ESK
prend le p.ilais cl la cli.iiicllo du roi, un monastrrc aveu 200 ccllulos, 2 unllrn-os, 3 chapitres, 3 bibliothèques, 5 praiidcs salles, (i dortoirs, îi salles d'hûpital, 27 autres salles, 9 réfectoires, 5 infirmeries, etc. La partie la plus marquante de ce palais est l'éplisc, construite sur le phin g:iMiéra! de Saint-Pierre de Rome et contenant 40 chapelles avec leurs
vsml
Ralkaii, X 110 kil. N.-O. d'Andrinople; prfts de 20,000 hab. Manufactures de tapis et do cuirs. l.,os environs produisent beaucoup de roses.
ESMENARD (Joseph-Aphonse), poète, né il Pélissaiie (Roucbes-du-Ubône), en 1709, mort eu is;||. D'abord royaliste, pendant la Rcvululiun, il prodigua plus lard à Bonaparte
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L'E^ciirial,
autels. Imniédialcmrnt au-dessous du plus élevé de ces autels est un mausolée, bàli par Philippe IV : il a 12 mètres de diamètre et ses murs sont de jaspe et de marbre noir. Les restes de tous les souverains d'Espagne, depuis Charlos-Quint, y reposent dans des niches placées les unes au-dessus des autres.
ESCUROLLES, cb.-l. de cant.. arr. et à 8 kil. iN.-E. do Ganual fAllier), sur la rive gauche de l'Andelot; 1,063 hab.
ESDRAS (Livres d'), deux livres apocryphes do l'Ancien Toslameni, aussi appelés les 3° et 4" livres d'Ezra (le 2" étant en réalité le livre de Néhémie).
ESDRELON, plaine située à 8 kil. E. de Nazareth (Syrie), à l'cxtromité de laquelle eut lieu, le lu avril 1790, la bataille dite du mont i'habor, dans laquelle 0,0U0 Français, sous les ordres de Napoléon et de Kléber, battirent 30,000 Turcs.
E SEMPRE BENE [é-siin-pré-bé-né]. Loc.
ital. qui signifie : lotijuiirs bien. Exclamation l'amiliore dos Italiens, qui répond à l'axiome des optimistes : « Tout est poui' le mieux dans le meilleur dos mondes possibles. »
ÊSÉRE, et ses dérives. {V. S.J
* ESI-ML Ancien terme de musique, par lequel on désignait le Ion de ui : cet air est en c-si-mi.
ESK, nom de plusieurs cours d'eau d'Ecosse. l. Fleuve du Dumfi'iessbire, d'environ 4S kil. de long, forme de l'Esk noir et de l'Esk blanc ; il coule au S.-E. de la frontière anglaise, entre dans lo Cumborland, et se jette dans la baie de Solway. — 11. Fleuve de ri''.dimburgshire forme à 3 kil. N., de Ualkcith [lai' la réunion de doux torrents, l'Esk N. et l'Esk S.; il se jeltoau N. dans la baie de Forth. — IIL North Esk, lleuve du Forfarsbire, nait dans les monts (jranqiians et se jette au S.-E. dans la mer du Nord prés de. Montrose; près de 40 kil. do long. Pêcheries do saumon. — IV. South Esk, tlouve du Forl'arshire, naitdans lesmonls (Iranqiians, coule au S.-E., puis à l'E., et se jette dans la mer du Nord, près de l'Esk North, après avoir formé un grand bassiu à Montrose.
ESKI-SAGRA, ville de Roumélic (Turquie d'Europe), sur le versant méridional du
l'encens do ses vers et de sa prose, ce qui lo lit entrer h l'Institut et lui valut des places lucratives. Le moins nu''diocre de ses ouvrages est un poème didactique ou 8 chants, intitulé : la Naviijation (ISO.'i, in-S").
ESMERALDAS. L Fleuve do l'Equateur, le plus largo de ceux qui se jettent dans le Pacifique, formé de la réunion du Guaillabamba et du lilanco par 0° 30' lat. N. ; il se jette dans l'Océan à 10 kil. de l,-i ville qui porte son nom. — IL Province N.-O. de l'Equateur bornée par la Colomhie et le Pacifique. Supeificie et population incertaines. Capitale : la petite ville d'Esmeraldus. Ce pays est surtout couvert de forêts, qui fournissent d'excellents bois de construction et d'ébénisterie. Les habitanis, presque tous mulâtres et zambos, vivent sur les bords des rivières et s'occupent de la préparation du cacao, du tabac et du rhum. Hichos mines d'or, de cuivre et d'émeraudes.
