etat fonl partie des conditions insérées dans les cahiers des charges ou dans les conventions qui, pour chaque concession, sont soumises à l'approbation législative. A l'expiration de la concession, l'Etal devicn* propriétaire de tous les teriains et ouvrages, qui, à ce moment, doivent être livrés sans indemnité et en bon état d'entretien. Le matériel d'exploitation el les apiu'ovisionnements pour six mois sont repris, à dire d'experts. La concession d'un chemin de fer est donc une sorte do bail, el c'est là, le lerme dont se servait l'artrle 6 de la loi du H juin 18i2, alors que l'infrastructuredela voie devait être exécutée par le concours de l'Etal, des déparlements traversés el des communes intéressées. Les compagnies de chemins de fer auxque les l'Etat concède toniporairemenllajouissanced'un monopole, sont des sociétés commerciales régies par le Code de commerce ou par la loi du 24juillel 1867 siirlessociétés. Leurs rapports avec l'Etal et avec le public sont régies par les cahiers des charges des concessions, par les tarifs régulièremenl homologués, par les dispositions du droit civil ou du droit commercial relatives aux voituriers el par les règlements sur la police des chemins de fer. La loi de 1845 déclare applicables aux chemins de fer les lois etrèglements sur la grande voirie. Voy. Voirie. Les propriétaii-es riverains ne peuvent élever d'autres constructions que des murs de clôture dans une dislance de 2 mètres d'un chemin de fer. Si la voie est établie sur un remblai de plus de 3 mètres de hauteur, les riverains ne peuvent, sans autorisation, pratiquer des excavations dans une zone de largeur égale à la hauteur verticale du remblai, el mesurée à pai'lir du pied du talus. 11 est interdit trétablir des toitures en chaume, des meules de paille ou de foin, ni aucun dépôt de matières iniïammables, à moins de 20 mètres d'un chemin de fer, ni aucun dépôt de pierres on autres objets non iniïammables, à une dislance de moins de 5 mètres. Les contraventions à ces défenses donnent lieu à une amende de 16 fr. à 300 l'r. Les contraventions commises par les concessionnaires d'un chemin do l'er aux clauses du cahier des charges, qui ont pour but d'assurer le service do la navigation, la viahilité des routes ou le libi'e écoulement des eaux, sont punies d'une amende de 30") fi'. à 3,0Jii fr. Quiconque a voloiitaiiement dérangé la voie de fer ou employé un moyen quelconque pour entraver la marche des convois ou les faire sortir des rails est puni de la i-éclusion. Lorsqu'il y a eu blessures, par suite de ces faits, le coupable est condamné aux travaux forcés à temps; et, s'il y a eu homicide, il est puni de mort. Lorsque ce crime a été commis en réunion séditieuse, avec i-ébellion ou pillage, les chefs sont punis des mêmes peines que les auteurs du cnnie Celui qui, par maladresse ou par inobservation des règlements sur les chemins de fer, a causé involontairement un accident ayant occasionné des blessures, est
Puni d'unemprisonnemenlde huit jours à six 10 p. 100 ajoulée aux prix des places et sur ceux mins dinterê
mois et d'une amende de oO fr. à 1,000 IV. ; des Iransporlsdc niarchandife- par voiture de veiitioii peuv
et si l'accident a causé la mort d'une ou de terre à service régulier, en vertu de la loi du ^ 1 Elat a un se,
plusieurs personnes, remprisonnemenl est de IG septembre 1871. Ce second dixième s'ap- , du ]
six mois a cinq ans, et l'amende de 300 fr 3,000 fr. Toute attaque, toute résistance avec violence el voies de fait, envers les agents des chemins de fer dans l'exercice de leurs fonctions, est punie des peines appliquées par le Code pénal à la rébellion envers l'autorité
plique aux précédents iinpôls, de telle sorte que les taxes sur le prix des places el sur ceux des transports à grande vitesse accroissent de 23,2 p. 100 les tarifs des compagnies, et que ces taxes entrent ainsi pour 18,83 p. 100 dans les prix pa^ es par le public. Le prix des
nubliaue, c'est-à-dire au moins de la peine de expéditions faites en petite vitesse avait été
l'emprisonnement (C. pén., 209 à 2'2I). L'or donnance du l-'i novembre 1846 contient des dispositions réglementaires sur la police, la sûreté el l'exploitation des chemins de fer ; elle interdit (art. 61 el suiv.) à toute personne étrangère au service, de s'introduire sur la voie Telle défend de monter dans les voitures
frappé, par loi du 21 mars 1874, d'un impôt de 5 p. 100. qui a été supprimé parcelle du 26 mars 1878. Ce dégrèvement est une première satisfaction donnée aux intérêts de l'agriculture, du commerce et de l'industrie. D'un autre côté, la loi du 3 mars 1881 (art. G) a affranchi l(?s colis postaux (voy. Coi.is) de
sans 'avoir pris de billet, de se placer dans une, tout l'impôt des transports, et l'on est en droit
voilure autre que celle indiquée sur le billet, de fumer dans les voitures, de se pencher au dehuis, etc. La sanction de ces piescriplions est contenue dans l'article 21 de la loi du njjuillet 184'i, quiinllige uneaiuende de 16 fr. à 3,00« fr., pour toute contravention aux règlements d'administration publique sur la police des chemins de fers ou aux arrêtés qui sont pris par les préfets sous l'approbation du ministre des travaux publics, deux décret
d'espérer que les taxes qui surchargent encore si lourdement le prix des ]i!ace6 et celui des transports a grande vitesse seront réduites peu à peu, en même temps que l'on obtiendra des compagnies qu'elles conseiiteul k l'abaissement des tarifs. Les chemins de fer de l'Elut, c'est-à-dire ceux qui sont exploités par le gouvernement (car tous les chemins de fer sont des propriétés de l'Etat) sont l'objet de date du 2!i mai 1878. L'un
pour assurer l'exécution d.'sdits règlements. En cas de récidive dans l'année, l'amende est portée au double et le tribunal peut, selon les circonstances, prononcer en outre, un emprisonnement de trois jours à un mois. La loi du 27 février 1830 a organisé la surveillance admiaislralive des chemins de fer et en a chargé dts commissaires el des souscommissaires nommés par le ministre, et qui sont sous la direction d'inspecteurs généraux du contrôle. Les ingénieurs, conducteurs el autres agents des ponts et chaussées el des mines exercent aussi le contrôle sur le service de l'exploitation technique (étal de la voie cl des ouvrages d'art, machines, etc.). Les agents des compagnies peuvent, lorsqu'ils ont prêle serment devant le tribunal de première instance de leur domicile, verbaliser sur toute la ligne du chemin de fer auquel ils soiitatt.ieliés (L. de 18io, art. 23). Les compagnies de cheinins de fer sont assujetties à la contribution foncière, pour tous les terrains qu'elles occupent. Ces terrains sont, de même que pour les canaux, classés parmi les terres de première qualité (L. 5 lloréal an XI). Tous les bâtimenls qui dépendent du chemin de fer sonl assimilés aux propriétés bâties et soumis aux mêmes contrihulions. La patente annnelle est fixée à 10 fr. par kilomètre de ligne à double voie et à o fr. pour les lignes à simple voie; le droit proportionnel est du vingtième sur les locaux habités et du cinquantième sur la valeur locative des autres constructions (L. 14 juillet 1880, tableau C, 3= partie). Chacune des voitures servant au transport des voya^'eurs doit êlre déclarée à la rége el frappée d'une estampille qui donne lieu à la délivrance d'un laisser-pa.sser, dont le prix est de 2 fr. Il est dû, en outre, pour chacune de ces voilures, un droit de licence qui est de i> fr. 2'i par année (L. 2o mars 1817 ; L. 2 juillet 1838). L'impôt de 10 p. 100 établi par la loi du f) vendémiaire an VI sur le prix des places dans les voilures publiques de terre, el l'impôt de même quotité établi par la loi du 5 ventôse an Xil sur le prix du transport des marchandises fait par les services de terre réguliers, avaient été réduits pour les chemins de fer au moyen du mode de perception qu'autorisait la loi du 2 juillet 1838; mais, depuis la lui du M juillet I8b;i, ces droits sont perçus intégralement et ils sont ajoutés aux larif» par les compagnies. Il en est de même du premier décime fiar franc
d'intérêt local qui reçoivent une subent seuls être assujettis envers rvice gratuit ou à une réduction du prix des places. » (Ch. Y.)
CHEMIN, ch.-l. de cant. , arr. el à 18 lui. S.-O. de Dôle (Jura); 405 liab.
CHE V.I MAIS DE MONT AIGU iTimoléoni ,,iésu i te el piedicaleur, ne à Paris eu Lui'i, inort en 1089. Ses sermons ont été publiés eu .H vol. in-12, Paris. Il a laissé un ouvrage intitulé; Sentiments de piété, 1 vol. in-Ti. Paris, 1691.
