DURE
DURAS, I. (Jacques-Henri de Durfort, duc
de), maréchal de Franc-j, né en 1626, mort en 1704. Il s'empara de Philippsbourg et, Manheim. — II. (J.-B. de Durfort, duc de], maréchal, servit sous Boulflers, en Flandre, fil partie de l'expédition contre Fontarabie, Urgel et Roses, et contribua i'i la conquèle de Kehl et de Worms. — 111. (Emmanuel-Félicité DE Durfort, duc de) maréchal (17 1.')-I7S9). Aide-de-camp de Villars, puis de Louis XV à Fontenoy, il fut gouverneur de la Franche- Comté et .académicien. — IV. (Amédée-Bretagne-Malo, duc de], maréchal, émigra, revint en France, sous le Consulat, fut nommé pair de France, académicien et, de 1830-'38, vécut dans la ictraite.
DURAZZO [dou-rât'-so] (anc. Epidamnus ou Dyrrachiiim ; turc, Dratch ; slave, Durtz], ville forte d'Albanie (Turquie), sur l'Adriatique, à 80 kil. S.-O. de Scutari; 5,000 hab. Beau port et commerce considérable (Voy. Dyrrachium).
DURBAN, ch.-l. do canf., arr. et à 32 kil. S.-O. de Narbonne (.Viide), sur la Berrc ; 910 \\Bh.~ Durban (Na(al). (V. S.)
DUR-BEC ou Durbec s. m. Ornith. Genre de
passereaux coniroslres, Iribu des gros-becs. Le bec est très fort et arqué, avec la pointe recourbée sur la mandibule inférieure ; les narines sont cachées par de petites plumes et la langue est épaisse et émoussée. L'espèce la plus connue est le durbec rouge {corythus enucteator], dont le dos brun est mêlé de gris et de rose; la tête, le cou, la gorge, la poitrine et les jambes sonl incarnats, avec les plumes des ailes et de la queue noires bordées de blanc. Il est long de 0°',-i2; on le trouve dans le nord des deux continents.
' DURCIR V. a. Rendre dur : la grande chaleur durcit la terre; l'air durcit le corail. — Devenir dur, plus dur : le chêne durcit dans l'eau. — Se durcir v. pr. Devenir dur, plus dur : la boue se durcit au soleil; la pierre se durcit à l'air.
•DURCISSEMENTS, m. Action de se durcir; état de ce qui est durci : le durcissement des os par le pro(.ircs de l'âge.
DUREAU DE LA MALLE (J.-B.-René), traducteur, né à Saiiil-Domiiigue en 1742, mort en 1807. Il vint à Paris, remporta le prix d'éloquence sur La Harpe, et celui de poésie sur Delille. 11 traduisit le De Bciieficiis de Siénèqne elles œuvres de Tacile (1790, 3 vol.). Cette dernière traduction lui demanda I."! ans de travail. Académicien en 1804, il laissa à sa mort une traduction de Salluste, parue en 1808 et une de Tite-Live (en partie).
* DUREE s. f. Espace de temps pendant lequel une chose dure : la vie de l'homme est de courte durée ; un état violent n'est pas de durée. — Se dit quelquefois absol. du leni|is, de la succession non interrompue des moments : mesurer la durée.
' DUREMENT adv. D'une manière dure, avec dureté : être couché durement; on l'a traité durement.
* DURE-MÈRE s, f. Anat. Membrane forte et épaisse qui tapisse la cavité intérieure du crâne et enveloppe le cerveau : la dure-mère est la plus externe des trois membranes superposées qui portent le nom de méninges.
DÙREN, ville de la Prusse rhénane, sur la Roer, à 30 kil. E. d'Aix-la-Chapelle; 14,,ï00 hab. Asile d'aveugles, clouteries, manufactures de draps et de tapis; acier, cuivre; papeteries. Ville importante sous les C.arlovingiens.