ESNE ou Esneh (anc. Lato ou Latopolis), ville de la haute Egypte, sur la rive gauche
Ancien portique à H'^né.
du Nil, à 4.Ï kil. S.-S.-C do Thèbes; près de 14,4-21 hab. Entrepôt du commerce abys»i-
nien. Manufactures de draps de colon, de châles, do poteries. Célèbre marché de chameaux. Dans la ville se trouve le portique d'un grand temple, supporté par 24 piliers massifs, qui fut élevé par l'empereur Claude, vers .50 ap. J.-C. Les restes de l'ancienne ville sont presc[ue entièrement enfouis sous de grands remblais.
ESOGE s. m. [é-zo-co] (lat. csox, brochet). Icht. Nom scientifique du genre brochet. — s. m. pi. Troisième famille des malacoplcrygiens abdominaux, dans la classification do Cuvicr. Les ésoces comprennent les genres brochets, exocets et mormyres.
* ESOPE s. m. Homme diirormo et bossu,
comme l'était Esope.
ESOPE, fabuliste grec, né (probablement en Phrygie) vers 620 av. J.-C, mort vers !i(i4. Vendu jeune comme esclave, il fut ommciu! à Athènes et appartint à Démarque; il passa ensuite au service de .Xanthus, à Samos, et d'Iadmun, do la même ville. Ce dernier lui ayant accordé la liberté, il se retira à la cour du roi Crésus de Lydie, dont il gagna la faveur par ses reparties spirituelles. Ifsavail partout s'attirer ralfection, malgré la laideur do son visage et la dilfornnto de son corps. Envoyé en ambassade à Delphes, il fut convaincu de sacrilège et jeté dans un proci|)ice. Ses œuvres ont péri; et les fables (pii portent son nom sont, les unes des imitations, les autres des productions appartenant à des poètes postérieurs.
ESOPE (Claudius jCsopus), acteur tragique romain, mort vers KO av. J.-C. Il fut, avec Roscms, le professeur de Cicéron dans l'art
oratoire.
ÉSOPHAGE s. m. Voyez OEsoi-uagb.
" ESOTÉRIQUE adj. (gr. esôterikr,s, intérieur). Philos. Se dit do certaines doctrines secrètes des écoles philosophiques antiques.
* ESPACE s. m. [è-spa-se] (lat. spalium). Dans son acception abstraite. Etendiio indéfinie : mesurer l'espace. Dans les afjplications usuelles. Etendue limitée, et ordinairement superficielle, comme dans les exemples suivants : espace vide, rempli; ce bois occupa l'espace d'une lieue, d'un arpent, etc.; laisser de l'espace ; il n'y a pas assez d'espace; garder les espaces. — Absol. Tant au singulier qu'au pluriel. Cette étendue qui embrasse l'univers : les corps célestes roulent dans l'espace. ~~ Esp.vcES IMAGINAIRES, espacos que l'imagination peuple de chimères. — Etre, voyager, DANS LES ESPACES IMAGINAIRES, Se former dcs visions, se repaitre d'idées chimériques. — Etendue du temps : dans l'espace de six mois, d'un «n. — Mus. Intervalle blanc qui se trouve dans la portée. - s. f. Typogr. Petite pièce do même matière, de même corps et plus basse que la lettre, qui ne marque point sur le papier, et qui sert à séparer les mots Fun de l'autre : il y a des espaces fines, des espaces moijciuies et des espaces /'ortes.
' ESPACEMENT s. m. Distance entre un corps et un autre. S'emploie surtout eu architecture : l'espacement des poteaux, des solives, des colonnes. — Typogr. Intervalle qu'on laisse entre les mots ou entre les lignes : des espacements réguliers flattent l'œil et annoncent un bon compositeur.
' ESPACER v. a. Ranger plusieurs choses de manière à laisser entre elles les espaces nécessaires : le jardinier espacera régulièrement ces arbres. — Typogr. Se dit en parlant des mots, des lignes, et quelquefois même des leltres : ce compositeur n'espace pas bien les mots. — »v S'espacer v. pr. Etre espacé.
* ESPADON s. m. (ital. spaâone; du laji. spa- </ia, épéo) . Grande et large epéeà lame droite et tiauchante des deux côtés, taillée en biseau à la pointe, avec une poignée en croix et
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saus garde. On lenail l'espadon à deux mains; ce fut le sahre le plus employé aux xv" et xvie siècles. Il eut pourvariélés la colismanle et la flamlicrge. Le Uevv -espadon était as,-ez semblable aux sabres de nos cuirassiers. — Ichl. Genre de sconibéioïdes, voisin dos maquereaux, cl ainsi nommé parce quo les espèces qui le compoMut ont la mâchoire supérieure prolongée en une sorte d'épée longue el aplatie horizontalement. Cette
lîspadon commun.
arme naturelle est formée par les os vomer et inlcrmaxillaires. L"espadon commun (xiphins fjladius, Linn.) atteint une longueur do 4 à 7 m. Il se trouve dans l'Atlantique et dans la Méditerranée. Il se sert de son épée pour attaquer ses ennemis et les détruire. I! ne redoute ni le requin ni la baleine, et se précipite quelquefois sur les flancs des navires. Sa chair ferme est comparable à celle du thon.
