ESSE
une chose essentielle dans le contrat, au contrat.
— Avoir a quelqu'un des ooligations essentielles, en avoir reçu des services très importants. — Homme essentiel, ami essentiel, homme, ami solide, sur qui l'on peut compter.
— Hist. nat. Caractères essentiels, caractères les plus remarquables qui distinguent les espèces, les genres. — Méd. Maladie essentielle, maladie qui ne dépend d'aucune autre. — Chim. et Pharm. Se dit des sels qu'on extrait des végétaux, des huiles volatiles et aromatiques qu'on obtient des plantes par la distillation. — On appelle fa«7« essentielles, huiles volatiles ou huiles distillées les produits huileux qui dérivent des plantes, généralement par la distillation de portions de ces plantes avec de l'eau. La vapeur aqueuse qui se dégage entraine avec elle la vapeur de ces huiles, bien que leur point d'ébullition soit souvent plus élevé que celui de l'eau. Ces vapeurs se condensent ensemble dans le récipient de l'alambic; l'huile llolte ordinairement sur l'eau; quelquefois elle est plus lourde que celle-ci, qui surnage. Les huiles essentielles contiennent, sous une forme condensée, le parfum et les propriétés des plantes ou de la partie des plantes que l'on emploie. Quand on les tient dissoutes dans l'alcool, elles constituent les essences. On peut les distinguer des huiles fixes ou des huiles essentielles adultérées d'huiles fixes, en les faisant évaporer sur une feuille de papier blanc : elles ne laissent après elles aucune tache graisseuse. — Essentiel s. m. Point essentiel^ chose principale : l'essentiel est de faire cela, est que vous le fassiei.
* ESSENTIELLEMENT adv. Par essence :
l'homme est essentiellement raisonnable. — Beaucoup, extrêmement, à un très haut degré : manquer essentiellement à quelqu'un.
ESSEQUIBO [ès-sé-ki-bo]. I. Le principal fleuve de la Guyane anglaise. 11 nait dans les monts Acaray, près de la. limite méridionale, par'l''30' lat. N., coule sur une longueurde780 kil. else jette dans l'Atlantique : sou estuaire a 48 kil. de large à son embouchure par 7° lat. Ce fleuve possède de nombreuses cataractes, dont la principale est celle du King William's par 3° 14' lat., c'est à cette cataracte que cesse la navigation du fleuve. Ses principaux aflluents sont : le Hupununi, le Cuyuiii ou Cuyuwini, et le Putaro; dans ce dernier se trouve la stupéliante cataracte de Kaietur. — 11. Partie du territoire de la Guyane anglaise, aujourd'hui formant un comté avec Demérara (Voy. Guya.nk).
• ESSETTE s. f. Marteau qui d'un cOlé a une tête ronde, et de l'autre un large tranchant.
" ESSEULÉ, ÉE adj. Qui est seul, délaissé de tout le monde : cet homme est entièrement esseulé. Fam. et peu usité.
ESSEX, comté situé sur la côte orientale de l'Angleterre, borné au sud par la Tamise ; 4,270 kil. carr. ; 466,430 hab. Ce pays est arrosé, en outre de la Tamise, par la Lea, le Slort, le Ghelmer, le Stour et le Colne. Le froment est sa principale production. Veaux renommés. Pêcheries et bancs d'huilres. Manufactures de soies et de tresses de paille. Gap. : Chelmsford.
