‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 461 sur 568 · FABR · texte numérisé non relu

FABR

* F s. m. et f. [fe ou èff]. Sixième lettre et quatrième consonne de l'alphabet. Loi'squ'on l'appelle éff, suivant la prononciation ancienne et usuelle, le nom de cette lettre est féminin : une grande F; une ■petite f [èfï]. Lorsqu'on l'appelle fe, suivant la méthode moderne, ce nom est masculin : un F [fe] vuijuscule.

Fille d'un son fatal que souffle la menace, L'f en fureur frémit, frappe, (roisse, fracasse; Elle exprime la foudre et la fuite du veut.

Quand cette lettre est à la fin d'un mot, elle se prononce presque toujours, même devant une consonne. La lettre F indique un son labio-dental. Elle était représentée dans l'alphabet grec ancien par le y (pb) et par le digamma dans les mots correspondants. Les'ltalieus, les Espagnols et les Portugais remplacent uniforméiuent ce y grec par F. Dans le soi-disant hébreu actuel, ainsi que dans les ouvrages syriaques, sabéiques et paimyréniques et dans les autres ouvrages du même genre, le vm ou van prend la place de l'F et indique les sons de v et de u. Le son de F existe en chinois et en japonais, mais il manque dans la plupart des langues américaines. - Sur les œuvres d'art (statues, médailles, tableaux, etc.), la lettre F placée après le nom de l'artiste, est l'abrévation du mot /ecîi (a fait). Sur les anciennes monnaies elle indique que celles-ci ont été frappées à Angers. — F.-M. signifie francmaçon.

• FA s. m. Mus. Quatrième note de la gamme d'ut. Nom du signe qui représente cette noie : il a pris un sol pour un fa.

* FABAGELLE s. f. ou Fabagos. m. [-jè-le ou -gho] Bot. Genre de zygophyllées, comprenant" plusieurs espèces de plantes, dont les feuilles épaisses ressemblent à celles du pourpier, et qui passent pour vermifuges: le fabago, que l'on appelle aussi faux câprier, est originaire de la Syrie.

FABERT (Abraham de), maréchal de France, né à iMeLz eu loU'.t, mort en 1662. Il se signala au siège de la Rochelle (1627) et à la retraite de Mavence (1633). Après avoir combattu en Savoie et en Italie, il s'empara de Stenay (1634), sous les yeux de Louis Xl\ , qui le nomma, en 1638, maréchal de France. Il inventa les parallèles et remit en usage les cavaliers de tranchée. On a de lui des Lettres, écrites de 1634 à 1662, et une Relation delà bataille de la J/ar/'ée (Ley de, 1663).

FABIEN (Saint), pape (236-î;o0). Il périt dans la persécution de l'empereur Décius, Fêle le 16 mars.

FABIENS, prêtres du dieu Pan, institués à Rome en l'honneur d'un membre de la famille des Fabius.

FABIUS, nom d'une gens romaine. De ses diverses familles, laplus ancienne est celle des Vibaiani, qui fournit successivement de 483 à 479 av. J.-C. trois consuls, tous trois frères. L'^s Fabius immortalisèrent leur nom en oiïrant de soutenir seuls la guerre contre les 'Véiens; 306 d'entre eux périrent pendant cette lutte. Le seul survivant fut Quintus, fils de

Marcus , enfant qui était resté à Rome : c'est de lui que descendirent les Fabius, qui furent plus tard célèbres dans l'histoire romaine. L'un d'entre eux, Quintus Fabius Rullianus, est généralement considéré comme le premier qui ait porté le surnom de Maximus. Il remporta, en 323, une brillante victoire sur les Samnites, fut nommé consul pour la cinquième fois en 293 et battit l'armée coalisée des Samnites, des Gaulois, des Etrusques et des Ombriens. Son arrièro-petit-fils, Quintus Fabius Maximus 'Verrucosus, put, par la tactique prudente qu'il déploya dans la seconde guerre punique, sauver la république romaine de la ruine , pendant le temps qu'il commanda comme prodictateur ou consul, avant et après la bataille de Cannes (216). Ses troupes étaient inexpérimentées etdécouragées ; il évita les batailles rangées, fatigua les forces d'Annibal,en les attirant dans des poursuites inutiles, et gagna ainsi le nom de Cunciator (temporiseur). Caius Fabius Pictor ru un tableau de batailles pour le temple, qui fut dédié à la déesse Sains, l'an 302 av. J.-C; c'est la plus ancienne peinture romaine dont il soit fait mention. Son fils Numerius F.abius Pictor, est cité par Cicéron, comme auteur d'.\nnales grecques, mais il est possible que Cicéron se soit trompé et l'ait confondu avec un pelit-filsdupeintre, Quintus Fabius Pictor, le premier prosateur romain, auteur d'une histoire de Rome depuis sa fondation.