" ESPADONNER v. n. Se servir de l'espadon : (7 cspadoiine bien.
ESPADRILLE s. f. [Il mil.] (esp. sparlo, sparte). Sorte de chaussure à l'usage des montagnards espagnols; — Chaussure dont le dessus est en toile et la semelle en sparte.
/ESPAGNE (Blanc d') s. m. Craie très divisée, qui fait une vive effervescence avec les acides et que l'on moule en pains, après l'avoir lavée. (Voy. Craie.)
ESPAGNE (anc. Vicria et Hispania ; esp. Espaha ou Las Espanns) , royaume du S.-O. de l'Europe, formant, avec le Portugal, la péninsule pyrénéenne ou ibérienne entre 36" et 43° 48' lai. N., et entre 1° long. E. etH°36' long. 0., borné au N.-E. par la France, à 10. en partie par le Portugal et de tous les autres côtés par la Méditerranée et l'Atlantique ; le détroit de Gibraltar la sépare de l'Afrique. La ligne côlière, qui forme près des deux tiers de son périmètre, a 2,120 kil. de long, dont environ 920 sur l'Atlantique (y compris la baie de Biscaye), et 1,200 sur la Méditerranée. On trouve peu d'iles près de la cûte ; les plus importantes sont les lies Baléares avec Iviça et Fornientera {les Pityuses des anciens). Au N.-O. et à ro. existent d'excellentes rades ; celles de Ferrol, de Vigo et de Santander sont les plus remarquables; auS.-O.est larade imprenable de Cadix et au N.-E. les baies de Barcelone et de Rosas. Les principaux fleuves qui se jettent dansla Méditerranée sont l'Ebre, le Guadalquivir, le Guadalaviar, le Jucar et la Ségura. Cinq grands fleuves affluent dans l'Atlantique : le Minho (esp. Miiw), le Douro {Duero}, le Tage (Tajo),laGuadianaetleGuadalquivir.LeDouro cl le "Tage ont leur embouchure dans le Portugal. L'Espagne est surtout un pays de montagnes et de grands plateaux très élevés. Cinq chaînes bien distinctes traversent la péninsule; la principale, qui sert de frontière septentrionale, est connue sous le nom de monts Cantabres ou PjTènées. Ces chaînes sont généralemcntàpicducôtéduS.jlandisqueducOtéduN.
elles descendent en pente douce. La seconde chaîne, la Sierra de Guadarrama (avec ses continualious les Sierras oe Gredos et d( Gâta) sépare le bassin du Douro de celui du Tage. Plusieurs de ses sommets ont plus de 2,700 mètres de haut. Du côté de l'E., elle est divisée en plusieurs petites chaînes irrégulières, qui, sous le nom de monts Ibères, s'étendent au S.-E. et couronl le long de la côte orientale. La Iroisilhie chaîne, qui porte le nom de monts de Tolède, sépare les eaux du Tage de celler de la Guadiana. La quatrième est la Sierra
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Moreua, le long des talus méridionaux de laquelle coulent les bras du Guadalquivir. La (haine côlière méridionale, dont la Sierra Nevada forme une partie et qui porte le nom colIccLif de Sierras Nevadas, longe la Méditerranée. Elle contient le Cerro de Mulhacen, point culminant do la péninsule el même de l'Europe (après les sommités des Alpes et du Caucase); il mesure 3,890 mètres de haut, cl le pic de Vcleta 3,7y2. Riches et nombreuses productions minérales ; mines de plomb, de mercure, d'étain, de fer, d'argent, de cuivre, de sel, elc, qui sont exploitées depuis les temps les plus reculés. Près de Cardona en Calalogne se trouvent de célèbres mines de sel gemme. Les mines de mercure d'Almadon dans la Manche sont les plus riches d'Europe. Les Asturies et l'Aragon possèdent d'iniporlantes mines de houille. Sous le rapport du climat, l'Espagne est divisée en trois grandes zones bien distinctes. La zone septentrionale est arrosée par de nombreux cours d'eaux ; l'agricullure y est llorissante, principalement chez les Basques et les Catalans. Les hivers sont généralement froidset les printemps humides, mais le climat est surtout tempéré. La zone moyenne est sèche et sujette à des températures extrêmes; les hivers sont froids et les étés brôlanls, mais le printemps et l'automne sont agréables. La zone méridionale est plus appropriée à l'agriculture que colle du centre. La température, délicieuse en automne cl au printemps, y devient tropicale en été cl plutôt pluvieuse que froide en hiver. L'Espagne est une des contrées les