• CHEMINÉE s. f. (gr. Imninos, fourneau). Endroit où l'on fait le feu dans les maisons, et où il y a un tuyau pour donner issue à la fumée. — Partie de la cheminée qui avance dans la chambre ; chamhranle de cheminée. — Partie du tuyau qui s'élève au-dessus du toit : le vent abattit plusieurs cheminées. — Faire un acte, un arrangement, iine affaire sous la cheminée, faire quelque chose en cachette, et sans observer les formes. — Il faut faire la croix â la cheminée, se dit quand on voit une personne entrer dans une maison où il y avait longtemps qu'elle n'était venue. — • Anjuebus" Petit cylindre saillant, dans le centre du([uel est creusé le trou de la lumière, et sur lequel on place la capsule d'amorce dans les armes à percussion — »* Jargon. Chapeau de soie. On dit aussi tuyau de poêle. — E.NCYL. L'antiquité ne connut point l'usage des cheminées (voy. Ch.^lkfage). On ignore la date de leur invention. Le premier document certain que l'on possède à leur sujet est le récit d'un tremlilement de terre qui renversa plusieurs cheminées à Venise en 1347. 11 est probable que les cheminées étaient déjà employées depuispliisie irs siècles chez les peuples du Nord, dans la construction des cuisines et des maisons les plus luxueuses; elles ne devinrent d'un usage général en Angleterre que sous le règne d'Elisabeth. On n'en découvre aucune tiace dans les ruines d'Herculanum, bien que l'on ait trouvé du charbon de bois dans plusieurs ap- I parlements, d'où l'on a conclu que les cliambrcs étaient alors chauffées au moyen de fourneaux ou de vases portatifs contenant des
de ces décrets organise le service adininistralif, el l'autre le service financier desdits cliemins de fer. L'exploitation est placée sous la direction d'un conseil d'administration dont les membres sont nommés [lar le chef de l'Etat et d'un directeur nommé de la même manière (L. 18 mai 1878). Les chendns de fer d'intérêt local sont ceux qui sont établis par les déparlenieuts ou par les communes avec ou sans le concours des propriétaires intéressés, avec ou sans subvention de l'Etat. La loi du 12 juillet 186'i, relative à ces chemins, a été abrogée et remplacée par celle du 1 1 juin 1880, Suivant l'article 2 do cette dernière loi, et aussi suivant l'article 46 § 12 de la loi du 10 août 1871, lorsqu'il s'agit de chemins de fer i établir par un département sur le territoire d'une ou de plusieurs communes, c'est le conseil général qui, apiés instruction préalable faite par le préfet et après enquête, braises ardentes. Les cheminées prirent peu
arrête la directiou dé ces chemins, le mode et les conditions de leur construction el de leur exploitation, t-n se conformant aux clauses et couditiou.s du cahier des charges-type approuvé ]iar le conseil d'Etat, et sauf les modilications qui seraient apportées par la loi d'approbation. Lorsque la ligne doit s'étendre sur plusieurs départemenls, les conseils généraux peuvent s'entendre entre eux, après en avoir averti les préfets, conformément aux dispositions des articles 89 et 90 de la loi du 10 août 1871, et établir des chemins interdépartementanx. Lorsqu'il y a désaccord outre les conseils généraux, le ministre des travaux publics .statue. Si le chemin d'intérêt local doit êlre établi par une commune, sur son teriiloire, le conseil municipal peut agir avec les mêmes droits que ceux attribués aux conseils généraux pour les chemins établis |iar les départements, el sans qu'il suit besoin de l'approbation du préfet ; mais cette approbation est nécessaire lorsqu'il s'agit d'un cliem n concédé bans tous les cas, l'utilité [lubliquc est déclarée et l'exécution est autorisée par une loi. Les communes peuvent ai>plii(uer, en partie, à la dépense de ces voies ferrées, les ressources créées par la loi du 21 mai 1836 pour les cheinins vicinaux, mais à la condition que ces communes aient assuré l'exécution de leur réseau subventionné et l'entretien de tous leurs chemins classés. Le préfet peut dispcn.sor de l'obligation d'établir des clôtures le long des cheinins de frr d'iiitéiêt local. C'est à lui qu'appartiennent l'honiolo-
établi sur ces taxes par la loi du 6 prairial : galion des tarifs, lé conlrôUi el la surveillance an Vil, du deuxième dècinie irnfiosé par celle : de ces chemins. Les subventions de l'Elal
à peu une grande importance dans l'arrhilec luro ; elles reçurent des dimensions colossales dans les châteaux de la Renaissance. — Le comte Rumford s'est occupé paiiiculièrement de rechercher quel est le défaut de construction qui fait que les cheminées fument dans les appartements. 11 trouva que cet inconvénient est causé par une trop grande profondeur du foyer: il remplit les deux côtés par des parois obliques et abaissa le tablier auquel il ajouta même en avant un registre. Son système de cheminée, seul admis aujourd'hui, augmente le tirage, mais envoie toute la chaleur dans le tuyau; si bien que nos petites cheminées d'appartement sont insuffisantes danslespaysfroidsoù on lesremplaceonlinairenienl pardes cheminées à la prussienne, clicniinécs-poêles qui avancent dans rappartenient.
— On au:.'mente le tirage des cheminées en posant à l'orifice supérieur des mitres, des cônes, des tètes de loup qui tournent au vent, des trémies, etc. — On donne le nom de cheminée d'appel k une ouverture destinée à emporter au dehors l'air vicié d'un appartement.
— Le développement industriel donna naissance à un nouveau système de cheminées destinées à conduire à de grandes hauteurs les fumées malsaines des établissemenls manufacturiers. Le plus prodigieux des liiyaiix de ces sortes de cheminées est celui (pie l'on voit à Manchester (.Angleterre); il moMire 41o pieds de haut, 2") pieds carrés à la base et 9 pieds au sommet; il est formé de 4 millions de briques. - Législ. « Celui qui coustriiil une cheminée adossée contre un mur mitoyen a le droit de faire réduire, jusqu'à la
du U juillet 181).'), et de la nouvelle taxe de peuvent éiic fixps ou niinuelles, et les che- 1 moitié de l'épaisseur de ce mur, les poutres
CHEM
CHEN
CHÊN
qui le Iravcrspiil (id. 6o7) ; mais, que le mur soil mitoyen ou non, il y a obligation de se conformer aux lèiilemenls et aux usages locaux, et de prendre li's précautions nécessaires pour ne pas nuire au voisin (id. 674). Sont coniprisi'S dans les réparations locatives dont le locataire est tenu, s'il n'y a clause contraire, les réparations aux âtres, contrecœurs, tablettes et cbambranles des cheminées (id. 17o4). Les arrêtés et règlements de police peuvent indiquer les règles à suivre pour la construction et l'entretien des cheminées; à Paiis, l'ordonnance de police du 1! décembre ISo2, et l'arrêté du préfet delà Seine du 8 août 'lï>74 renferment à ce sujet des prescriptions minutieuses. Même en l'absence de règlemen Is, le Code pénal ;art. 47 1 , !•) punit d'une amende d'un à cinq francs ceux qui ont négligé de répaier, entretenir^ ou nettoyer les cheminées, sans préjudice d'une autre amende de iiO fr. à oOO fr., en cas d'incendie des propriétés d'autrui, causé par le défaut de réparation ou de nettoyage (id. 4i)8) et de la res|iunsabilité qu'entraînent les dommages résultant de celte négligence (C. civ. i:).s;t, I7:i:i, 17:M) ". (Ch. Y.)
* CHEMINEMENT s. m. Action de cheminer. — iNe se dit guère qu'en termes d'ai't milit. pour signilier la marche progressive des travaux otl'ensifs d'un siège.
■ CHEMINER V. n. Marcher, aller, faire du chemin pour arriver quelque part. — Cheminer droit, ne point tomber en faute. — Littér. Cela chemine bien, l'ouvrage est bien suivi, les parties en sont bien disposées, bien enchaînées. — Art. milit. Pousser en avant les travaux d'attaque contre une place.
* CHEMISE s. f. (bas lat. camisia). Vêlement de linge qu'on porte surla chair, et cjui prend depuis le cou et les épaules jusqu'au genou : cl(i:mise de nuit ; chemiie d'homme , ■ chemise de /'emme. — Etre en chemise, n'avoir que sa cliemise sur soi. — N'avoir pas de chemise, être tort pauvre. — Mettre quelqu'un en chemise, le ruiner entièrement. — Vendre, cnçjager, jouer, manger jusquà sa chemise, vendre, engager, jouer, manger tout ce qu'on a. — Changer de quelque chose comme de chemise, en changer souvent et facilement. — Chemise de mailles, corps de chemise qui était fait de petits annelets d'acier, et dont on se servait pour se couvrir comme d'une arme défensive. — Morceau de toile qui sert d'enveloppe à certaines marchandises, telles que la soie, le drap, etc. — Feuille de papier qui renferme et qui couvre d'autres papiers : mettez une chemise à ce dossier. - Maçonn. Crépi, revêtement de maçonnerie, enveloppe de mortiei-, etc. — Forliric. Chemise d'un bastion ou d'un autre ouvrage, muraille de maçonnerie dont un ouvrape est revêtu. — Che- MisK .^RDE^TE, voy. San-Benito.
* CHEMISETTE s. f. (Diminut.). Vêtement qui se nicl ^ur la chemise, et qui prend d'ordinaire de|iiils les épaules jusqu'aux hanches.
'CHEMISIER s. m. [-zié]. Celui qui fait ou qui vend des chemises. — »v Chemisière s. f. Celle qui fait ou qui vend des chemises.
CHEMNITZ [kèmm-nitss], ville de Saxe, sur la nvièreChemnitz, a 79 kil. S. -0.de Dresde; 165,000 h. Ses vastes manufactures de lainages, de ganterie et de bonneterie, qui emploient 500 machines à vapeur de la force de 3,200 chevaux, lui ont valu le surnom de Manchester de Saxe. Gymnase et fameuse école commerciale. Chemnitz fut ville hbre impériale pendant 400 ans, à partir de Rudolpb de Hapsbourg.
