TERRITOIRES ORGANISES
1 Arizona
5 Dakota
3 Idaho
4 Montana. . . .
5 Ne^^■-Mexicu .
6 Utah.,
Washington.
8 WyoUiing
Totaux..
Territoire indien.
Indiens
Ala-ka
Public lands
Totaux.
Totaux généraux... 9.331.360 3S. 925. 598
— CÔTES. A l'exception d'une petite portion de la côte N.-E.. les rivages de l'Atlantique et du golfe du Mexique sont bas; ceux du Pacifique sont ordinairement élevés et rocheux. La longueur totale des côtes, en tenant compte des échancrures du continent, est de 20,4S8 kil., dont 11,039 sur l'Atlantique, o,o79 sur le golfe du Mexique et 3,870 sur le Pacifique, — Cours d'eau. Les Etals- Unis embrassent : tout l'immense bassin du .'tfi>sissipi, entre les Alleghanies et les montagnes Rocheuses; les afllueiits de l'Atlantique, qui naissent dans les Alleghanies (Penobscot, Kennebec, Merrimack, Conneclicut, Hudson, Delaware, Susquehanna, Potomac, James, Roanoke, Neuse, Cape-Fear, Great-Pedee, Santee, Savannah et Altamaha); les aflluents du golfe du Mexique ; Appalachicola, Moliile cl Pearl, à l'E. du Mississipi; Sabine, Neches, Trinity, Brazos, Colorado, Nueces et Rio- Graiide, à 10. de ce fleuve; et les affluents du Pacifique : Columbia, Sacramento, San- Joaquin, et Colorado de l'Ouest. — Lacs. Au nord des Etals-Unis s'étendent cinq immenses lacs, que l'on peut considérer comme le^ plus vastes amas d'eau douce qu'il y ait au monde, à l'exception, peut-être, des lacs nouvellement découverts et imparfaitement connus de l'intérieur de l'Afrique. Ce sont les lacs : Supérieur, Huron, Erie, Ontario et Michigan. A l'E. de l'Ontario se trouve le lac Champlain. L'Ouest des Etats-Unis renferme le Grand Lac Salé. — Montagnes. Le territoire est traversé, dans une direction générale du N. au S., par deux grands systèmes de montagnes (montagnes Rocheuses et Alleghanies), entre lesquels s'étend un vaste plateau, formant la région des prairies et des plaines, et parcouru par des chaines de moindre iinportauce. A l'Û. des monts Rocheux, s'étendent, parallèlement à la côte du Pacifique, les mont; Cascade el la Sierra Nevada; dans ces derniei-s
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se trouve le point culminant des Etats Uiiii (mont Whilney, 4,.ï00 m.). — Climat. Excepté dans l'extrême sud et sur les côtes du Pacifique, le climat est caractérisé par son inconstance et par les grandes différences de température, qui existent entre la chaleur de l'été et les frimas de l'hiver. La neige couvre la terre de décembre à avril; alors les fleuves et les lacs sont gelés. Mais, dès que commence à briller le soleil du printemps, la température s'élève avec une rapidité surprenante; les neiges et les glaces fondent en peu d'heures; des boull'ées de chaleur appoitcnt du midi des nuées de mouches et de moustiques, qui tourmentent incessamment les habitants. En Californie le climat est au.-ïSi doux qu'en Italie. La température moyenne annuelle varie de 25° G. dans la Floride méridionale h.-\- 2"" au N.-E. de Minnesota. Les états de l'Atlantique ont en général une température de 10° plus rigoureuse que celle des pays .situés sous la même latitude dans l'ouest de l'Europe. Bien que le climat se rapproche de celui de l'Europe, il y a cependant une légère dilférence, à cause des brusques passages du froid au chaud et vice vcrsd; aussi les émigrants européens sont-ils, surtout dans les étals du centre, atteints quelquefois de fièvres locales peu dangereuses. ^ Flore. Le vaste territoire des Etats-Unis embrasse presque toutes les variétés de sols, depuis les plaines stériles et dessécliées de la ré,yion du Grand Lac Salé jusqu'aux riches alluvions de la vallée du Mississipi. — Les états du nord, à l'E. du Mississipi, présentent une flore essentiellement européenne, comprenant des espèces de presque tous les genres d'arbres qui croissent chez nous. Le sud de cette région, à partir du nord de la Virginie el du Kentucky jusqu'au golfe du Mexique (à l'exception de la Floride méridionale), forme une seconde division. Immédiatement à l'ouest du Mississipi, la llore ne dilî'ère pas essentiellement de celle de la division orientale; mais, à mesure que l'on atteint les grandes plaines et les hauts plateaux arides, parait une végétation diliérente; celle des montagnes Rocheuses ne ressemble en rien à celle des monts Alleghanies. Dans plusieurs vastes districts, le sol est si fortement imprégné d'alcali que peu de plantes peuvent prospérer. Les plaines sont, presque partout dénuées