plus fertiles d'Europe. On y cultive le froment, le maïs, l'orge, le chanvre elle lin, surtout dans les provinces de l'E. cl du N. Dans l'intérieur, on trouve du safran et d'autres plantes tinctoriales. On cultive aussi le mûrier pour l'élevage des vers à soie dans les provinces de Valence, de Murcie et de Grenade. Dans le sud, grande variété de bons fruits : amande, ligue, datte, orange, citron, grenade, ananas el banane. Les Asturies, les Pyronées, la Sierra Morcna et la Sierra Nevad:a sont couvertes d'immenses forêts de chênes verts et de chènes-lièges. Partout la vigne est cultivée, mais ce sont seulement les districts côliors de Xérès, de Rota et de Malaga en Andalousie, de Benicarlo et d'Alicante en Valence, qui fournissent une quantité considérable de vins pour l'exportation. On évalue la production totale de la péninsule espagnole à 16 millions d'hectolitres de vin. On estime parliculièment pour l'exportation les diverses variétés de vin de Xérès, ainsi nommé do la ville de Jerez do la Frontera, en Andalousie, autour Je laquelle se trouvent les vignobles les plus renommes d'Espagne. Ils forment une partie du district des vins de Cadix. Les vignobles de toute qualité, dans le district de Cadix, couvrent près de 9,600 hectares et fournissent annuellement 2-30,000 hectolitres, ce qui est vraiment une quantité bien minime si on la compare à celle qui se consomme de prétendu sherry dans la seule Angleterre. Les vins de Xérès naturels sont généralement secs et d'une couleur peu foncée; ils contiennent une moyenne de 26 p. 100 d'alcool. Mais on fortifie la plus grande partie des Xérès du commerce par l'addition d'alcool dans la proportion d'environ 37 p. 100; on les aromatise avec une liqueur appelé dulce, faite du moût de grappes trop mûres, el on les colore en y ajout.int le vino de cotor, moût que l'on fait bouillir, jusqu'à ce qu'il soit réduit au cinquième de son volume. Les vins de Xérès provenant des environs de Jérès développent souvent un bouquet particulier d'éthor a[>pelé amoritiUado, et que l'on suppose produit par la présence de l'aldéhyde. Les environs de San Lucar donnent les fameuses rnanzanillas, qui doivent leur nom à une certaine rcssendilance qu'offrent leur bouquet et leur parfum avec la manzanilla ou lleur de camomille. Les vins
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fins de Monlilla ont la réputation de développer, à un degré remarquable, le bouquet (Wiontillado. Malaga a été de tous temps fameux pour la production des vins. Tout le pays compris entre le port de Malaga et Grenade forme un immense vignoble dont les parties montagneuses près do Malaga produisent trois récoltes par an. La première donne exclusivement les raisins secs, la seconde sert à faire des vins secs et la troisième des vins doux. Tolède et la Manche fournissent d'excellents vins rouges. Le muscat de Juencaral près de Madrid est l'un des plus agréables vins d'Espagne. La Murcie, Valence et la Catalogne, qui bordent la Méditerranée, produisent une immense quantité de gros vins foncés. Une grande partie du claret et du bordeaux à bon marché, consommé en France et en Angleterre, est coupé avec du vin d'Espagne dos bords de la Méditerranée. L'Aragon, Valladolid, la Biscaye, la Navarre, les Asturies donnent aussi des vins blancs et rouges de bonne qualité. Les îles Baléares surtout fournissent beaucoup de vins, principalement du muscat et du malvoisie. — Les hautes montagnes sont peuplées de loups, de lynx, de renards et de sangliers. Le cheval espagnol, qui descend de la race importée par les Maures, a conservé toute la beauté, la docilité, la grâce et la force du cheval arabe. Ceux de Soville, de Grenade et d'Estramadure sont les plus estimés. Les ânes elles mulets sont aussi très vantés. Les taureaux dont on se sert pour les courses viennent de la Sierra Morena. Beaucoup de brebis, de moutons mérinos et do porcs. 11 y a sur les côtes d'importantes pêcheries; mais le poisson de l'Atlantique est piéféré à celui de la Méditerranée. — Le royaume, y compris les Baléares et les Canaries, se divise en 49 provinces.