CHEMNITZ. I. (Jean- Jérôme), naturaliste allemand, né en 1730; cuidinua la grande conchyliologie de Martini. — II. (Martin) chemnitius, théologien allemand (I;'i22-'H0). Il se voua d'abord aux mrithénialiijiies et à
gio. En Inni, il fut nommé pasteur à Bruns- 1 tous la tige ligneuse et présenlentde grandes wick et devint l'un des premiers théologiens ] différences sous le rapport de la hauteur, qui
varie de bO ou 60centirnélre5,à 30 mètres et davantage. Leurs feuilles, souvent persis-
de son siècle. Favorable à la Formula Concor dix, il se montra modéré, même dans ses écrits contre les jésuites. — ill. (Philip Bogislav von), historien allemand, pcUl-lils du précédent (160.ï-'78). Après avoir pris du service dans les armées hollandaises et suédoises, il fut nommé historiographe royal pai la reine Christine. 11 publia une histoire de la part que prirent les Suédois à la guerre de Trente ans et est l'auteur présumé de De Ratione Status in Impcrio, ouvrage sur les droits
tantes, sont alternes, simples, entières, lobées ou simplement dentées. Ce qui les distingue particulièrement, c'est la forme de leur fruit, ovoïdeou sphérique, enchâssé dans unecoupe ou cupule qui n'enveloppe que sa base. Le bois de chêne, en général dur et compact, est employé daijs les arts et dans l'industrie; il se conserve très bien dans l'eau, ce qui le rend propre à la construction des navires ; il
des princes allemands, en opposition avec les donne des charbons très lourds. Uneespèce de
prétentions du pouvoir impérial, 1647, iii-12
CHEMNITZER ou Khemnitzer (Ivan-Ivanovitch), fabuliste russe, né à Sainl-Péter^bourg en 1744, mort consul général à Smyrne en 1784. Ses fables furent publiées sans nom d'auteur en 1778. On l'a surnommé le La Fontaine russe. 11 a été traduit en français par Wasclet, 1830, in-8". Moscou.
CHEMOSH ou Kemosh, dieu national des Moabites et des .Ammonites. Genesius le considère comme le dieu de la guerre. Son nom revient constamment dans l'inscription du roi Mc-ha, sur la pierre moabite.
CHÉMOSIS s. m. [ké-mô-ziss] (gr. chêmosis; de rhémé, trou). Pathol. Ophtalmie dans laquelle le tissu cellulaire sous-muqueux de la conjonctive forme un bourrelet rouge très élevé autour de la conjonctive, qui parait alors comme dans un enfoncement. Lorsque cette maladie de l'œil est due à une intlamraation intense, on la combat au moyen des antiphlogisliques, mais si elle n'est pas très vive, la résolution s'en fait par les astringents. Voy. Ophtalmie.
* CHÊNAIE s. f. Lieu planté de chênes.
* CHENAL, AUX s. m. (lat. canalis, canal). Courant d'eau bordé de terres, par lequel les navires peuvent passer, et qui sert à les faire entrer dans un port. — Courant d'eau pratiqué pour l'usage d'un moulin ou d'une forge. — Canal pratiqué le long d'un toit pour l'écoulement et la déchai'ge des eaux de pluie. Dans ce sens, chéneau est plus usité : voy. ce mot.
CHÉNALOPEX s. m. [ké-na-lo-pèkss] (gr.
chén, oie ; alopcx, renard). Nom que les anciens Egyptiens donnaient à une espèce de bernache, qu'ils révéraient, à cause de son attachement pour ses petits. On l'appelle aujourd'hui bernache armée.
* CHENAPAN s. m. (ail. schnappen, bandit). Vaurien, li.nulit.
CHENAUB, CHENAB ou Chinab, l'une des cinq rivières du Punjaub, naît vers 32° 48' lat. N.et 7o°7' long. E., reçoit le Jliylum et la Ravie, se joint au Ghara ou bas Sutlej, prend alors le nom de Punjnub et se jette dans l'Indus. Cours : 1,101) kil, — Ckenaoard. (V. S.)
CHENDAREE uu Chundéri, ville du district de Mahva, territoirede Goualior (Hindouslan), près de la frontière de Bundelcund. De vastes ruines témoignent qu'elle atteignit autrefois une grande splendeur.
* CHÊNE s. m. (étym. douteuse; celt. quer, beau ; cuez, arbre ; aibre par excellence ; lat. quercus). Bot. Genre de plantes dicotylédoiiées, famille des amentacées, type de la famille des quercinées, dont le fruit porte le nom de glaud, et dont cerlaines espèces très communes dans nos forêts, acquièrent une grosseur et une hauteur considérables. — Bois produit par le chêne : le chêne brûle bien; un meuble de vieux chêne. — *■■>■ Argot. Homme
' bon k volei-. — F.ure sueu un chè.ne, assassi-
' ner quelqu'un pour le voler. — Encycl. Les
arbres du genre chêne se rencontrent dans
presque tout l'hémisphère septentrional, à
chêne foiu'uit le liège (voy. LnioE). Les acides tannique et gallique que l'on trouve en abondance dans le bois et surtout dans l'écorce des chênes, les rend propres au tannage ; ces principes sont développés à un degré remarquable dans les galles produites, surquelijues variétés, par des piqilres d'insectes (voy. Galle). Les glands, recherchés par plusieu.'s animaux, principalement par les porcs et les dindons, ont servi à nourrir les premiers liommesron considère encore comme alimentaires ceux rie plusieurs espèces. — La
Cliènu blanc ^Quercus alba).
principale des nombreuses espèces ( d'Europe est le Chèniî houvke tquerc
de chênes
eus robur), appelé chêne royal, [larcc qu'il est le roi de nos forêts. H domine dans l'Europe moyenne jusqu'en Suède, et eu Asie, dans la région du Caucase. Il a produit plusieurs variétés, parmi lesquelles on connaît en France le clun: 1 ôdoncidé {quercus pedunculata), grueelin ou
/r^mr$
Cliène prin (Quercus prinus, nar. mouticob).
chêne à grappes, à pédoncules fructifères très longs, à feuilles brièvement pétiulécs ou presque sessiles. C'est à cette variété qu'appartiennent le chêne à' .■illouville (voy.), \e chêne
lise voua n anora aux maïueuuiuqnes et, a ■ l'exception de l'extrême nord, dans les Andes, ' de,? Partisans, dans les Vosges (700 ans, l'asLrunomie et s'occupa plus tard de théulo- près des Tropiques, etdaaslesMoluques.Usont 3o mètres de haut, 8 mètres de tour pie»ae
CHEN
la racine), le chêne de Monlravail, Saintonge (9 nièlies de diamètre). Sonbois esl employé dans la construction et dans la menuiserie. La variété du chêne rouvre, la plus répandue en .\nsleterre est le chêne sessilijlore [querciis sessili/lom), semblable au précédent, mais dont les fruits sont portés par des pédoncules beaucoup plus courts. Plusieurs arbres anglais de cette variété datent du temps de la conquête normande et sont conservés avec une véritable vénération. Une autre espèce européenne esl le Chi>ne chevelu {qiiemts cerris), chêne turc ou chêne de Dounjogne, commun sur les coteaux de l'est de la France, à cupules écailleuses, à bois estimé comme combustible, àfrlands doux. Citons encore IbChi^nk vÉLANi iriiicrrus wiiilops), grand et bel arbre
Chènerouvi-e (Qucrcus i-obur). — I. Var. scssifloia.— 2. Var. pedunculata.
orifrinaire des îles grecques, à fruits énormes, à cupules particulières (voir la figure). Ses glands renferment en abondance le tannin lépandu dans le commerce sous le nom de vélani. Le Chèxe noir ou chêne Uiuzin {qnerctts toz'i], appelé aussi chêne angmimois, est peu élevé ; ses jeunes pousses sont pubescentes et légèrement rosées. Le Chêne pyramidal ou des 'Pyrénées [quereus faslujiaîa), appelé aussi rhéne-ctjprùs, se dislingue par des rameaux dressés comme ceux du peuplier d'Italie. — ■ Kn Amérique croissent spontanément le Chêne blanc {quercns atba), à bois rougeâlre
Cbénc \cl..iii Quereus îegilops).
dur et durable, employé dans la construction dos navires; le Chêne noir {quereus nigni), pelilarbrcà feuillage dense, à feuilles ^'laliios en dessus et couvertes en dessous d'un duvcl de couleur ferrugineuse; le Chêne prin (7»crci/,vj>rm!(s), dont le bois est utilisé [JOur faire des rails. Sa variété, le Chêne des rochers [quereus mnnticoUi), alteiiit 12 mètres de haut. Un autre chêne exotique esl le Chêne a la noix de galle [quereus inf'eetoria), petit arbre de l'Orient. — Les chênes à feuilles persistantes ûH'rent aussi de nombreuses espèces: le Chêne VERT ou j/ti/se {quereus itcx), arbre ornemental dont le bois, récorce et les fruits ont une grande importance. Le Chêne de Giiaumont {quereus Gnimmunliu), a des feuilles sessiles, épineuses. I.e Cuêne dallote ou à i/lands doux {quereus Uilhla], à feuilles ovales, porte des glands très gros. — Le Chêne liège {quereus sabcr), esl un grand arbre dont la première
CHEN
écorce constitue le liège. Ces espèces sont abondamment répandues dans le bassin méditerranéen. Le Chêne vert de l'Amérique du ISono {quereus virens) produit un joli boisjaunâlre, d'un grain fin, très estimé pour l'architecture navale.
"CHÉNEAUs. m. Jeune chêne: coircts de chêncmi.
* CHÉNEAU s. m. (rad. chenal). Conduit de ploudj ou de bois, qui recueille les eaux du toit, cl les porte dans la gouttière ou dans le tuyau de descente.