ESSEX (comte d'). I. (Thomas Cromwell), homme d'Etal anglais, né à la lin du xv' siècle, mort le 28 juillet 1340. Sa fidélité à son patron Wolsey et ses talents, le firent distinguer par Henri VUl, qui le nomma secrétaire d'Etat, maître des contrôles et, eo 1333, inspecteur général de tous les monastères, des maisons religieuses et des universités d'Angleterre. En 1336, Cromwell fut nommé lord du petit sceau, baron, vice-gérant ecclésiastique et plus tard comte d'Essex. Il perdit la laveur ou roi pour avoir soutenu le parti d'Anne de Clèves, qu'Henri avait cessé d'iimer
HSSL
II fui décaoïlé comme coupable de h.iute Irabison. — 11. (Walter DiVERECx), né dans le pays de Galles vers 1540, mort vers 1576. Sa bravoure et son courage à réprimer la rébellion des comtes de .Nortbumberland et de WesLmoreland, en 1569, le firent distinguer par la reine Elisabelh, qui lui donna le comté d'Essei. En )a73, il entreprit une expédilion pour soumettre et coloniser une partie de î'Ulster en Irlande, mais il ne réussit pas. —
III (Robert Devereux), fils du précédent, né en 1567, e.téeuté le 2b février iCOI. Il parut à la cour dès l'âge de 17 ans, et ne tarda pas à captiver le cœur d'Elisabelb. En 1585, il accompagna en Hollande, son beau-père, le comte de Leicester et, en 1587, fut norcinié maitre de la cavalerie. En I5S8, il fut fait capitaine général de la cavalerie et devint premier favori. En <o91, il commanda une eipéd.tion malbeureuse, faite en Bretagne contre les Espagnols, et, en 1597, fut cborgé, de concert avec l'amiral lord Howard, de commander une campagne contre Cadix. 11 fit ensuite en Espagne deux expéditions, qui ne réussirent pas. La reine lui ayant reproché son insuccès, d'Essex se retira à Vauslead, et fut nommé maréchal comle héréditaire. En 1598, il eut une discussion avec la reine qui lui boxa les yeux ; il ne se réconcilia ensuite jamais complètement avec elle. Il vint en Irlande, en 1399, comme lord lieutenant, pour apaiser une rébellion dans rUIsler, mais cette campagne se termina par un armistice. A son retour, il fut emprisonné dans sa propre maison. A la tête de près de 300 hommes, il tenta par la force de chasser ses ennemis du conseil de la reine, fut pris, enfermé à la Tour, convaincu de trahison et exécuté. — IV (Robert Devereux), fi .'s du précédent, né en 1592, mort en 164G. En 1620, il leva des troupes, et servit dans les guerres contre les Pays-Bas. 11 s'engagea dans plusieurs campagnes à l'extérieur et, en qualité de vice-amiral, commanda une expédilion malheureuse contre l'Espagne. Au début de la guerre civile, il fut nommé lord général par le parlement, et déclaré traître par Charles. H combaltit le roi à Edgehill (1642), s'empara de Reading (1643) et s'avança en Cornouailles. Son armée capitula, mais il put s'enfuir. 11 se maria deux fois : sa première femme divorcée, épousa le comte de Rochester. — Son titre mourut avec lui et lut rétabli en 1661, en faveur d'Arthur, second baron Cîpel, dans la famille duquel il est encore aujourd'hui.
■ ESSIEU s. m. [é-sieu] (lat. axis). Pièce de buis uu de fer qui passe dans le moyeu des roues d'une voilure : mettre un essieu à un carrosse, o une charrette.
ESSLING, village d'Autriche (basse Autriche), à H kil. E. de Vienne, sur un polit bras du Danube, en face l'ile Lobau; c'est à Essiing et dans le village voisin, appelé Gross- Aspern, que se livra, les 21 et 22 mai 1809, une bataille désespérée entre 90,000 Autrichiens commandés par l'archiduc Charles et 50,000 Français sous les ordres de Napoléon. Les \utrichiens perdirent plus de 20,000 hommes et les Français environ 30,000, parmi lesquels le maréchal Lannes , niortellcment blessé le 22. Napoléon, écrasé par le nombre de ses ennemis et isolé du gros de son armée, par suite de la destruction du pont du Danube, ne dut son salut qu'à Masséna, qui couvrit sa retraite et qui reçut pour ce fait d'armes le litre de duc d'Essling; miis les Autrichiens ne profilèrent pas de leur victoire.