' FABLE s. f.(lat. fabula). Apologue, récit dans lequel on cache une vérité, une moralité sous le voile de quelque fiction : les fables d'Esope, de Phèdre, de La Fontaine.

Les fables ne sont pas ce qu'elles semblent être; Le plus simple animal nous y tient lieu de maître.

Là FONTIINB,

La \érité doit naître de la fable.

Ll MOTTB,

— Sujet d'un poème épique , d'un poème dramatique, d'un roman : la fable de ce poème est pleine d'intérêt. — Fausseté, chose coittrouvee : les annales humaines se composent de beaucoup de fables, mêlées à quelques vérités.

Quand je lis d'Araadis les faits inimitables. Tant de châteaux forcés, de géants pourfendus, Ue chevaliers occis, d'enchanteurs confondus. Je n'ai point de regret que ce soient là des fables.

FOHTBNHl-LB.

— Etre L-^ fable, être la risée.

Suis-je, sans le saToir, la fable de l'armée î Ricins.

CoUectiv. Toutes les fables de l'antiquité païenne : la religion des païens est fondée sur la Fable.

' FABLIAU s. m. Sorte de poème, de conte en vers, qui était fort à la mode dans les premiers âi;es de la poésie française. Le plus ancien "fabliau est dû au troubadour Guillaume IX, comte de Poitiers, mort on 1122. Le plus ancien conteur de ce genre lut Rutebœuf. — "Voy. le Recueil de Fabliaux publié par Barbazan (1808-'24, 6 vol.).

FABLIER s. m. Auteur de fables (vieux), - Recueil de fables.

FABRE (François-Xavier-Pascal), peintre d'histoire et de paysage, né à Montpellier en 1766, mort en 1837. 11 remporta le grand prix académique en 1787, pour son Exécution des enfants de Zédéchias par ordre de Nabuchodonosor, ce qui lui donna le droit d'aller étudier à Rome. U épousa, dit-on, secrètement la comtesse d'Albany , qui lui laissa ses propriétés. Il a légué à la ville de Montpellier un musée qui porte son nom.

FABRE D'ÉGLANTINE (PhiUppe-François- Nazaire) , poète dramatique et conventionnel , né à Limoux en 1733 , mort le 5 avril 1794. Il adopta le surnom à' Eglantine , après avoir remporté aux jeux floraux de Toulouse une rose sauvage en argent. Il fut plus tard secrétaire de Danton et l'un des membres les plus violents de la Convention. Accusé d'avoir reçu 100, «00 fr. des adiniuistrateurs de la Compagnie des Indes, pour falsifier un décret qui les excluait de la liquidation des comptes de leur association, il fut traduit au tribunal révolutionnaire et guillotiné. On a de lui quelques comédies d'une certaine valeur : le Philinte de Molière (22 février 1790), l'Intrigue épistolaire, les Précepteurs, œuvre posthume jouée en 1799 et quelques ouvrages divers, la satire ,4 un jeune poète, la chanson II pleut, il pleut, bergère, etc. Deux volumes de ses œuvres furent publiés en 1801.

FABRETTI (Raffaello), antiquaire italien, né en 1618, mort en 1700. 11 fit d'importantes découvertes dans les catacombes de Rome et résida pendant 13 ans en Espagne, dont il explora presque toutes les antiquités. Ses premiers ouvrages archéologiques. De aquxductibus veteris Romœ et De columna Trajani, excitèrent l'intérêt général.

FABRIANO [fâ-bri-â'-no], ville de l'Italie centrale, à 32 kil. S.-O. d'Ancône, au pied des Apennins; 19,533 habitants. Belle cathédrale. Fabriques renommées de papier et de parchemin.

FABRIANO (Gentile Da), peintre italien de l'Ecole romaine, né vers 1370, mort en 1430. Sa Madone delà cathédrale d'Orvieto, tableau qui existe encore, et ses peintures de l'église Saint-Jean-de-Latran, à Rome, l'ont mis au rang des premiers peintres de l'Italie.

■ FABRICANT s. m. Celui qui fabriqueouqui fait fabriquer : fabricant de bas, de chapeaux, de poteries. — Se dit particulièrement d'un fabricant d'étoffes; et de celui qui tient une filature de c<ptoii, de laine, etc.: c'est le plus gros fabricant de Lyon.

• FABRICATEUR s. f. Celui qui fait, qui fabrique quelque chose. Ne se prend qu'en mauvaise part, et ne se dit guèie au propre que dans ces phrases : fabricateur de fausse monnaie, de faux hillet.-i de banque. — Se dit aussi ligurément : fabricateur de nouvelles, de fausses nouvelles.

' FABRICATION s. f. Art de fabriquer; action de fabriquer, ou résultat de cette action: la fabrication des tissus est celle qui emploie le plus grand nombre d'ouvriers. — Fig. S'ein-

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