CHENECEY-BUILLON, village du canton de Quingey(Uoubs); ■757hab. Foi'ges, Irélileries; groUesavec slaiucliles cl pétrdicalions.
CHÉNEDOLLÉ (Charles-Julien Lioult dk), poète, né à Vire en {"iby, mort en 1S33. Ses principaux ouvrages sont le Génie de l'homme el des Etiidcf iinétiiiiies.
CHÉNE-POPULEUX (Le). Voy. CHKSNE(Ie).
CHÉNERAILLES, ch.-l. de cant., arr. el àt9 kil. iN. d'.\ubusson (Creuse); 1,149 hab. Grains, bétail. Dans l'église, beau bas-relief de l'an 1300 (mon. bisl.).
* CHENET s. m. [che-nè](rad. canis, chien). Ustensile qu'on place par paire dans les cheminées, pour élever le bois el le faire brûler plus lacilemenl : chenet de fer ; paire de chenets. — Chenets à pommes de cuivre ; chenets de cuivre, d'argent, de bronze, etc., chenets dont le devanl est de cuivre, d'argent, etc. — L'usage des chenets ne fut pas connu avant le moyen âge.
* CHÈNEVIÈRE s. f. Champ semé de chènevis, champ où ci'Oil le chanvre : cette terre est trop sèche pour y faire unechénevière. — KpouvantuU à chêneviêi'e, \icii\ morceau de linge ou d'autre chose semblable qu'on place sur un bâlon, dans une chèuevière, pour faire peur aux oiseaux.
CHENEVIERE ou Chennevières (François de)
littérateur, im à la Uuclietoucauld en IG'J'.). mort en 17/9 11 a laissé des Bétails militaires (Paris, 1742, 4 vol.) el des pièces fugitives sous le titre de Loisirs (1746, 2 \ol.).
* CHÈNEVIS s. m. (lai. cannabis, chanvre). Graine de chanvre.
CHENEVIX (Richard), chimiste el littérateur irlandais d'origine française (1774-1 83U). Outre un grand nombre de mémoires, il a laissé : Remarques sur la nouvelle nomenclature c/u- Wi'gîfe (Londres, 1802). On lui doit une comédie, Il Les ricaiix de Mantoue » et une tragédie historique intitulée « Henri Vil ».
* CHÉNEVOTTE s. f. (lat. cannabis, chanvre). IJrin, niuii i.aii de la partie ligneuse du chanvre dépouillé di' ^011 écorce.
* CHÉNEVOTTER v. n. Agric. Pousser du bois faillie l'oiume des chènevotles : les vignes n'ont fait que de chénceottcr cette année.
CHÉNIER. I. Louis de) diplomate et historien, né :i Munlfort (Languedoc) en 1723, mort en 1790. Il fut successivement employé d'ambassade à Constanlinople el consul général el chargé d'atfaires au Maioc. Il épousa une jeune Grecque, M"" Sanli-L'Homaka. Ses principaux ouvrages sonldesit liecherches historiques sur les Maures de l'empire de Maroc o I cl une K Histoire des révolutions de l'empire Oltoinau jusqu'à la mort du sultan Âbilul- Hamed ». — H. (André-Marie de) poète, lils du précédent, né a Cuiistaiilmople le 2'.t octobre 1762, décapité à Paris le 2o juillet 1794. ISonimé secrétaire d'ambassade à Londres en 1787, il adopta d'abord avec enlhousiasme les idées de la liévolulion, qu'il croyait devoir aboutir à un régime constitutionnel analogue à celui de la Grande-Bretagne. L'évônemcnl ne répondit pas a son attente; il poursuivit alors de ses poétiques imprécations les hommes qui étaient au pouvoir, composa une ode énergique à la louange de Charlotte Corday,
CHEN
attaqua la Montagne, la Gironde et la commune dans les journaux, notamment dans le Journal de Paris , et fut arrêté non pour ces faits, mais pour avoir voulu s'opposer i l'arreslalion de M"" de Paslnret. On l'oubliait dans la prison de Saint-Lazare, et il allait échapper à la guillotine, lorsque d'ardentes invectives contre ceux qu'il ,'ip[iolail des bourreaux barbouilleurs de lois, .ippelérenl sur lui l'atlenlion. 11 comparut le 7 thermidor devanl le tribunal révolutionnaire el fut imméJialemenl exécuté, deux jours avant la fin du règne de la terreur. En montant sur l'échafaud, il s'écria, dil-on, en .se frappant le Iront: k J'avais quelque chose là.» Ses poésies, connues, de son vivant, d'un cercle d'amis seulement, el publi /es en 1819, comprennent de gracieuses idylles el des élégies inspirées les unes d'Aiiacréon, el les autres de 'l'ibulle. Ses idylles /'Arcw/it;, la Liberté, la jeune Malade el son poème la jeune Captive, composé dans sa prison pour la comtessede Coigny, sont des chefs-d'omvre de la poésie française moderne. Les meilleures éditions desœuvres de Chénier sont celles de 1840 cl do 1862; elles contiennent des moi'eeaux inachevés. Voy. Sainle-Reuve : Criti'pies et Portraits, t. 11. — 111. (Marie- Joseph-Biaise de), poète el conventionnel, frère du précédent, né à Constanlinople, le II février 1704, mort à Paris, le 10 juin 1811. Sans être découragé par l'insuccès de ses premières pièces, il donna, le 4 novembre 178!», sa fameuse tragédie de Charles LY ou la Saint-Barthékm>/, après la première représentation de laquelle Danton s'écria :« F/jaro a tué la noblesse; Charles IX luera la royauté i>. Ses autres pièces, également imprégnéesde l'esprit républicain, furent Henri MU (1791), La Mort de Calas, Caïus Grucchus {119^), Timolêon (1794) et Fénelon. Ces deux dernières furent prohibées comme trop modérées. Pendant la même période, Joseph Chénier donna des odes patriotiques dont quelques-unes telles que le Chant du départ, Veillons au salut de l'Empire, la Fédération, la Reprise de Toulon, durent leur vogue immense el longtemps soutenue, à des sentiments élevés, forts el purs. Député de Versailles à la Convention, Chénier vola la mort du roi el se tourna ensuite contre les terroristes. Exaspéré par l'cx cution de son frère qu'il avait été impuissant à sauver, il s'associa à la réaction thermidorienne. 11 fut nommé président de la Convention en 179o et devint ensuite membre du conseil desCinq- Cenls, inspecteur derinstruclion publique, cte 1803 à 1806, el membre du Tribuniil. Il attacha son nom à la création de l'Institut, dont il lut l'un des premiers membres el pour lequel il prépara son célèbre Tableau historique de l'état et des pi'ogrés de la littérature française depuis 1789. Sous l'Empire, il donna au théâtre, Cyrus, acte d'adhésion au nouveau régime; el composa la tragédie de Tibère, considérée comme son œuvre dramalique la plus remarquable. Une Epitre à Voltaire lui fit enlever sa place d'inspecteur général des éludes, el son Epitre sur la calomnie fut impuissante contre l'abbé Morellel, Micliaud et [diisieurs autres qui l'accusaienl, dans les journaux royalistes, d'avoir conlribué à la mort de son frère. Ses œuvres ont été publiées en l823-'26 (8 vol. in S").
* CHENIL s. m. [che-ni] (lat. canis, chien). Lieu où l'on met les chiens de chasse. — Par exl. Tous les bâtiments nécessaires pour contenir un équipage de chasse, el pour loger l(!s officiers de la vénerie. — C'est un chciii, se dit de toute habitation salle ou très vilaine.
• CHENILLE s. f. [Il mil.] (lat. cntcna, chaîne). iNom générique des larves de tous
j les lépidoptères; elles ont le corps formé de
douze anneaux, et rampent à l'aide de plu-
' sieurs pattes. — C'est une chenille, une mé-
' chante chenille, se dit d'un homme qui se
CHEN
plalf à raal faire. — Laid comme une chenille, extrêmemeni laid, d'une laideur repoussante. — Tissu de soie velouté, qui imite la chenille, et dont on se sert dans les broderies et dans d'autres ornements. — Chenille de casque, crinière non flottante et à poils couris. — • Habillement néglitré que le-: hommes piirla ent avant d'avoir t'ait leur toilette. — E.\c\ l Les lépiiloplères sont à l'élat de clionille^ depuis leur sortie do l'œuf jusqu'au niojn nt ofi ils se changent en chrysalides. Les lai\ ^ de quelques hvménopléi es portent le nom de fiiiissrs chenilles Le corps des chenilles est allongé, cvlindriqiie, mou, terminé par une 161e écailleuse. On remarque, de chaqu' côté de la tète, des points iiou's que l'on considère comme des yeux; la bouche est armée de deu.x fortes mandiliules dures et Irincliantes. de deux mâchoires ayant chacune un palpe très court, et d'une lèvre inféiieiiit ollraul deux autres palpes soiiihiaiiles. 1 n liant de la tête se trouve un mamelon cvlmdiique percé d'un petit Irou nommé filin t, par (u'i sort la soie que file la chenille. Sur les eûtes du corps, on voit des trous ou stigmates qui servent à la respiration. Le dessous du corps est muni do pattes et en outre de tuheriules courts, membraneux, que l'on nomme pattes intermédiaires, parce qu'ils servent de moyen de transport. Les chenilles croissent avec rapidité, et à mesure qu'elles se développent elles muent ou changent de peau, afin que leurs parties puissent être contenues dans leurs téguments. Beaucoup de chenilles sont roses ou de la couleur des piailles sur lesquelles elles vivent; d'autres ont la peau tuberculeuse, garnie de pointes
CHEN
se tiennent sur le corps des chenilles et le percent pour le sucer; les larves des ichiieumons vivent en parasites dans l'œuf et dar.s la elirysalide des lépidoptères. — La manière de marcher des chenilles processionnaires
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1, Chenille sans poils (A^lcliilsl. — t. Chenille hérissonne (Aci-iea). — 3. Chenille ai-pentcuse iGeometra).