ESSLINGEN [ès'-linn-ghenn], ville de Wurtemberg, sur le Neckar, à 13 kil. S.-E. do Slullgard; 18,000 hab. Belle église gothique; îélcbre marché aux fruits. Exporlalion de lotomolives et de vin de Champagne mousseux allemand. C'est à Esslingen que furent faites (es preniierea imilation>' de ce vin. Près de
ESSU
la ville se trouve l'établissement hydrothérapique de Kennenberg pour le traitement des aliénés. Esslingen fut autrefois une ville libre impériale. La ligue souube y lut fondée en 1488.
ESSOMMES, comm. de l'arr. de Château- Thierry (Aisne); 1,710 hab. Vieille cl belle église (mon. hist.), renfermant dos boiseries sculptées du xvf siècle.
ESSONNE (L'), riv. de France, qui naît dans la forèl d'Orléans, reçoit la Juine, coule dans une charmante vallée, et se jette dans la Seine à Corbeil, après un cours de 90 kil. Elle passe à Essonnes, où elle fait mouvoir une importante papeterie. .
ESSONNES, Exojia, Axona, village de l'arr. et à 2 kil. S.-O. de Corbeil (Soine-ot-Oise), sur la rivière l'Essonne; 3,500 hab. Importante papeterie ; iilalures de coton, de laine, de soie, fabrique d'indiennes. Celte ville était un domaine royal sous les Mérovingiens et l'on y battait monnaie.
* ESSOR s. m. (lat. cxaurujn). Action d'un oiseau qui part librement pour s'élever dans les airs : un aigle qui prend son essor, qui prend l'essor. — Parext. et dans le style soutenu. Se dit de l'âme : son dme, prenant l'essor, s'élève vers Dieu. — Fig. Action de débuter en quelque chose avec énergie, avec hardiesse et liberté : arrêter l'essor du talent, du ijcnie. — Fig. Se dit aussi d'une personne qui, après avoir été quelque temps dans la sujétion et dans la contrainte, s'en lire tout d'un coup, et se remet en liberté : on tenait ce jeune homme dans une trop grande contrainte, il a pris l'essor, son essor. — Fig. Donner l'essor a son esprit, a sa PLU.ME, parler, écrire avec quelque élévation ou quelque liberté. On dit aussi, Donner l'kssor a son génie, A son imagination, etc.
ESSORAGE s, m. Econ. dom. et lechn. Action d'ossorcr du linge, une étolFe.
ESSORANT, ANTE adj. Blas. Se dit des oiseaux qui ont les ailes entr'ouvertes et qui semblent prêts à prendre leur vol.
* ESSORER V. a. Econ. dom. et tcchn. Exposer à l'air pour faire sécher : on a mis ce linge sur des perches pour l'essorer, — ^v Faire sécher par tout autre moyen. — Blas. Se dit du toit d'une maison, quand il est d'un émail ditierent.
ESSOREUSE s. f. Appareil destiné à sécher rapidomcnl le linge.
* ESSORILLER v. a. [Il mil.] (préf. es; franc.
oreille). Couper les oreilles : cssoriller w^chien.
— Fig. el fani. Couper les cheveux fort courts : qui vous a ainsi eAorillé?
•ESSOUFFLÉ, ÉE part, passé de Essou fixer.
— Qui est hors d'haleine pour avoir couru ou fait quelque autre ell'ort : (/ est reanu tout essoufflé.
* ESSOUFFLEMENT s. m. Etat de celui qui est es.soufllé.
* ESSOUFFLER v. a. Mettre presque hors d'haleine par un mouvement violent : vous montez trop vite, cela vous essouf/kra. — S'essouffler V. pr. Essoufllcr soi : je me suis essoufllc a monter cet escalier.
ESSUYES, ch.-l. de cant., arr. el 10 kil. S.-E. de Bar-sur-Seinû (Aube), sur l'Ource; 1,600 hab.
ESSUI, peuple de Gaule, fixé à l'O. de la Seine, probablement le même que les Esubii ou Sesuvii.
■ ESSUI s. m. Lieu où l'on étend quelque chose pour le faire sécher.
