FAÇA
pittoresque. — Peint. Edifices, ruines d'architecture, etc., qui oiitrentdans la composition d'un tableau et surtout d'un paysage : laganche du tableau est occtipée par unr fabrique. — w Personnel d'une fabrique : toute la fabrique se trouvait réunie. — Législ. « Les fabriques sont des établissements publics reconnus par la loi et qui sont chargés de l'administration des biens des églises catholiques. Leur gestion doit s'appliquer exclusivement au temporel des églises, à la conservation des temples et à l'administration des aumônes (L. 18 germinal an X, art. 76). — Chaque fabrique est administrée par un conseil de fabrique et un bureau de marguillicrs. (Voy. Conseil.) Les droits attribués aux fabriques sur les frais d'inhumation sont certainement abusifs, ainsi que l'obligation imposée aux communes de suppléer à l'insuffisance du revenu des églises ; mais des lois actuellement en discussion auront prochainement fait cesser ces anomalies, et il est inutile, en conséquence, de résumer ici les dispositions des décrets des 23 prairial, an XII, 10 mai 1806, 30 décembre 1809, de laloi du 14 février 1810, etc. (Voy. Culte.) La comptabilité des fabriques est tenue par l'un des membres du bureau des marguilliers, remplissant les fonctions de trésorier; elle nécessite l'établissement d'un budget et d'un compte annuel. (Voy. Budget.) Dessin de fabrique. (Voy. Dessin.) >> (V. S.) (Cu. Y.)
* FABRIQUER v. a. (lat. fabricare). Faire certains ouvrages suivant les procédés d'un art mécanique : fabriquer de la monnaie. Absol. On fabrique beaucoup dans ce pays. — Faire fabriquer, tenir une fabrique : il fabrique de la porcelaine. On dit à peu près dans le même sens : ce pays, cette ville fabrique beaucoup. — Fig. Fabriquer une pièce, fabriquer UN testament, une don.\tion, etc., faire une fausse pièce, un faux acte, un faux testament, etc.; et fam. Fabriquer un mensonge, une calomnie, UNE histoire, etc., controuver, inventer un mensonge, une calomnie, etc. — « Se fabriquer v. pr. Etre fabriqué.
FABRONI ou Fabbroni(Ange'i, historien italien, né en 1732, mort en 1803. Il fut prieur de la basilique de Saint-Laurent à Florence. On a de lui plusieurs ouvrages dont le principal est en latin : Vitse Italorum doetrina excellentiiim qui sseculis XVII et XYIIl floruerunt {'20 vol. in-8°. Pise, 1778-t80o).
FABRONI (J.-'Valentin-Mathias), savant italien, ne en 1732, mort en 1822. Il s'occupa beaucoup de l'exploitation des mines de bouille et publia de nombreux ouvrages sur la chimie et sur l'agriculture.
* FABULEUSEMENT adv. D'une manière fabuleuse : cette histoire est écrite fabuleusement.
•FABULEUX, EUSE adj. {lai. fabulosus'j.
Feint, coiilrouvé, in\e nié ■.narration fabuleuse. — Qui appartient, qui a rapport à la Fable : les divinités fabuleuses ; les temps fabuleux. — • Par exag. Qui passe la croyance, quoique n-el: il y a dans ta vie de ce grand homme des traits qui ont quelque chose de fabuleux.
•FABULISTE s. m. Auteur qui a écrit des fables. Lockinan etBidpaysontlesfabulistesde l'Orient; les Grecs ont eu Esope et Phèdre ; les Allemands, Lessing; les Espagnols, Yriarte ; les Anglais, Gay. En France, nous citons La Fontaine, La Motte, Aubert, Florian, Le Bailly, Viennet, etc.
FABVIER(Charles-Nicolas, baron), maréchal de camp, né a Pont-a-Mousson (Meurthe), en •1782, mort en IS.iJb. Après avoir fait les campagnes du premier Empire, il quitta l'armée eu 1817. Il alla, en 1823, servir la cause des Grecs, défendit en 1826-'7 l'acropole d'Athènes, rentra en France, fut élevé à la pairie, et, en 1848. fut envoyé comme ambassadeur à Constantinople, et plus tard en Danemark.
* FAÇADE s. f. (rad. face). Un des côtés d'un