TIE.N.NE
ETIENNE (Charles-Guillaume), auteur dramatique, né le 7 janv. i77o, à Chamouilly (Haute-.Marne), mort à Paris, le 13 mars 184"). D'abord journaliste à Paris, il no larda pas à céder à sa vocation pour le théâtre. Il éleva l'opéra-comique presque au rang de la comédie et donna dans ce genre : Un jour à Paris (3 a., 1808); Cendrillon^^ a., 1810); .kannnl et Colin (3 a., 1814); Joconde (3 a., 1814); C,nlistan (3 a., 1817), etc. Ses comédies n'obtinrent pas moins de succès; nous citerons : Le Pacha de Suresne [\ a., prose, 1800); Les Mins en bmne fortune (3 a., prose, 1803); la Jeune Fcn.ine colère (1 a., prose, 1804) ; Brueys et Palaprat (I a., vers, 1807), qui lui valut la protection du duc de Bassaiio, dont il devint le secrétaire; Les Deux Gendres (.'ia., vers, Théâtre-Français, Il août 1810), qui lui ouvrit lesportesdcl'.^cadémiefrançaiseï 181 1), l'Intrigante (i) a., vers, 1813); Racine et Cuvais (3 a., vers, 18l.'j); Les Plaideurs sans procès (3 a., vers, 1822), etc. Il a donné k l'Opéra : l'Oriflamme (I a., 1814); Le Uossiijnol, (1 a., 1816); Alad'ui on laLumpe merveilleuse, (5 a., 1822. Comblé de faveurs sous l'Empire, censeur du Journal de l'Empire, puis chef de la division des lettres et de la censure des journaux au ministère do la police, Etienne fut persécuté par la 2'- Restauration, qui l'expulsa de l'Acadéniie et le priva de ses emplois; il se lança dans le journalisme, adres'^a à la Minerve ses Lettres sur Paris, dont la vogue fut prodigieuse et qui eurent une grande influence sur le mouvement des idées. Entré 011 1820 dans la rédaction du Constitulionnel, il fut, la même année, élu député par le département de la Meuse, rédigea en I83u la fameuse adresse des 221, resta dans les lii ng^ des députéslibérauxjusqu'en 1839, époque où il fut nommé pair de France. Les Œuvres d'Etienne (Paris, 1846-'ol, 4 vol. m-S") comprennent, outre ses pièces, une Histoire du Théâtre -Français depuis la Révolution.
ETIENNE (Saint-), ch.-l. de cant., arr. et à 78 kil.lN.de i'ugetThéuiers(Alpes-Mantimes), sur la rive droite de la Tinée; 1,838 hab.
ETIENNE (Saint-) ch.-l du dép. de la Loire, sur le Fuions, a 48 kil. S.-O. de Lyon et à 464 kil. S.-E. de Paris, par 45" 26' 9" lat. iS. et 2° 6' 20 " long. E.; 136,030 hab. Tribunaux de première instance et de commeice, lycée, église calviniste, école de mineurs, bibliothèque, musées industriel et d'histoire naturelle. La rapidité avec laquelle cette ville s'est accrue dans ces derniers temps, est principalement due à la force motrice fournie par les eaux du Furens, at'Uuent de la Loire, et au voisinage des plus riches mines de houille qu'ilyaiten France. On exporte annuellement plus de 500. OUO tonnes de charbon. La manufacture de rubans, la plus vaste du monde, emploie 40,000 rubaniers : ses productions sout évaluées à 70,000,000 de francs par an. La manufacture d'armes à feu occupe 6,000 ouvriers; une autre manufacture d'armes, appartenant au gouvernement, en emploie 4,500. Les 60 coutelleries de la ville donnent du travail à 7,000 ouvriers. On fabrique aussi à Saint-Etienne de l'acicrMartin, de l'acier Bessemer et des câbles de chanvre. — Fondée au x" siècle, Saint-Etienne fui fortifiée sous Charles VII.
ÉTIENNE-DE-BAIGORRY (Saint-), ch.-l. de cant., arr. et 49 kil. 0. de .Mauléon (Basses- Pyrénées), sur la rive droite de la Nive-des- Aldules; 2.280 hab. Mines de plomb; fonderie.
ÉTIENNE-DE-LUGDARES (Saint-), ch.-l. de caiil., arr, et à il kil. iN -0. de Largentière (Ardèche), sur le Masmejan; 1.455 hab.
ETIENNE-DE-MONTLUC (Saint-), ch.-l. de cant., arr. et à 40 kil. E. de Saint-Nazaire (Loire-iuferieureJ ; 4,314 hab.
ETIQ
ETIENNE-DE SAINT-GEOIRS (Saint-), ch.-L
de cant., arr. et à 24 kil. M. de Sainl-Marcellin (I^ère): 1,^88 hab.