cornées, et brillent ordinairement par l'éclat de leurs couleurs. Il en est de plus ou moins couvertes de poils, ce qui leur a fait donner le nom de hérissnnnes. On a décrit plusieurs milliers d'espèces de chenilles, qui vivent pour la plupart sur des substances végétales, et dévorent les feuilles, les Heurs, Técoroe, les bourgeons, cl môme les racines des plantes; d'autres sont de véritables fléaux domestiques et rongent les lainages, les fourrures, les cuirs et les corps gras. Chaque planle seit de nourriture à une espèce particulière de chenille; celles dont le suc est le plus acre n'échappent pas à cette règle. Quelques chenilles se contîiitent de ronpcr l'extérieur des plantes; mais les espèces I'plus redoutables vivent dans l'intérieur des tiges et des branche^ d'arbres. Les fru ts les plus doux, tels (|ue poires, prunes et pommes, mûrissent prématurément et tombent (b l'arbre quand ils sont attaqués par drchenilles i]ui y ont établi leur domicile. Le^ prunes et certaines cerises douces sont par ticulièrement sujettes à être attaquées, tandis que la pèche et la poire ne renferment jamais de larves. Quelques espèces prennent leur repas le matin, d'autres le soir ou pendant la nuit; la connaissance de ces haliiludes facilite la destruction de ces ennemis, Les principaux destructeurs des chenilles sont les fau- ▼ettes, lesrossignols, les pinsons, le moineau, les grenouilles, les lézards, la punaise des bois et plusieurs espèces de guêpes. Certaines larves
Chenilles processionnaires.
est des plus remarquables. Ces chenilles vivent en société, et quand elles quittent leur nid, elles vont en procession régulière, avec une chenille seule en avant, et ensuite des files de deux, trois ou quatre larves, les unes à côté des autres. La procession marche quand la chenille conductrice marche, et s'arrête, lorsque celle-ci s'arrête. Les chenilles vont ainsi d'arbre en arbre à la recherche de leur nourriture et retournent au nid dans le même ordre; elles forment leurs rangs, leur marche et leurs halles avec la précision de soldats sous les armes. — La marche de la chenille arpenleuse n'est pas moins singulière. Vov. AnPENTEusE. — Chenille. (V. S.)
CHENILLÉRE s. f. [Il mil]. Nid de chenilles: en ijoinlniinuiiit les chenilléres,onse di.'barrasse des chenilles d'un seul coup. — Lieu infesté de chenilles : ce carré de choux est une chenillèra.
* CHENILLETTE s. f. Bot. Genre de papilionacées, triliu dos hédysarées, dont l'espèce principale, produit une gousse roulée sur ellemême et de la hgure d'une chenille.
CHENIQUE s. m. (diminut. de chenu, vieux bon), .\rgiil. Ean-de-vie lunverrede chenique. On écrit au~si ciiNic.
CHENIQUEUR. EUSE s. Buveur, buveuse de chenique. — Cliènisque. (V. S.)
CHENONCEAUX, village de l'arr. et à 32 kil. S.-K. (le Tours ^lndre-et-Loire„ etàlO kil. S.
château de Chenoneeaui,
d'Amboise, cant. de Bléré, sur la rive droite du Cher; 379 liab. Magnifique châleau (mon. hist.), bien conservé, dans le style de la Renaissance, presque enlièi'ement bâti sur le Cher. Il fut élevé sous François 1" par le seigneur de Clicnonceaux, qui emprunta 190,000 fr. au roi pour le terminer; François
se remboursa en saisissant cette petite merveille que Henri II donna à Diane de Poitiers. A la mort de ce roi, Catherine de Médicis l'enleva à la favorite et y séjourna quelque temps. Chenonceaux passa ensuite dans la maison de Condé. 11 appartint au fermier général Uupin et à la famille Wilson.
CHÉNOPODEs. m. [ké-no-po-de] (gr.chén, Ole; pous, ],odos, pied). Bot. Genre type des chénopodées. On dit aussi Anséuine (voy. ce mot).
CHÉNOPODÉ, ÉE ad.i. [ké-no-po-dé] Rot.
Qui le.^seinlile ou se rapporte au chénopode.
— s. f. pi. Famille de plantes ayant pour type le genre ebénopode et appelée aussi .\Tni- PLiCKES. Les genres principaux, très importants pour l'économie, sont : la bette, l'ansérine, 1 irroche, l'épinard, la camphrée, etc. Voy. Moquin-Tandon : Chenopodearum monographiea cnumeratio, Paris, 1840.
CHENOT (Claude-Bernard-Adrien), chimiste et métallurgiste, né à Bar-sui-Aube en 1S03, mort en ISaii. Il ouvrit la plupart des mines d'Auvergne aujourd'hui en exploitation, inventa en 1832, un appareil pour obtenir des éponges métalliques etobtint, par l'aluminium et le calcium, des éponges auxquelles il communiqua de remarquables propriétés au moyen de combinaisons, particulièrement avec l'acier. Parmi ses inventions, on cite l'électrotrieuse.
CHÉNOTRIQUEad.j. [ké-no-tri-ke](gr. chainô, je m'entr'ouvre ; tr/a;, cheveu). Bot. Se dit des Heurs chez lesquelles la gorge delà corolle est velue.
* CHENUE, UE (lat. canns, blanc). Qui est tout blanc de vieillesse : harbc chenue. — Poét. Blanc : montagnes chenues, montagnes couvertes de neige; ondes chenues, ondes écumanles. — Vieux : arbre chenu, arbre dont la tête est dépouillée. — Fig. C'est cbenu, c'est DU CUENU, se dit d'un vin ou d'une lii|ueur devenus bons en vieillissant. — i» Dans l'argot, se dit de tout ce qui est excellent: une chenue prise de tabac.
I CHENU (Jean), jurisconsulte, né à Bourges I en lo.'iO, mort en lt)27. A laissé un Reciieildcs I antiquités et pricilèges de la ville de Bourges et ' de quelques autres villes capitales du royaume, I Paris, IG2I; et Archiepiscoporum et episcopo- • rumGnlIiK clironologica kistoria, Paris, 16il.
I CHENUMENT adv. Argot. Très bien.
CHÉOPS[ké-opss],roi d'Egypte qui, d'après quelques historiens , aurait existé plus de 2,1)00 ans avant J.-C.
et qui bâtit la plus grande des pyramides.
Suivant Hérodote, il ferma les temples et força le peuple, réduit en esclavage, à travailler exclusivement pour lui. Des invcstiL'ations modernes l'ont identifié a»'ec le Suphis de Manéthon el le Khufu des inscriptions.
Son frère Suphis II, qui parait avoii' régné conjointement avec lui, fut son successeur et contribua à la construclion de la pyramide dans laquelle ils furent déposés l'un et l'autre après leur mort.
— Pyramide de Chéops, voy. Pyramide CHEPSTOW, ville du iMonmouthshire (Angleterre), sur la Wye, k 20 kil. S. de Monmouth; 3,600 hab. Ruines d'un cbâlcau fondé au xi° siècle. Commerce de bois de construction, de charbon, de pierres meulières et de fer,
ClIKP
Kn raison de l'étroitesse du lit de la rivière,
la in.iréc v alteini. qiiel([iinfoi.5 -JO pieds.
CliâUau de Cbcpsluw.
' CHEPTEL s. m. [ché-tèll] (lat. capitale, capil.d. Jiii'ispr. Bail de bestiaux, ou contrat par lerpiel l'une des parties donne à l'autre des bestiaux pour les garder, les nourrir et les soiErner, sous les conditions convenues entre elles : bail n cheptel ; cheptel simple. — Le bétail même donné à cheptel : le preneur doit les soins d'un bon père de famille à la consei-vation du cheptel. — Cheptel de fer, voy. Fer. — Législ « Le bail d cheptel est un contrat par lequel une personne loue à une autre un troupeau de bestiaux dont le profit doit être partagé entre le bailleur et le preneur (C. civ. 1711) dans les proportions convenues entre les parties, et, à défaut de conventions, suivant les règles que le législateur a cru devoir tracer lui-même (id. 1S03). On distingue plusieurs sortes de cheptels; savoir : 1° l,e cheptel simple. Le bailleur a droit à la moitié de la laine et du croit, et le preneur, qui est chargé de nourriret desoigner le troupeau appartenant au bailleur, a droit à l'autre moitié et profite seul du fumier, du laitage et du tra» vail des animaux. Lorsque le troupeau périt partiellement, la perte est supportée par moitié e lire le bailleur et le preneur, en calculant celte perte d'aprèsles estimations faitesà l'origine et à la fin du bail. Mais si le troupeau périt entièrement, la loi décide, d'une façon peu équitable et peu sage, que le bailleur supporte seul toute la perte; de ,'orte que si la perle n'est que partielle, le preneur a intérêt à ce qu'elle devienne i-oraplèle. Il n'est pas permis de stipuler, dans les baux de cheptel, que le preneur supporte la perte totale, ni qu'il aura dans lu perte une part plus forte que celle qui lui est attribuée dans le profit, ni enfin que le bailleur prélèvera à la fin du bail plus de b sliaux qu'il n'en a fourni. Pendant la durée du bail, ni le bailleur ni le preneur ne peuvent, sans le consentement l'un de l'autre, disposer d'aucune des bêtes composant le troupeau. Lorsque la durée du cheptel simple n'a pas été fixée, il est censé fait pour trois années (id. 1801 à 1817). 2° Le cheptel à moi/((î est un contrat de société plutôt qu'un contrat de louage, puisque chacun des contractants fournit la moitié du troupeau. Le profit et la perte sont communs aux deux fiartics ; mais, de même que dans le cheptel simple, celle qui est chargée de fournir la nourri ure et de donner des soins au troupeau profite seule des laitages, du fumier et du travail des animaux (id. 1818 à 1820). 3i Le cheptel donné au fermier et que l'on nomme aussi cheptel de fer, parce que le troupeau est altaolié à la terre, n'est qu'un accessoire du bail de la ferme. ICn cITct les animaux ainsi livrés pour la culture par le propriétaire de la ferme sont déclarés par la loi immeubles par destination, tandis que ceux qui sont donnés à cheptel à d'autres qu'au fermier de la terre ou au métayer sont meubles (id. o22, 52i}. Le fermier profile seul de tous les pro-
CHEQ
dnits de ce cheptel, mais il doit laisser, à la V.". .l;i 11 il, des bestiaux d'une valeur égale au prix d'estimation de ceux qui lui avaient été confiés. 11 supporte en coDséqueiice toutes les pertes, bien que l'estimation du cheptel ne lui en .lit pas transféré la prul'iiété (id. 1821 à 1820).