d'arbres, excepte le long des cours d'eau, où croit particulièrement l'espèce de peuplier nommé cottonwoûd. Sur les parties les plus fertiles, de vastes étendues sont couvertes de buffalo grass (buckluê dactyloides), tandisquel'on ne trouve, sur les portions stériles, que le sage bush {artcmisia tridentata), le grcasewood des voyageurs [sarcobalus] etautres planlessemblables. Sur les montagnes se dressent une grande variété de pins, de sapins et de sapinettes. La côte du Pacifique et tout le versant des montagnes, qui la longent, doivent à l'influence d'une douce température une flore merveilleusement variée. On y rencontre des espècesparticulières d'érables, de marronniers d'Inde, de cerisiers, de platanes, de chênes, de châtaigniers, de bouleaux et de saules. Les conifères de cette région atteignent une taille colossale (voy. Californie); les pins, les sapins, les cyprès et les Ihuias donnent k la végétation de ces pays un caractère des plus variés. Parmi les arbres appartenant à des genres, que l'on ne rencontre pas ailleurs que dans les Etats-Unis, nous citerons la madrona [arbutw J/i;;(c'Su), magnifique éricacée à larges ieuilles, et in laurier de Californie (oreodaphne). Le genre torreya y est représenté par l'arbre i pistaches. C'est dans cette région que se trouvent le gigantesque cèdre blanc (libocedrus), qui atteint 140 pieds de haut, et les séquoias. — Le Texas occidendal forme, à 2;)0 kil. de la côte, un haut plateau qui constitue, avec les parties tasses du Nouveau- Mexique et de l'Arizona. uoe région, dont U
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végétation se rapproche de celle du Mexique. On y trouve une foule d'arbustes épineux, l'agave, le dasylirion, les cactus et des yuccas, qui alUignenl quelquefois la stature d'un arbre. — Faune. Le plus gros ctfrnivore est le couguar ou catamount; il existe 6 ou 7 espèces de renards; le loup gris habite les lieux boisés et le loup de prairies se trouve presque partout ailleurs. Au même ordre appariiennentla zibeline américaine, la belette, l'hermine, etc. Parmi les plantigrades, on distingue l'ours noir, l'ours hideux et l'ours de Californie; le blaireau, le glouton, etc. Les ruminants sont représentés par un nombre considérable d'animaux : renne, caribou, wapiti, 5 ou 6 espèces de cerfs, prong-horn (dans la région des montagnes Rocheuses), big-horn ou mouton des montagnes Rocheuses; bison, ordinairement appelé bufl'alo, et seul représ'entant sauvage de la famille des bœufs. L'ordre des oiseaux de proie l'enferme plusieurs espèces d'aigles, de vautours, de faucons et de chouettes. Les scansores sont représentés par le perroquet de la Caroline et plusieurs espèces de pics. Les oiseaux chanteurs sont assez rares. Il existe une grande variété de tortues de terre et de mer. L'alligator habile les rivières et les côtes du midi. Les serpents sont nombreux, mais il n'y a de venimeux que les crotales et les vipères^ Parmi les poissons qui visitent ou qui habitent les eaux de ce pays, nous citerons la perche, le maquereau, l'espadon, le mulet, le saumon, l'alose, le carrelet, le hareng, la carpe, la morue, le brochet, le requin, la raie, la plie. On trouve sur les côtes des huîtres, des moules, des crabes, des langoustes, des homards, etc. — Population. D'après Bancroft, la population était de 200,000 habitants en 1688, de 434,e00 en 1714, de 580,000 en 1727, de 1,260,000 en 1750, de l,69o,000 en 1760, de 2,312,000 en 1770 et de 2,943,000 en 1780. Voici le tableau de l'accroissement de la population, d'après les recensements décennaux, qui ont eu lieu à partir de 1790 :
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dominait autrefois la race dus créoles, qui descendait des anciens colons français et espagnols ; mais, depuis la guerre de sécession, la race créole, écrasée par l'émigration, perd chaque jour sa physionomie. Lors du recensement de 1880, les Etats-Unis comptaient une ville (New-York) renfermant plus d'un million d'habitants; trois autres villes (Philadelphie, Brooklyn et Chicago) en ayant plus d'un demi-million ; seize villes en renfermant plus de 100,000 ;quinzeyillesdè plus de riO, 000 habitants; et soixante-sept autres villes de plus de 20,000 habitants. — Immigration, Depuis 1820, une attraction irrésistible attire vers les Etals-Unis les émigrants du nord de l'Europe (Anglais, Ecossais, Irlandais, Allemands et Scandinaves).
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