ÉTIENNÈ-DU MONT (Saint-), église de Paris, place Sainte-Geneviève, à côté du Panthéon. Cette église date du commencement du xvi'
siècle.
ÉTIENNE-EN-DilTOLUY (Saint-), cb.-l. de cant., arr. et à 31 kil. N.-O. .le Gap (Hautes- Alpes); 749 hab. Ce canton, le plus pauvre de France, offre l'aspect d'une région nriile. ce qui est dû à l'imprévoyance de ses habitants ([iii mit partout (iélruit les l'oièts.
ÉTIENNE-LES ORGUES (Saint-), ch.-I. de cant., arr. et à 13 kil. ^. de Forcalquier (Basses-Alpes); 833 hab.
'ETIER s. m. (bas lat. estrrium). Canal qui sert a conduire l'eau de la mer dans les marais salants.
ET IN ARCADIÀEGO [ètt-inn-ar-ka-diâ-é-go] Loc. lat. qui signifie : (j'ai vécu) aussi en .irradie, moi. Paroles qui expriment la durée C|diémère de notre bonheur et de notre vie. Poussin les avait prises pour épigraphe d'un de ses tableaux. (Voy. Arc.\die.)
* ÉTINCELANT, ANTE adj. [é-tain-se-lan]
Qui étincelb" : Us étoiles les pbis étiiieela)ites.
— Fii.'. Oui jette un vif éclat : style étineelunt.
' ÉTINCELÉ adj. Blas. Ecu étincelé, celui qui ovt semé d'étincelles.
* ÉTINCELERv. n. Briller, jeter des (éclats de lumière : les yeux lui étinceUent de colère. — - Fig. Cet ouvrage étincelle d'esprit, il est plein de choses spirituelles.
•ÉTINCELLES, f. (lat. scinWiiaj. Petite pnreelle de feu, bluette : quand on bat 1rs cailloux avec un briquet, il en sort des ctinrclles. — Fil.'. Se dit surtout en parlant de l'esprit, de l'âme : il n'a pas la moindre étincelle de génie.
— Phys. Etincelle électrique, trait dé feu qui jaillit des corps électrisés, lorsque l'excès de charge électrique qu'ils ont reçu s'échap|ie avec explosion en crevant la couche d'air qui les environne ; /'ée/ai'r n'est qu'une étincelle éleclrique.
■ ÉTINCELLEMENT s. m. Eclat de ce qui étincelle: iétincrllemcnt d'un charbon ardent, d'une barre de fer rouqe; l' étincellement des étoiles fixes. (Voy. Scintillation.)
* ÉTIOLEMENT s. m. Altération, décoloration qu'éprouvent les plantes lorsqu'elles lèvent dans un endroit obscur, ou lorsque, p;irvenues à un certain degré d'accroissement, elles cessent de rei^evoir l'action de la lumière et de l'air : on fait blanchir la chicorée, le céleri par un étiolcment factice, afin de leur donner une saveur plus douce. — Méd. .Adaiblissement morbide qu'éprouvent des individus placés dans un endroit où la lumière et l'air leur arrivent d'une manière très insuffisante.
* ETIOLER v. a. Faire éprouver àuneplante l'espèce d'altération, de décoloration que l'on nomme Etioleuent : l'obscurité étiole les plantes. S'emploie plus oi-diuairement avec le pronom personnel. — S'étioler v. pr. Etre étiolé : les plantes s'étiolent lorsqu'elles abaissent dans une cave. — Par ext. Se dit des personnes : un enfant s'étiole dans une chainbrc obscure rt malsaine. — «.v Fig. L'esprit s'étiole dans l'oisiveté.
'ÉTIOLOGIE s. f. (gr. aitia, cause; logos, discours). Partie de la médecine qui traite des diverses causes des maladies.
ÉTIOLOGIQUE adj. Méd. Qui a rapport à
l'étlolofiie.
ÉTIOLOGUE s. m. Méd. Celui qui s'Occupe d'eluili.iJi.;, qui est versé dans cette science.
* ÉTIQUE adj. (corrupt. de hectique). Qui est dans l'étisie. — Fièvre éiiqué, fièvre leuté,
ETXA
longue et habitaelle, qui dessèche tout le corps- On dit mieux, Fièvrk hectique. — Maigre, atténué : il a le visage, tout le cori)s élique. — Se dit de même, en ce sens, de quelques animaux : poulH étique.
' ÉTIQUETER v. a. Mettre une étiquette, distiuiîuer par une étiquette : les pharmaciens étiquetent leurs fioles.