1" Le cheptel donné au folon partiiiire est un accessoire du colonal (voy.
ce mol) ou bail de métairie. Ce contrat se rapproche du cheptel simple et il cstsoumis aux mêmes règles. Toutefois sa durée n'est pas censée être de trois ans, mais égale à celle du colonat dont il dépend. En outre, certaines clauses, interdites dans le chefitel simple, sont permises dans celui dont il s'agit; ainsi il peut être stipulé que le bailleur aura une pari plus furie dans les profits que dans les pertes, par la raison que lu nourriture du troupeau est en partie à sa charge. Mais on ne fiourrait pas mettre toutes les pertes à la charge du colon (id. 1827 à 1830). .'j» Enfin, \e contrat improprement appelé cheptel que l'on désigne aussi sous le nom de cheptel de vaches est la convention par laquelle une personne confie à une autre une ou plusiein's vaches pour les loger et les nourrir. Lebailleur reste propriétaire des vaches et des veaux qui en naissent; le preneur profite seulement du lait et du fumier lid. 1831); ce dernier conli-at n'est pas un cheptel, car il ne s'agit plus là d'un troupeau qui se renouvelle et qui a été confié sur estimation. Le droit d'oniegistremenl des baux à cheplel est, comme pour les autres locations, de 0 fr. 25c. par loO francs du montant par évaluation des profits revenant au bailleur. » (Ch. Y.)
CHEPTELIER s. m. [ché-le-lié]. Celui qui prend un Ijail à cheptel.
•CHÈQUES, m. (angl. lo ckeck, vérifier). Bon à vue et au porteur sur un établissement de crédit: les clièques sont devenus en Angleterre une monnaie courante (Acad.). — Législ. « Le chèque est une sorte de mandat de paiement, servant au tireur à ellectuer luimêioe ou par l'entremise d'un tiers, le retrait de fonds portés au crédit de son compte chez le tiré et disponibles. Le chèque doit porter la date du jour et du lieu où il est tiré; il doit être à vue et non à terme. 11 peut être payable au porteur ou à ordre, et être transmis par voie d'endossement en blanc. A la diirérence de la lettre de change, il peut être tiré sur place, aussi bien que d'un lieu sur un autre. Dans les deus cas, il ne constitue pas un acte de commerce ; mais les dispositions du Code de commerce relatives à la lettre de change lui sont applicables, en ce qui concerne lo protêt et l'action en garantie qui en résulte contre le tireur et les endosseurs. Le porleur d'un chèque a perdu son recours contre les endosseurs s'il n'a pas réclamé le paiement dans un délai déterininé. Ce délai esl de cinq jours y compris le jour de la date, pour les chèques tirés sur place, cl de huit jours pour les chèques tirés d un lieu sur un autre. Le porleur perd son recours conlre le tireur, si la provision a péri par le fait du lire, après ces délais (L. 20 juin ISGo . Dans les chèques tirés d'un lieu sur un autre, la date doit être écrite en tontes lettres, de la main du tireur ; à défaut de celle formalité et aussi dans le cas de fausses énonciationa, le tireur est passible d'une amende fixée à six pour cent du montant du chèque et qui ne peut être inférieure à 100 francs. Il en est de même lorsque le chèque a été
CHER
émis sans qu'il y eût chez lo tiré, une provisionpréalalile et dispnnildc, l.a même amende est due, personnellemenl et sans recours, par le premier endosseur ou le porteur d'un chèque qui n'est pas daté comme il doit l'être, ou qui esl pi'ésenté au paiement avant sa date d'émission. En outre, celui qui a payé un clièijue dans l'une de ces deux conditions irrégulières est également passible de bidile amende de six pour cent. Celui ([ui paie un chèque sans qu'il soit acquitté, esl passible personnellemenl d'une amende de oO fr. Les chèques sont soumis à un timlire de dix cenlimes (^depuis 1871), et ceux tirés de place à place doivent en outre porter un timbre additionnel du même prix et qui peut être mobile (L. 19 fév. 1874). Il existe aussi un type spécial, créé par le décret du 22 mars 18.. S, pour timbrer les chèques de place à place. L'émission sur place d'un chèque non timbré, donne lieu à une amende de bO fr. (L. 23 aoijt lfi71, ail. 23). Lorsqu'un chèque de place à place est non tindiré ou revêtu d'un timbre insuffisant, la loi punit cette coiitraveiitiou comme s'il s'agissait d'une lettre de change et rend passibles solidairement d'une amende fixée à six pour cent, pour chacun, le souscripteur et le premier endosseur ou le porleur (L. .5 juin 18a0, art. 4 à 8). Les chèques tirés de l'étranger et payables en France doivent être timbrés avant tout usage en ce pays, sous peine d'une amende de six pour cent dont sont passibles solidairement le bénéficiaire, le premier endosseur et lo porleur ou le tiré. Si ces chèques ne sont pas sou.scrits conformément aux lois françaises, ils sont assujettis aux droits de timbre des elfets decommerce(L. 19 fév. 1874, arl. 9).» (Cu.Y.)
■ CHER, ÈRE adj. (lai. carus). Qui est lendremenl aimé, auquel on lient beaucoup : c'est une personne qui lui est cxtrâncmcnl chère.
Ces noms chers et sacrés, et d'amnnt ot d'époux,
VoLTAiRB. Zaïre, acte I, se. ii.
— S'emploie particulièrement dans certaines façons de parler familières : mon cher monsieur ; ma chère dame ; et sub^tantiv. : mon cher, ma chère (très fam.). — Qui coûte beaucoup : les belles éloffts sont toujours clièrcs ; il fait ctier vivre à Paris. — Cliére année, année où le blé est beaucoup plus cher qu'à l'ordinaire. — C'est chère épice, se dit d'une marchandise qui est plus chère qu'elle ne devrait l'êlre. — Le temps est cher, les moments sont chers, le temps presse. — Se dit encore de celui qui vend a plus haut prix que les autres ; ce marchand-là est cher. — Adverbial A haut prix : actieter cher ; vendre cher ; c'est bien cher.
— Je lui ferai payer, il le payera plus cher qu'au marché, se dit pour fiire entendre
; qu'on se vengera d'un homme donl on a reçu quelque injure. — Fig. : il vend eliersa protection. — Vendre bien cher sa vie, se bien défendre avant de succomber.
CHER, [chèrrl. I. (celtique, khdr , cours d'eau; lai. caris), rivière qui prend sa source près du hameau de Cher (Creuse), arrose les dépai'teinenls de l'Allier, du Cher, de Loirel-(^her et d'Indre-et-Loire, passe a Auzance, Monlluçon, Sainl-Ainand, Vierzon (où elledevienl navigable), et va altluer dans la Loire au bec du Cher, vis-à-vis de Sainl-Hurs. Cours 3.'jOUil., dont loS navigables. Principaux aflluenls : l'Aïuon, la Marmande, l'Vèvre et la (jrande-Sauldre. — II. Départementdu centre de la France, foiiiié du Haut-Beni et de quelques portions du Bourbonnais; entre les départ, du Loiret, de Loir-et-Cher, de l'Indre, de la Creuse, de l'Allier et de la Mèvre ; 7,199 kil. cure, 347,723 hab. Territoire généralement fertile à l'esl; mais lurmé au centre clan iN.-O. par le vaste plateau de la .Sologne, qui présente un fund de s.ible cuuvcii de bruyères, d'étangs, de landes et de genêts. Principaux cours d'eau : Loire, .\llier, Aubois,
CHER
Vnuvise, Cher, Mnrraaiide, Yèvre, etc. Vins du Cher ; melons renommée ; moulonà Solognots ; sangsues dans les étangs de la Sologne. Ce département eslle premier de France pour i'exli'action du fer. Vastes établissements métallurgiques d'Yvoi-Ie-l'ré, de Vierzon, de lionrges, etc. Cli.-I. Bourges; 3 ai'r., 29 cant.; 292 communes. Fonderie, arsenal et polygone a Bourges; archevêché elcour dappel'ii Bourges. Les établissements de l'instruclioi! [Uibliqiie sont du ressort de l'académie de Paris. Ch.-I. d'arr., Bourges, Saiul- Anianil et Sancerre.