* ESSUIE-MAIN s. m. Linge qui sert à essuyer les mains, l.inpe (jue l'un met pour cet usage sur un rouleau de bois, dans lessacris-
ÏÏTSA
lies, les séminaires, les collèges, etc. — t* On dil aussi au sing. Essuie-uains.
• ESSUYER V. a. (lat. exsuccare). Oter l'eau, la sueur, l'humidité, la poussière, etc., en frottant : il est tout en sueur, tout en eau, il faut l'essuyer. — Essuyer les plâtres, habiter une maison nouvellement bâtie. Plus fig. S'exposer au premier inconvénient d'un établissement ou d'une aflaire. — Essuyeales larmes de quelqu'un, calmer son aftliclioii, le consoler. Essuyer ses larmes, se consoler. — Sécher; se dit principalement du veut el du soleil : le vent, le soleil essuie les chemins, essuie la terre qui a été trempée par la pluie. — Fig. Souffrir, éprouver, subir; se dit tant au sens physique qu'au sens moral : essuyer le feu. le canon, la mousqueterie d'une place; essuyer la honte d'une réprimande publique. — S'essuyer v. pr. Oter l'humidité ou la poussière qu'on a sur soi. — Etre essuyé.
* EST s. m. [èstt]. Celui des quatre points cardinaux qui est au soleil lovant. — Partie du monde qui est à notre soleil levant : le vent souffle, vient de l'est. — Par ellipse. Venl qui vient de l'est : il y a quatre vejits principaux : l'est, l'ouest, le nord, el le sud. Dans le même sens : le vent est à l'est.
' ESTACADE s. f. (anc. franc, estache). Sorte de digue faite avec de grands pieux plantés dans une rivière, dans un canal, pour en fermer l'entrée, ou pour en détourner le cours : un débordement d'eau rompit l'eslacade. — iv Mar. Barrière, qu'on établit provisoiroment à l'entrée d'un port, pour en fermer l'entrée aux navires ennemis, et qui est faite avec des mâts, des cordages et des chaînes liés ensemble.
* ESTAFETTE s. f. (ital. stufetta , petit étrier). Courrier qui ne porte son pa(iuet que d'une poste à l'autre pour le remettre à un autre courrier, qui le porte à la poste suivante : faire parvenir un avis par des estafettes, par estafette.
' ESTAFIER s. m. (ital. staffiarc). En Italie. Domestique armé qui porte la livrée, et qui a un manteau : ce cardinal a tant d'eslafiers. — Par ext. en France. Laquais de grande taille : il était accompagné de quatre grands eslafiers. Dans celte acception, est aujourd'hui peu usité, et se prend en mauvaise part. — Souteneur de mauvais lieux.
•ESTAFILADE s. f. (ital. staffilata , coup d'élrivièros). Coupure faite avec une épéc, uu rasoir ou quelque autre instrument tranchant, principalement sur le visage : il lui a fait une vilaine estafdade sur le nci, sur le visage. — Coupure, déchirure faite à un manteau, à une robe, etc. : il y a une estafilade à votre manteau. Fam. dans les deux acceptions.
• ESTAFILADER V. a. Fam. Faire une estafilade, donner une estafilade : on lui a estafilade le visage.
ESTAGEL, comm. de l'arr. et i 21 kil.
O.-.N.-O. de Perpignan (Pyrénées-Orientales), sur la Gly; 2,50') hab. Miel, excellents vins, marbre -gris. Statue d'Arago élevée on face de la maison où naquit ce savant.
ESTAGNON s. m. [gn mil.] Vase de cuivre servant à l'expédition des eaux distillées. principalement l'eau de fleurs d'oranger.
ESTAING, ch.-l. de cant., arr. et à 10 kil. .N.-O. d'Espalion (Aveyron), sur la rive droite du Loi; 1,650 hab.
i ESTAING (Charles-Hector, coute d'), marin, né au château de Ravel-Salinérange (Auvergne), en 1729, guillotiné le 28 avril 1794. Sa
j haute naissance lui valut du premier coup le grade de colonel d'infanterie, fl coiiihaltit dans l'Indoustan, sous les ordres de Lally, fut fait prisonnier par les Anglais, leur