* ÉTIQUETTE s. f. Petit écriteau qu'on met à un objet pour indiquer ce qu'il est, ce qu'il contient: mettez des étiquettes û chacun de ces paquets. — Autref. Petit écriteau qu'on mettait, qu'on attachait sur un sac de procès et qui contenait le^ noms du demandeur, du détendeur, du procureur, etc. — Prov. et fig. Juger, condamner sur l'étiquette du sac, ou absol. sur l'étiquette, porter son jugement sur quelque atlaire, sur quelque personne, sans avoir examiné les pièces, les raisons : vous y allez bien légèrement, vous jugez sur l'étiquette du sac. — Usages établis dans la maison d'un prince, du cérémonial de cour : se conformer à l'étiquette. — Formes cérémonieuses usitées entre particuliers, pour se témoigner mutuellement des égards : bannir toute espèce d'étiquette. — Formules dont on se sert soit dans les lettres, soit dans les placels, selon les personnes à qui on les adresse.
ÉTIRABLE adj. Qui peut être étiré. ÉTIRAGE s. m. Techn. Action d'étirer un fil métallique, d'allonger une barre de métal.
ÉTIRE s. f. Corroier. Sorte de lame carrée en fer ou en cuivre, munie d'un manche, avec laquelle on ratisse les cuirs pour les étendre.
* ÉTIRER V. a. Etendre, allonger : étirer du linge. — S étirer v. pr. Fam. S'allonger en étendant les bras, quand on se repose ou qu'on se réveille.
* ÉTISIE s. f. [é-ti-zi] (rad. étique). Maladie qui dessèche et consume le corps : il est tombé en étisie.
ETNA (lat. ^ina), volcan de la côte orientale de Sicile, appelé par les Italiens Gibello ou Monte-Gibello. L&poTi de Catane se trouve à ses pieds, sur son prolongement méridional. Son plus haut sommet a 3,3'30 mètres. Le cône, au sommet duquel se dresse le grand cratère, est situé dans une région compara-
ETOF
autour de la montagne un circuit de 4 à 5 kil. de large, mais les immenses forêts qui la composent sont souvent ravagées par les éruptions délave. Elles contiennent de beaux bos(iuets de châtaigniers et de chênes-liège; sur les hauteurs, de nombreux pins d'une grande élévation, ainsi que des chênes, des hêtres, des peupliers et des aubépines d'une taille énorme. Le plus fameux de ces arbres est un châtaignier gigantesque composé de six arbres réunis, dont le plus large mesure L3 mètres de circonférence ; le tout n'a pas moins de 54 mètres. Cette région possède de riches pâturages couverts de troupeaux. L'arête supérieure de la regione silvosa est à 2,000 m. au-dessus du niveau de la mer. Au delà de cette région, s'étend une zone désolée, appelée regione déserta, pierreuse, noire, couverte de laves et de scories, quelquefois blanche avec des amas de neiges, qui revêtent perpétuellement les plus hauts sommets. Le grand cratère est situé sur une montagne de pierres et de cendres. Son diamètre est évalué de '600 à 700 m. et sa profondeur de 200 à 260 m. Il crache continuellement delà vapeur de soufre et fait entendre de sourds grondements.
Lycll énumère 80 autres cratères secondaires de dimensions considérables ; le principal porte le nom de Monte-Minardo. La plus ancienne éruption connue de l'Etna est celle que mentionne Diodore de Sicile; elle eut lieu, croit-on, avant la guerre de Troie. Les trois éruptions qui vinrent ensuite ont été mentionnées par Thucydide et eurent lieu, l'une en 47.5 av. J.-C, la seconde en 42.t et l'autre à une époque moins ancienne, qui n'est pas bien fixée. Ces quatre éruptions, jointes a celles qui ont eut lieu depuis lors, forment un total de 90. Les plus importantes furent celles de M69, 1669, 1753, 1787, 1832 et 1868.
ET NUNC ERUDIMINI [ètt-nunk-é-ru-di-mini]. Loc. ial. qui signitîe ; et maintenant, soyez instruits. Paroles du Psalmiste, que Bossuet a reproduites dans son oraison funèbre de la reine d'Angleterre et qui marquent que l'exemple des autres doit nous instruire.
* ÉTOFFE s. f. (bas lat. stoffia). Tissu de soie, de laine, de coton, de poil, de fil d'or ou d'arpent, etc., dont on fait des habits, des meubles, etc. : votre vêtement est d'une belle
Mont Etna, vu de Citinr.
lirement nnie de 5 kil. de circonférence. Autour de la montagne et à sa base s'étend une région fertile et délicieuse, connue sous le nom de regione culta; dans cette partie se groupent des villes et des villages, entourés de florissantes plantationsd'oliviers, de vignes, de grains, de fruits et d'herbes aromatiques. La regione silvosa ou région boisée, forme
étoffe. — Matière de quelques autres ouvrages de manufacture : il n'y a pas assez d'éto/f'e dans ce chapeau. — On n'a pas épargné, on n'a pas plaint l'étoffe, on a employé une grande quantité de matière; on a employé plus de matière qu'il ne fallait : voilà de la vaisselle d'argent Inen pesante, on n'a pas plaint, on n'y a pas plaint l'étoffe. — On Piiui faire
ETOI