CHERASCOlké-râss'-ko], clarascum,\\\\e de Piémont (llahe), prés de la jonction delà Stura el du Tanaro, à 30 lui. N. de Mondovi; 8,050 hab. Arcs de triomphe, palais elmannfactures de soieries L'une de ses églises renfeinifi un autel fameux. Ti'aité de 1(531, qui mit Tin iV la guirre franco-autrichienne de la succession do Ma ntone ; armistice de 1796, entre Bonaparte et le Piémont.
CHERBOURIj, Ci-iroljiu'ous, Chcrcbcrlim, préfecture niaiitimc sur la Manche, place forte et ch.-l. d'arr. (Manche), près de l'embouchure de la Divette, à l'exlrômité de la presqu'île du Colentin, au fond de la baie situéo entre les caps Lévi el de la Hague ; à 'i kil. N.-O. de Saint-Lô; 40,783 hab. Ville régulièrement bâtie, défendue, du côté de la terre
Ville et rade ilc Clicrbiiirg.
par quatre montagnes fortifiées que relie le fort du Boule. Eslise de la Sainte-Trinité (14.')0), statue de iNapoléon le', inaugurée en t8o8; hôtel de ville avec bibliotlièque et musée. Gigantesques travaux du port commencés par Vaubaii en 16S6, repris sous Louis XVI et continués presque sans interruption jusqu'en 186.T. Ils se composent do trois ordres d'ouvrages distincts : 1° la digne, qui ferme la rade et qui est formée d'une jetée de 200 mètres de lai'ge, à la base, au fond de la mer, el. de GO mètres à la plate-forme supérieure. Sur cette jetée est construite la grande muraille, chef-d'œuvre .le construction maritime, longue de 3,780 mètres, large de 9 mètres à la l'ouronne; 2° le port militaire, commencé en 1803 el comprenant trois bassins : avanl-porl (IS03-'l;i), long de 300 mètres, large lie 240, piofond de 9 m. MO: bassin de tlul (I8l3-'iy), de Ï91 mètres sur217 ; arrièrebassin (l830-';i8), de 420 mètres sur 200 m., profond do 18 mètres. Ces bassins communiquent ensemble et peuvent contenir 40 vaisseaux de haut bord. Ils sont enfermés dans une enceinlo bastiunnée qui contient les établissements de la marine militaire ; > les ouvrages de difertse, consistant en neuf forts. La rade de Clierbonig. fermée parla digue, présente une suporlicic de 1,000 hectares, dont 200 seulement sont propres au mouillage. Port marchand à l'embouchure delà Divette.
CHER
I,c portet la rade sont éclairés par six phares. Cette ville si bien située, en face des côtes anglaises, fut ruiie des premières conquêtes des Anglais en France. Elle changea plusieurs fois de maîtres et fut définilivcmenl assurée à la France par Diinois en 14.j0. Le désastre naval de La Hougue ayant montré la nécessité de créer un porl de guerre sur les côtes de Normandie, les travaux furent commencés par Vauban el malhoiireuseraent abandonnés. Les Anglais les détruisircnl en 17î)S, mais Louis XVI les reprit. En 1863, on évaluait leur coût i\ îJOO millions do francs.— Construction de navires, produits chimiques, filatures. Eaux l'orrugineuseA bicarbonatées froides , dite du Houle. Dysfiepsie, chlorose, el en général les all'ecliuns pour lesquelles on réclame les eaux ferrugineuses. — Lat. (tour do l'église) 40° -W 3i" N., long. 3» 57' 39" 0.
CHERBULIEZ [chèrr-bu-lié]. 1. (Antoine-Elisée), économiste politique, né à Genève en 1707, morl en 18()9. Ses œuvres volumineuses comprennent : l'L'ti/ida're (3 vol. 1828- '30), tlPrinif. de tascienee économique (2 vol. 18B2).— II. (Joël), frère du précédent (IS06-' '70), dirigea une importante maison de librairie, rédigea une Hernie critique des licres nouveaux et donna des tiaduclions de livres allemands. — III. (Victor). (V. S.)
CHERCHELL ou Cherche!, anc. Césurée ou
.liiliii Cœiarea. v.lle ma-
■■■ lilinip d'Algérii-, prov el aH4kil. S.-O. d'Alger, à 32 kil. N. de Milianah, sur la Méditerranée; ch.-l. de canl.
et de cercle; 9,033 hab.
dont 7,442 indigènes.
Mouillage peu sûr; entrepôl des productions de la Mélidja. Huines antiques. Mines de fer cl de lignite, carrières de marbre. Beaux environs. Cette ville, fondée par Juba II , sur l'emplacement de l'anrieiine loi, devint la •apitale de la Maurilanie césarienne; elle lut à peu près déiruile par les Arabes, relevée par les Maures, prise par André Doria en (li)3l ), puis par les deys d'Alger et ensuite par le maréchal Vaice le 10 mars 1840. Lat. (au for!) 3C." 30' iS" N. Lom,'. 0° 8' 19" 0.
* CHERCHER v. a. (lat. circare). Se donner du monveinent, du soin, de la peine pour trouver, pour découvrir quelqu'un ou quelque chose : il chvrcJic son domestique; cherchez et vous trouverez. — Se dit aussi des olioses inanimées: r(H'yii(//e aimantée cherche le nord ; l'eau cherche un passage. — Chercher quelqu'un par mer et par terre, le cherchera pied et à cheval, le chercher partout, faire loutes les diligences possibles pour le trouver.
— C'est chercher une aiguille dans une lotte de foin, se dit en pariant d'une chose que l'on cherche parmi beaucoup d'autres, et qui est très difficile à trouver, à cause de sa petitesse.
— Chercher la pet'de bêle, chercher minutieusement les moindres défauts d'un travail; être trop minutieux dans la critique d'un ouvrage. — Chercher midi à quatorze heures, chercher des difficultés où il n'y en a point.
— Chercher l'ennemi, aller à la recherche de l'ennemi pour lui livrer bataille. — 'lâcher de se procurer quelciu'un ou quelque ciioso, faire des efforts pour obtenir un certain résultai : c/ic/rAer U7i domestique; chercher la pierre philosophale. — Chercher femme, chercher à se marier. — Chercher de l'argent, faire des démarches pour se procurer, jiour emprunter de l'argent. — Chercher son pain.
CHER
mendier. — Chercher sa vie, chercher les moyens de subsister. — Chercher noise, c/icrcher querelle, se mettre de propos délibéré dans le cas de se brouiller avec quelqu'un. — CnKnciiEn, précédé de l'un des deux verbes Aller cl Venir signifie souvent: aller trouver, venir trouver quelqu'un, el se dit tant nu propre qu'au ligure : il irait le cherelier '.ni bout du monde ; les plaisirs vont partout la chercher. — Aller chercher quelqu'un, signilie aussi, dans une acception particulière: aller auprès d'une personne pour la conduire ensuite quelque part, ou pour l'avertir de s'y rendre. On dit de même: venir chercher, envoyer chercher quelqu'un. — Aller chercher quelqu'un, se dit même quelquefois pour : aller visiter quelqu'un. — Aller chercher quelque chose, aller en quelque lieu pour y prendre ou y recevoir quelque chose. On dit de môme : venir chercher, envoyer chercher quelque chose. — Chkbcher, est souvent accompagné de la préposition à, suivie d'un infinitif ; et alors il signifie: tâcher, s'efl'orcer à& : il cherche à me séduire par de belles paroles.
Qui cherche à plaire à tous ne doit plaire à personne, J -B. nov'ssitii'.
— ■ On le dit aussi des choses inanimées, l'eau cherche d s'ouvrir un passage. — Se chercher v. pr. Cherciier à se retrouver, à se reconnaitre, — v. récipr. Tâchcrdese trouver muluelleiiienl : ils se cherchent depuis longterjxps sans se trouver.
•CHERCHEUR, EUSEs. Celui, celle qui cherche: ch.ichcvr de trésor ; chercheur d'or. — Adjectiv. :un esprit chercheur.
' CHÈRE (lat. caro). Tout ce qui regarde la quantité, la qualité, la délicatesse des mets, cl la manière de les apprêter : maigre chère ; grande elière ; une chère délicate; aimer la ijonne chère. — Il est homme de bonne chère, il aime la bonne chère, el il s'y coniiaîl. — Chère entière, grand repas suivi de plusieurs divertissements. — Chère de commissaire, relias où l'on sert de la viande el du poisson. — Faire grande chère et beau feu, faire une fort grande dépense.— Fairechère lie, faire bonne chère en se livrant à la gaieté.— Il n'est chère que de vilain, lorsqu'un avare se résout à donner un repas, il y met plus do profusion qu'un autre. — Accueil, réception ; n'est plus guère usité que dans cette fdirase : il ne sait quelle chère lui faire, enchanté de recevoir un de ses amis, il ne sait quel bon accueil lui faire.
* CHÈREMENT adv. Tendrement, avec beaucoup d'alfcction avec beaucoup d'amour : ,/t; l'aime chèrement. — A haut prix : payer c.hèrementsamarchnndise. — Fig. // paya chèrement sa victoire — Vendre chèrement .*•( vie, la faire acheter chèrement, seà'il d'un homme qui, avant do périr, tue ou blesse plusieurs de ceux qui l'attaquent. On dit dans le même sens , mais trivialement : vendre chèrement sa peau.
CHÉRI. lE pari, passé de CnÉRin.— En parlant des anciens Hébreux : le peuple chéri de Dieu. — »» Subslanliv. : mon chéri, ma chérie.