* DURER v.n. (lat. «iwraî'e). Contir.uer d'être:
rien ici-bas ne dure éternellement ; certaines llrurs ne durent qu'un jour. — Durer longti'inps : cela ne durera pas. — En parlant des .sentiments, des idées. Persister : cette fantaisie vous dure-t-elle encore ? — Le temps lui dure, se
DURH
dit d'une personne à qui l'impatience, l'ennui, ou quelque autre cause, fait paraître le temps long\ — Prov. Il faut faire vie qui dure, ou lig., FAiiiE FEU qui DURE, il faut ménager son bien, ne pas faire trop de dépense. Se dit, dans un sens analogue, en parlant de la santé. — Fam. Nk pouvoir durek en place, être si inquiet, si tourmenté, qu'on ne peut demeurer dans le même lieu, dans la même situation. — Ne pouvoir durf.r dans sa pkau, être inquiet, agité, tourmenté par quelque désir. — Ne pouvoir durer de chaud, de froid, ou AU CHAUD, AU FROID, otc, être extrêmement incommodé du chaud, du froid, etc. — Ne pouvoir durer a la peine, a la fatigue, a LA douleur, ne pouvoir y résister. — Ne pouvoir durer AVEC QUELQu'u.N, lie pouvoir vivre avec lui, ne pouvoir le supporter.
DURER (Albert ou Albrecht), peintre et graveur allemand, né à Nuremberg, le 20 mai 1471, mort le 6 avril |.'>28. Sa première toile authentique (un portrait de lui-même) porte la date de 1498; la même année parut la première série de ses gravures sur bois, illustrant la Révélation de saint Jean. A la fin de l.'IO.'i, il fit un voyage à Venise, à Bologne et dans plusieurs autres villes de l'Italie. L'époque de sou retour à Nuremberg, en 1507, fut suivie d'une période d'activité artistique, pendant laquelle il produisit plusieurs de ses plus belles toiles, une série de gravures sur bois et des gravures en taille-douce. Ses affaires devinrent prosnères et pendant plusieurs années, il fut un des citoyens les plus influents de Nuremberg; les empereurs Maximilien 1" et Charles V le nommèrent peintre de leur cour. En 1.Ï26, parurent ses deux tableaux contenant les figures de grandeur naturelle des apôtres saint Jean et saint Pierre, de saint Marc et saint Paul, qui sont ses plus grandes toiles et qu'on croit inspirées par l'intérêt qu'il prenait au succès de la réformation. Durer éleva la peinture allemande à une hauteur qui disparut avec lui; il porta l'art du graveur à un degré de perfection que nul n'a surpas.ié depuis lui. Il écrivit aussi sur la géométrie et sur la fortification,
* DURET, ETTE adj. Dimin. de Dur : ce
mouton est duret. — /)hîv^ nom propre. (V.S.)
• DURETÉ s. f. (lat. duritics). Qualité de ce qui est dur, ferme, solide, difficile à entamer, à pénétrer : la dureté du fer. — Se dit quelquefois simplement par opposition à la qualité de ce qui est tendre, mou : la dureté de la viande; la dureté d'un lit. — Tumeur dure qui se forme en quelque partie du corps : il lui est venu une dureté au sein. Cette acception et la suivante ne sont point usitées dans le langage médical. — Dureté d'oreille, difficulté d'entendre, commencement de surdité. — Fig. Défaut de ce qui est rude et désagréable à l'oreille : dureté de prononciation ; dureté de style. — Arts du dessin et Calligraphie. Ce qui est marqué trop fortement, ou ce qui a une grande roideur : les traits de cette Écriture ont de la dureté; dureté de crayon, de pinceau. — Particulièrement en peint. Crudité des tons : ce tableau a quelque peu de dureté. — Fig. Rudesse, insensibilité, inhumanité, extrême sévérité : il l'a traité avec dureté; la dureté d'un gouvernement. — Se dit, dans un sens analogue, en parlant des dehors, des manières, des discours, etc. : la dureté de sa physionomie, de son regard; la dureté de cette réponse le consterna. — Se dit également des discours durs et oU'ensanls, etc., et s'emploie surtout au pluriel : il lui a dit beaucoup de duretés.
DURFEY (Thomas), poète humoristique anglais, né vers liioO, mort en 1723. 11 abandonna le droit pour cultiver la littérature et écrivit des ballades, dos sonnets, des odes et plus de 30 pièces de théâtre dans le styip licencieux de son temps.