CHÉRI (Rose-Marie Cizos, dite Rose), comédienne, née à Elampes le 27 octobre 1824, inorle en 1861. Fille d'un acteur, elle se distingua, dès sa plus tendre jeunesse, comme chanteuse, danseuse et comédienne. .\prèsdes débuis malheureux à Paris, elle linit parcnlcver un succès dans la Jeunesse orageuse el se plaça au premier rang des artistes dans le rôle de Clarisse Harlowe. Elle triomiiha dans la Niaù^ede Saint-Flour, écrite pour elle. Elle épousa en mai 1847, .M. Montigny, directeur du Gymnase, et montra toujours une vertu et une piété assez rares au théâtre.
* CHERIFs. m. [ché-riir];arabe shnrif, noble). Nom que l'on donne à un dcsccndanl de .Mahomet par Fatime, lille de iMahomet et femme d'Ali. — Prince, chez les Arabes et chez les .Maures.
CHER
CHÉRIFATs. m. Dignité de chérif.
CHÉRIN (Louis-Nicolas-Henri), généalogiste el militaire, né à Paris en I^O^, niorlen 1799. Il fit toutes les campagnes de la Révolulion et fut morlellemenl blessé pendant la campagne de Suisse. Ses restes furent réunis à ceux de Maroeau.
* CHÉRIR V. a. Aimer tendrement : chérir ses enf'nits, sa patrie.
' CHÉRISSABLE adj. Digne d'être chéri : la saut'- csl ii» des biens les pluschérissaLles.
CHEROKEES [Iché-ro-kiz], tribu d'Indiens de l'Amérique du Nord, qui occupa jusqu'en 1830 la vallée supérieure du Tennessee, la chaîne de r.\lleghany et les rivos de la Savannah el du Flinl. Pendant la guerre de l'indépendance, lesCherokees prirent parti pour les Anglais; ensuite ils reconnurent la suzeraineté des Etats-Unis et restèrent fn^èles à leurs engagements. En 1835, ils furent déporté-; dans le territoire indien, où ils se réunirent au nombre de 27,000. Ils ont accepté la civilisalion des Européens, mais leur nombre est tombé k lo,000. Ils possèdent des journaux et des ouvrages religieu.\ imprimés dans leur langue, au moyen de caractères imaginés on 1821. par un de leurs compatriotes nommé Geort,'e fiuess.
CHÉRON. I. (Augustin- Athanase), célèbre chanteur, né près de Versailles on 1760, mort enl8'29. Un amateur enthousiaste, passant près d'une l'orge oùChéron travaillait en chantant, fut frappé de la beauté de sa voix de basse el en parlaaudirecteur del'Opéra, qui l'appela à Paris el lui fil étudier la .musique. Chéi'on créa les rôles de basse dans les principales pièces de l'Opéra depuis 178(5 jusqu'en ISOS, époque où il prit sa retraite. — .Sa femme, Anne C.\MEnoY , dile ^1/"'= Dozon devenue ,«1°= Chéron en 1786, cantatrice d'une grande célébrité, fui tirés de l'obscurité dans des circonstances analogues. Née à Champigny , vers I7B6, elle gardait des vaches, lorsque la pureté de sa voix de soprano aigu la fit remarquer par un médecin du pays qui la recommanda. Elle entra à l'Opéra en 1784 el y régna jusqu'en 1800. On ignore l'année de salnort. — 11. (François), écrivain, né et mort à Paris ('1761-182»), collabora à plusieurs iournaux royalistes, pendant la Révolulion, fui proscrit, reparut en 1801, fui nommé chef de division du contenlieux au Trésor public en 1805, directeur du Mercure de France en 1814 et censeur des journaux en 1813. — Son frère, Louis-Claude, né à Paris en 17.S8, mort à Poitiers en 1807, fut député à l'Assemblée législative, puis préfet de la Vienne (180;i). Il a publié une traduction de Tom Jones deFielding, et fitjouer : le Poète anonyme, comédie en vers (178a), Caton d'Uliquc, tragédie imitée d'Addison (1789), le Tartufe de mœnrs, comédie imitée de Sheridan (V. S.)
CHÉRONÉE ou Chaeronée [ché'-ou ké-roné], ancienne ville de Béolie, près de la frontière de Phocide, célèbre par la victoire de Philippe de Macédoine sur les Athéniens, les Corinthiens et les Thébains en 338 av. J.-C, victoire due surtout au courage d'Alexandre, alors âgé de 18 ans seulement. A Chéroiice, Sylla battit en 8G av. J.-C. l'armée de Mitliridale commandée par Archealaûs. Il reste encore quelques ruines de celte ville antique.
CHÉRONNAC, commune du canl. de Roche-
chouart Haute-Vienne); 1,042 hab. Forges.
CHÉROY, ch.-l. de cant., arr. et à 24 kil. G.
de Sens Yonne); 707 hab.
CHERSON. Voy. Khebson.
• CHERSONÉSE s. f. [kèrr-so-nè-ze] (gr.
chersos, coulinent; nêsos, lie; ceslà-aire
presqu'île). Ancien nom donné à plusieurs
presqu'îles, particulièrement à des bandes de
terre beaucoup plus longues que larges.
Quatre grandes presqu'îles porlaienlle nom
de Chersonèses : 1° la Chersonèse de Thrace,
CHKR
aujourd'hui presqu'île de Gallipoli, appelée simplement la Chersonèse, entre l'Hellespont elle golfe de Mêlas; 2° la Cheisonèso Taurique (Crimée); 3" la Chersonèse Cimlu'ique (Jutlaiidj; i" et la Chersonèse d'Or, Aurea Chersonesiis (Mal.iccn).
CHERSONÉSE (Phare de), phare à fou tournai] L, sur Kl cùlé S.-U, de Crimée, près de Sébaslupol, par 44° 3b' 8" lat. iN. et 31" 2' 36" long. E.
' CHERTÉ s. f. Pris qui excède de beaucoup le prix oi'dinaire dos choses : cxcesdee cherté des viere:^. — En parlant de certaines marchandises ; la cherté y est, la presse y est, tout le monde veut en a.\o\r\ je n'y metirai pas la chertr, ic ni 11 achèterai pas.
CHERTSEY, ville de Surrey (Angleterre), sur la Tamise, a 34 kil. S.-O. de Londres; 9,215 hab.
* CHÉRUBIN s. m.[ché-ru-bain] (bébr. cj^eritbim, pi. iSk; cherub, même sens). Nom donné dans l'Ancien Testament à des ligures symboliques qui paraissent avoir eu de l'analogie avec les chiens et les lions nilés dont il reste des traces à Ninive, et avec les sphinx d'Egypte. Les doux plus fameux cht-iubins de l'Ecriture étalent en or et surmontaient, l'un en face do l'autre, le couvercle de l'arche, dans le tabernacle. Les chérubins étaient toujours places par paires, dans une altitude de subordination. — Tliéul. cathol. Ange du second rang de la première hiérarchie. — Beaux- Arts. Tête d'enfant ordinairement jouflUie et vermeille portée par deux ailes. — Kam. Enfant ou adoli.'scent frais, joli cl joulllu.
CHÉRUBINI .Maria -Luigi- Carlo - Zenobio- Salvatorey Lké-ruu-br-niJ, célèbre coinposileur de inusique, né à Florence \r S jopt. 1760, mort ;i Paris le lo mars 1842. Dès l'âge de 20 ans, il produisit à Alexandrie son premiei opéra, (Jniiito Fabio, et moins de 4 ans après, il en avait donné huit aux différents théâtres d'Italie. En 178.5, if produisit à Londres : La Fiiita principessa el Giiilio Subino; en i'i88, Iftijcnia in AuUd.;, a 'ïnrin; en 178!), bànophoon. et en il8i, Lodoîska, à Paris. Ce deraier établit sa réputation, el fut suivi de plusieurs autres, produits pre^^que tous à Pari», où il fut directeur du Conservatoire à partir de 1822. 11 excellait surtout dans la musique sacrée : sa messe en F pour trois voix, son grand Re;uicin ci ses Messi sacre sont, en ce L'enre, ses morceaux les plus connus. 11 a publié en français une Méthode d' contre-point et de fuyuc (1835), etc.
CHÉRUBIQUE adj. Qui a rapport aux chérubins.
CHÉRUSQIJES. la plus célèbre des tribus de l'ancienni' iiei manie. Les Cbérusquos proprement dits habitaient les deux rives du Vi,-,urgis (Weser), cl leur territoire s'étendait du Harzà l'Elbe. D'abord alliés des Romains, iN se mirent ensuite à la fêle de fa puissante figue des tribus germaniques qui se soulevèrenl sous les ordres d'Arminius et détruisirent tes légions de Varus. Par suite de di.ssensions entre fes tribus qui formaient celle ligue, les Clicrusques perdirent leur intluence dont héritèrent leurs voisins, les Catti. Vers le ni'; siècle, le nom des Chérusques apparaît parmi les tribus de la confédération des Francs.
CHERVIN (Nicolas), chirurgien, né a Saint- Laurenl-Puins (Hbûiie) en 1783, mort à lîourbonne-les-Bains en .1843. Une longue pratique et de constantes recherches le conduisirent à conclure que la fièvre typhoïde ni la fièvre jaune ne sont contagieuses; et sur ce sujet, il publia d'innombrables articles ou dos mémoires qui lui valurent le prix Montyon de 10,000 fr.
* CHERVIS s. m. [clièr-vt]. Bol. Plante ombellifere dn genre berle, dont la racine, qui porte le même nom, est bonne à manger : le cheroii a une saveur douce et aromatique.